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La citadelle d'Ewylyn




OLIVER ET COMPAGNIE

Un film de George SCRIBNER
Adapté du livre Oliver Twist / Les Aventures d’Oliver Twist de Charles Dickens
1988

Street of Gold



Oliver, un chat des rues, rencontre une bande de chiens sympathiques et forts de caractère qui vivent avec leur maître, Fagin, sur les docks. Malheureusement, ce dernier doit de l’argent à Sykes, un terrible malfrat. Au cours de l’aventure, Oliver est adopté par Jenny, une gentille petite fille des quartiers riches. C’est alors que Sykes la kidnappe afin de demander une rançon. Tous les amis d’Oliver partent à sa rescousse…



Un film que j’ai aimé très jeune et que j’ai adoré revoir enfant. Je l’ai revu pour la première fois adulte et je suis toujours fan de ce Oliver et Compagnie, j’ai passé un très bon moment en le revoyant et le fait qu’il parte, s’inspire d’Oliver Twist de Charles Dickens m’a totalement séduite.

Ce film a une lecture incroyable sur le sans-abrisme, les animaux abandonnés ou traités avec cruauté, la différence avec les beaux quartiers, le thème du mensonge et de l’extorsion, j’avoue qu’en y réfléchissant – même si tout reste peu développé (on est sur du Disney), les thèmes et sujets abordés m’ont pas mal fasciné. Sans compter la présence de la violence, du kidnapping d’enfant, ce qui me rappelle aussi le travail des enfants déjà évoqué avec Bernard et Bianca.

J’adore l’ambiance très chargée dans ses couleurs, ses vêtements, sa musique, un côté années 80 qui me ramène tout droit en enfance. J’ai bien aimé les chansons entraînantes, l’humour mordant, le casting VF excellent et qui est porté par le regretté Patrick Poivey dans le rôle de Roublard, un personnage formidable et attachant. Fagin est touchant, Jenny est adorable tout comme ce petit chaton qu’est Oliver.

L’histoire est très sympathique à suivre, j’ai bien aimé ce côté bon enfant qui se mêle à quelque chose de plus sombre et de plus violent. Sykes est un antagoniste, dont on sait peu de choses, et qui parfait dans ce rôle un brin mafieux, prêt à tout pour récupérer son argent. J’ai apprécié l’amitié qui relie tous les chiens de Fagin, et même si évidemment, le film souffre d’un manque de développement, je trouve qu’il tient la route, qu’il est plaisant à voir.





LA PETITE SIRÈNE + LA PETITE SIRÈNE 2, RETOUR À L’OCÉAN + LE SECRET DE LA PETITE SIRÈNE

Adapté du conte d’Hans Christian ANDERSEN
Un film de John MUSKER et Ron CLEMENTS – 1989
Un film de Jim KAMMERUD, Brian SMITH et Bill SPEERS – 2000
Un film de Peggy HOLMES – 2008

Partir là-bas



La Petite Sirène >
Malgré l’interdiction de son père, le roi Triton, Ariel, la petite sirène, ne peut résister à la tentation d’aller à la rencontre d’un monde inconnu, celui des humains. Accompagnée de Polochon, elle gagne la surface de l’océan et s’approche d’un grand navire où est donnée une grande fête en l’honneur du prince Eric, dont elle tombe immédiatement amoureuse. Une terrible tempête se lève et le prince est projeté par-dessus bord. Ariel le sauve de la noyade, le dépose sur le continent puis disparaît. Mais elle ne réussit pas à oublier le prince.

La petite sirène 2 : Retour à l’océan >
Après les réjouissances entourant la naissance de leur fille Mélodie, Ariel et Éric sont confrontés à Morgana, la sœur vengeresse d’Ursula, et cette menace les force à cacher à Mélodie son véritable héritage de sirène. Mais Mélodie, en jeune princesse curieuse de ses origines, défie ses parents et s’aventure tout de même dans la mer. Elle y fait la connaissance de nouveaux amis mais son rêve de devenir une sirène servira le projet de Morgana de contrôler les sept mers. Ariel doit alors réunir les amis de son enfance, Sébastien et Polochon, pour sauver sa fille et restaurer l’harmonie familiale.

Le secret de la petite sirène >
Dans le royaume marin du Roi Triton, la musique est interdite. Mais Ariel, l’une des sept filles du souverain, se prend de passion pour les mélodies en tous genres. Elle tente alors de réhabiliter la musique au fond des mers.



C’est assez curieux de découvrir La petite sirène à 30 ans passés. Je connaissais bien sûr les personnages, l’histoire globale, les chansons qui sont iconiques, j’avais même déjà vu ces films, mais juste une seule fois, trop peu pour en avoir de réel souvenirs. Ce qui fait que j’ai vraiment pu apprécier cet univers avec ce challenge disney que je fais depuis plus d’un an.

Alors, oui, on ne va pas tourner autour du pot, le premier est bien meilleur que les suites, et ce, pas seulement sur le plan technique (les dessins en tout cas), mais tout simplement parce que ce film est très beau. Les messages développés à travers la famille, les choix, l’amour – avec ce magnifique monde marin très bien retranscris, les effets de l’eau pour nous immerger dans ce milieu aquatique, sans oublier les personnages incroyables que le studio a su animer.

Oui, toutes ces choses font de ce film un classique. Les chansons sont excellentes, l’animation d’Ariel en tant que sirène est splendide, j’ai réellement passé un très bon moment en visionnant ce film. La VF est de très bonne qualité en plus de ça, donc, au final, c’est mon film préféré des trois.

Vient ensuite Le secret de la Petite Sirène. Parce que le film m’a énormément séduite avec cette intrigue familiale, de deuil, de musique proscrite, de tension père-fille, parce que je retrouve l’esprit du premier film, moins développé – certes – mais suffisamment présent pour me faire oublier les quelques couacs qu’il comporte, comme les antagonistes que je ne trouve pas très impactants. En même temps, Ursula est difficilement oubliable. La VF est de bonne qualité, comme les animations – même si certains dessins ne sont pas toujours au niveau, et les musiques m’ont charmée.

Enfin, je vais parler du deuxième film. Après un préquel, il y a la suite du premier opus. Je n’en garde pas un souvenir très fort, parce qu’il manque un peu de punch, là où Le secret de la Petite Sirène a une réelle identité, ce n’est pas le cas de celui-ci. Tout est un réchauffé du premier opus, avec des modifications pour adopter le point de vue de Mélodie.

