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La citadelle d'Ewylyn




Un thé à l’eau de parapluie de Karen HOTTOIS et Chloé MALARD
Éditions Seuil Jeunesse – 2020 – 32 pages – 12 €
Album jeunesse | Enfance | Automne | Tranche de vie | Cosy | Amitié



Lorsque l’été laisse place à l’automne et que la pluie ruisselle derrière ses fenêtres, Elmo devient triste et regrette le soleil d’été. Heureusement, il a un truc pour se remonter le moral. Il prépare un thé à l’eau de pluie et se remémore les vacances et le beau temps en le buvant. De nouveau joyeux, il peut enfin profiter des joies de l’automne.



Un chouette album jeunesse que je ne connaissais pas avant de le recevoir à mon anniversaire. Il est parfait pour orchestrer la transition entre l’été et l’automne, avec ce petit goût de nostalgie.

J’ai adoré cet aspect vivre-ensemble, entre partage d’activités extérieures et gourmandises à savourer bien au chaud. Il a une ambiance chaleureuse et douillette, c’est mignon et apaisant, calme et doux. J’ai passé un bon moment à me plonger dedans.

Le texte est court, mais il est poétique à lire, avec de beaux messages, prônant la contemplation, le partage, l’acceptation de ses émotions. J’ai trouvé Elmo hyper attachant, le design même des personnages les rendent trognons.

Les illustrations sont très chouettes, j’aime énormément ce mélange entre aplats de couleurs et lignes/pointillés, les formes versus les traits, le mix de crayon de papier, de feutres et d’encres. Cela rend le tout dynamique et intéressant à regarder. On s’attache à admirer les détails et à se demander quelle technique a été employé ici ou là. Les couleurs sont parfaites pour l’automne en plus de ça.





Chevalier Chouette de Christopher DENISE
Éditions L’École des loisirs (Petite Palette) – 2024 – 52 pages – 8 €
Album jeunesse | Enfance | Conte | Médiéval | Chevalier | Dragon | Amitié



Chouette n’avait qu’un rêve : devenir chevalier. Il serait courageux. Il serait astucieux. Et il aurait beaucoup d’amis. Après tout, ce n’est pas parce qu’on est petit qu’on ne peut pas accomplir de grandes choses ! Mais cela semblait impossible, jusqu’au jour où…



Très gros coup de cœur pour ce premier titre de la série Chevalier Chouette. J’ai hâte de découvrir les autres désormais, je connaissais de nom et cela faisait un bout de temps qu’ils étaient dans ma wishlist, donc très heureuse d’avoir pu le recevoir à mon anniversaire.

J’ai adoré l’ambiance médiévale dans ces illustrations, les couleurs d’ocre et de jaune pour un aspect conte de papier, avec les couleurs plus naturelles pour la chevalerie et celles plus sombres de la nuit. Cela donnait une atmosphère atypique à chaque page et c’était super bien fait.

Il y avait un aspect fantasque et merveilleux, singulier et attachant en suivant cette adorable chouette qui rêve de devenir un chevalier exceptionnel. C’était une très belle histoire, bien écrite, palpitante avec de très beaux messages sur fond d’amitié.

Je me suis vite prise au jeu, j’ai aimé cette petite chouette dès les premières pages et suivre ses aventures m’a séduite du début à la fin, j’avais le sourire tout du long.





OH ! Un livre qui fait des sons de Hervé TULLET
Éditions Bayard Jeunesse – 2017 – 64 pages – 12 €
Album jeunesse | Petite enfance | Art | Humour



C’est un livre sonore : tu poses ton doigt sur la page et… c’est toi qui fais les sons !



Très contente de poursuivre ma découverte de la bibliographie de cet auteur-illustrateur avec un nouveau livre emprunté à la médiathèque, je suis toujours conquise par l’expérience de lecture, c’est un régal sur le plan de l’éveil, pour jouer avec l’objet.

