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La citadelle d'Ewylyn




Guide pratique pour boulangère magique de T. KINGFISHER
Éditions Seuil Jeunesse – 2025 – 384 pages – 18 €
Roman | Adolescent | Fantasy | Pâtisserie et boulangerie | Enquête | Magie
Avertissement : [scènes de violences verbales et physiques, guerre, meurtre]



À Pont-Aulacs, il y a des sorciers puissants capables de commander la foudre et le temps, et puis il y a les autres. Comme Mona, par exemple. Elle peut parler à la pâte à pain, animer du levain ou faire danser des petits gâteaux. Dans la boulangerie où elle est apprentie, sa magie fait des merveilles ! Quand Mona se retrouve soupçonnée d’un affreux crime qu’elle n’a pas commis puis pourchassée par le véritable assassin, elle n’a plus le choix : elle va devoir utiliser ses pouvoirs pour faire autre chose que des tartelettes !



Un roman qui me tentait depuis sa sortie dans le monde anglophone, quel régal de pouvoir mettre la main dessus en français, avec une très belle couverture qui donne le ton, un monde aussi délicieux, enchanteur et sombre. Une bonne lecture en ce qui me concerne et je suis impatiente de pouvoir lire un jour d’autres récits de l’autrice.

J’ai aimé ce roman parfait pour la période automnale et pour Halloween, il a ce qu’il faut pour s’émerveiller et frissonner, l’autrice a su équilibrer les deux pour donner une intrigue rocambolesque et fantasque, pleine de panache avec un humour bien dosé, des thématiques matures sous une aventure menée tambour battant. Je me suis pas ennuyée une seule minute.

L’ambiance est bien développée, une petite ville où quasiment tout le monde se connaît, des jeux de pouvoirs et de complots, des affaires de magie et de meurtres à résoudre, j’ai apprécié les différents rebondissements, cela donne quelque chose de confortable où de petits grains de sables viennent s’inviter dans les engrenages pour devenir grinçant, pesant et épique.

J’ai adoré le sujet de la famille, l’enquête de Mona pour s’innocenter, on parle de corruption et de pouvoir, de politique et de guerre, l’univers est en plus de ça, dense et sympathique à voir au fil des chapitres. J’aurais aimé un peu plus de développement pour certaines notions, mais je chipote, parce que dans l’ensemble et pour le lectorat visé, c’est un très bon récit.

Mona est une héroïne attachante, loin d’être une magicienne émérite ou une guerrière absolue, c’est une ado qui se sent parfois abandonnée, seule et démunie face aux événements qu’elle doit affronter. Elle ne se laisse pas démonter et j’ai aimé suivre Mona jusqu’à la dernière ligne. Quant aux autres protagonistes, ils sont très sympathiques, même si tous n’ont pas le temps d’être aussi abouti que Mona. J’ai eu beaucoup d’affection pour la Duchesse, le jeune Spindle et Molly, leurs histoires et leurs personnalités m’ont touché.



Noël est une arnaque ! de Tamara BALLIANA
Éditions Hugo & cie – 2024 – 412 pages – 8 €
Roman | New Adult | Romance | Contemporain | Noël | Cosy mystery | Alsace
Avertissement : [meurtre, violence physique, tentative d’empoisonnement, scène à caractère sexuel]



Clémentine a un problème : quelqu’un a tagué « Noël est une arnaque ! » sur la façade de son salon de thé fraîchement ouvert au cœur du village alsacien d’Illwiller. Clémentine subit les foudres des habitants outrés et la situation se complique lorsque François Wagner, un entrepreneur local qu’elle accusait du graffiti, est retrouvé mort dans la cabane à vin chaud. Elle devient la principale suspecte du séduisant gendarme Loris Masson. Devoir résoudre un meurtre n’était pas la façon dont Loris envisageait de passer les fêtes. Encore moins avec une enquêtrice en herbe dans les pattes en la personne de Clémentine, secondée par sa grand-mère extralucide et Devi, la chocolatière passionnée de crimes. Entre parade de la Saint-Nicolas, suspects en pagaille et ragots, il pourrait bien y avoir de la romance dans l’air au marché de Noël d’Illwiller !



Ayant beaucoup aimé N’oublie pas les chocolats de l’autrice, quand j’ai vu cet unique exemplaire en rayon, je n’ai pas hésité une seule seconde. Et je ne regrette absolument pas cet achat compulsif parce que j’ai eu un très gros coup de cœur pour ce titre. Je suis désormais impatiente de lire Vivre d’amour et de peinture fraîche qui a des allures d’été.

Je m’étais arrété qu’aux premiers mots du résumé, savoir que le décor était planté en Alsace, qu’on parlait de salon de thé et de noël, de tag mystérieux. Parce que le résumé en quatrième de couverture évoquait bien plus loin l’affaire de meurtre, donc quelle agréable surprise de voir se mélanger romance de noël et cosy mystery. Une très bonne idée parce que cela a donne du rythme au roman qui a m’a totalement séduite du début à la fin.

La partie romance est très chouette, les deux personnages, Clémentine et Loris, ont chacun une petite histoire, un petit truc caché ou à améliorer qui leur donne du relief, du mordant. De plus, leur alchimie est très jolie, leur relation ne va ni trop vite ni trop lentement et la scène 18+ est assez rapide pour ne pas déranger ou arriver comme un cheveu sur la soupe. De plus, le cadre enchanteur de l’Alsace en pleine période de la Saint-Nicolas, avec la neige, le marché de noël, les bredele, l’autrice a parfaitement planté son décor.

Quelle joie de retrouver Devi, l’héroïne de N’oublie pas les chocolats. Cela donne une troisième intrigue à suivre, celle d’une passionnée d’enquête, d’une belle amitié et de voir l’évolution de son personnage depuis le roman. Ainsi, si vous avez lu N’oublie pas les chocolats, vous avez le sourire, sinon, ce sera l’occasion parfaite de la rencontrer et de vous laisser tenter par son histoire et celle de Gabriel.

Enfin, l’intrigue policière est juste ce qu’il faut pour ma part. Trop loin dans le polar et l’autrice aurait pu tomber dans les incohérences, les problèmes de vraisemblance. Ici, je lui pardonne volontiers le fait d’avoir rapidement trouvé le coupable, parce que le jeu des suspects, l’enthousiasme de Clémentine pour s’innocenter, le travail de Loris valent la chandelle. Pas trop d’hémoglobine, des ragots, des dialogues savoureux, une plume soignée et moderne, fluide et addictive, j’ai passé un bon moment aux côtés de tous ces personnages et si Tamara Balliana propose une nouvelle histoire à Illwiller, je suis de la partie les yeux fermés.



Rosaces & Dragons de IELENNA
Éditions Slalom – 2025 – 384 pages – 20 €
Roman | Fantasy | Cosy | Dragons | Magie | Art du vitrail



Dans la ville d’Arc-en-Flammes, chaque habitant est lié à un dragon dès sa naissance. Depuis son plus jeune âge, Carl est complexé d’être accompagné par Brodeverre : petite, rose et bavarde – avec un sens aigu du drame ! Elle est pourtant son seul soutien face à sa maladresse chronique, véritable handicap dans son apprentissage de vitrailliste au côté de son père. Carl tente désespérément de lui faire honneur. Alors quand, à 17 ans, on lui confie son premier chantier, il pense que son avenir en dépend… Malheureusement, dès le lendemain, un dragon puissant détruit son œuvre. Carl n’a alors plus qu’une idée en tête : trouver le coupable, et prouver de quoi il est capable !



Depuis la sortie du livre, je voulais lire ce roman et tous les bons avis dessus me rendaient impatiente de mettre mon nez dedans. Quelle joie d’avoir pu le découvrir en ce début d’année 2026, il a une ambiance si chouette, réconfortante et douillette, c’était une belle lecture et j’espère découvrir la saga Persona désormais.

L’atmosphère et le cadre d’Arc-en-Flammes est très plaisante, j’ai apprécié le voyage, les divers recoins visités, le fait qu’on parle de l’art du vitrail et que tout soit concentré autour du verre, de la lumière, des couleurs. C’était super passionnant à découvrir, Ielenna a travaillé sa magie à travers les dragons et le don de la Flamme, c’était fascinant et j’aurais adoré en savoir plus.

Les dragons étaient trop mignons en plus de ça, Perleroi était majestueux, Brodeverre était géniale, du début à la fin, j’ai craqué pour cette dragonne hyper attachante et adorable. Mimepousse, tous ont une personnalité, un rôle auprès de leur humain. Ces derniers sont tout aussi captivants, les personnages de Carl et d’Isaline étaient bien pensés, individuellement comme en duo, j’ai adoré les rencontrer et les voir évoluer.