Si j’apprécie d’avoir un film où Ariel et Eric deviennent parents, je les trouve trop effacés, je n’ai pas aimé le voyage de la jeune fille avec ses compagnons marins qui n’ont pas le charme de Polochon ou de Sébastien. La sœur d’Ursula paraît un peu fade, même si elle demeure intéressante dans son histoire, sa personnalité est trop similaire à la sorcière des mers pour être marquante. Les chansons ne sont pas intéressantes à mes yeux, excepté celle qui ouvre le film. La VF reste de qualité pour ma part.

Comme pour toutes les suites Disney, il y a de bonnes idées, mais ça manque de raffinement dans l’exécution, de structure pour présenter les thématiques et d’audace pour proposer des suites de qualité, originales tout en usant de références. Parce que ce n’est pas mauvais de faire du fan service ou des références, il faut doser.




LA BANDE A PICSOU

Un film de Bob HATHCOCK – 1990



Picsou, ses 3 neveux et Zaza s’embarquent dans une nouvelle aventure qui les mène jusqu’en Égypte sur la trace d’un fabuleux trésor. Sur place, la joyeuse bande ne trouve qu’une ancienne carte qui leur permet de trouver une pyramide perdue. Mais le sorcier Merlock, un ennemi redoutable, épaulé par son fidèle second Dijon, ne tarde pas à leur mettre des bâtons dans les roues, afin de prendre possession d’une lampe magique qui contient un génie…



Un chouette film d’animation que j’ai apprécié regarder sans pour autant être fan du résultat, je me suis dit que j’avais là un long épisode d’une série animée et pas un long-métrage unique. Donc sympa, mais sans plus, en revanche, j’ai bien aimé les références plus ou moins appuyées à Indiana Jones ou encore aux contes des milles et une nuit.

J’ai bien aimé les thématiques développées, il y a de bonnes idées et le film ne manque pas d’humour, j’ai bien aimé cet aspect aventure avec pas mal de rebondissements, de péripéties, de la magie, c’est rythmé et ça se laisse regarder.

J’admets volontiers que je ne suis pas la plus grande fan de Picsou, donc en regardant la page Wikipédia, je n’ai pas eu toutes les références aux divers comics de Carl Barks. En revanche, j’ai beaucoup aimé les personnages, notamment Mamie Baba et sa petite-fille Zaza que je suis curieuse de retrouver dans les séries animées autour de Picsou.

Le personnage de Dijon fait un génie très attachant, avec ce petit côté Pinocchio, et mine de rien, les antagonistes qui se succèdent pour s’emparer du pouvoir de la lampe donnent des séquences intéressantes à regarder. D’autant plus que l’animation est fluide et soignée et pour terminer, la VF est d’excellente qualité.




LA BELLE ET LA BÊTE + LA BELLE ET LA BÊTE 2 : LE NOËL ENCHANTE + LE MONDE MAGIQUE DE LA BELLE ET LA BÊTE

Un film de Gary TROUSDALE et Kirk WISE – 1991
Un film d’Andy KNIGHT – 1997
Un film de Cullen BLAINE et Mitch ROCHON – 1998
Adapté du livre La Belle et la Bête de Madame Leprince de Beaumont, du conte de Gabrielle de Villeneuve

La Belle et la Bête par Liane Foly et Charles Aznavour



La Belle et la Bête >
Belle est une jolie jeune fille passionnée par les livres. Son père, un inventeur, se retrouve par hasard dans le château d’une bête hideuse qui le fait prisonnier. Belle vole à son secours et offre de prendre sa place. Avec l’aide des habitants ensorcelés du château, dont une théière, un chandelier et une pendulette, elle va découvrir, au-delà de l’aspect terrifiant de la Bête, un être honnête et généreux.

La Belle et la Bête : le noël enchanté >
Quelques mois après avoir retrouvé leur apparence humaine, les habitants du château préparent avec joie l’arbre de Noël, sous la haute surveillance de Lumière et Big Ben. Mais tous gardent encore en mémoire ce premier Noël, bien moins heureux, que passa Belle, alors encore prisonnière dans le château de la Bête…

Le monde magique de la Belle et la Bête >
Destinés à tous ceux et celles qui ont adoré La Belle et la Bête, le chef-d’œuvre de Walt Disney, voici quatre contes enchantés qui racontent la vie quotidienne de Belle et de ses amis Big Ben, Madame Samovar et Zip dans le château ensorcelé de la Bête.



Quel bonheur de se replonger dans cette trilogie, La Belle et la Bête fait partie de mes Disney préférés, je suis bien incapable d’être objective dessus. Néanmoins, je suis tout de même en capacité de dire ce qui me plaît ou non, ce qui coince, notamment dans les suites. Mais avant d’aller plus loin, je suis super heureuse d’avoir pu revoir ces films.

Bien sûr le premier restera iconique à mes yeux, il a cette ambiance automnale et hivernale qui me plaît tellement, je suis absolument fan du raffinement dans les décors et les animations. Les personnages sont absolument charmants et attachants, Belle est une héroïne incroyable et tenir tête à Gaston, soutenir envers et contre-tout la Bête, son amour des livres. J’aime énormément le personnel du château, en particulier Lumière, sa complicité avec Big Ben, Mrs. Samovar qui est si gentille.

En fait, j’aime l’ambiance du film, cette part de magie, la relecture du conte de base, l’excentricité de certaines scènes ou de quelques personnages qui donnent des situations et des répliques bien amusantes. Sans compter le fait que Belle soit indépendante, courageuse, parfois têtue, mais si généreuse et empathique. Les chansons sont magnifiques, de même que le casting VF qui donne tellement de charme aux protagonistes – j’aimerais d’ailleurs avoir une pensée pour Bénédicte Lécroart, la voix de Belle qui nous a quitté en 2022, elle était parfaite dans ce rôle.

Alors, oui, je pourrais passer des heures à décortiquer le moindre recoin du film, l’écriture, les musiques, le design des personnages et leurs personnalités, l’animation, l’histoire pleine de magie, d’amitié, d’amour et de beaux messages. Il reste mon préféré de la trilogie et mon Disney chouchou. Et de ce fait, ce qui est incroyable, c’est que pour la seconde fois (après Bernard et Bianca au pays des kangourous), une suite parvient à capter mon attention et sait parfaitement se détacher du film précédent.

Le Noël enchanté est trop génial, probablement parce que je le regardais à chaque noël plus jeune, mais très sincèrement, il est sympathique à regarder. Les nouveaux personnages sont intéressants, en particulier l’antagoniste Forte campé par Richard Darbois qui a fait un excellent travail. J’aime beaucoup l’ambiance hivernale du film, la présence de noël à travers les scènes de décorations, les chansons et surtout, l’histoire de la Bête est davantage développé et c’était intéressant à suivre.