Pour ne pas changer une habitude qui gagne, Hervé Tullet reprend les couleurs primaires, le bleu, le rouge et le jaune pour nous amuser. Il mise sur l’aspect interactif du livre, le fait que l’on puisse jouer avec les enfants, le lire et relire sans modération et gagner des points en imaginaire.

En effet, il est parti sur la thématique du son, et de s’amuser avec les couleurs. Ainsi, on joue le texte, l’enfant comme l’adulte peuvent créer des sons, suivre les directives de l’auteur et créer un beau moment de complicité. Je suis trop fan du concept et Hervé Tullet parvient à se réinventer album après album.

Il y a des jeux de formes, de couleurs, on passe des figures géométriques à des éléments à identifier comme des notes de musique, des moyens de transports, des animaux ou encore des robots, il arrive même à transformer ces points en personnages vivant de curieuses histoires. De ce fait, chaque double-page part sur quelque d’inattendu et de savoureux.




Moi, j’ai peur du loup d’Émilie VAST
Éditions MeMo – 2018 – 52 pages – 13 €
Album jeunesse | Enfance | Jeunesse | Peur | Animaux



Au fil des pages, l’un des lapins égrène les qualités qui font du loup un animal effrayant, tandis que l’autre attribue ces qualités à un animal différent. Le loup devient alors un hybride très étrange, bien loin du loup réel, bien plus élégant et moins effrayant ! Alors, qui a peur du loup ?



Cela faisant très longtemps que je n’avais pas emprunté un livre d’Émilie Vast, même si ce n’est pas l’envie qui me manquait. Quand j’ai vu la couverture de celui-ci, je me suis jetée dessus à la médiathèque, résultat : un très chouette livre, drôle et mignon.

Il est intéressant en raison de sa construction narrative hyper dynamique, cela donne à la lecture un aspect malicieux et c’était parfait pour déconstruire l’imaginaire autour de la peur du loup. En effet, Émilie Vast joue sur les formes et l’imagination pour proposer un beau dialogue entre deux lapins.

Le texte est simple et efficace, élégant et d’une grande tendresse. Les échanges donnent lieu à des situations comiques sans être moralisateurs, c’est rassurant et idéal si vous avez un enfant qui a la peur du loup. Le texte se prête bien à un jeu de lecture orale en plus de ça.

Enfin, les illustrations sont très agréables à regarder sur le plan graphique, c’est épuré avec des grands aplats de couleurs, mais Émilie Vast sait jouer sur les textures, les traits, le vide et le plein pour donner un visuel fascinant. La palette de couleur est très jolie en plus de ça, un vrai régal sur le plan esthétique.




Casse-Noisette de Fabien BAUDRY
Éditions Grenouille – 2025 – 35 pages – 15 €
Album | Adaptation d’un conte | Aventure | Fantastique



La nuit de Noël, Marie reçoit un cadeau bien étrange : un casse-noisette en bois. Mais lorsque minuit sonne, tout bascule… Le jouet s’anime, les soldats de plomb prennent vie et Marie est entraînée dans une incroyable aventure au cœur d’un monde féerique peuplé de souris, de royaumes sucrés et de rêves éveillés. Redécouvrez le célèbre conte d’Hoffmann dans cette adaptation accessible et magnifiquement illustré par Fabien Baudry.



Une trouvaille au détour d’un rayon et comme nous étions le jour de la Saint-Nicolas et que Casse-Noisette est l’un de mes contes de noël préféré, je l’ai directement acheté sans réfléchir plus longtemps. C’est un très bel album jeunesse et une magnifique adaptation de la part de Fabien Baudry.

Le texte est de qualité et reprend les grandes lignes du conte d’Hoffmann, ce qui a su me captiver dès les premières lignes, c’est parfait pour faire découvrir ce conte aux enfants entre 7-8 ans à 10 ans. Ou alors le lire à haute voix à un plus jeune public.

Parce qu’en vrai, les illustrations sont magnifiques, j’ai adoré le design des personnages, les compositions, les jeux de lumière, c’est une vraie plongée dans cet univers enchanté, plein de magie, autour de noël, de l’hiver, des pâtisseries, du chocolat et des confiseries, avec un zeste de dance.

