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La citadelle d'Ewylyn




La petite faiseuse de livres de Miya KAZUKI, You SHIINA et SUZUKA
Tome 5, 6 et 7 – Fin de la saison 1
Éditions Ototo (Shônen) – 2020 et 2021 – 180, 189 et 222 pages – 7 €
Manga | Adolescent | Shonen | Fantasy | Monde du livre | Commerce | Univers médiéval



Une étudiante bibliovore se réincarne en petite fille dans un monde caractérisé par l’illettrisme, et où l’imprimerie semble n’avoir pas encore été inventée… Mais pour celle qui est morte écrasée par sa bibliothèque, les livres sont vitaux !! Il n’y a qu’une seule solution : s’il n’y en a pas, elle va les fabriquer. Une bibliofantaisie pour les amoureux des livres, par des amoureux des livres !



Durant 2025, j’ai lu les trois derniers tomes du premier cycle de la Petite faiseuse de livres, une saga commencée l’année passée et dont j’aimais énormément les personnages, l’univers. Quelle joie d’avoir terminé cette première saison, je ressors de mes lectures super contente et avec l’envie de commencer dès que possible le deuxième arc.

J’ai adoré ce monde de fantasy qui se développe au fil des aventures de Maïn, c’est hyper travaillé autour du commerce, des arts et l’on développe davantage la création de livres, de papier, mais pas que ! Notre jeune fille est déterminée à donner aux habitants l’usage de l’écriture et de la lecture et pour cela, elle n’hésite pas non plus à créer des ressources intéressantes.

Par ailleurs, le monde s’étoffe aussi sur le plan de la magie, du mal qui ronge notre héroïne, ce qui permet de construire des histoires prenantes à travers lesquelles je ne me suis pas ennuyée. Maïn est très attachante, gentille et perspicace, elle s’en sort bien et sait être patiente. Je suis très fan de ce personnage et je suis impatiente de la retrouver dans de nouvelles histoires.

Derrière un fil rouge qui s’est complexifié avec l’apparition d’éléments narratifs plus épiques, rapprochant la série de la fantasy, le tranche de vie persiste et apporte une touche d’originalité qui me séduit totalement. Sans oublier les relations nouées entre chaque personnage qui est un régal à voir évoluer au fil des chapitres, je pense notamment à la belle histoire entre Maïn et Lutz.

Le personnage de Benno est lui aussi fascinant et merveilleux, et les nouveaux protagonistes introduits avec le dernier tome et suite aux décisions de Maïn sont bien mystérieux et intéressants. J’ai hâte de poursuivre la saga pour en apprendre plus sur eux. En attendant, la saga a une belle ambiance, un solide sens de l’humour, un texte soigné et des illustrations splendides, raffinées et expressives.





Fangirl de Sam MAGGS et Gabi NAM
D’après le roman de Rainbow ROWELL
Tome 2
Éditions Delcourt (Waves) – 2025 – 224 pages – 12 €
Manga | Young Adult | Josei | Romance | Vie universitaire | Écriture | Famille | Passage à l’âge adulte
Avertissement : [scènes avec présence d’alcool, scènes de violences verbales et physiques, remarques déplacées et agression sexuelle]
Radar à diversité : [diversité corporelle, personnage anxieux]



Cath n’a pas besoin d’amis. Elle a sa sœur jumelle, Erin, et sa popularité en tant qu’autrice de fanfictions dans l’univers de Simon Snow lui vaut plusieurs milliers de fans ! Mais voilà : tout juste arrivée à la fac, Cath se retrouve bien loin de sa zone de confort. Et que dire de tous ces inconnus qui s’invitent désormais dans sa vie ?



J’aime le roman de Rainbow Rowell qui m’a en grande partie réconciliée avec la romance et le contemporain, donc forcément, j’attendais la VF du manga avec impatience. Après avoir passé un excellent moment avec le premier tome, je l’ai relu pour enchaîner avec le second opus. Je ressors conquise, toujours sur mon nuage et je trépigne à l’idée de pouvoir lire les tomes 3 et 4.

Un régal de retrouver Cath dans cette ambiance de fin d’automne et de début d’hiver. Une fois de plus, ce manga est une invitation à relire le roman, ce que j’ai hâte de faire un de ces jours – d’ailleurs, les événements de ce nouveau tome sont fidèles à mes souvenirs concernant cette partie du récit. Il y a de bonnes trouvailles en plus, comme la relation entre Cath et sa sœur jumelle qui est davantage travaillé, pareil pour l’amitié liant Reagan et Cath, j’adore leurs dialogues.

Les thèmes et sujets me parlent énormément, notamment celui de l’anxiété ou tout ce qui touche à l’écriture, ça me rappelle aussi mes années à la fac. Autrement, tout le travail fait sur la famille, la vie étudiante, la gémellité et le passage à l’âge adulte qui pousse les deux sœurs à prendre un chemin différent. On sent la tension et la friction d’un côté. Tandis que de l’autre côté, la romance s’installe en douceur, j’aime tellement le personnage de Levi qui est lumineux, gentil, drôle et attachant.