Enfin, je vais parler du moins bon des trois et c’est bien dommage de ne pas avoir pris le temps de faire un réel film avec ces courts-métrages. Certes, cela permet d’avoir de nouveaux protagonistes, de petites histoires sympathiques autour du personnel du château – je pense notamment à l’histoire entre Plumette et Lumière. Malheureusement, c’est un peu ennuyeux, pas toujours de très bonne qualité sur le plan de l’écriture ou de l’animation, du dessin ou encore du rythme. Les idées de base sont comme toujours intéressantes, mais l’exécution pêche, c’est trop dommage. En plus de ça, par rapport à mes souvenirs, la version présente sur Disney + est amputée des deux chansons qui servent de coupure entre les trois histoires, alors que la première est pourtant présente.

Ainsi, si la Belle et la Bête vous tente, pas de doute possible, le mieux est de visionner les deux premiers opus, puis de regarder le live action qui complète le tout premier film d’animation.




ALADDIN + LE RETOUR DE JAFAR + ALADDIN ET LE ROI DES VOLEURS

Un film de John MUSKER et Ron CLEMENTS – 1992
Un film de Toby SHELTON, Tad STONES et Alan ZASLOVE – 1994
Un film de Tad STONES – 1996

A Whole New World de Peabo Bryson and Regina Belle



Aladdin >
Au cœur de l’Arabie, dans la ville d’Agrabah, un jeune homme orphelin du nom d’Aladdin vit en volant de la nourriture aux marchands des souks. Même s’il chaparde, Aladdin rêve de prouver qu’il n’est pas qu’un vulgaire voleur mais bien un homme de valeur contraint à enfreindre la loi pour survivre.

Le retour de Jafar >
Après un bref séjour dans la lampe magique, le sinistre Jafar souhaite se venger d’Aladdin, de Jasmine et du sultan, mais Iago, son perroquet le trahi, se sentant mal aimé et maltraité par Jafar. Il va rejoindre Aladdin et ses amis pour essayer de prendre le pouvoir mais va ressentir peu à peu de l’amitié pour ses anciens ennemis. Pendant ce temps, Jafar a été libéré par Abis Mal, un voleur aussi incompétent que stupide, vouant aussi une féroce haine pour Aladdin.

Aladdin et le roi des voleurs >
Aladdin est enfin sur le point d’épouser Jasmine ; mais il a des doutes sur sa capacité à être un bon père, car il n’a pas connu le sien. Alors que tout va pour le mieux, le mariage est perturbé par l’apparition des quarante voleurs.



Je n’avais vu qu’une seule fois le film Aladdin, je n’avais jamais regardé Le retour de Jafar et pourtant, j’ai très souvent regardé enfant Aladdin et le roi des voleurs que j’avais à l’époque en VHS. Ayant beaucoup aimé le live action fait il y a quelques années, et je profite donc de ce challenge Disney pour découvrir comme il se doit la trilogie.

Le résultat : le même constat que pour d’autres films ayant des suites. Le premier est très cool, le suivant est pas beau sur le plan des dessins, mais a de bonnes idées – encore une fois pas bien exploité, le dernier rattrape un peu les mauvaises impressions du précédent.

Le premier film est incroyable, l’histoire est passionnante à suivre avec de très bons personnages, une excellente bande son, un univers très soigné sur l’orient, une jolie animation avec un travail de qualité sur les dessins, des scènes devenues cultes avec un Génie inoubliable et une VF irréprochable. J’ai passé un très bon moment en regardant ce film, c’était drôle, mature quelque part avec l’histoire de Jasmine et sa liberté, je trouve aussi que par bien des égards Jafar ressemble pas mal à Frollo, c’est un antagoniste très intéressant. Iago, le Tapis, Abu sont des personnages secondaires attachants.

Le second film possède de bonnes idées, la vengeance de Jafar, le travail de l’univers en poussant plus loin la réflexion sur les génies, les djinns plus particulièrement. Sans compter toute l’histoire de Iago, de ses choix et de leurs conséquences, ainsi, j’ai bien aimé les différents éléments abordés. Maintenant, et encore une fois, cette suite n’est pas à la hauteur, le développement n’est pas abouti et je suis restée sur ma faim. D’autant plus que l’animation n’est pas raffinée, les dessins sont grossiers avec de nombreuses erreurs anatomiques, le caractère de Jasmine qui passe son temps à glousser et à ne rien faire contraste totalement avec ce qu’elle était dans le film précédent. Je suis perplexe par ce visionnage.

Quant au troisième film, je le trouve mieux que le Retour de Jafar, mais pas au niveau du premier Aladdin. Cette fois-ci, l’histoire du mariage, de la paternité et de la filiation paternelle par les interrogations d’Aladdin, le vol et la référence à Ali Baba et les 40 voleurs, tout est bien pensé pour donner un scénario riche en rebondissements, nourrie et sympathique à regarder. Je me suis bien amusée durant le visionnage, parce qu’avec ce film, on nous propose une belle fin à la trilogie. Comme toujours, le Génie permet toutes les fantaisies et facéties pour amuser ou émouvoir, et je ne compte plus les nombreux clins d’œils qu’il nous présente film après film (personnalités connues, Disney, cinéma, etc). L’animation et les dessins sont mieux que pour le précédent opus, par contre, la bande son n’est pas toujours captivante. En revanche, que ce soit sur ce film ou Le retour de Jafar, la VF reste de très bonne qualité.



Crédits images :
SerieBox * Flaticon * Canva * Unsplash * YouTube (trailer et chansons)

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WINNIE L’OURSON


Les aventures de Winnie l’Ourson – 1977 – Un film de John LOUNSBERY et Wolfgang REITHERMAN
Winnie l’Ourson 2 : le grand voyage – 1997 – Un film de Karl GEURS
Les aventures de Tigrou et de Winnie l’Ourson – 2000 – Un film de Jun FALKENSTEIN
Winnie l’Ourson : Bonne année – 2002 – Un film de Gary KATONA, Ed WEXLER et Jamie MITCHELL
Les aventures de Porcinet – 2003 – Un film de Francis GLEBAS
Les aventures de Petit Gourou – 2004 – Un film de Saul BLINKOFF et Elliot M. BOUR
Winnie l’Ourson et l’éfélant – 2005 – Un film de Frank NISSEN
Winnie l’Ourson – 2011 – Un film de Stephen J. ANDERSON et Don HALL

Adapté des livres d’Alan Alexander MILNE



Voici les aventures de Winnie l’ourson et de ses amis Tigrou, Porcinet, Maître Hibou, Bouriquet, Coco Lapin, Jean-Christophe au cœur de la forêt des Rêves Bleus.