Si jamais vous souhaitez découvrir Casse-Noisette ou le faire découvrir, cette version est parfaite, le texte est accessible, agréable à lire, reprend fidèlement le conte d’origine, avec de très belles images qui me font regrette de ne pas avoir une version avec le texte intégral.



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La maison qui parcourait le monde de Sophie ANDERSON
Éditions L’école des loisirs – 2020 – 306 pages – 16 €
Roman | Adolescent | Fantasy | Mythe de Baba Yaga | Deuil | Voyage
Avertissement : [roman traitant de la mort et du deuil]



Tout ce que veut Marinka, 12 ans, c’est un ami. Un véritable ami. Pas comme sa maison aux pattes de poulet. Bien sûr, la maison peut jouer à chat ou à cache-cache, mais Marinka voudrait un compagnon humain. Quelqu’un à qui elle pourrait parler, et avec qui elle pourrait partager des secrets. Mais c’est difficile quand votre grand-mère est une Yaga, une gardienne qui guide les morts dans l’au-delà. C’est encore plus difficile quand vous vivez dans une maison qui parcourt le monde, vous emportant avec elle. Pire encore : Marinka est formée pour devenir Yaga. Cela signifie pas d’école, pas de fêtes ni de camarades de jeu. Alors, quand Marinka tombe sur l’occasion de se faire un véritable ami, elle n’hésite pas à enfreindre toutes les règles…



Depuis sa sortie il m’intriguait, le résumé, cette histoire de réécriture du mythe de Baba Yaga, la couverture qui est très jolie, j’avais super envie de le découvrir et je suis contente de l’avoir reçu à mon anniversaire. Je l’ai précieusement conservé pour la période de fin octobre et début novembre, parce qu’il est parfait pour cette temporalité. Ce fut une belle lecture et j’ai hâte de pouvoir lire d’autres romans de l’autrice comme la Fille qui parlait ours ou encore Le château de la magie interdite.

C’est une belle histoire autour du deuil et de la mort, mais l’autrice insuffle aussi beaucoup d’amour et de vie, de musique et de danse, de souvenirs et de transmissions, de famille avec les liens intergénérationnels, c’était délicat et simple, poétique et bien écrit. Là-dessus, les messages m’ont totalement captivée.

La plume de l’autrice est très élégante et soignée, sans être lourde et maniérée, il se dégage une ambiance douce et des émotions fortes, quelque chose de poétique et de magique, l’histoire nous emmène au cœur d’une quête initiatique auprès d’une adolescente caractérielle – qui même si j’ai eu beaucoup de mal avec Marinka, a su me captiver par le voyage entrepris.

J’ai aimé cet univers que l’on ne parvient pas à saisir s’il est fabriqué de toutes pièces ou s’il est réel avec une pointe de magie. J’ai adoré découvrir les Yagas et leurs maisons à pattes de poulets gambadants pour venir en aide la nuit aux morts et les faire passer dans l’après. Cela donne de belles histoires, un voyage qui m’a émerveillé. Et la maison de Marinka et de sa grand-mère est si fantastique, c’est un personnage à part entière et je m’y suis très vite attachée.

Si je devais donner quelques points noirs à cette expérience, le personnage de Marinka fut compliqué à bien des moments, même si son attitude est compréhensible. Et j’aurais vraiment aimé en savoir plus sur tout cet univers, en lire davantage tant il était passionnant. En revanche, les illustrations à l’intérieur sont très belles et font partie de ce curieux chemin, j’ai adoré personnellement.