Cette douceur s’exprime avec un texte travaillé pour être aussi efficace que percutant, les questions sont posées, les liens se nouent ou se brisent, les éléments se mettent en place avec un final aussi irritant que parfait pour donner envie de se jeter sur la suite. Le découpage laisse parler les personnages et les illustrations respirent. J’adore ces lignes épurées, ces décors soignés, c’est aussi beau que bon.

J’ai toujours du mal avec le personnage d’Erin et son amie Courtney, et je reste sur ma faim concernant le collègue d’écriture, mais peut-être que je suis biaisée par mes souvenirs. Je suis curieuse de voir comment les personnages vont évoluer et de découvrir la suite.





Le gros chat et la sorcière grincheuse de Hiro KASHIWABA
Tomes 3 à 5
Éditions Doki Doki – 2024 – 157, 160 et 192 pages – 8 €
Manga | Young Adult | Seinen | Fantasy | Démon | Famille | Royauté | Chat | Dragon



Jeanne est une vieille femme solitaire, qui vit recluse au fin fond d’une forêt d’un monde fantastique. Elle qui a autrefois vaincu le Roi démon, grâce à ses pouvoirs de sorcière, vit aujourd’hui dans l’oubli le plus total. Pire, elle est considérée avec méfiance et dédain par tous les villageois. Pour briser sa solitude, elle décide un jour d’invoquer une créature d’un autre monde. Et cette créature qui vient d’apparaître ne vole pas et ne crache pas du feu, comme son dragon de compagnie d’antan… Il s’agit d’un gros chat particulièrement mignon, mais qui n’en fait qu’à sa tête ! Voici l’histoire d’un matou maousse et d’une sorcière grincheuse, qui va voir les réminiscences du passé frapper à sa porte et bousculer son existence.



Cela faisait un moment que je voulais poursuivre cette série, mais victime de son succès à la médiathèque, c’était difficile de trouver plusieurs tomes à réserver d’un coup. Parce oui, je fais partie de ces personnes qui préfèrent lire les mangas par deux/trois volumes. En tout cas, j’ai fini par voir deux nouveaux opus de cette série, et ce fut une très bonne lecture.

La série se bonifie tome après tome. J’ai trouvé l’histoire passionnante, cet aspect fantasy avec des intrigues politiques, des mystères et des drames, des mensonges et des trahisons, des révélations bien amenées et un final aussi insoutenable que captivant, je ne me suis pas ennuyée une seule page, j’ai même dévoré les tomes en peu de temps.

Cette ambiance cosy, chaleureuse et réconfortante, légèrement tranche de vie laisse petit à petit la place à une aventure plus intense et épique – certes, à son niveau, mais les différentes petites histoires s’imbriquent pour donner de nouvelles strates et du relief. Un changement que je n’avais pas vu venir et qui est loin de me déplaire. Surtout que les émotions sont toujours présentes.

Les personnages sont très chouettes à retrouver ou à découvrir. Je pense à Jeanne qui s’est un peu effacé, mais qui permet de trouver à chaque protagoniste sa place, notamment Lou et Robins qui sont géniaux. Ce dernier est d’autant plus intéressant que sa relation avec sa mère Meadows est captivante, je suis impatiente de pouvoir enfin comprendre touts les détails sur ce qui s’est joué il y a des années.

Le prochain opus sera le dernier, c’est triste, mais je sais qu’on a là une belle série en 5 tomes de fantasy, de chat trop mignon – parce que Nâ est adorable, têtu et attachant, de personnages très bien travaillés, avec un texte soigné, des planches lisibles et des illustrations très agréables à regarder, expressives également.

Un dernier tome qui clôture une saga de cosy fantasy qui a pris la route d’une aventure un peu plus épique, j’ai passé un très bon moment de lecture que ce soit avec ce livre ou même l’entièreté de la série. En tout cas, la conclusion était aussi douce qu’amère, explosif et émouvant et cela donne une belle fin à cet ensemble.

L’intrigue du cinquième tome est davantage chargée en actions en raison des événements de son prédécesseur, néanmoins, les scènes de batailles ou de duel restent lisibles et savamment distillés entre les souvenirs, les révélations et les émotions. J’ai adoré suivre les personnages dans ce dernier baroud d’honneur, c’était captivant.

D’autant plus touchant que les protagonistes sont attachants, les révélations faites permettent de poser les ultimes pièces d’un puzzle fascinant où l’on parle de différences, de jalousie et d’envie, de politique et de choix, d’indépendance, entre retrouvailles et disparitions. C’était un final de haute voltige et je ne me suis pas ennuyée.

Comme toujours, le texte est soigné avec des illustrations de qualité, j’aime le coup de crayon, le design des personnages et leurs expressions, Na est un chat terriblement mignon, Robins est passionnant à voir dans son évolution, Jeanne était tellement géniale, piquante et drôle. Les décors nous immergent dans ce cosy fantasy aux accents épiques, un régal du début à la fin.