Une totale découverte pour ma part, Winnie l’Ourson des studios Disney c’est un peu comme Totoro pour Ghibli, on connaît le personnage, bien moins les films ou les livres. Et comme je n’avais pas spécialement accroché au film Totoro, j’étais un peu inquiète pour Winnie. Malgré le fait que j’avais adoré les livres audio étant enfant ou encore découvrir les histoires de Milne plus tard, je repoussais sans cesse le visionnage. Je suis contente de profiter de ce challenge pour enfin m’y mettre.

Je ne regrette pas, même si c’est bon enfant et simple, pas prise de tête, c’est une ambiance douillette et réconfortante, apaisante et touchante. Beaucoup de fantaisie, de cosy et de poésie également, avec une petite pointe d’humour. Personnellement, j’ai adoré cette plongée en enfance et je les ai trouvé parfait pour la saison automnale.

J’ai commencé mon périple avec les deux premiers films. Clairement, le premier est génial parce qu’il s’amuse avec les codes de la narration, l’utilisation du livre et jouer avec les pages, ce qui m’a entièrement conquise. Cela permet aussi de se familiariser avec l’ambiance, les personnages et la forêt des rêves bleus. Certes, ce sont une nouvelle fois des court-métrages avec une transition plus douce et abouti, mais ils sont super agréables à regarder. Le second film possède un fil rouge, un début et une fin, c’est réellement un long-métrage, qui joue sur la dualité spooky et cosy, avec absurde, émotion et fantaisie. Même si j’ai bien aimé, il m’a manqué un petit truc pour pleinement adhérer. Je crois que les chansons m’ont laissé de marbre concernant ce deuxième volet.

Je suis très fan de la VF, toutes les voix sont parfaites pour les rôles, les musiques – si l’on retire les chansons du deuxième film, sont très belles et correspondent à l’univers du petit ourson. Enfin, je dirais que les animations et le style graphique est plus soigné et agréable à regarder dans le second opus, mais c’est aussi parce que nous sommes en 1997, le premier a des petits couacs qui m’ont un peu dérangé.

J’ai poursuivi l’aventure avec les aventures de Tigrou, de Porcinet et de Petit Gourou. J’avoue qu’ils sont très différents les uns des autres, avec Tigrou on part à la recherche de sa famille, dans une ambiance d’automne et d’hiver que l’on retrouve aussi avec le film sur Porcinet. J’ai beaucoup aimé ce message de famille de cœur, c’était aussi touchant que la thématique abordée avec Porcinet, celle d’un personnage au grand cœur, sensible et soucieux des autres qui a enfin la reconnaissance auquel il a le droit. J’ai bien aimé changer de décor avec le film sur Petit Gourou, parce que cette fois-ci, nous sommes au cœur du printemps et de pâques. En revanche, je trouve que ce long-métrage rend davantage hommage à Coco Lapin que petit kangourou.

J’ai terminé mon périple avec le film d’animation le plus récent (2011) que je trouve hyper réussi, parce qu’il a un style fluide, que les histoires sont davantage reliées au livre d’Alan Alexander Milne que je venais de découvrir. J’aime aussi ce travail sur l’aspect graphique, on joue ici avec le texte, les mots, les pages et c’est vraiment quelque chose qui me fascine, cette mise en abyme est intelligente et permet d’affiner l’humour, l’absurde et la part de fantaisie. Le tout dernier film visionné est celui autour de l’Hiver, de noël et du Nouvel An, avec différentes historiettes que j’ai trouvé très touchant, mignon et parfait pour cette la période. On y retrouve tous les codes liés à ces fêtes, les décorations, le sapin, les cadeaux, les beaux messages sur la famille de cœur, celle qu’on se choisit, la lettre au père noël… Je me suis amusée devant celui-ci.

Je suis épatée par la qualité de l’animation et du trait que ce soit pour caractériser les personnages, les couleurs, cette esthétique de crayonné et aquarelle me ravit totalement. Le générique de fin des Aventures de Tigrou est super chouette je trouve, avec ce rappel au coup de crayon des livres de Milne. Si je ne suis toujours pas sur la même longueur d’onde pour les chansons, je dois avouer que la berceuse des abeilles est très mignonne. Par ailleurs, j’aime bien quand les films jouent sur la narration, sur l’écriture et le livre en tant qu’objet, ce qui est le cas du film sur Petit Gourou et celui de Tigrou, ça permet des transitions douces, un peu d’humour, quelque chose de plus sympathique à regarder aussi, de dynamique.

Le film que j’ai le moins aimé est celui avec l’Efélant, pourtant, il ne manque pas d’attrait et de mignonnerie, le personnage de Lumpy est adorable comme tout, l’animation est chouette. Mais je suis passée à côté de l’intrigue, les chansons sont une nouvelle fois la bête noire de l’ensemble, cependant, je reste très fan des messages développés, de cette ambiance bon enfant, de la qualité de l’écriture avec ses jeux de mots, ses réécritures fabuleuses. J’adore l’atmosphère douce, réconfortante et douillette qu’offre la saga dans son ensemble.



LES AVENTURES DE BERNARD ET BIANCA + BERNARD ET BIANCA AU PAYS DES KANGOUROUS


Un film de Wolfgang REITHERMAN, Art STEVENS et John LOUNSBERY – 1977
Un film de Hendel BUTOY et Mike GABRIEL – 1990



Les aventures de Bernard et Bianca >
Dans les sous-sols des Nations-Unies à New York un groupe de souris tient conseil. Il s’agit du comité de soutien aux personnes en difficulté. Bianca, déléguée coquette, choisit Bernard tendre souriceau timide et courageux pour voler au secours d’une petite orpheline séquestrée, Penny.

Bernard et Bianca au pays des kangourous >
Bernard et Bianca doivent se rendre en Australie pour délivrer le jeune Cody, tombé aux mains d’un braconnier alors même qu’il tentait de sauver un aigle royal. Bernard espère profiter de ce voyage pour demander la main de Bianca mais il devra se confronter à un local, un rat-kangourou.



Je n’avais jamais vu ces deux films, ce fut donc une première pour moi et quelle belle surprise. Je suis presque triste de ne pas avoir découvert ces longs métrages plus tôt, parce que j’adore le côté de voyage, de société secrète avec des souris, la relation qui unit Bernard à Bianca, c’était vraiment chouette et je ne suis pas contre les revoir un jour.