L’éclat et la nuit de Lysandre ASAELO
Tome 1 de la saga L’éclat et la nuit
Éditions Hachette – 2025 – 480 pages – 19 €
Roman | Young Adult | Fantasy | Intrigue de cour | Mensonges et trahisons | Magie | Royauté
Avertissement : [scènes de violences verbales et physiques, meurtres, chantage]



Descendante illégitime des Avénemenciels, Cèdre est la dernière à porter la magie de trois étoiles et à pouvoir, grâce à elles, voir l’avenir. Forcée de vivre dans l’ombre, elle rêve pourtant de restaurer sa lignée et de devenir la sauveuse de l’empire vacillant. Afin d’obtenir la reconnaissance et la puissance qu’elle convoite, Cèdre s’introduit dans le palais en se faisant passer pour une divinatrice, et s’approche de l’empereur Arthéus. Lui seul peut réveiller pleinement son don, grâce au rituel des Portes-Étoiles…



Une très bonne lecture et un beau coup de cœur pour cette découverte faite grâce à la masse critique de Babelio, merci aux éditions Hachette pour cet envoi. J’ai été très agréablement surprise, parce que je ne m’attendais pas à un roman aussi passionnant, j’avais un peu peur avec le résumé d’avoir une histoire de fantasy, un peu d’intrigue de cour et de la romance.

L’autrice a fait un travail incroyable pour donner à son univers de la densité, de la complexité et des détails. Je me suis retrouvée avec plusieurs familles et des pouvoirs particuliers, une histoire de complots, de trahisons et de mensonges, de chantages et de secrets à percer très bien rythmée et passionnante. Il faut s’accrocher, parce que ça fait pas mal d’informations, mais j’aime ce genre de monde avec des nuances et pas mal d’éléments pour faire travailler les méninges.

Les personnages étaient captivants, qu’ils soient bons ou mauvais, ils ont de la personnalité, des secrets bien enfouis – ce qui donne de très bons rebondissements et des révélations mémorables. J’ai adoré découvrir Cèdre, même si j’ai eu du mal avec elle, je l’ai trouvée fascinante et déterminée à mener son plan à bien. J’ai bien aimé Arthéus, Nazire, Léonidas et Soléane et même si j’ai détesté Sambre, lui aussi était passionnant. En vrai tous les secrets permettent de tisser des relations complexes, de donner des éléments intéressants sur le passé et la mythologie de Vélenciel.

La plume de Lysandre Asaelo est super addictive, soignée et travaillée, je me suis régalée à imaginer Vélenciel et ses habitants, les répliques sont supers bien écrites et ciselées. J’ai lu la seconde moitié en deux sessions de lectures tant j’étais à fond dedans et que je voulais avoir le fin mot de l’histoire. Final qui est d’ailleurs splendide, doux-amer, épique et qui donne très envie de se jeter sur la suite (et dernier tome de cette duologie).



Le Cercle des Géographes d’Ina SIEL
Tome 1 de la saga Emblèmes
Éditions Mnémos (Naos) – 2023 – 379 pages – 22 €
Young Adult | Fantasy |
Avertissement : [scènes de violences verbales et physiques, morts]



Erèbe d’Aigremort ne quitte jamais son manoir, traumatisé par l’attaque d’une créature de cauchemar pendant son enfance. C’est pourtant son nom qu’une négociante nuptiale soumet à Cécilie, car il est le seul qui corresponde aux critères étranges de la jeune roturière fortunée. Érèbe accepte la proposition d’union et se laisse convaincre de participer aux sélections pour intégrer le Cercle des Géographes, qui organise des expéditions de prestige vers Exotica, une terre peuplée de créatures magiques. Érèbe compte bien y retrouver les racines de son passé alors que Cécilie souhaite profiter de l’escale à La Scientifica, une terre de sciences et de progrès, pour s’échapper du carcan que Naturalia impose aux femmes. Lorsqu’ils découvrent que le véritable enjeu est de ramener la magie d’Exotica à Naturalia, ils se retrouvent pris au piège de complots politiques qui les dépassent.



J’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman qui m’a tenu en haleine du début à la fin, je suis impatiente de lire la suite, et surtout de voir la sortie en format poche pour me prendre les deux tomes d’un coup. Je remercie Two girls and books pour m’avoir fait découvrir ce récit, il vaut le détour.