L’histoire était agréable à suivre, l’enquête autour de ce dragon mystérieux m’a enchanté dès le départ, et voir l’évolution d’Isaline comme de Carl rend l’intrigue encore plus sympathique à lire. La plume de Ielenna m’a plu, elle a abordé tant de thématiques et délivrés de si beaux messages autour des genres, des stéréotypes, des émotions et de la différence, j’ai apprécié ma lecture. La fin était exceptionnelle, dans mon top 10 des fins qui retournent le cerveau et tellement de citations que j’ai pu mettre de côté.



Tenir une auberge magique : guide de survie pour sorcières de Sangu MANDANNA
Éditions Lumen – 2025 – 434 pages – 18 €
Roman | Adulte | Fantasy | Cosy | Magie | Auberge | Famille
Avertissement : [certains personnages sont sexistes et racistes de manière non explicites, scène à caractère sexuel]
Radar à diversité : [personnages racisés, romance LGBT, autisme]



Sera Swan était autrefois l’une des plus jeunes et plus puissantes sorcières de sa génération… jusqu’au jour où tout a basculé. En ramenant sa grand-tante Jasmine d’entre les morts, elle a perdu la majeure partie de sa magie et a même été bannie de sa guilde. Sa vie se résume à s’occuper d’une auberge magique capricieuse et de ses hôtes tous plus loufoques les uns que les autres. Mais voilà qu’après quinze longues années, elle finit par mettre la main sur un sortilège capable de lui rendre enfin ses pouvoirs. Il est écrit dans une langue que plus personne n’est capable de déchiffrer. Plus personne, sauf peut-être Luke Larsen, leur tout nouveau pensionnaire et ancien crush de Sera quand elle était ado…



J’attendais avec impatience le nouveau roman de Sangu Mandanna après avoir eu un beau coup de cœur pour La société très secrète des sorcières extraordinaires. J’ai donc acheté à sa sortie celui-ci pour le dévorer durant mon Pumpkin Autumn Challenge, ce fut une belle lecture et je serais de nouveau heureuse de découvrir son prochain roman.

Le début fut un peu chaotique cependant, il y a avait beaucoup d’informations et de personnages à retenir pour si peu de pages, donc j’ai eu un peu de mal à entrer dans le récit. Toutefois, dès que j’ai pu cerner l’ensemble, je me suis davantage plongée dans le récit pour ne plus le lâcher. C’était une belle romance doublée d’une chouette cosy fantasy, le tout étant mignon et agréable à lire.

L’auberge était très accueillante, j’ai beaucoup aimé le fait qu’elle soit magique, cet aspect vivant rendait chaque recoin douillet, attachant. De plus, l’ambiance instaurée par l’autrice dans ce parfait mélange d’automne et arrivée de l’hiver m’a séduite aussitôt. J’ai été très touchée par l’histoire de Sera, par ces thématiques de modernité à distiller dans une magie très rigoriste, on parle de différence, d’acceptation de soi, d’autisme et de racisme, c’était passionnant et délicat.

La plume de l’autrice était donc très agréable à lire sur ces sujets, pour donner du relief à ce lieu enchanteur, pour donner du caractère aux personnages et créer une atmosphère réconfortante. Le final était super intense, avec ce mélange de doux-amer qui le rend parfait à mes yeux. J’ai adoré suivre Sera et ses compagnons dans cette quête avec de nombreux rebondissements, de belles trouvailles qui permet d’en apprendre plus sur les protagonistes et sur l’univers.

Enfin, les personnages sont sympathiques à rencontrer et à voir évoluer, en particulier Sera et Luke. La première est résiliente et attentionnée, quant au second, il était si attachant dans sa relation avec sa petite sœur, dans son histoire. Les deux ensemble formaient un duo trop mignon que j’ai aimé suivre au fil des chapitres. J’ai adoré Posy, la petite sœur de Luke, ou encore la tante de Sera, les résidents de l’auberge sont adorables ; en revanche, j’ai détesté Albert et Clemnie.



Un jeudi saveur chocolat ET Un lundi parfum matcha de Michiko AOYAMA
Tomes 1 et 2 de la saga Café Marble
Éditions J’ai Lu – 2024 et 2025 – 221 et 2019 pages – 9 et 8 €
Roman | Lectorat Adulte | Contemporain | Tranche de vie | Japon | Amour | Famille | Tranche de vie | Amitié | Pâtisserie | Café
Radar à diversité : [autrice et culture issue du Japon]



À Tokyo, le petit café caché sous les cerisiers le long de la rivière Meguro accueille toutes les semaines une mystérieuse habituée. Chaque jeudi, Mme Cacao – comme la surnomment gentiment les employés – commande un chocolat chaud avant de s’installer à la même table en bois proche de la baie-vitrée. Et chaque jeudi, elle sort un délicat papier à lettre et se lance dans la rédaction d’une longue missive. Une routine immuable qui ne manque pas d’éveiller la curiosité du serveur. Jusqu’au jour où Mme Cacao éclate en sanglots devant sa tasse…



Quelle joie de retrouver la plume de Michiko Aoyama dans ce Café Marble que je voulais lire depuis si longtemps et si l’on retrouve le même procédé qu’avec La forêt au clair de lune, l’autrice est très loin du copié-collé. Et comme j’ai adoré cette chouette lecture, je suis impatiente de poursuivre l’aventure avec Un lundi parfum matcha.

J’ai aimé percevoir les petits détails de certains chapitres qui vont devenir des éléments cruciaux dans le chapitre suivant ou précédant. C’est super construit et ça demande un gros travail pour tout structurer sans s’emmêler les pinceaux, sans trop en faire et pour nous laisser aussi la possibilité de relire les romans pour être attentifs à tout ceci maintenant qu’on est dans la confidence.

Je suis donc admirative de la plume de l’autrice qui use de simplicité et d’efficacité pour dévoiler des personnages fascinants à des moments clés de leur vie pour des raisons amoureuses, professionnelles, médicales ou amicales. J’aime bien ce Café Marble, le serveur, le Master qui sont le fil rouge de ce premier opus, le lien le plus évident de toutes ces histoires qui se succèdent.

J’ai adoré ce voyage entre Tokyo et Sydney, j’allais de surprise en surprise au fil des rencontres, des liens qui se tissent, des joies et des peines, des doutes, avec cette présence de l’art, de la parentalité et de l’amitié, du mariage et des amours qui naissent. Le roman est plein de thématiques intéressantes et de personnages fascinants à suivre, même si j’avoue volontiers que j’ai ressenti plus d’émotions avec La forêt au clair de lune qu’avec celui-ci.

En revanche le concept est vraiment top, le roman se lit tout seul, en deux sessions de lecture je l’ai savouré et je suis impatiente de découvrir le prochain tome, de savoir après les couleurs, quel va être la thématique des noms de chapitre, et c’est probablement ça le point fort de la série : la surprise. On ne sait pas à l’avance qui on va rencontrer, ce qui va se passer, comment toutes les pièces s’imbriquent, et je suis curieuse.

Deuxième opus du Café Marble pour ma part et je reste sur mon opinion principale, celle d’un laboratoire pour l’autrice qui lui permet d’expérimenter des procédés et des sujets qu’elle transforme sur la longueur dans ses romans one shot comme La bibliothèque aux rêves secrets ou encore La forêt au clair de lune dont je resterai plus fan que cette saga.

Ce qui me fait dire que s’il y a un tome 3, j’ai intérêt à relire les deux opus en prenant des notes pour garder les choses en tête, parce que c’est une immense fresque dense, reliée par des éléments récurrents ou bien des personnages variés que l’on peut retrouver d’un tome à un autre. C’est probablement ce travail de fourmi qui me fascine le plus dans cette série.

Ce qui apparaît anecdotique, isolé ou ce personnage à peine vu, présenté sera primordial dans le chapitre suivant ou inversement. J’ai donc apprécié me triturer les méninges pour reconstituer le puzzle, et c’est probablement du fait de ce jeu prenant que j’ai été moins présente pour ce qui se passait réellement sous mes yeux. Sans doute qu’une relecture me permettra de lire plus en profondeur et ne plus avoir cet effet de surprise.