Chose inédite pour être soulignée, j’ai autant aimé le premier volet que sa suite, parce que les deux intrigues proposent des ambiances différentes, des histoires propres à chaque film. La VF est d’excellente qualité, les musiques fonctionnent avec les images et les chansons sont bien pensées, j’ai une préférence pour celle du premier volet qui est très touchante. Une fois encore, l’animation est chouette dans les deux cas, mais évidemment, celle de 1990 est davantage soignée, moderne par rapport au film de 1977.

Avec les Aventures de Bernard et Bianca, j’ai adoré découvrir la société des souris venant au secours de Penny, une petite fille hyper attachante exploitée par deux personnages véreux. Médusa était un antagoniste aussi fascinant que Cruella, avec ses deux crocodiles. J’adore l’aspect aventure, monde de l’enfance qui est opposé à l’oppression exercée par Médusa, par cette quête de joyau dans un bayou au brouillard épais et dangereux.

Quant au film Bernard et Bianca au pays des kangourous, j’ai bien aimé le voyage au cœur de l’Australie, avec une forte thématique écologique et défense des animaux à travers l’aigle royal. Le personnage de Cody est lui aussi passionnant pour son engagement, son courage et son empathie, j’ai également eu pas mal d’affection pour Jake, un rat-kangourou qui est drôle et parfait pour jouer les baroudeurs. D’ailleurs, j’étais stupéfaite de voir que le méchant de cet opus m’a rappelé à bien des égards Clayton (Tarzan) et Rourke (Atlantide, l’empire perdu).

Bernard est une souris géniale, courageux malgré ses nombreuses peurs, il est pragmatique et volontaire, débrouillard et maladroit, j’ai adoré sa personnalité et sa voix, Roger Carel, était parfaite. Son duo avec Bianca est aussi touchant que drôle. Cette dernière est pleine de ressource, davantage dans les émotions, passionnée par l’action et l’aventure, c’est le contrepoids parfait pour Bernard.



ROX ET ROUKY + ROX ET ROUKY 2


Un film de Ted BERMAN, Richard RICH et Art STEVENS – 1981
Un film de Jim KAMMERUD – 2006



Rox et Rouky >
Rox, un renardeau orphelin, est recueilli par une brave fermière, la veuve Tartine. Il se fait rapidement de nouveaux amis parmi les animaux vivants aux abords de la ferme, tels que la chouette Big Mama, le moineau Dinky et le pivert Piqueur. Il se lie également d’amitié avec Rouky, le plus jeune chien de chasse (un Saint-Hubert) du voisin, Amos Slade. Mais avec l’âge adulte, la Nature va reprendre ses droits.

Rox et Rouky 2 >
A la fête foraine du village, la voix mélodieuse du chien Rouky charme Cash, le leader d’une troupe de chiens chanteurs. Ce dernier lui propose alors de remplacer Dixie dans sa chorale. Son amitié avec Rox le renardeau est en sursis lorsque Rouky l’abandonne pour satisfaire ses rêves de gloire.



Je n’avais jamais vu les films Rox et Rouky, donc mon challenge de films Disney est la bonne occasion d’enfin les découvrir. Je n’en serais pas une immense fan, même si le premier est certainement et sans conteste le meilleur des deux. J’ai même sauté quelques passages du second tant il est pas bon du tout.

Le premier film m’a souvent fait penser au roman Jody et le faon de Marjorie RAWLINGS, même s’il y a bien évidemment des différences. En tout cas, j’ai bien aimé cette vie de compagne, le blues des chansons, les couleurs du film, l’amitié entre la veuve Tartine et Rox, les personnages comme le moineau et le pivert. C’est hyper touchant, plein de sensibilité, avec une animation raffinée et de très beaux sujets exploités à travers Amos Slade et la chasse, la Nature sauvage et belle, l’amitié entre ce renard et ce chien qui se transforme peu à peu en crève-cœur au fil du récit.

Vraiment, ce premier film est super intéressant et réussi pour ma part, je n’en suis pas fan, parce que je ne me suis pas attachée plus que ça aux personnages, mais il est parfait pour l’automne à n’en pas douter, les musiques sont chouettes et la VF est de très bonne qualité. En revanche, je ne pourrais pas en dire autant pour le second opus où je n’ai rien retrouvé, ni dans l’esprit, ni dans le visuel.

Toute la sensibilité du premier s’est envolé pour devenir une comédie dénuée de toute poésie, la nature – la campagne, cette note de blues et de country, il n’y a plus rien, même la tension entre Tartine et Slade est partie en fumée, le danger qu’il représente et l’horreur qu’il devait inspirer n’a plus lieu d’être. Nous avons une succession de gags, une espèce de pseudo amitié-romance entre Tartine et Slade, un copié-collé des 101 dalmatiens 2 + La Belle et le Clochard 2 dans l’esprit, des scènes 3D affreuses pour la fête foraine.

Je me suis ennuyée du début à la fin, j’ai même sauté des passages, je n’ai pas été réceptive aux messages, aux idées et je me dis qu’une série animée aurait été plus intéressante qu’un film d’animation, cela aurait permis de développer davantage d’éléments pour ne pas avoir autant de choses très étranges.



TARAM ET LE CHAUDRON MAGIQUE


Un film de Ted BERMAN et Richard RICH
Adapté du livre Chroniques de Prydain, tome 2 : Le Chaudron noir de Lloyd ALEXANDER
1985



Taram n’est qu’un jeune valet de ferme, mais il rêve de mener la vie aventureuse des guerriers. L’occasion se présente lorsqu’il entreprend, avec son compagnon Tirelire, un porcelet doué de voyance, d’empêcher le maléfique Seigneur des Ténèbres de mettre la main sur un puissant chaudron magique capable de lui conférer un pouvoir illimité. Au fil de sa quête, il croise l’étrange Gurki, une créature couverte de poils, la belle princesse Héloïse, qui ne tarde pas à chavirer son cœur, et Ritournel, un joyeux ménestrel. Aidé de ces compagnons de fortune, il tente de combattre le terrifiant Seigneur des Ténèbres…



On est clairement sur un film d’animation qui tranche totalement avec ce que le studio produisait à l’époque et son échec à sa sortie conduiront Disney à réaliser quelque chose de plus traditionnel, Basil détective privé. Alors en soi, je ne m’en plains pas, j’ai adoré les aventures de la souris détective, mais je trouve injuste le traitement réservé à ce film, parce qu’il a des atouts, de bonnes idées et qu’il m’a toujours fascinée. Le revoir ne fait que confirmer mon impression d’enfant et d’adolescente.