Son ambiance sombre et violente, avec cette présence de cauchemars, de mystères opaques, de dangers tapis dans l’ombre, c’était fascinant de découvrir cet univers. Et pour autant, l’autrice sait parfaitement doser sa plume pour ne pas en faire des caisses, c’est juste ce qu’il faut pour une atmosphère tendue. Ina Siel a un style fluide tout en étant soigné, travaillé sans être lourde. J’ai adoré personnellement.

J’ai bien aimé l’énergie des personnages, l’alchimie entre Erèbe et Cécilie, c’est une relation très atypique, entre défiance et confiance, entre respect et enjeux personnels. Ensemble comme individuellement, ce sont deux protagonistes attachants. Même si les jeux entre romance et mensonges pouvaient être un peu redondants, j’ai apprécié le voyage à leur côté. Les autres personnages, secondaires comme tertiaires sont sympathiques à rencontrer, et j’ai adoré ceux de l’expédition.

Car d’une intrigue de cour et de mariage, Ina Siel parvient à créer le changement subtil et progressif vers des enjeux plus grands, une expédition dangereuse sur un continent à explorer, avec son fonctionnement, sa culture, c’était prenant et j’ai apprécié ce premier tome qui est loin d’être introductif. La fin est d’ailleurs incroyable, les révélations sont bien orchestrées, ça donne tellement envie de découvrir ce qui va se passer dans le prochain opus.



Légendes & Lattes de Travis BALDREE
Tome 1 : Légendes & Lattes | Tome 0 : Sagas & Sable d’Os
Éditions J’ai Lu (proche), Ynnis (grand format) – 2023, 2024 et 2025 – 352, 387 pages – 9 € et 23 €
Adulte | Fantasy | Romance | Cosy Fantasy | Auberge | Librairie | Magie
Radar à diversité : [personnages et romance LGBT]



Viv, une orc mercenaire au passé sanglant, décide de changer de vie. À l’aide d’une légendaire pierre censée lui apporter la bonne fortune, elle se lance dans une entreprise audacieuse : la création d’un café. Un pari risqué, car dans la ville de Tuine, les elfes, lutins et autres ratelins ignorent tout de ce breuvage peu ragoûtant. Et lorsque les hommes de main du Madrigal, la mafia locale, viennent s’en mêler, et que l’un de ses anciens compagnons d’armes rôde alentour, Viv sait d’expérience que son aventure ne se déroulera pas sans embûches… Aux côtés d’une succube très perspicace, d’un hobgobelin mutique et de divers alliés improbables, Viv devra réussir à se tailler une place dans un monde qui lui est inconnu, tout en protégeant coûte que coûte ce qui compte le plus pour elle.



Depuis le temps que je souhaitais lire cette saga, je suis heureuse d’avoir pu profiter du Pumpkin Autumn Challenge pour ça, la version audio + poche pour Légendes et Latte, premier du nom. Et le grand format pour ce tome 0 qui se passe quelques années avant THE roman de cosy fantasy. J’en ressors très contente et avec l’envie de découvrir la suite, même si en vérité, Légendes & Lattes m’aura davantage convaincue que Sagas & Sable d’Os.

Légendes & Lattes a été génial, un petit coup de cœur, l’auteur a parfaitement réussi son pari, écrire un téléfilm dans un univers de fantasy. En résulte une intrigue ni trop longue ou trop rapide, juste ce qu’il faut ; équilibré entre tranche de vie et petite histoire à enjeu personnel. J’ai totalement adhéré à la lecture audio faite par Julien Allouf. L’histoire m’a séduite du début à la fin, j’ai adoré découvrir la construction de ce petit café, son évolution, c’était fascinant, doux et apaisant.

D’autant plus que la galerie de personnages présentés dans ce récit a su me toucher et me ravir. Chacun d’entre eux, du plus bavard au plus sinistre, du plus timide au plus chaleureux, a une histoire, une raison d’aider Viv ou de lui mettre des bâtons dans les roues, de l’accompagner et la faire évoluer. La relation développée entre Viv et Tandri est magnifique, j’en suis trop fan.