Deep sea aquarium Magmell de Kiyomi SUGISHITA
Tomes 1 et 2
Éditions Vega – 2018 et 2019 – 192 pages – 8 €
Manga | Lectorat Adolescent | Seinen | Drame | Monde marin | Aquarium | Famille



Keitaro Amagi est un jeune homme passionné par les océans. Enfant, son père lui a transmis cette fascination pour ces mondes mal connus. Devenu adulte, il répond alors tout naturellement à une embauche pour devenir simple balayeur au tout nouveau Magmell Deep Sea Aquarium. Ce gigantesque complexe sous-marin vient d’ouvrir et offre à ses visiteurs une découverte inédite de la faune sous-marine, à 200 m de profondeur. La passion de Keitaro l’emmènera sur des chemins inattendus au service du Magmell. Auprès du professeur Minato, le balayeur devra apprendre les secrets des calamars géants, sauver une espèce en danger, se confronter aux pêcheurs, et apprendre à préserver autant que possible un monde marin toujours plus mis en danger par les activités humaines.



Deux premiers tomes très intéressants, cela faisait un moment que je voulais tester cette saga et quelle joie de la trouver par hasard à la médiathèque. C’est trop sympathique, j’ai adoré ma session de lecture et j’ai hâte de pouvoir la continuer cette année.

C’est un super manga autour du monde marin, cet aquarium dans les abysses permet de nous présenter des espèces rares, inconnues pour ma part – ce qui a un aspect ludique et pédagogique qui m’a fascinée du début à la fin. D’autant plus que j’ai été agréablement surprise de cet aspect tranche de vie, de ces rencontres et petites histoires autour des visiteurs ou membres de l’aquarium.

J’ai tellement aimé la douceur qui se dégage de cette histoire se nouant autour de Keitaro, de sa passion pour la faune et la flore marine, pour ce lien avec son père dont je sens qu’il y a des non-dits et des mystères. Par ailleurs, chaque personnage est très intéressant à suivre, attachant, avec une histoire et une personnalité, j’ai apprécié Keitaro et sa motivation, son amour pour ce lieu et les liens qu’ils tissent au fil des chapitres.

Les deux premiers tomes permettent donc rapidement de poser le décor et de présenter chaque élément qui va nous accompagner au fil de la saga, sans pour autant oublier d’offrir une voix propre à travers ces petites saynètes qui pour certaines sont très touchantes. Le texte est super agréable à lire, c’est fluide et parfaitement équilibré pour offrir quelque chose de spécifique au monde marin, au monde du soin et de la protection de la biodiversité sans me perdre ou être trop pointu.

De plus, le texte ne mange pas les illustrations, elles sont magnifiques à regarder, le coup de crayon est fin, la retranscription du monde marin est élégante, j’ai sincèrement aimé me perdre dans la contemplation des créatures marines. Le design des personnages est soigné ce qui permet de ne pas s’emmêler les pinceaux dans l’identification des personnages, l’aquarium est somptueux et les planches sont travaillées pour laisser les respirations se faire.





Minuscule de Takuto KASHIKI
Tomes 7 à 10
Éditions Komikku – 2020 à 2022 – 193, 191, 215 et 186 pages – 9 €
Manga | Lectorat Adolescent | Seinen | Fantasy | Tranche de vie | Amitié | Kodomo



Hakumei et Mikochi mesurent 9 centimètres et vivent dans la forêt. Elles habitent dans un tronc d’arbre, se déplacent à dos de scarabée et construisent des tentes avec des feuilles de mandarinier… C’est fou tout ce qu’on peut réaliser quand on n’est pas plus haut que trois pommes ! Venez partager leurs aventures à la fois simples, paisibles et attendrissantes. Ces minuscules personnages et leurs amis à fourrure vont enchanter votre quotidien !



Quelle joie de replonger dans le quotidien des deux amis et de leur entourage, c’est une dose de douceur et de mignonnerie. J’ai hâte de poursuivre sereinement mon périple au fil des saisons. En attendant, j’ai eu une belle pause lecture avec ces tomes 7 et 8.

On retrouve la patte du mangaka côté intrigue avec des histoires d’amitié, de rencontres et de découvertes, des affaires de partage et d’entraide, de joyeux repas à savourer, de l’artisanat et une belle dose de nature. Le tout avec de chouettes messages et une ambiance apaisante.

Les illustrations sont trop adorables, elles sont soignées dans le rendu des traits qui sont d’une grande finesse. Les personnages sont toujours expressifs et je reste fan de leur design. J’aime énormément me perdre dans la contemplation des lieux, dans le détournement des objets par rapport au fait que nos protagonistes font 9 cm, cela donne un effet attendrissant.

Même si je trouve que le texte est bien bavard par rapport aux premiers opus, reste que j’apprécie les thématiques et les idées présentées, c’est super agréable à lire avec un style littéraire simple et efficace, une petite pointe d’humour qui ne gâche rien.

Je suis toujours enchantée de voir l’amitié entre Hakumei et Mikochi, elles sont géniales à suivre. J’ai apprécié retrouver Konju la chanteuse, et l’histoire autour de cet enfant perdu, Shato, était absolument adorable.

Toujours un régal de poursuivre cette saga si douce, si chaleureuse et qui me fait du bien ! Chaque fois que j’ouvre un tome de Minuscule, c’est un voyage dans un univers merveilleux, plein de vie et de charme, qui redonne le sourire et m’offrant une parenthèse formidable qu’il me tarde de retrouver à la prochaine session avec les tomes 11, 12 et 13.