Parce que l’autrice évoque tout de même des thématiques variées, il y a des histoires très touchantes, des personnages attachants pour la plupart, il y a de très bons atouts dans ce Café Marble, rien que le protagoniste de Master (dirigeant du café), cette histoire de voyage entre Tokyo et Kyoto, le passage des saisons avec chaque chapitre dédié à un mois de l’année, une plume efficace et fluide, sans prise de tête, cette atmosphère de tranche de vie (réconfortante et cosy). J’ai passé un chouette moment de lecture et j’ai hâte de découvrir Rencontres au parc Hinode.


Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash

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24.6.26 No comments

Bonjour et bienvenue dans ce nouvel article consacré à la pioche de lecture de cet été. Mister Kev a besoin de repos cette année et n'a pas pu faire une nouvelle édition du Ice Cream Summer Challenge. J'ai cherché un équivalent, j'ai essayé différentes combinaisons de menus des précédents Ice Cream Summer, j'ai même testé la seule édition que je n'avais pas fait à l'époque, la toute première, celle de 2022.

Pourtant, rien à faire, je ne parvenais pas à raccorder ma pioche de lecture aux menus. Et quand c'est pas fluide, je préfère ne pas insister. A la place, je vais vous parler un peu de comment je fais mes challenges littéraires, en mode coulisses !

Quand arrive une saison, je fais une pré-liste, je regarde les livres à relire, ceux de ma PAL, les livres audios sur Spotify et mes ebook. Je réalise une sélection en fonction de ma vision de la saison, ici l'été. 

Pour moi la saison c'est l'aventure et l'exploration, les chasses aux trésors avec ou sans pirates, les sirènes, la mer et les bateaux anciens ou d'aujourd'hui, ce sont les voyages, le soleil et plus loin, les astres, l'espace et les étoiles, les nuages et le ciel, les réécritures de mythes et de légendes, le retour à l'enfance avec les contes, mes lectures d'autrefois, de grandes lectures pour la littérature jeunesse, l'adolescence aussi.

Un vaste programme qui permet de sélectionne large une trentaine de livres. Comme ça, quand la vidéo du challenge sort, je fais des choix et je raccorde mes envies, la pré-liste et le challenge. Donc en absence du Ice Cream Summer Challenge, je vous présente ma pioche de lecture (donc ma pré-liste).

MOOD ESTIVAL

Pour cet été, vu que j'ai un peu échoué pour regarder les films prévus, exceptés Poucelina. Je n'ai même pas avancé mon challenge de films Disney. Donc je pense que l'été va être un bon moment de remettre le défi sur les bons rails, donc j'aimerais voir Lilo & Stitch, La planète au trésor, Nemo, Frère des Ours, La ferme se rebelle, entre autres.

Du côté des films, Princess Bride est sur Disney+ donc je vais en profiter pour voir ce film pour la première fois, il date des années 80-90, donc je sais très bien que je vais avoir quelque comme Legend ou Willow, daté. MAIS, j'ai bien aimé le roman, je suis curieuse de voir ce que cela donne. La saga Mamma Mia est sur Disney+ également, donc l'occasion pour moi de revoir le premier film et d'enchaîner avec la suite. Peut-être un marathon Indiana Jones, à voir.

J'ai surtout les match de l'équipe de France de Football a voir, j'aimerais terminer de voir les émissions The Voice et Mask Singer, parce que j'ai pris du retard là-dessus.

Côté jeux vidéos, à la cool avec la nouvelle MAJ de Disney Dreamlight Valley autour d'Hercule. Je joue moins à Speedstorm, ça me va parce que la direction prise par le jeu me correspond de moins en moins, mais cela me permet de passer plus de temps sur Assassin's Creed Odyssey ou encore le jeu Tomodachi Life sur Nintendo Switch.

Du coloriage comme toujours, profiter de mes vacances pour avancer le booknook spécial noël et enfin, encadrer le puzzle de mon calendrier de l'avent 2025.

MA PAL : TEXTE ET PHOTOS



NOSTALGIE, ENTRE ENFANCE ET ADOLESCENCE

8, voire 9 livres, il y en a un que j'ai reçu à mon anniversaire récemment. Mais on va se concentrer sur les 8, dont 4 relectures.

En quête d'un grand peut-être, tome 2 de Tom et Nathan Lévêque
Cartes et lampes torches à la main, partez à l’exploration de ce paysage littéraire grâce à plusieurs entrées : historique, liste des romans incontournables, réflexions thématiques, portraits de personnalités… Ce livre de référence vous donnera les outils et les pistes balisées pour arpenter une littérature au moins aussi riche à défricher que n’importe quel territoire littéraire… Mais comme pour tout chemin, le hors-piste est vivement conseillé !

Trois tomes du Club des Baby-Sitters d'Ann Matthew Martin, histoire de terminer cette saga de 54 tomes que j'ai commencé quand j'avais dix ans.
Lorsque je leur ai fait part de mon idée, Mary Anne et Claudia, mes meilleures amies, n'ont pas hésité un instant à se lancer dans l'aventure. Au début, c'est vrai, tout ne s'est passé comme nous l'avions prévu… Nous n'étions pas au bout de nos surprises !

Relecture du roman de Flore Vesco, De cape et de mots que j'avais lu en 2016. Dix ans plus tard, je veux m'en faire mon avis, surtout que j'ai lu l'adaptation BD récemment.
Serine, en dépit de la volonté de sa mère, refuse de se marier. Mais pour sortir ses frères de la pauvreté, elle doit agir. Sa décision est prise : elle sera demoiselle de compagnie ! La tâche s’annonce difficile : la reine est capricieuse, antipathique, et renvoie ses demoiselles aussi souvent qu’elle change de perruque. Mais Serine ne manque pas d’audace et, tour à tour, par maladresse ou génie, se fait une place. Elle découvre alors la face cachée de la cour : les manigances, l’hypocrisie et les intrigues… et tente de déjouer un complot.

Relecture d'un roman lu en 2015, Fangirl de Rainbow Rowell qui me tard de faire dès que j'aurais fini 
Cath n'a pas besoin d'amis. Elle a sa soeur jumelle, et sa popularité en tant qu'autrice de fanfictions dans l'univers de Simon Snow lui vaut plusieurs milliers de fans ! Mais voilà : tout juste arrivée à la fac, Cath se retrouve bien loin de sa zone de confort. Et que dire de tous ces inconnus qui s'invitent désormais dans sa vie ?!

Une deuxième ou probablement troisième relecture du Petit Prince de Saint-Exupéry. Parce que j'aime tellement ce livre et que j'ai trop envie de voir ce que cette lecture peut m'apporter de différent par rapport à la dernière fois.
J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours. Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait : … " S'il vous plaît… dessine-moi un mouton ! "

Relecture de Belle Epoque d'Elizabeth Ross, parce que je l'ai lu à la même période que Fangirl et que cette belle histoire sur fond de scandale historique, l'ambiance, la sororité qui se dégage de ce titre me donne envie de me replonger dedans.
Lorsque Maude Pichon s'enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l'exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s'y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d'un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L'Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d'emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule…



L'ETE

Quelques titres dans cette sélection, je ne sais pas si je pourrais tout lire, néanmoins, ma priorité va à quatre titres. Terminer le livre audio Ce que nous confions au vent de Laura Imai Messina.
Sur les pentes abruptes du mont Kujira-yama, au milieu d’un immense jardin, se dresse une cabine téléphonique : le Téléphone du vent. Chaque année, des milliers de personnes décrochent le combiné pour confier au vent des messages à destination de leurs proches disparus. En perdant sa mère et sa fille, emportées par le tsunami de 2011, Yui a perdu le sens de sa vie. C’est pour leur exprimer sa peine qu’elle se rend au mont Kujira-yama, où elle rencontre Takeshi, qui élève seul sa petite fille. Mais une fois sur place, Yui ne trouve plus ses mots…

Ensuite, la saga Fangirl de Rainbow Rowell, Sam Maggs et Gabi Nam dans son adaptation manga, j'ai enfin les quatre tomes et je vais me régaler !
Cath n'a pas besoin d'amis. Elle a sa soeur jumelle, et sa popularité en tant qu'autrice de fanfictions dans l'univers de Simon Snow lui vaut plusieurs milliers de fans ! Mais voilà : tout juste arrivée à la fac, Cath se retrouve bien loin de sa zone de confort. Et que dire de tous ces inconnus qui s'invitent désormais dans sa vie ?!