L’écriture est fluide, très agréable à suivre, juste ce qu’il faut pour planter le décor et les émotions, les dialogues sont au top pour faire avancer les intrigues. La nouvelle en fin d’ouvrage, l’interview et la recette ajoutent un plus pour poursuivre le voyage dans cet univers. Et qu’en est-il de Sagas & Sable d’os ? J’ai été bien moins emballée.

Pour être honnête, le cadre de l’histoire est génial, un aspect maritime, une librairie à aider, comme pour l’ouvrage précédent, l’auteur a soigné les décors, son ambiance de fantasy et de tranche de vie. L’histoire qui a un aspect plus poussé en fantasy classique avec la nécromancie était parfait, parce que le personnage même d’Havresac est trop génial. Même le griffouette est incroyablement mignon. Salinia, la libraire, est un très bon personnage en plus de ça.

Je retrouve Viv avec plaisir, elle était super à suivre dans cette histoire qui la met à mal, qui nous permet aussi d’avoir une autre vision d’elle, un autre fragment de son passé – comme pour la nouvelle explorée dans Légendes & Lattes. Cependant, en dépit de tous ces bons éléments et de toutes ces bonnes idées, je suis passée un peu à côté. J’ai trouvé que l’histoire était très longue, il y a pour moi, 70 à 100 pages de trop, ça se ressent au rythme que l’auteur a voulu faire plus long que son prédécesseur, mais justement, ce que j’aimais, c’était cet aspect « téléfilm » ni trop / ni pas assez.

Toutefois, cela n’atteint pas mon enthousiasme concernant cette saga, je serais d’ailleurs ravie de me prendre ce « Sagas et Sables d’os » en poche et de poursuivre mon aventure avec le prochain tome.



Petites lettres et grands miracles pour Noël de Debbie MACOMBER
Éditions Charleston – 2024 – 208 pages – 9 €
Roman | Adulte | Romance | Contemporain | Noël | Amitié | États-Unis



Dans le paisible village de Wenatchee, des guirlandes lumineuses ont été suspendues aux toits, un épais tapis de neige couvre les pelouses et il flotte dans l’air une odeur de biscuits de Noël. Mais le charme des fêtes ne semble pas pouvoir apaiser le chagrin de Lindy Carmichael qui vient de perdre, du même coup, celui qu’elle croyait être l’amour de sa vie et sa meilleure amie. Alors, quand sa mère lui conseille de renouer avec sa tradition d’enfance en envoyant une lettre au pôle Nord, Lindy est sceptique. Pourtant, la dernière fois qu’elle a rédigé une lettre au Père Noël, un beau-père est miraculeusement apparu dans sa vie et celle de sa mère. Alors peut-être que cette année aussi, ses vœux seront exaucés…



Un roman de noël que j’avais dans ma liste de curiosité depuis quelques années, j’avais très envie de découvrir cette autrice en plus de ça. Très contente d’avoir pu tester ce titre, et vu que j’ai passé un bon moment de lecture, il y a de fortes chances pour que je pioche dans la bibliographie de Debbie Macomber l’année prochaine.

Très clairement, nous sommes dans une romance contemporaine de noël qui est l’archétype du téléfilm dont on a l’habitude. C’est doux, c’est mignon tout plein, très agréable à lire, l’ambiance est très chouette, franchement, ça se laisse lire sans prise de tête, sans scène 18+, donc un petit bonbon en cette période hivernale.

Pour autant, ça m’a manqué un peu pep’s, l’histoire bien que très intéressante sur le plan des histoires personnelles, de l’amour et de l’amitié, avec des messages très jolis, était un peu linéaire et sans trop de surprises. Ainsi, c’est à vous de savoir ce qui vous plaît en matière de romance de noël afin de lui donner une chance ou non.

La plume était facile à lire, j’ai quasiment lu d’une traite ce roman, qui est rapide à lire, sans trop de fioritures et de développement, ou trop détaillés. J’ai adoré découvrir et suivre Lindy, voir son évolution au fil des rendez-vous avec Billy qui est un personnage sympathique, avec une histoire très touchante. J’adore ce petit twist de réalisme magique avec le Père Noël et les lettres incroyables.