J’ai une nouvelle fois apprécié le voyage auprès d’Hakumei et de Mikochi, ce sont deux amies si attachantes et quelle joie de les voir profiter de la vie, de s’accorder des pauses entre filles, de venir en aide à leur prochain, de les voir s’épanouir avec leurs passions. En deux opus, il se passe toujours quelque chose, on suit le rythme des saisons et des festivités de ces peuples passionnants.

Je ne m’ennuie jamais en lisant Minuscule, je profite juste de chaque instant, entre contemplation et réflexion sur la vie. J’aime énormément cet univers qui mélange humanité et animal, nature et artisanat, je reste émerveillée par le travail du mangaka et je suis certaine qu’un jour, j’aurais autant de plaisir de relire cette saga. Et ce qui m’a davantage plu, c’est que l’on a le droit à des chapitres sur le passé d’Hakumei.

Le texte est toujours plein de joie et de bienveillance, avec une petite pointe d’humour, c’est léger et agréable à lire, et une fois de plus, les illustrations sont superbes. C’est trop mimi de voir ces petits humains expressifs vivre des aventures dans un environnement gigantesque, j’adore les petits détails présents dans les planches, c’est lisible et aéré, le design des personnages est réussi, les décors sont magnifiques et enchanteurs, je me régale à admirer le travail de Takuto Kashiki.




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Gustave : chevalier de l’autre monde d’Emmanuelle REY et Julien ARNAL
Éditions Gautier-Languereau – 2022 – 32 pages – 15 €
Album jeunesse | Fantasy | Aventure



La vie de Gustave était bien ordinaire, jusqu’au jour où une mystérieuse bouteille apparaît à la surface de la mer. Comme par magie, elle le transporte dans un autre monde, celui des minuscules Poipois. Commence alors une quête haletante pour terrasser le terrible Bartatosk. L’histoire fabuleuse d’un héros malgré lui.



Quelle belle histoire, j’ai eu un gros coup de cœur pour cet album jeunesse qui me faisait de l’œil depuis sa sortie. C’est une intrigue pleine de fantaisie et d’aventure, donc je suis ravie d’avoir découvert ce duo, parce que je pense que je lirais d’autres livres d’eux.

Le texte est super agréable lire, cela donne un très chouette conte je trouve, un beau voyage qui m’a séduite dès le départ, et même à haute voix, ça rend bien. J’ai apprécié suivre Gustave dans ses péripéties, on s’attache très vite au personnage et j’ai adoré les poipois.

Les illustrations sont magnifiques, j’ai adoré le style des personnages, les couleurs sont merveilleuses, ça foisonne de détails, visuellement, ça m’a totalement embarquée. Et même que le texte soit conséquent, ça ne dérange pas la lisibilité de l’album.






Le Chevalier de Ventre-à-Terre de Gilles BACHELET
Éditions Seuil – 2014 – 30 pages – 15 €
Album | Lectorat jeunesse | Humour | Escargot



Aujourd’hui c’est le grand jour. Le Chevalier de Ventre-à-Terre combat son rival Corne-Molle. Mais avant de partir, cet escargot bien pressé doit régler quelques détails… Oh, trois fois rien ! Prendre son petit déjeuner, mettre à jour sa page Facebook, embrasser sa femme et ses enfants, délivrer une princesse, faire une petite partie d’échecs… Arrivé sur le champ de bataille, c’est l’heure de déjeuner. Il est décidé que l’on reprendra le combat après un bon repas et une sieste réparatrice, mais le temps manque et on n’aime pas bâcler. Le rendez-vous est fixé au lendemain, histoire de faire les choses comme il faut. Mais le lendemain…



Je poursuis ma découverte de la bibliographie de Gilles Bachelet et quel régal de découvrir le Chevalier de Ventre-à-Terre, je retrouve avec joie, cette malice que l’auteur a pour jouer sur les mots, le rythme, l’imprévu et le fantasque. C’est un très bon mélange d’allier humour, modernité et fantaisie. C’est une véritable ode à l’enfance et à l’imaginaire, et la maquette est parfaite pour renforcer le dynamisme du livre.

Notre bon gastéropode va vivre un périple des plus surprenants alors qu’il se rendait au champ de bataille, j’ai retrouvé l’énergie d’un autre album jeunesse, celui de Tom Gauld « Le robot de bois et la princesse bûche ». Tout le voyage permet une riche panoplie d’événements improbables et inattendus, ce qui rend l’album très drôle à suivre.

La fin est parfaite, tout le texte respire le fantasque et le burlesque, l’auteur s’amusant autant qu’il amuse le lectorat, j’ai pas mal ri et les illustrations sont superbes, dans le style de l’auteur où je retrouve les lignes fines, le sens du détail, les couleurs douces et soignées. Je suis très fan des planches ou encore du design de notre chevalier qui est très attachant, sans compter cette ambiance très chevaleresque et médiévale.





Cette maison est hantée d’Oliver JEFFERS
Éditions Kaléidoscope – 2022 – 80 pages – 18 €
Album jeunesse | Enfance | Manoir | Fantômes



Bonjour, entre donc. Tu pourrais peut-être m’aider ? Vois-tu, il paraît… que cette maison est HANTÉE ! Participe à une chasse aux fantômes palpitante : une aventure interactive pour frissonner de peur et de plaisir, où des pages transparentes te permettent de faire apparaître des fantômes.