Le livre audio 28 jours ou l'éternité d'Anouk Filippini parce que le pitch me tente de zinzin et que ça correspond parfaitement à cette ambiance d'été, de soleil, de dolce vita.
June arrive à Rome avec un secret enveloppé dans une boule de coton. Elle est là pour explorer la Ville éternelle, mais pas seulement : June veut écrire 28 lettres, une pour chaque année de sa vie. Ensuite, elle partira. Mais Rome a une façon bien à elle de la ramener à la vie. Une ado qui a perdu son chat. Une vieille dame inarrêtable. Une logeuse au sourire communicatif. Et puis Angelo. Qui drague comme il respire, mais qui donne un nouveau sens au mot « désir »... Et si cette vie-là, elle pouvait la vivre ?

Autre livre audio, Une saison à l'atelier de poterie de Yeon Somin, ma première incursion dans la littérature coréenne, sans sortir de ma zone de confort puisqu'on est sur un contemporain cosy.
Nuits blanches à répétition, week-ends inexistants. Après des années passées à travailler d'arrache-pied, Jeongmin claque la porte de la chaîne de télévision qui l'emploie et s'enferme dans son appartement pendant des mois, sans contact avec le monde extérieur. Un chaud matin d'août, alors qu'elle se décide à sortir pour la première fois, elle pousse par hasard la porte de l'atelier de poterie du quartier. Accueillie par l'odeur de l'argile, la lumière tamisée et les effluves de café, Jeongmin se sent revivre. À mesure que la propriétaire l'initie à l'art ancestral de la poterie, elle découvre le plaisir de transformer l'argile de ses mains. Et tout comme ses créations révèlent leur beauté à la chaleur du four, le cour de Jeongmin se réchauffe peu à peu au contact des habitués de l'établissement.

Deux nouvelles en ebook, Alice (préquel de la Plage de la Mariée) de Clarisse Sabard et Esperanza (préquel de La vallée des oranges) de Béatrice Courtot.
Retrouvez Alice quelques années avant le début de ce roman, en plein questionnement quant à son avenir. Découvrez les événements qui vont la conduire à s'installer en France, et à ouvrir sa cupcakerie, avant de rencontrer Zoé.

1935. Pendant la guerre civile d'Espagne, les conflits meurtriers font rage sur l'île de Majorque, les trains de la vallée ont troqué les oranges pour les armes et Magdalena, la grand-mère de notre héroïne Anaïs, est engagée dans la résistance. Ses amis, Antonella et Bernat, voient naître leur premier enfant, Esperanza, lueur d'espoir en ces temps difficiles.



IMAGINAIRE : PIRATES, SIRENES, CONTES ET LEGENDES

Pas mal de titres pour cette virée dans les mondes de l'imaginaire, avec de l'aventure, des pirates, des dragons, des réécritures de mythes et de légendes, de contes. Trop hâte de les découvrir, même si je sais que je ne lirais pas tout.

Ana & l'Entremonde de Marc Dubuisson et Cy. 4 tomes, deux à relire, deux à découvrir, mais quel plaisir de retrouver Ana, Domingo, les belles planches à l'encre de Cy, l'humour parfait de Marc Dubuisson, ce vent d'aventure.
1492. Îles Canaries. Ana et Domingo, deux jeunes orphelins, ravitaillent les navires faisant halte au port de Las Palmas. Alors qu'ils chargent le Santa Maria, ils se retrouvent embarqués dans la fameuse expédition de Christophe Colomb : direction les Indes ! Malheureusement pour eux, dans cette version de l’Histoire, la Terre est plate. Arrivés aux chutes du bout du monde, ils se retrouvent projetés dans un univers fantastique peuplé de pirates en tous genres : l’Entremonde ! D’aventure en aventure, Ana, désormais séparée de ses amis, va devoir s’adapter à cette nouvelle contrée insolite, apprendre ses codes et apprivoiser ses curieux habitants. Peu à peu, elle va réaliser qu’un personnage menace l’Entremonde et que ce lieu est encore plus surprenant qu’elle ne le pensait…

Un premier livre audio, Fable d'Adrienne Young, en tout cas le premier tome pour commencer.
Fable, 17 ans, est la fille du marchand le puissant des Goulets près de la mer sans Nom. Pourtant, après la mort de sa mère au cours d’une tempête, son père l’a abandonnée sur une île peuplée de voleurs où elle a dû se battre pour survivre. Plongeuse, découvreuse de gemmes qu’elle revend pour assurer sa subsistance, Fable poursuit un but : quitter l’île et rejoindre son père afin d’obtenir son héritage, une place dans sa flotte. Pour cela elle doit gagner le continent où il a établi son comptoir commercial. Elle fait appel à West, le jeune capitaine d’un navire marchand, le Marigold, qui accepte de l’emmener. Mais une fois à bord, alors qu’elle doit faire ses preuves et être acceptée par l’équipage, elle découvre que West et son navire ne sont peut-être pas ce qu’ils paraissaient être…

Deuxième livre audio dans mon viseur, La fille du roi Pirate, tome 1 de Tricia Levenseller. On est sur de la romantasy, donc je ne sais pas si je vais adhérer ou non, mais toutes les histoires de pirates m'attirent, donc je suis curieuse.
Alosa est la fille de Kalligan, Roi pirate qui règne (et terrorise) les mers. Son père décide de l'envoyer en mission pour enfin mettre la main sur une mystérieuse et très ancienne carte au trésor qui mènerait à des richesses incommensurables. Pour réussir son défi, la courageuse Alosa accepte de se laisser capturer par ses pires ennemis, s'offrant ainsi la possibilité d'infiltrer leur navire. Captive au milieu d'un impitoyable équipage de pirates cruels. Très vite, son plus obstacle devient son ravisseur Riden, un intrépide lieutenant particulièrement intelligent, et surtout très séduisant. Mais la jeune femme a plus d'un tour dans son sac, et personne ne pourra arrêter la Fille du roi pirate !

Réécriture de la légende arthurienne intitulée Morgane Pendragon à travers la très belle plume de Jean-Laurent del Socorro.
Île de Bretagne, début du VIIe siècle. Morgane devient la nouvelle reine de Logres en s’emparant de l’épée de son père, Uther Pendragon, alors que son amant Arthur et tant d’autres ont échoué avant elle. À peine couronnée, la voilà déjà attaquée par des royaumes vassaux qui mettent en doute sa légitimité. Ce conflit en annonce un autre, plus dangereux. Une nouvelle religion arrive en Bretagne : le christianisme, avec à sa tête l’archevêque de Canterbury. Morgane devra protéger sa foi, celle de la Déesse. Pour mener ses batailles, elle pourra s’appuyer sur Merlin, le druide qui l’a protégée et formée, ainsi que sur les chevaliers de sa table ronde nouvellement créée. Promise à des victoires éblouissantes, mais aussi à d’amères défaites, réussira-t-elle à échapper au venin mortel de la trahison ?

Réécriture d'un conte de Cendrillon La vilaine belle-soeur, premier tome d'une saga Les contes inachevés d'Aya Ling.
En déchirant par mégarde un vieux livre d'images, Kat est téléportée dans le monde de Cendrillon, où elle incarne Katriona, l'une des hideuses belles-sœurs ! En tant que jeune fille de noble lignage, sa vie change du tout au tout et elle doit apprendre à survivre aux lois de ce nouvel environnement, à commencer l'épreuve de passer les portes avec une robe à arceaux… Pour revenir chez elle, elle va devoir compléter l'histoire, jusqu'à ce qu'ils soient heureux et aient beaucoup d'enfants. Mais les obstacles sont de taille : l'autre belle soeur est belle à s'en damner, la marraine la bonne fée est aux abonnées absentes et le prince - carrément canon, soit dit en passant - déteste les bals. Dans de telles conditions, arrivera-t-elle seulement à rentrer chez elle… ?

Premier tome d'une histoire qui me rappelle un peu Emily Wilde dans l'idée, ce sont les Mémoires par Lady Trent, Une histoire naturelle des dragons par Marie Brennan. Ca fait un bail que ce roman est dans ma wishlist et quelle joie de l'avoir en version ebook.
Les mémoires de lady Trent, mises en scène par Marie Brennan, racontent la vie et les recherches d'Isabelle Trent, naturaliste mondialement connue et désormais vieille dame, dont l'esprit et le style empreints d'humour s'avèrent sans pitié pour les imbéciles. Dans ce premier volume, Isabelle, petite fille puis jeune femme, brave les conventions de sa classe et de son temps pour satisfaire sa curiosité scientifique et accompagner son mari lors d'une expédition à la recherche des dragons de Vystranie…

Dernier ebook qui me fait de l'oeil, même si j'ai abandonné le livre audio Le dit d'Aka d'Ursula Le Guin, j'ai tout de même envie de découvrir Lavinia qui est une réécriture de la mythologie romaine.
Comme Hélène de Sparte j’ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d’être donnée, d’être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L’homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre. Dans l’Énéide, Virgile ne la cite qu’une fois. Jamais il ne lui donne la parole. Prise dans les filets du poète qui n’écrira l’épopée des origines de Rome que des siècles plus tard et sans avoir le temps de l’achever avant sa mort, Lavinia transforme sa condition en destin. De ce qui sera écrit elle fait une vie de son choix. Et cela dans la douceur amère et la passion maîtrisée que suscite son improbable position : elle se veut libre mais tout est dit.