J’adore l’esthétique aventure de fantasy médiévale, que cela soit dans les décors, les vêtements ou encore les objets, le tout avec cette ambiance très sombre, bien plus mature qui est fascinante je trouve. Pas de chansons aussi, ce qui rend l’histoire prenante du début à la fin, comme une partie de jeu de rôle, de livre dont vous êtes le héros aussi. Parce que quelque part, nos héros n’ont rien de particulier, d’héroïques et pourtant, ils vont devoir s’unir pour vaincre les ennemis et terrasser ce maître du mal.

Taram est attachant, c’est un jeune garçon plein de rêve, qui veut bien faire, qui a des idéaux et souhaite être un grand chevalier, nous avons également une créature aussi attachante que curieuse, une princesse dotée d’une petite luciole, un ménestrel. J’adore le groupe de base, qui se construit au fil des aventures, j’aime énormément ce monde de Prydain avec son lot de magie, de sorcellerie, de personnages sinistres, mystérieux ou drôles. Les différentes étapes du voyage de Taram m’ont séduite.

L’ambiance lourde et sinistre, les vouivres effrayantes, les soldats squelettiques, le maître du mal, tous ces antagonistes sont super bien dessinés et campés en matière de VF, l’animation, les jeux de couleurs, j’ai bien aimé le rendu esthétique sur ce château maléfique. L’histoire est très plaisante à suivre aussi, pas de temps mort, une aventure rythmée, riche en rencontres et en bonnes surprises aussi. Mine de rien, il est aussi mature dans les thèmes travaillés, ses dialogues, je pense notamment aux trois sorcières.

Sincèrement, je comprends les raisons de son échec commercial, il est atypique, et sonne davantage comme un film entre enfance et adolescence, je ne peux pas juger de l’adaptation aux romans d’Alexander bien qu’ils me fassent envie, mais je trouve une patte graphique, une aura, une atmosphère vraiment prenante. Des personnages qui changent de ce que j’avais l’habitude de voir jusqu’à présent dans ce challenge, une maturité, un côté conte intemporel. Il est parfait pour la période automnale, notamment Halloween, il fera son petit effet.



BASIL, DETECTIVE PRIVE


Un film de Ron CLEMENTS, Burny MATTINSON, David MICHENER et John MUSKER
Adapté du livre Basile détective de Eve Titus (et Sherlock Holmes)
1986



En 1897, à Londres, Basil, la souris détective, est appelé à l’aide par Olivia. En effet, celle-ci a été témoin de l’enlèvement de son père, l’inventeur M. Flaversham, par une inquiétante chauve-souris. L’enquêteur comprend alors qu’il s’agit de Fidget, le sous-fifre de l’ignoble Ratigan… Ce dernier a pour ultime dessein de prendre la place de la reine des souris ! Basil va alors tout faire pour l’en empêcher et ramener M. Flaversham sain et sauf auprès de sa fille.



Un régal, c’est la deuxième fois que je regarde ce film d’animation et j’en ressors avec le même enthousiasme. J’adore cette lecture Sherlock Holmes du roman d’origine qui donne envie de le lire, peut-être un jour en français avec une réédition, qui sait ?

J’ai passé un très bon moment en le regardant, ça me rappelle ce que j’ai ressenti avec Bernard et Bianca, un chouette film d’aventure, avec de l’action et de l’émotion, des personnages très sympathiques à découvrir et très bien campé en VF, de l’humour avec une bonne écriture du côté des répliques. Un côté mature très intéressant également, cela se ressent avec l’antagoniste Ratigan qui est ma foi, un brin glaçant et qui n’hésite absolument pas à se défaire de ses minions s’ils ne le caressent pas assez dans le sens du poil ou encore sa chanson très audacieuse, Bye Bye, partir c’est un problème alors qu’il s’apprête à tuer quelqu’un.

J’ai adoré l’alchimie entre Basile et Dawson, c’est un duo très cool qui aurait mérité d’être davantage développé – je sais qu’une série animée était dans les cartons, elle n’a jamais pu exister et je ne désespère pas qu’un jour, Disney + lui permette d’apparaître. Le parallèle avec Sherlock Holmes et Watson est évident, d’autant plus que les références et les clins d’œils sont très nombreux, me donnant le sourire, je songe au chien, par exemple.

J’aime aussi l’animation soignée, l’ambiance très Londres du 19e avec le brouillard, les monuments emblématiques, l’esthétique victorienne. Et pour finir, la petite Olivia est si mignonne, c’est incroyable d’entendre la voix de Barbara Tissier (Princesse Fiona, Phénomène Raven et tant d’autres). J’applaudis une énième fois le travail de Roger Carel sur Basile, j’ai adoré la scène de cabaret… Mine de rien, je trouve que ce Disney a une maturité, une lecture adulte qui donne à ce film un aspect atypique.


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LES 101 DALMATIENS 1 et 2


Un film de Clyde GERONIMI, Wolfgang REITHERMAN et Hamilton LUSKE – 1961
Adapté du livre Les 101 dalmatiens de Dodie SMITH – 2002


Un jour, dans une garçonnière de Londres, Roger Radcliffe, un musicien célibataire compose au piano tandis que son dalmatien Pongo paresse au bord d’une fenêtre. C’est le désordre dans la maison… À la fenêtre, Pongo regarde les femmes passer avec leur chien, car il veut trouver deux compagnes pour son maître et lui, quand il aperçoit une dalmatienne conduite par une jeune femme. Il incite son maître à sortir, sous prétexte qu’il est 17 heures passées, pour essayer de les retrouver.


Isolé au milieu de 101 dalmatiens, Patch souhaite se démarquer des autres chiots et rêve aux aventures de son héros, le chien Ouragan. Accidentellement séparé du reste de sa famille lors d’un déménagement vers la campagne anglaise, Patch en profite pour rencontrer son idole.



J’avais besoin de me rafraîchir la mémoire concernant le premier et d’enfin voir le second, parce que je ne l’avais jamais regardé – comme beaucoup de suite d’ailleurs. Je ne vais pas vous mentir, sans réelle surprise me direz-vous, j’ai largement préféré le premier au second.

Très clairement, je crois que le gros problème des suites des classiques Disney, c’est qu’ils sont frustrants. Il y a de bonnes idées sur papier : le syndrome de l’imposteur, l’appartenance à un groupe ou à une famille, l’identité, être aimé des autres… Bref, c’est très intéressant, mais le résultat est toujours bancal, un réchauffé du film d’origine – ce qui est le cas de plusieurs scènes, dont la course-poursuite en voiture, le côté « partir à la recherche de », l’enlèvement des chiens… C’est réellement dommage.