Oliver Jeffers, j’avais eu un énorme coup de cœur pour son travail sur Il était une fois l’alphabet en vingt-six escales rocambolesques qui est une pépite en matière d’histoires pour les enfants et un livre magnifique à étudier tant sur le texte que sur l’esthétique. J’avais tellement envie de lire d’autres ouvrages et deux ans plus tard, voilà que je tombe par hasard sur cette maison hantée alors que nous sommes en octobre.

Forcément, je me suis jetée dessus et j’en ressors très contente. Je dirais que l’unique point négatif c’est la fin qui est plutôt brutale et n’apporte pas de réelle conclusion au récit. Ça m’a interpellé, parce que tout s’arrête d’un coup et à mes yeux, l’histoire n’a pas de fin. Par ailleurs, le texte est agréable à lire, mais il n’est pas aussi poussé et cherché que sur Il était une fois.

Sinon, le concept est incroyable. J’ai tellement aimé découvrir cette petite fille en train de chercher des fantômes, et devoir jouer avec ces pages transparentes pour les dénicher, ça rend la lecture interactive, ludique et très drôle. Le texte ne fonctionne uniquement accompagné des illustrations, sans cela, le texte paraît pauvre, mais les dessins apportent tant.

J’aime le décalage que les images font ressentir, ces fantômes se cachent et nous incluent dans leurs facéties ou encore en se cachant dans des objets du quotidien. C’est toujours inattendu, amusant et plein de malice. En plus de cela, la palette de couleurs employée pour cet album est parfaitement pensée pour coller à cette atmosphère hantée, des nuances de blanc à noir en passant par du gris, seule la petite fille sort du lot.

Enfin, les illustrations ont cette magie de mélanger le dessin avec de la peinture et du feutre tout en montrant un manoir qui lui est composé de photos, de collage pour le rendre le plus réel possible. Le résultat est frissonnant à souhait. Les fantômes sont aussi attachants que cette petite fille. J’ai hâte de pouvoir me replonger dans la bibliographie de ce créateur.





Pedro crocodile et George alligator de Delphine PERRET
Éditions Les fourmis rouges – 2013 – 32 pages – 17 €
Album Jeunesse | Enfance | Humour | Animaux | École



Georges et Pedro sont deux cousins. L’un est alligator, l’autre crocodile, et ils commencent à en avoir marre qu’on les confonde constamment. Ils quittent donc la jungle pour aller à la recherche d’enfants, ces fameux êtres qui se mangent et qui colportent de fausses rumeurs. Après une très longue marche, ils arrivent à l’école, où l’accueil n’est pas des plus chaleureux…



Un album bien sympathique sur lequel je me devais de m’arrêter, forcément, il est de Delphine Perret, donc j’étais très curieuse de savoir ce qu’il pouvait raconter. Une bonne surprise et je suis impatiente de découvrir un nouveau livre de cette autrice-illustratrice.

En attendant, quel régal de découvrir Georges et Pedro, deux animaux très attachants qui vont vivre une aventure des plus rocambolesques. L’un est un alligator, l’autre un crocodile et ayant assez d’être confondus à tout bout de champ, ils vont aller à l’école, déterminés à croquer un enfant ou deux. Rien que le pitch m’a fait sourire et m’a poussé à emprunter ce livre.

Ce fut une belle lecture, les personnages sont sympathiques, leurs aventures dans cette école était si drôle et un peu touchant aussi. C’est un album plein de vie et d’humour, avec de beaux messages dans le fond, et le final est absolument parfait, un beau clin d’œil au début de l’histoire. Vraiment, j’ai adoré l’intrigue développé et la manière dont chaque page tournée, il y a une surprise.

Autant sur le texte qui est fin, ciselé et parfait pour une lecture à haute voix, mais aussi à travers de l’illustration. Dans les dessins, il y a des détails dont seule Delphine Perret en a le secret et ça ajoute pas mal de piquant. Je retrouve avec plaisir ces lignes noires contrastant uniquement avec ces deux formes colorées en vert qui sont nos deux héros.




Mimi Rose, la postière de bisous de Nicola LUBAC et Delphine RENON
Éditions Gründ – 2025 – 24 pages – 15 €
Album jeunesse | Fées | Train



Aide Mimi Rose dans sa tournée des bisous ! Savez-vous que certaines fées rendent service aux humains ? Leur rôle est de livrer les bisous envoyés au loin. Parmi elles se trouve Mimi Rose, la fée courageuse qui ose ! Aujourd’hui, une mission de la plus haute importance l’attend !



Je suis contente d’avoir découvert cet album jeunesse via la Masse Critique de Babelio, parce que j’avais super envie de découvrir les textes gagnants des concours Gründ, donc merci à la maison d’édition parce que j’ai passé un bon moment de lecture avec ce texte.