AVENTURE, MYSTERES ET EXPLORATIONS

Troisième et dernier livre autour de l'amitié entre Arsène Lupin et l'inspecteur Béchoux, après la Demeure mystérieuse et L'agence Barnett & cie, voici la Barre-y-va de Maurice Leblanc.
En plein pays de Caux, non loin de l’embouchure de la Seine, le manoir délabré de La Barre-y-va est le théâtre d’événements mystérieux et terribles. Catherine Montessieux, la jeune fille qui en est l’héritière, ne retrouve plus à leur place ses arbres favoris. Une vieille à demi folle l’avertit d’un péril qu’elle ne peut préciser. Un assassinat est perpétré devant témoins au milieu du parc… Appelé au secours, Arsène Lupin – ici Raoul d’Avenac – quitte aussitôt sa luxueuse garçonnière parisienne. Une vieille connaissance l’attend là-bas : le brigadier Béchoux, celui de La Demeure mystérieuse et de L’Agence Barnett et Cie.

Le Trésor des fils de France de Philippe Cavalier, un premier tome qui a l'air intéressant, reçu lors d'un confinement, je suis curieuse au vu des mots-clés et du résumé.
Tout Paris bruisse de la nouvelle. Là-bas, à Sainte-Hélène, l'empereur n'est plus. Pour moi aussi, la fin du voyage est proche. On a colporté mille légendes à mon propos et l'on m'a dit pire que le Diable. J'ai menti et volé bien souvent, c'est vrai. Et je ne compte plus les femmes dont j'ai brisé le cœur. Mais, dans les batailles, je n'ai jamais baissé la garde et beaucoup ont vu en moi le dernier justicier du royaume de France. J'ai vu mourir deux rois et s'effondrer le monde ancien. Je fus tour à tour le plus pauvre des hommes et le plus riche des coquins. Il ne me reste qu'à rétablir la vérité sur mon parcours, pour peut-être une dernière fois faire rêver quelques jeunes gens avides de liberté et rappeler à mes ennemis que je cache encore sous ma cape une lame à ne pas sous-estimer et des secrets d'État propres à les faire trembler.

J'aimerais découvrir La cité des ténèbres de Léon Groc qui me tente bien, ça me fait penser à Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.
En creusant un tunnel sous la Méditerranée, une expédition met à jour d'antiques cavernes menant aux profondeurs de la Terre. Au cours d'un aventureux périple, les scientifiques découvriront des civilisations oubliées, des énigmes géologiques et même des dinosaures, jusqu'à atteindre la Cité des ténèbres !

Deuxième et dernier tome des Secrets du Nil d'Isabel Ibañez, suite directe du premier opus au final aussi époustouflant qu'intriguant. Je suis impatiente de pouvoir me plonger dedans.
Inez Olivera, dix-neuf ans, appartient à l’aristocratie argentine. Alors que ses parents réalisaient des fouilles archéologiques en Egypte, ils décèdent dans des circonstances mystérieuses. Cherchant à comprendre, Inez embarque pour le Caire, avec pour seuls bagages ses carnets de croquis et une bague que son père lui a envoyée avant de mourir et qui semble recéler une étrange magie… Lorsqu’elle arrive en Egypte, Whit, le jeune assistant de son nouveau tuteur, l’attend de pied ferme avec la mission de la renvoyer chez elle. Mais Inez est bien déterminée à obtenir des réponses, et peu importe si celles-ci pourraient lui coûter la vie…



LA TÊTE DANS LES NUAGES JUSQU'AUX ETOILES

Trois titres qui sont très différents mais qui comportent des rapports aux astres ou ciel. Premier voyage dans les cieux avec le premier opus du Fracas des envolées de Nell Pfeiffer.
Les rumeurs étaient vraies : les cieux se voient parés du plus imposant dirigeable jamais construit, capable de détruire l'Aquilon, cette tempête qui sévit depuis vingt ans ! Embarquez à bord du Galéone, où tout n'est que luxe et opulence, afin d'assister à l'évènement le plus important du nouveau siècle. Au-dessus de l'océan qui sépare l'Empire de Borée et la République de Zéphyr, soyez aux premières loges pour voir la sorcière Skylar Volbrume réunifier le monde et dompter la tempête. Mia Aérondel embarque à bord du Galéone et poursuit un objectif aussi audacieux que périlleux : mettre la main sur le Brise-Tempête, une arme capable de détruire l'éternelle tempête. Pour Mia, ce voyage est l'espoir d'effacer la disgrâce de son nom… et peut-être, de lever enfin le voile sur les ombres de son passé. Pour cela, elle devra s'éloigner de l'opulence des étages pour plonger dans les entrailles du dirigeable, et se frotter à la redoutée sorcière Skylar Volbrume et son énigmatique apprenti, Hevell.

Autre premier tome que j'ai envie de découvrir, Le sang des étoiles d'Elizabeth Lim qui se passe dans le même univers que celui de Six couronnes écarlate.
Maia Tamarin travaille comme couturière dans l'atelier de son père. Lorsqu'un messager royal convoque ce dernier, malade, autrefois tailleur de renom, à la cour, Maia se fait passer pour son fils et s'y rend à sa place. Elle est prête à risquer sa vie pour réaliser son rêve de devenir le tailleur impérial. Seulement, douze tailleurs sont en lice pour le poste. Rien n'aurait pu les préparer au défi qui les attend : coudre trois robes magiques pour la future mariée réticente de l'empereur, à partir du rire du soleil, des larmes de la lune et du sang des étoiles. Sa tâche se complique encore lorsque Maia attire l'attention de l'enchanteur de la cour, Edan, dont les yeux perçants semblent voir clair dans son déguisement…

Et je termine avec le Cycle de Fondation, l'intégrale 1 d'Isaac Asimov, j'avais adoré Fondation quand je l'ai lu il y a quelques années, donc hâte de retrouver l'univers et de poursuivre mon voyage dans l'espace.
En ce début de trentième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science toute nouvelle, à base de psychologie et de mathématiques, qui lui permet de prédire l'avenir… C'est-à-dire l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles et au-delà, trente mille années de chaos et de ténèbres. Pour empêcher cette catastrophe et sauver la civilisation, Seldon crée la Fondation.



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TOY STORY 1 à 4


Un film de John LASSETER – 1995
Un film de John LASSETER, Ash BRANNON et Lee UNKRICH – 1999
Un film de Lee UNKRICH – 2010
Un film de Josh COOLEY – 2019

Je suis ton ami - CharlElie Couture



Quand le jeune Andy quitte sa chambre, ses jouets se mettent à mener leur propre vie sous la houlette de son pantin préféré, Woody le cow-boy. Andy ignore également que chaque anniversaire est une source d’angoisse pour ses jouets qui paniquent à l’idée d’être supplantés par un nouveau venu. Ce qui arrive quand Buzz l’éclair est offert à Andy. Cet intrépide aventurier de l’espace, venu d’une lointaine galaxie, va semer la zizanie dans ce petit monde et vivre avec Woody d’innombrables aventures aussi dangereuses que palpitantes.


Woody, le cow-boy à la démarche déhanchée, reste le jouet préféré d’Andy, même si aujourd’hui Buzz partage cette amitié. Toujours chef de bande, Woody protège et rassure tous les jouets de la chambre. Kidnappé par un collectionneur sans scrupules, Woody va découvrir qu’il fut jadis une vraie star. Après maintes péripéties, il va être confronté à la décision la plus importante de sa vie : rentrer chez lui pour retrouver Andy et les jouets ou rester pour devenir une pièce rare de musée.


Andy, le propriétaire de Woody a bien grandi si bien qu’il va entrer à l’université. Ses parents décident donc de vendre ses jouets. Buzz, le cow-boy et les autres embarquent dans une nouvelle aventure dans un nouveau lieu très particulier : la garderie ! Survivre aux enfants est-il si facile ?


Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…



Une tétralogie exceptionnelle à mes yeux, parce qu’elle a traversée ma vie, depuis le 1er film en 1995 jusqu’au dernier film en 2019. De plus, Toy Story compte parmi mes films préférés du côté Pixar, donc quelle joie de revoir ces films parce qu’ils sont géniaux.

La fresque de personnages développés en quatre films est merveilleuse, j’aime tellement les interactions entre les différents membres du groupe, les répliques sont parfaites, certaines sont devenues cultes. Il faut quand même rendre hommage à la VF qui offre un casting d’excellence et cela se ressent dans l’énergie des personnages. J’adore Woody, Jessie et Buzz l’Eclair, le couple M. et Mme Patate, Bayonne, ils sont inoubliables.

L’animation s’affine au fil des films et j’avoue que le dernier opus est magnifique à visionner, même si j’avoue que celui-ci n’est pas mon préféré. Je crois que le film que j’ai le plus aimé, c’est sans aucun doute le troisième, il est tellement émouvant, avec des scènes fortes et des thématiques magnifiques, il est au-dessus de tous. Je suis d’ailleurs impatiente de découvrir le prochain film qu’ils comptent faire, je fais confiance au studio pour donner des suites de qualité.

Pour le coup, le premier reste culte et j’ai bien aimé le revoir toutes ces années plus tard, parce que si le visuel a vieilli, les messages, cette belle ode à l’enfance et à l’imaginaire, le côté bon enfant et loufoque prend toujours. Et le second continue de jouer sur le monde des jouets, l’aspect collectionneur, j’aime énormément le fait qu’on reste sur ces thèmes, avec notamment les crèches ou encore les brocantes, c’était super cool.

Désormais, je vais pouvoir regarder les court-métrages, parce que là aussi j’ai très envie de rattraper mon retard et d’en revoir certains. Je vais terminer cette chronique en parlant des musiques qui sont géniales et parfaites à écouter sans modération sur Spotify.





LE BOSSU DE NOTRE-DAME + LE BOSSU DE NOTRE-DAME 2 : LE SECRET DE QUASIMODO



Un film de Gary TROUSDALE et Kirk WISE – 1996
Un film de Bradley RAYMOND – 2002
Adapté du livre Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

Les cœurs sans logis - Maurane



En l’an de grâce 1482 à Paris, Quasimodo, jeune orphelin contrefait, est le sonneur de Notre-Dame. Il vit reclus dans le clocher sous la férule du puissant juge Frollo, son maître. Ses seules amies sont les gargouilles la Rocaille, la Muraille et la Voliere. Quasimodo rêve de vivre libre au milieu de tous ceux qu’il observe depuis longtemps. Ce moment tant attendu se présente le jour de la fête des fous et, désobéissant à Frollo, il se mêle au peuple venu célébrer la nouvelle année.


7 années se sont écoulées depuis le premier volet. Quasimodo, lui, sonne toujours les cloches de Notre-Dame, parmi lesquelles celle nommée La Fidèle, dont l’apparence dissimule une montagne d’or et de bijoux représentant une fortune pour qui voudrait s’en emparer. Or, c’est précisément ce à quoi pense Sarousch, le chef d’une troupe de cirque venue sur le parvis de Notre-Dame pour le fameux Festival de l’Amour…


Deux salles, deux ambiances pour cette série et très clairement, le premier est un chef-d’œuvre tandis que le second entre probablement dans les suites que j’ai le moins aimé, même s’il n’égalera pas Rox et Rouky 2. En tout cas, je suis contente d’avoir pu revoir ces deux Disney pour m’en faire un avis un peu plus frais.

Le Bossu de Notre-Dame est incroyable, en le regardant adulte, je me rends compte à quel point chaque scène, chaque plan est soigné dans la composition, de ses couleurs, ses ambiances, son texte très mature, ses thématiques passionnantes et ses personnages inoubliables. Je suis restée scotchée par mon visionnage et tout est absolument culte.

L’esthétique du film est un régal, entre les bohémiens aux couleurs chatoyantes, versus le Paris gris et terne de Frollo, en passant par la majesté de la cathédrale, c’était très chouette à admirer. Le travail entre le géant et le petit, entre les scènes de voltiges dans les airs et les ruelles, les coins cachés, j’ai adoré revoir le film rien que pour ces détails. Les chansons sont magnifiques, à l’image du texte en général, dans un ton mature, une violence parfois implicite. Le film a plusieurs niveaux de lecture qui le rend atypique parmi les sorties de l’époque et l’animation en général, surtout pour Disney.

Les personnages sont grandioses, je pense qu’Esmeralda (et avec Megara) l’une de mes héroïnes préférées (hors princesses), parce qu’elle est tellement incroyable, courageuse, empathique. Phoebus est loin d’être un subordonné de Frollo, il est d’emblée très critique et m’a plus d’une fois amusée, notamment avec son cheval Achille. Quasimodo est forcément extraordinaire, un personnage inoubliable par sa personnalité, son histoire et les messages portés, son amitié avec les deux autres protagonistes ou avec les gargouilles qui sont trop drôles.

Frollo est évidemment dans mes méchants préférés. Partez pas, je m’explique. J’ai toujours eu davantage peur pour les méchants ordinaires, ceux que l’on peut croiser au quotidien, comme Gaston, Rourke (Atlantide), Clayton (Tarzan), Frollo ou encore Hans (La reine des neiges). Parce qu’ils correspondent à des archétypes contemporains comme les harceleurs de rue, les mercenaires et chasseurs, les misogynes, le fanatisme religieux et les fous du pouvoir… Frollo est évidemment problématique sur plus d’un plan, mais c’est ça qui le rend fascinant.

Maintenant, tout ce que j’ai dit va disparaître pour aborder le second film. Parce que l’antagoniste est mou, inintéressant et plat, même si Madeleine est sympathique, cela ne rattrape pas les gros problèmes de rythme, de construction narrative du scénario qui est pas captivant. Les chansons ne sont pas folichonnes à l’exception de la chanson du générique de fin, et je n’ai pas compris le changement de carnation d’Esmeralda qui a un peu blanchi je trouve, Phoebus est méconnaissable dans sa personnalité qui manque un peu de son panache et qui surtout sombre dans un côté xénophobe qui n’était pas là dans le premier opus. J’ai rien capté aux choix artistiques et scénaristiques de ce second volet.





HERCULE


Un film de Ron CLEMENTS et John MUSKER – 1997

Sentimentale - Jenny Mac Kay



Dans la Grèce antique, alors que la fête bat son plein et que les fées se penchent sur le berceau d’Hercule, fils de Zeus, Hadès, seigneur des enfers, ronge son frein. En consultant les Moires, il apprend que les planètes lui seront favorables dans dix-huit ans. Pour gouverner l’olympe, il lui suffira de libérer les Titans, jadis emprisonnés par Zeus, après avoir élimine le seul dieu capable de le tenir en échec : Hercule


Un très bon Disney, qui même sans être réellement raccord avec la mythologie grecque nous offre un bon divertissement agréable à regarder. L’histoire est prenante, les personnages attachants, la musique est entraînante et le design bien pensé. On se laisse embarquer dans la Grèce antique, je me suis régalée à le revoir, et la VF est extraordinaire, pas de doute, il est dans mon top des films Disney.

J’adore le design donné aux personnages, il est atypique et spécialement créé pour ce long-métrage d’animation. Les divinités grecques sont sympathiques et je suis fan du design donné à Mégara. Les personnages sont attachants dans leurs dessins, mais ils le sont tout autant côté personnalité, quel que soit leur alignement (bon ou mauvais). Hadès est aussi drôle que machiavélique, un de mes méchants préférés je dois dire. Phil est adorable, Hercule toujours prêt à rendre service, Peine et Panique sont deux sbires sympathiques, Mégara est cynique… Nous avons des protagonistes qui nous permettent d’entrer de suite dans l’histoire.

L’histoire est prenante, j’aime le double jeu de Meg, la détermination d’Hercule, les espoirs de Phil, la conquête de l’Olympe de Hadès. Le tout saupoudré de mythologie grecque, une joie de voir le minotaure, l’hydre, le centaure, les Titans, les références aux mythes grecs sont nombreux et bien insérés dans l’histoire. Les décors sont très beaux, j’aime le rendu de l’Olympe ou encore le jardin où Meg et Hercule se retrouvent le soir. Le design des Enfers, avec toutes ces âmes tourbillonnantes, est bien trouvé. Le dessin est sympa et l’animation l’est tout autant, les effets spéciaux – principalement la magie – sont bien traités. Un vrai régal pour les yeux.