Pour clôturer sur ce second film, le générique d’introduction est bien moins percutant que celui du premier opus qui est clairement très chouette à voir et bien pensé. Si l’animation et le résultat visuel est supérieur au film des années 60, c’est avant tout parce que les technologies ont évolués. Les musiques et chansons ne sont pas percutantes, seule la VF de très bonne qualité m’a fait apprécier ce visionnage.

Maintenant, si je me concentre sur le premier film, il a cette vibes Les Aristochats. Si les chats sont parisiens, les chiens sont anglais, on retrouve de belles thématiques autour des animaux, de l’argent et ici, une critique de la mode et des manteaux à fourrure. J’ai bien aimé faire ce parallèle entre les deux, parce que l’on parle aussi de famille, de musique, de voyage et de foyer. C’était donc hyper intéressant de voir les ressemblances et d’apprécier ce qui est propre aux 101 dalmatiens.

Les petits chiots sont trop mignons, l’humour m’a totalement séduite, j’ai adoré chacun des personnages présents, bons ou antagonistes, ils sont percutants avec des répliques travaillées, un design qui les rend identifiables au premier coup d’œil, et celui de Cruelle D’Enfer est certainement inoubliable, j’ai beaucoup d’affection pour Perdita et Pongo, ainsi que pour Roger et Anita dont j’adore la dynamique.

La VF est d’excellente qualité, les musiques m’ont séduite, l’ambiance de ce film est top, tout comme les messages développés, l’animation est vraiment chouette, fluide. Franchement, j’avais peu de souvenirs et j’avais l’impression de préférer Les Aristochats, mais finalement, ils sont aussi chouettes l’un comme l’autre.




MERLIN L'ENCHANTEUR


Un film de Wolfgang REITHERMAN – 1963
Adapté du livre La Quête du roi Arthur, tome 1 : Excalibur, l’épée dans la pierre de Terence Hanbury WHITE


Depuis longtemps, l’Angleterre est plongée dans la guerre. Au centre de Londres, une épée magique, scellée dans une enclume, attend qu’un être d’exception vienne la retirer. Celui qui réussira cet exploit deviendra roi. À quelques lieues de là, le jeune Arthur, un orphelin surnommé Moustique, travaille dans les cuisines de Sire Hector. Au cours d’une partie de chasse avec Kay, le fils de son maître, il échoue dans la cabane de Merlin l’enchanteur. Avec son compagnon Archimède le hibou, le mage décide d’entreprendre son éducation…


Il y avait bien longtemps que je n’avais pas vu ce film d’animation et j’en gardais de bons souvenirs, mais je n’avais pas tout en tête. J’ai passé un bon moment avec et ne manquerait pas de le revoir à l’avenir, il est parfait pour l’automne comme pour l’hiver, vu que quelques scènes s’y déroulent. Je ne pourrais pas juger de la qualité de l’adaptation par rapport aux romans de White, mais par rapport à la légende arthurienne, je trouve que la revisite est sympathique.

L’histoire me plaît beaucoup, parce qu’on s’attache très vite à ce petit Moustique, Arthur, exploité par Sire Hector et Kay. J’ai adoré suivre les péripéties, et surtout, la quête d’initiation proposée par Merlin, à travers de petites séquences amusantes où ils deviennent divers animaux. J’aime cette esthétique très fantasy et médiévale, surtout qu’elle est soignée dans ce film, que les animations sont belles à regarder, que le film a de jolies couleurs, un bon design niveau personnages.

J’ai surtout aimé toute la séquence avec le personnage de Madame Mim, même si malheureusement, elle n’est pas exploitée à fond dans le récit. La bataille de magicien était top, j’aurais adoré en apprendre plus sur le tournoi, sur Kay et Hector, parce que mine de rien, le film a du potentiel côté univers – ce qui me fait dire que ce serait intéressant de ressortir les romans de T. H. White. Quel régal de voir le personnage d’Archimède qui est absolument génial et inoubliable.

Les musiques sont d’ailleurs superbes, cultes pour la chanson de Merlin Higitus Figitus, mais C’est c’qui fait qu’tout tourne rond est pas mal également, et que dire de l’excellente VF qui nous est proposée. Je trouve aussi que ce film Disney a une bonne dose d’humour et un travail du côté des messages, de la philosophie qui m’a totalement séduite, pareil toute la séquence d’ouverture avec le livre qui est super chouette à regarder.




LE LIVRE DE LA JUNGLE 1 et 2


Un film de Wolfgang REITHERMAN – 1967
Un film de Steve TRENBIRTH – 2003
Adapté du livre Le livre de la jungle de Rudyard KIPLING


La panthère Bagheera découvre dans la jungle un jeune enfant abandonné. Elle décide de le confier à une famille de loups qui l’élève comme un louveteau. Alors que Mowgli a dix ans, le tigre Shere Kahn approche du territoire des loups. Pour éviter à l’enfant une fin inévitable, les loups l’éloignent et décident de le confier aux hommes d’un village proche. C’est Bagheera qui le conduit. Pendant leur voyage, ils feront de nombreuses rencontres, parfois redoutables.


Mowgli vit dans le village des hommes depuis cinq jours, et même s’il aime beaucoup sa nouvelle famille, son ami Baloo lui manque. Suite à une punition, le garçon se glisse discrètement au-dehors avec son vieil ami, mais il ignore que la petite Shanti se lance à sa poursuite. Les choses se compliquent lorsque Kaa et Shere Khan s’en mêlent.


Comme pour beaucoup de classiques, j’avais de lointains souvenirs pour le premier volet, et je n’avais jamais vu le second. Pour être franche, Le livre de la jungle ne compte pas parmi mes Disney préférés, je ne suis pas une fan des personnages, des musiques… Donc j’étais curieuse et sceptique. À l’instar de Blanche-Neige, ce ne sera toujours pas mon chouchou, mais je suis contente de m’en faire un meilleur souvenir.

Objectivement, les personnages sont très chouettes, design et personnalité, voix françaises, Baloo est extraordinaire, Kaa est très drôle, Shere Khan est terrifiant, Mowgli attachant, Bagheera est la voix de la raison, ils sont très captivants à voir, idem pour la Patrouille des éléphants. Pour le second, Shanti est formidable, avec du caractère, du courage, et c’était cool de revoir tous ces grands protagonistes pour le deuxième film.

La bande originale du premier est super intéressante avec ces sonorités jazz et indienne, les chansons sont cultes que ça soit la berceuse de Kaa ou le célèbre mantra de Baloo. Il est évident que les musiques ou chansons du deuxième film sont de moindre qualité, excepté la reprise de « Je voudrais être un homme comme vous » par Houcine (Star Academy 2) qui est très chouette à écouter.