J’ai bien aimé l’histoire que j’ai trouvé très jolie, mignonne et douce, elle était parfaite pour le lectorat visé, les 3-5 ans. C’était hyper apaisant et j’ai bien aimé le personnage de Mimi Rose, elle était adorable et c’était cool de la suivre dans sa nouvelle mission.

Le texte est accessible et agréable à lire que cela soit pour soi-même ou lire à haute voix, surtout que la maquette permet de jouer avec, il y a des phrases qui se tordent comme pour suivre le sens du vent, c’était bien pensé.

Enfin, les illustrations qui sont super belles, j’ai adoré ce style à base de crayons de couleurs, avec la palette de couleur douces, ça renforce l’aspect féerique donné à ce monde plein de fantaisie. J’ai bien aimé le design des personnages, en particulier des petites fées.



Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash * Maisons d'éditions pour les planches

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Aneth, apprentie sorcière d’Elodie SHANTA
Tome 1 : Magie & Pissenlits – Tome 2 : Trésor et Piraterie – Tome 3 : Mystère et Bizarrerie
Éditions Glénat – 2022, 2024 – 80 pages – 9 à 11 €
Littérature jeunesse | Bande dessinée | Magie | Humour | Créatures fantastiques et aliens | Fantasy | Piraterie



C’est la rentrée des classes pour tout le monde… même pour les petits sorciers ! Aneth intègre son école de magie, et découvre cet univers extraordinaire : entre les élèves qu’elle trouve bizarres, les profs un peu zinzins et une invasion de pissenlits au château, on ne peut pas vraiment dire que la magie du quotidien opère facilement !



Aneth est hyper attachante, elle découvre son école de magie et nous entraîne avec elle dans une situation aussi truculente que rocambolesque. J’ai aimé sa détermination à sauver le lieu, son humour parfois grinçant, le fait qu’elle soit de mauvaise foi et grincheuse qui la rendent adorable.

Coup de cœur pour le personnage d’Hermiald, l’alien qui est décalé et à mourir de rire, tête en l’air et pour le moins curieux, mystérieux. Les autres élèves sont bien pensés, Connie est trop gentille, Lilite la démone très intelligente, Mihai le vampire, j’aime énormément leurs répliques.

Parce que l’humour est très présent et bien dosé, que cela soit à travers les situations, les dialogues entre les personnages ou par la mise en scène, l’autrice sait manier diverses formes d’humour et j’ai pas ri devant certaines planches.

Cette bande dessinée jeunesse est à destination des plus petits et c’est super agréable à prendre en main, à parcourir parce que chaque page est un strip à quatre cases, réunis en chapitres pour nous narrer le fil rouge de ce premier tome, l’envahissement de l’école par une armada de pissenlits. La maquette est donc très lisible et accessible, avec un texte oarfaitement dosé pour exposer, expliquer et faire rire.

Enfin, les illustrations sont très chouettes, j’aime bien ce style graphique épuré, le design des personnages permettent une identification rapide et certaine en un clin d’œil. Les décors et les objets sont reconnaissables, cette école de magie vit sous nos yeux et les couleurs sont pétillantes et franches à l’image de ce que véhicule la série.

J’ai adoré les deux tomes que j’ai lus (le deuxième et le troisième), parce que cela permet de retrouver le bel univers d’Aneth, ses personnages charmants et mignons, l’humour parfaitement dosé entre ironie et absurde. Je me suis régalée en particulier avec Trésor et Piraterie parce que j’ai totalement adhéré à l’histoire en fil rouge : des fantômes, des pirates, une chasse au trésor.

Le troisième tome permet d’étoffer l’univers de l’autrice, notamment à travers le personnage aussi charismatique qu’atypique, Hermiald. J’adore l’ambiance de ces petites bandes dessinées, le fil rouge est chouette à découvrir et j’aime cette construction en petits strips de quatre cases par planche.

C’est super aéré et lisible avec un texte soigné et parfaitement adapté au public-ciblé, avec cet humour qui me ravit, la personnalisation des différents protagonistes me plaît – parce que j’ai forcément mes petits chouchous comme Aneth, Hermiald ou encore Lilite. C’est plein d’entrain, jovial et avec cette pointe d’absurde qui me régale.

Enfin, les illustrations sont chouettes, ça rend le tout hyper attachant, loufoque et gai, attrayant et adorable, les décors comme les personnages sont juste ce qu’il faut pour donner un cadre, des expressions aux protagonistes, formes et couleurs sont trop mimi. Je suis impatiente de découvrir le prochain opus.





Gone with the wind de Pierre ALARY
Tome 2 de la saga Gone with the wind
Éditions Rue de Sèvres – 2025 – 154 pages – 27 €
Bande dessinée | Lectorat Adulte | Classique | Historique | Adaptation littéraire | Romance | États-Unis | 19e siècle
Avertissement : [violences physiques et verbales, décès et deuil, mort d’enfant, alcoolisme, guerre]
D’après le roman de Margaret MITCHELL, Autant en emporte le vent



Scarlett O'Hara, jeune fille d’une riche famille d’Atlanta au sud des États-Unis, connait une vie douce et confortable, menée au rythme de son caractère déterminé et audacieux. Lorsque la Guerre de Sécession débute en 1861, ses repères s’écroulent, et de lourdes responsabilités s’imposent à elle. Au milieu de la destruction et de la mort, Scarlett rêve pourtant d’amour : celui pour Ashley Wilkes, pourtant promis à une autre, et qu’elle porte secrètement depuis toujours. L’arrivée de Rhett Butler, homme sans foi ni loi, aussi immoral que séduisant, rebattra de nouveau les cartes dont la jeune fille dispose pour atteindre le bonheur.