Autre parti pris très intéressant selon moi, les chansons. Le côté gospel des muses m’a énormément plu. Les chansons sont vraiment belles et les instrumentales sont de pures merveilles, elles nous mettent dans l’ambiance du film. J’aurais bien dû mal à choisir une piste, car toute la bande originale est sympathique.





MULAN + MULAN 2 : LA MISSION DE L’EMPEREUR


Un film de Tony BANCROFT et Barry COOK – 1998
Un film de Darrell ROONEY et Lynne SOUTHERLAND – 2004

Comme un homme - Patrick Fiori



Mulan est une belle jeune fille qui vit dans un village chinois. Malgré son amour et son respect pour sa famille, son mépris des conventions l’éloigne des rôles dévolus aux filles dévouées. Quand son pays est envahi par les Huns, Mulan, n’écoutant que son courage, s’engage à la place de son père dans le but de lui sauver la vie. Elle va devenir, avec l’aide d’un dragon en quête de réhabilitation, un guerrier hors du commun.


Alors que Mulan prépare activement son mariage, l’empereur de Chine la convoque afin de lui confier une mission de la plus haute importance. Elle et Shang doivent escorter trois princesses venant des provinces lointaines et les conduire jusqu’à leurs fiancés qui habitent à l’autre bout du pays. Ces mariages sont de la plus haute importance puisqu’ils doivent sceller une alliance entre d’anciens ennemis jurés, et ainsi protéger la Chine d’une nouvelle invasion mongole…


Comme beaucoup de films Disney le constat est sans appel : si le premier brille par une myriade d’éléments qui le rendent culte, le second manque d’ambition et apparaît forcément comme moins bon. Si j’ai passé un bon moment malgré tout, j’admets volontiers que le premier film Mulan est formidable.

Ce qui m’a plu, c’est l’aspect estampe, les génériques de début sont pour moi une réussite. Autre excellent atout, c’est la VF qui pour les deux opus se suit – sans changement de voix, permettant de s’attacher aux personnages. D’autant plus que le casting est parfait et super agréable à entendre. Les génériques de fin, où les chansons choisies sont très jolies et magnifiquement interprétées, je suis très fan.

Maintenant, c’est là que le chemin s’arrête. Parce que le premier sort clairement gagnant. L’histoire est passionnante et touchante, j’ai adoré suivre Mulan dans ce campement pour sauver son père d’une guerre qui l’aurait sans doute tué. On a une belle intrigue autour de la famille, de courage, de la liberté, sans oublier cet aspect résolument moderne qui conduit Mulan a être à contre-courant de sa société.

Au-delà des thèmes qui sont émouvants et de l’intrigue bien menée, il y a une patte esthétique pour donner des décors travaillés, une animation incroyable – notamment pour la scène dans les montagnes, les musiques sont absolument magistrales et les chansons merveilleuses. Il y a de l’humour, une ambiance plus pesante, des doutes sur le devenir des personnages quand on ne connaît pas l’histoire, les émotions sont donc présentes.

Tout ceci disparaît avec le second film. Les enjeux épiques paraissent un peu fade, si les thèmes du mariage et du couple sont très intéressants, ils demeurent en surface. L’histoire de Mushu est chouette, mais c’est bien le seul intérêt du film. L’animation est agréable à voir, il n’y a pas de méchant aussi charismatique que Shen Yu, c’est un peu plat et survolé sur bien des aspects, facile et excepté la scène très émouvante du pont, ça se laisse regarder sans pour autant m’apporter les émotions ressenties pour le premier. Les chansons sonnent un peu comme un réchauffé du précédent et n’ont pas le même panache.

En somme, il est bon ce second film, mais il n’est pas fracassant non plus. En revanche, pour les deux opus, Mulan et Shang sont vraiment deux excellents personnages, leurs personnalités sont captivantes et la dynamique entre les deux est chouette à voir. Mushu est un excellent protagoniste pour apporter avec le criquet et le cheval, un beau trio comique. Les trois comparses Yao, Chen Po et Ling sont sympathiques, les trois princesses manquent malheureusement de développement, ce qui est dommage, parce qu’elles auraient pu être géniales. Shen Yu fait un méchant charismatique, inoubliable et passionnant.




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Histoires de moine et de robot de Becky CHAMBERS
Tome 1 : Un psaume pour les recyclés sauvages | Tome 2 : Une prière pour les cimes timides
Éditions l’Atalante (La Dentelle du cygne) – 2022 et 2023 – 133 pages et 114 pages – 13 €
Science-Fiction | Cosy SF | Hopepunk/Solarpunk | Philosophie | Robot
Avertissement : [différents thèmes sont abordés dont l’anxiété, le mal être]
Radar à diversité : [personnage principal non-genré, utilisation du pronom iel]



Voilà des siècles, les robots de Panga ont accédé à la conscience et lâché leurs outils ; voilà des siècles, ils sont partis ensemble dans la forêt, et nul ne les a jamais revus ; voilà des siècles qu’ils se sont fondus dans les mythes de l’humanité. Un jour, la vie de Dex, moine de thé, est bouleversée par l’arrivée d’un robot qui, fidèle à une très vieille promesse, vient prendre des nouvelles. Il a une question à poser, et ne rejoindra les siens qu’une fois satisfait de la réponse. La question : « De quoi les gens ont-ils besoin ? » Mais la réponse dépend de la personne à qui on parle et de comment on pose la question. La nouvelle série de Becky Chambers s’interroge : Dans un monde où les gens ne manquent de rien, à quoi sert d’avoir toujours plus ?



Ça faisait un moment que j’avais très envie de découvrir Becky Chambers et sa manière d’écrire des histoires de cosy SF. Je commence donc mon aventure avec deux très courts romans qui nous narrent le voyage de froeur Dex et du robot Omphale. Une très belle lecture, qui, malgré sa grande douceur et sa délicate histoire, manque un peu de développement et de précision à mon goût.

J’ai adoré cette histoire apaisante et bienveillante qui aborde quelques questions de vie, de genres, de philosophie et de société, d’environnement également. J’aurais aimé aller plus loin avec toutes ces questionnements, néanmoins, Becky Chambers parvient en quelques lignes à nous permettre de réfléchir en solo ou en compagnie de ses personnages.

Ici, nous sommes dans un monde futuriste et optimiste (le solarpunk), vivant en harmonie avec la nature. Nous avons une histoire qui repose essentiellement sur une dynamique de dialogues et d’interactions entre deux personnages très différent. Le voyage est super agréable à suivre, j’ai bien aimé l’univers et c’est pour cela que je regrette tant de ne pas en avoir plus, parce que l’autrice a fait un merveilleux travail pour nous immerger dans Panga, sa culture, ses rapports humains, l’histoire autour des robots et de la technologie… C’était passionnant.

L’intrigue est celle d’un voyage aussi bien physique que métaphysique, psychologique et initiatique. Ce qui m’a charmé c’est le style sans fioritures de l’autrice, c’est captivant et enjôleur sans en faire des tonnes, sans aller dans les envolées lyriques. Elle ne s’enferme dans aucun pathos, elle montre un personnage dans sa complexité et ses doutes dans un monde où tout va bien. Dex a un côté taciturne et anxieux, j’ai été touché par son histoire et ses fragilités même si j'ai eu du mal à m'attacher au protagoniste.

De l’autre côté, elle a parfaitement su donner une âme, une humanité incroyable pour Omphale, ce robot m’a bien souvent fait rire et m’a émue. Il est attachant, pose des questions très intéressantes sur notre rapport aux autres, à l’environnement, s’émerveillant de chaque petite chose au quotidien. La dynamique entre les deux rend les dialogues savoureux, donne du piquant à certaines situations et nous touchent, en particulier avec ce final lumineux.



Jefferson se fâche de Jean-Claude MOURLEVAT
Tome 3 de la saga Jefferson
Éditions Folio Junior + Gallimard Jeunesse (grand format) – 2024 – 221 pages – 9 €
Littérature jeunesse | Policier | Personnages animaux et humains | Écologie | Greenwashing | Enquête
Avertissement : [roman avec des scènes comportant de la violence et cruauté sur animaux, chantages et menaces]
Radar à diversité : [personnages atteints de surdité]



Ce matin-là, Jefferson est surpris par le silence qui règne dans la maison. Pas un bruit au-dehors, et pour cause : le pays des animaux est sous la neige. Alors qu’il aide son ami Gilbert, le cochon, à déblayer l’accès à son garage, Jefferson aperçoit une botte qui dépasse du tas de neige. Dans la botte : une chaussette de laine. Dans la chaussette : un pied. Au bout du pied : le chat Émile, gelé. Une nouvelle enquête démarre.