L’animation est évidemment plus soignée et moderne dans le second film par rapport au premier, même si je trouve que la qualité du dessin est plus élégante dans le premier volet par rapport à sa suite. En revanche, Le livre de la Jungle est vraiment magnifique quand on se penche sur les décors, les couleurs sont parfaites pour s’immerger, la qualité du travail sur les architectures et la jungle est de toute beauté.

J’ai davantage été séduite par Le livre de la Jungle que par sa suite, j’ai trouvé les mêmes défauts que je souligne depuis le début sur pas mal de suites. Il y a de bonnes idées, Mowgli a le mal de la jungle, des doutes sur ce village, sur son appartenance au monde des hommes, c’est dommage de ne pas exploiter ça jusqu’au bout. Le lien avec Shanti aurait pu être travaillé, de même que toute l’histoire sur son expédition dans la jungle, sa relation avec Baloo, par exemple.

Tandis que le premier film est vraiment chouette à suivre parce que l’on fait de chouettes rencontres, c’est varié et prenant, le lien entre Bagheera et Mowgli est aussi touchant que celui entre l’enfant et Baloo. Shere Khan a de la prestance, Kaa est iconique, il y a de quoi rire, être émue, c’est vraiment un très beau film – je ne suis pas sa plus grande fan, mais j’ai appris à voir ces qualités. La succession de numéros musicaux fait son effet, mais il me manque un truc pour pleinement adhérer, comme si les thèmes implicites manquaient de pep’s, comme la critique de l’Empire britannique avec la patrouille des éléphants, le rapport de l’homme envers la nature, le féminisme avec la femme du colonel Hathi (les éléphants) et son fils qui étant d’une autre génération, possède des idées moins rigides. C’est une belle quête initiatique, une quête identitaire pour Mowgli, mais pas mal d’éléments sont trop en seconde ou troisième lecture pour réellement être impactant.

Sans oublier que le film a été épinglé pour utilisation de stéréotypes et de clichés qui sont souvent étudiés, confirmés ou infirmés, la page Wikipedia du Livre de la Jungle en parle davantage.




LES ARISTOCHATS


Un film de Wolfgang REITHERMAN
1970


Paris, 1910. Madame de Bonnefamille, millionnaire excentrique, vit seule entourée de ses chats : Duchesse et ses trois petits, Marie, Toulouse et Berlioz. Un jour, elle convie son notaire pour léguer toute sa fortune à ses compagnons à quatre pattes. Cependant, une clause du testament stipule qu’à la mort des chats, ses biens iront à son maître d’hôtel, Edgar. Ce dernier, entendant la nouvelle, décide d’éliminer ces héritiers. Après leur avoir administré une drogue, il les emporte à la campagne avec la ferme intention de les noyer…


Un film que j’ai dû voir que deux ou trois fois dans ma vie et là aussi, j’avais peu de souvenirs, exceptés les chansons cultes dont je suis une grande fan personnellement. Donc forcément, j’ai craqué dessus et je l’ai regardé juste après La Belle au Bois Dormant. Résultat, j’ai adoré.

Je ne suis pas la plus grande fan des chats, je préfère les chiens et les oiseaux, mais j’ai toujours eu de bons souvenirs de ce film et ce revisionnage confirme cette impression. J’adore ces trois chatons et leur alchimie, le côté famille unie et ces petites piques entre eux m’a totalement séduite. Le personnage de Thomas O’Malley est génial, celui du majordome véreux qui veut l’héritage, les protagonistes sont super chouettes, j’en suis fan.

J’adore le décor parisien, les couleurs sont splendides, l’animation était très cool en particulier sur les séquences musicales, la version française est de qualité, l’humour est super bien dosé, j’adore les références à travers les prénoms et les personnalités des chatons, coup de cœur pour Toulouse mon petit chouchou. J’adore l’alchimie entre Duchesse et O’Malley, les expressions des animaux sont réussies.

C’est vraiment un régal à regarder, les chansons et les musiques sont au top, c’est sincèrement un très bon Disney à mes yeux, dynamique et drôle, touchant et malicieux. Je le regarderai à nouveau un de ces jours.




ROBIN DES BOIS


Un film de Wolfgang REITHERMAN
1973


Le prince Jean est un affreux souverain qui maltraite ses sujets. Un seul le défie ouvertement et lui résiste. Caché dans la forêt de Sherwood, se trouve le vaillant et insaisissable Robin des Bois.


Un très bon Disney et une adaptation de la légende de Robin des Bois très intéressante. J’aime beaucoup l’idée de se servir d’animaux, un peu comme le roman de Renart, des petites histoires de l’époque médiévale avec des animaux aux comportements humains.

L’intrigue est sympathique, on la connaît tous, Robin vole aux riches pour donner aux pauvres tout en ridiculisant le shérif de Nottingham et le prince Jean. J’ai toujours adoré cette histoire et le fait d’avoir transformé Robin en renard n’était pas pour me déplaire. Une autre bonne idée c’est la dose d’humour présente dans le film. On rit énormément avec tous ces personnages fantasques et burlesques, notamment Triste Sire, le serpent.

C’est l’un des grands atouts de ce film, ses personnages hauts en couleur, drôles, touchants. Les dessins sont ceux de l’époque, les années 70, mais ils restent réussis et sympathiques. J’adore le design de tous ces animaux, les dessins des décors ou encore de la scène du tournoi d’archers. Par ailleurs, les chansons sont absolument sympathiques, le coq ménestrel est un très bon protagoniste et la musique d’ouverture demeure culte.

Cette scène d’ouverture avec le livre, le côté très médiéval et cette manière de présenter tous les personnages et les comédiens était très intelligente. De même que la scène finale, très belle et colorée, on sait tous comment se termine l’histoire, c’est un Disney qui est à voir et à revoir. Avec le DVD, j’ai pu regarder le travail autour de la fin alternative du film, je dois dire que c’est une fin qui aurait pu être achevée et j’aurais aimé la regardée animée.

Je l’ai regardé en VF par pur souci de nostalgie, Roger Carel étant le doubleur de Triste Sire, je ne voulais pas manquer ça. Par conséquent, un jour, je le regarderais peut-être en VO, juste par curiosité. Du côté des préférences, je dois dire que j’adore Robin et Marianne, Petit Jean, les enfants lapins et Triste Sire. J’aime énormément le costume de Robin et celui de Marianne. Je ris toujours autant devant la scène où Robin et Petit Jean joue la bonne aventure ou celle du tournoi des archers.


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Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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