Deuxième et dernière partie de cette bande dessinée signée Pierre Alary d’après le roman de Margaret Mitchell. Je pense que ce voyage sera probablement mon unique détour dans cet univers « Autant en emporte le vent » et je ne lirais donc pas le livre d’origine, en revanche, cette adaptation est d’excellente qualité et mérite clairement qu’on s’y arrête.

Les deux tomes sont d’une très belle qualité sur le plan physique, l’objet-livre est soigné et les illustrations sont magnifiques, j’ai adoré le coup de crayon de l’artiste, c’est hyper expressif sur le plan des émotions. Les compositions sont aussi fascinantes que les jeux de couleurs pour donner des ambiances particulières, pour retranscrire des émotions, des joutes verbales, les joies et les peines. Le design des personnages permet de les rendre identifiables très rapidement, les décors sont beaux et immersifs.

Les interactions entre les personnages permettent aux textes d’être très présent, soigné tout en offrant rapidement les enjeux et explications. J’ai donc été fasciné par Scarlett O’Hara qui est singulière, avec des aspérités et des failles, on s’y attache et pourtant, elle sait être détestable. Ce qui lui arrive, son évolution, ses manigances, sa liberté d’agir et de penser font qu’elle est captivante à suivre, surtout que ce deuxième tome ne l’épargne pas.

Quant à Rhett Butler, il est tout aussi moralement gris, il a des allures d’aventurier dangereux, de flambeur séduisant, mais il perce à jour Scarlett, la comprend et ne la juge pas, il s’en amuse. Lui aussi connaît une évolution très intéressante pour ce second tome et l’on a un peu de compassion envers lui en découvrant le final. Mélanie, Ashley Wilkes, tous ces personnages qu’ils soient secondaires ou tertiaires apportent quelque chose en plus au récit en bien comme en mal.




De Cape et de Mots de KERASCOËT et Flore VESCO
Éditions Dargaud – 2022 – 103 pages – 21 €
Bande dessinée | Lectorat Adolescent | Conte | Aventure
D’après le roman de Flore VESCO, De Cape et de Mots



Au palais, les demoiselles de compagnie se succèdent. Aucune d’elles n’est capable de satisfaire les caprices d’une reine tyrannique. Serine décide de tenter sa chance. Avec son goût des bons mots et ses facéties, la jeune fille va souffler un vent de folie sur la cour. Sans se douter qu’elle est en train de risquer sa vie.



Comme j’avais adoré le roman de Flore Vesco à sa sortie, je ne pouvais pas passer à côté de cette adaptation et qui à son tour, m’a donné envie de relire le livre. Ce fut un beau moment de lecture et j’en ressors enthousiaste.

L’adaptation est réussie, j’ai retrouvé avec plaisir les grandes lignes de l’intrigue, ses rebondissements au sens propre comme au figuré, ses révélations rocambolesques, une aventure dynamique et drôle. Quelle joie de voir Serine faire ses premiers pas à la cour, tourner au ridicule la noblesse avec une belle élégance, de proposer ce vent de fraîcheur, de la voir mener l’enquête, de se venger des coups bas. J’ai adoré cette lecture.

Le texte est une vraie pépite en matière de littérature jeunesse et Flore Vesco a su adapter son roman pour en faire un scénario de bande dessinée agréable à suivre. C’est piquant et pétillant, avec de nombreux jeux sur la langue et les mots, avec une fantaisie audacieuse, un rythme mené tambour battant et je ne me suis pas ennuyée une seule page.

Au-delà du personnage de Serine qui est adorable à suivre, j’ai apprécié découvrir toute cette galerie de protagonistes et d’antagonistes haut en couleur, avec des réflexions féministes, des thématiques sur les strates sociales et la politique. Les illustrations sont très chouettes, ce n’est pas le style que j’affectionne le plus, mais j’ai trouvé que c’était délicat, avec de jolies couleurs douces et une belle lisibilité en plus de ça.




Le secret des bonbons pamplemousse de Camille MONCEAUX et Virginie BLANCHER
Éditions Robert Laffont – 2023 – 192 pages – 23 €
Bande dessinée | Adulte | Contemporain | Japon | Famille
Avertissement : [scène de violences verbales – physiques – conjugales, adultère, deuil, thème de l’avortement et du harcèlement]
Radar à diversité : [personnages japonais et culture japonaise, protagonistes LGBT+]



Dans un Japon rural et contemporain, une chronique familiale subtile, poétique et engagée, où les femmes qui la composent tentent de guérir de leurs blessures, du poids de la société, et des non-dits. Un petit village de bord de mer, quelque part entre Tokyo et Atami. Alors que l’été approche, les habitants de la confiserie Itô Konpeitô, où l’on fabrique ces petits bonbons japonais à base de sucre parfumé, voient revenir Mayumi pour la première fois depuis un an. Personne ne connaît les raisons de sa longue absence à l’exception de Shiro, le chat. À mesure que les journées s’égrènent au rythme des saisons et des rituels, les secrets des unes et des autres se dévoilent.