Tellement contente de profiter du Cold Winter Challenge pour caser le troisième opus des aventures de Jefferson, un tome qui se passe en hiver et plus particulièrement à Noël. Et même si ce tome n’est pas mon préféré de la saga, j’ai passé un bon moment avec cette lecture et nul doute que si l’auteur en sort un nouveau, je serais de la partie. Parce que très clairement, la série est excellente en matière de polar jeunesse / ado.

Je trouve que ce tome a une petite ambiance thriller, espionnage qui ne m’a pas déplu, j’ai adoré cette intrigue autour de l’écologie, de l’industrie, des pratiques douteuses et trompeuses, de la corruption politique et de l’activisme, du greenwashing, j’ai adoré le fait que l’auteur a su parfaitement traiter de ces sujets à destination des plus jeunes. Il a su expliquer certains concepts, ce qui est loin d’être facile, et je suis admirative du parti pris.

Parce que cela donne une intrigue bien plus sombre et mature que celle du second tome et en cela, je retrouve un petit quelque chose du premier opus. L’histoire est plus violente sans pour autant être horrifique pour le lectorat visé, au contraire, Jean-Claude Mourlevat sait parfaitement doser cette noirceur en la contrebalançant par un humour incisif et des situations pétillantes, surprenantes et très drôles.

Par ailleurs, quelle joie de voir qu’il a mis à l’honneur des protagonistes atteints de surdité, qu’il a su parler de la langue des signes. Les histoires et les belles personnalités d’Emile et d’Agathe m’ont conquise, cela va de pair avec ma joie de retrouver des personnages des intrigues précédentes, même en simple apparition, cela fait tellement plaisir de les revoir. Et que dire de Jefferson et de Gilbert ? Si ce n’est qu’ils sont attachants, que leur amitié est magnifique et que j’ai aimé suivre leur nouvelle enquête.

Enfin, l’auteur a une plume tellement géniale, solide et travaillée pour donner du contexte, du poids à ses engagements, beaucoup de justesse et d’émotions pour sensibiliser à des sujets délicats, une sacrée dose d’humour pour osciller entre l’absurde et le grinçant. C’est hyper fluide à lire et je me suis bien amusée durant cette lecture, avec comme pour les précédents tomes, les chouettes illustrations d’Antoine Rozon pour accompagner à merveille le texte.



Les Désobéissants de Nathalie DARGENT et COLONEL MOUTARDE
Tome 1 de la saga La Légende de Magistrale
Éditions Sens Dessus Dessous – 2025 – 304 pages – 20 €
Roman | Enfance | Pré-ado | Fantasy | Aventure | Animaux | Famille
Avertissement : [scènes de violences physiques, guerre et mort]



Quand deux lapins pouilleux se rebellent contre la reine d’Orgueil, c’est le début d’une grande comédie d’aventure, pleine de panache et de fantaisie. Et la légende peut commencer…



Je tenais avant tout à remercier Babelio via une Masse Critique ainsi que les éditions Sens Dessus Dessous pour m’avoir fait découvrir ce livre, sans ça, je serais passée à côté et sincèrement, je l’aurais bien regretté. J’ai eu un énorme coup de cœur pour cette histoire et il me tarde de pouvoir un jour découvrir le second opus, peu importe où il nous mènera. J’y vais les yeux fermés.

Le texte est merveilleux, écrit au présent, et si cela m’a décontenancé au départ, je me suis vite habituée. L’histoire est dynamique par le nombre incroyable de péripéties, par l’aspect survitaminé que l’autrice exploite à travers les 300 pages de ce premier opus, j’étais à fond dedans, il se passe toujours quelque chose et j’adore le ton donné par Nathalie Dargent.

Il y a beaucoup d’humour dans ce texte, de très bonnes trouvailles en matière de jeux de mots et surtout, sous ce vernis d’aventure fantaisiste et bon enfant, se cache des messages très engagés, une subtilité dans l’implicite et les thèmes qui m’a subjugué. Politique, lutte des classes, royauté, la pauvreté, l’exploitation, la guerre, la famille, l’amour, les amis, la quête de vérité, il y a ici de quoi ravir les enfants et les pré-ados, on leur propose une très belle histoire.

L’univers est captivant, nous sommes sur de la fantasy animalière et pour éviter de trop en dire par le texte, l’illustratrice a trouvé la parade parfaite : entre chaque chapitre, il y a des double-page pour présenter des lieux, des coutumes, des personnages, des récits et fables. C’est tellement intelligent, ça ne coupe pas l’enthousiasme de lire le récit, ça permet de faire des pauses instructives. Le monde inventé est donc dense et complet, il me tarde de le retrouver.

Les personnages sont hyper attachants, Robin et Charlie, frère et sœur, nous partage leur belle aventure pour délivrer leur mère d’une prison où elle fut injustement jeté par les grands de ce monde. Carnage est fascinant, c’était mon chouchou avec l’ourse Nanako, la nourrice Rosine et les enfants-otages de la reine. Tous apportent un plus au récit, ont un rôle et sont passionnants à rencontrer.

Enfin, les illustrations permettent de créer un très beau livre-objet. Couverture, jaspage illustré, des frises pour décorer les pages, des dessins en pleine page ou dans le texte, sans oublier les bonus entre chaque chapitre… Peu importe où vous posez le regard, il y a un travail d’immersion qui m’a bluffé et ce style graphique m’a séduite dès le départ, on pourrait en faire un film d’animation ou une série tant c’est élégant, expressifs.



L’Espace d’un an de Becky CHAMBERS
Tome 1 de la saga Les Voyageurs
Éditions Le livre de poche + L'Atalante (grand format) – 2020 – 592 pages – 9 €
Roman | Adulte | Science-Fiction | Space Opera | Solarpunk | Voyage
Avertissement : [scène d’agressions physiques]
Radar à diversité : [personnages et romances LGBT, relations amoureuses entre humains et aliens ou entre humains et IA]



Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…



Très contente d’avoir pu lire le premier tome des Voyageurs, je sais que les prochains opus sont sur des personnages très différents, mais j’ai tout de même pris mon temps pour chérir chaque instant passé avec Ashby et son équipage. J’avais peur de passer des novellas (Apprendre si par bonheur, Une histoire de moine et de robot) à un roman entier, mais force est de constater que Becky Chambers a su créer une SF optimiste, douce, moderne qui m’a émerveillé du début à la fin.

J’ai aimé cet aspect tranche de vie déguisé derrière une passionnante aventure de space opera, c’était un voyage sur le plan physique et psychologique. Chaque personnage a pu voir son histoire se développer tout en apportant des éléments pour étoffer l’univers, j’ai adoré retrouver certains grands thèmes abordés dans les autres récits de l’autrice tout comme j’ai aimé cette atmosphère found family qui m’a rappelé un peu Mass Effect, un de mes jeux vidéo préféré.

Le texte prend son temps, mais c’était ultra plaisant de parcourir chaque escale, chaque planète pour mieux comprendre les différentes espèces, les enjeux avec des thématiques bien exploitées et qui permettent d’aborder la science-fiction sans chopper un mal de crâne. C’était pointu mais pas lourd, c’était maîtrisé pour donner de la matière au récit, de la crédibilité et j’ai adoré chaque personnage rencontré.

Becky Chambers a une jolie écriture pour travailler les émotions, les relations entre les protagonistes, ce qui donne un récit apaisant et soigné, délicat et plein de charme. J’ai aimé le capitaine Ashby, j’ai été très touché par le docteur Miam et Ohan, j’ai apprécié les femmes du roman, que cela soit Rosemary, Sissix ou encore Kizzy, Jenks était adorable et si attachant dans sa manière d’être, même Corbin que l’on apprend à découvrir au fil du roman, ils sont d’une grande humanité et permettent d’avoir de la diversité, de l’inclusivité, de moderniser la SF.

L’histoire m’a conquise, parce qu’elle propose une petite histoire dans la grande histoire. Il y a des enjeux de pouvoirs, de guerre et de diplomatie, de politique – mais nous suivons surtout un équipage éloigné de ces turpitudes, c’était un pari audacieux de tenir près de 600 pages sans réellement un apport épique et tendu, pour autant, les surprises sont nombreuses, la route est agréable, le voyage est touchant et je ressors avec l’envie de découvrir le prochain tome.


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Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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