J’avais tellement envie de découvrir cette bande dessinée depuis sa sortie, savoir que Camille Monceaux était derrière le texte m’enchantait. Je ressors super contente de cette lecture qui m’a énormément touchée et je serais trop contente de lire d’autres histoires de ce duo.

Clairement, j’ai passé un chouette moment avec cette ambiance du Japon rural, dans ce village de bord de mer, à suivre cette famille durant plusieurs mois au fil des saisons, cela permet aussi de se familiariser avec la culture japonaise, les fêtes et rituels. Donc sincèrement, le décor comme l’ambiance ont été travaillés avec soin et ça participe tellement au charme de cette BD.

Le texte est merveilleux à suivre, accessible et prenant au niveau des interactions entre les personnages, ces derniers étant si touchants dans leurs histoires personnelles, j’ai tellement aimé à connaître cette famille et à voir les évolutions. C’était super humain et riche en émotions, il y a des messages et des thématiques très engagés, forts et doux sur l’inclusivité et la diversité, j’ai adoré.

Les illustrations sont chouettes, j’ai trouvé que le travail avec les crayons de couleurs était top, juste ce qu’il faut pour donner du caractère aux personnages, donner une ambiance et des décors, être expressifs dans les émotions, la palette de couleurs était top, j’ai beaucoup aimé le visuel et j’ai passé un bon moment à regarder les détails. Cette BD était un régal, une bulle que j’ai lue d’une traite tant j’étais à fond dedans.





Le festival du Dragon-thé + La Tapisserie du Dragon-thé de K. O’NEILL
Tomes 2 et 3 de la saga Le Dragon-thé
Éditions Bliss (Valiant) – 2021 et 2022 – 131 et 136 pages – 22 €
Bande dessinée | Enfance | Fantasy | Cosy Fantasy | Dragon



Rinn a grandi entourée de dragons-thé dans son village, mais tomber face à un véritable dragon est tout autre chose ! Elle rencontre Aedhan, un jeune dragon qui avait été envoyé pour protéger le village. Mais Aedhan s’est endormi dans la forêt il y a quatre-vingt ans… Avec l’aide d’Erik, l’oncle de Rinn, et de son compagnon Hesekiel, ils vont tous enquêter sur les mystères de ce sommeil enchanté. Mais Rinn souhaite surtout aider Aedhan à accepter le fait qu’il ne pourra pas rattraper le temps perdu…



Tellement contente de replonger dans cet univers doux, poétique, coloré et qui fait tellement de bien quand on a envie de s’offrir une pause, une porte d’entrée dans la cosy fantasy. C’est une excellente bande dessinée pour la jeunesse et pour celles et ceux qui veulent un retour à l’enfance avec de la magie, des dragons trop mignons et de très belles illustrations. C’est inclusif et doux, vraiment une excellente saga jeunesse en matière de bande dessinée.

Parce que les planches sont magnifiques, le « Festival du dragon-thé » m’a totalement subjuguée dans ces palettes de couleurs, dans le design des créatures et des personnages, dans l’expressivité des protagonistes alors que pour autant, le style ne s’embarrasse pas de détails minutieux. Mais les formes comme les couleurs offrent un spectacle de toute beauté, j’en prends plein les yeux. « La tapisserie du dragon-thé » donne pléthore de scènes mystiques avec les rêves de Minette, les couleurs sont fabuleuses, et cette avancée des saisons offrent des paysages variés, j’ai adoré.

L’histoire est toujours touchante, dans le second opus, on rencontre Rinn qui enquête avec Erik son oncle et Hesekiel sur un mystère intéressant concernant Aedhan, une dragonne qui s’est endormi dans la forêt. J’ai beaucoup aimé cette affaire de mystère, de magie, sur le temps qui passe, l’amitié et l’amour, sur le sens de la vie et ses envies, c’était à la fois doux et amer, plein d’espoir et nostalgique. J’ai franchement aimé rencontrer tous ces personnages et découvrir leurs interactions.

Quant au troisième tome, il nous offre un beau voyage au fil des saisons pour donner une conclusion douce et si riche en émotions, tous les personnages de la saga se retrouvent, Greta et Minette ont énormément évolué depuis le premier opus et leurs histoires sont très chouettes à suivre. J’ai eu une petite préférence pour celle de Greta parce qu’on parle d’artisanat, de deuil et de dragon-thé en souffrance, mais celle de Minette a fini par me séduire, en raison des thèmes, de l’étoffement de l’univers de K. O’Neill.

Le texte est toujours soigné et juste ce qu’il faut, économe quand il faut laisser la contemplation et les émotions nous saisir, proposer des dialogues simples et efficaces pour comprendre les enjeux, passer du bon temps entre amis, profiter d’un bon repas et venir en aide à son prochain, c’est un beau travail de la part de K. O’Neill. Je suis impatiente de pouvoir me prendre l’intégrale ne serait-ce que pour m’offrir une pause de douceur avec une relecture.




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Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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