En vrai, j’aurais aimé que l’aspect épistolaire soit un peu plus présent, parce que tout méritait un petit peu plus de travail, mais c’est aussi parce que j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégage du récit, la belle amitié entre Lindy et Peggy, les retrouvailles familiales.


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Le Cercle du Dragon-thé de K. O’Neill
Éditions Bliss – 2020 – 60 pages – 18 €
Bande dessinée | Enfance | Fantasy | Cosy | Dragon | Thé
Radar à diversité : [personnages et romances LGBT]



Greta, apprentie forgeronne, découvre une petite créature perdue sur la place du marché. En ramenant le dragon-thé chez lui, elle va rencontrer les deux propriétaires du salon de thé : Hesekiel et Erik. Ces derniers vont alors l’initier à l’art délicat du soin des dragons-thé. Tandis qu’elle se lie d’amitié avec eux et avec la timide Minette, Greta va découvrir l’étendue de cet art et comment les dragons-thé enrichissent leurs vies.



Très gros coup de cœur pour ce premier tome et je suis impatiente de pouvoir un jour m’offrir cette trilogie, en attendant, je la poursuivrais à la médiathèque, mais quel régal du début à la fin. J’étais curieuse dès sa sortie en raison de la couverture trop mignonne et de ce résumé qui invitait à faire une pause avec cette omniprésence du thé.

J’ai bien aimé la maquette du livre, avec cette belle séparation en saisons pour marquer le passage du temps, pour faire avancer le récit et donner cet aspect tranche de vie. C’est un univers de fantasy très chouette, juste ce qu’il faut pour nous mettre dans cette ambiance cosy et douce, réconfortant et apaisant. J’ai adoré faire la rencontre de tous ces petits dragons-thé trop mignons que cela soit par le biais du récit ou par les pages en fin de bande dessinée.

O’Neill a su créer une histoire très agréable à lire autour de la petite Greta, c’est un personnage attachant et j’ai apprécié sa relation avec Minette et les autres membres du cercle, nous avons donc un monde inclusif et fait de diversité dans lequel il fait bon de s’y plonger. Par ailleurs, chaque personnage voit son histoire se développer ce qui les rend très attachants, j’applaudis le travail fait pour donner aux enfants une belle histoire de cosy fantasy.

Les illustrations sont magnifiques, j’adore le design des personnages faits de créatures fantastiques, c’était une excellente idée. Les dragons sont merveilleux et trop trognons, j’ai mes petits chouchous, mais tous sont adorables. Découvrir ce cercle, les soins, la confection du thé auprès d’Hesekiel et d’Eric était top, ce sont de bons personnages. Et ces couleurs pastel et douces, cela donne une esthétique dont je suis trop fan.





Hooky de Miriam BONASTRE TUR
Tomes 1 et 2
Éditions Dupuis – 2023 – 210, 224 pages – 19 €
Bande dessinée | Adolescent | Fantasy | Aventure
Avertissement : [sujets de deuil, mort, violences physiques et verbales]



Dani et Dorian sont sœur et frère, jumeaux, et descendants de la prestigieuse lignée des sorciers Wytte. Après avoir raté le bus de l’école de magie, ils décident de se chercher un professeur perso, sans rien dire à leurs parents. Mais ils vont ainsi surtout se trouver de sacrés ennuis ! Car les sorciers ne sont pas tous aussi bienveillants qu’eux, et certains organiseraient même un complot… Ils vont se retrouver pourchassés par plusieurs familles magiques puissantes, qui pensent que l’un des deux est le Roi-Sorcier d’une prophétie. Heureusement, ils peuvent compter sur un groupe d’amis unique en son genre pour régler tous les malentendus que leurs bêtises ont causés. Mais peuvent-ils aussi régler les conflits du royaume une fois pour toutes ?



Dans la très longue liste des bandes dessinées qui me faisaient de l’œil depuis la parution du premier tome, il y a Hooky. Quel régal d’avoir pu mettre la main sur les deux premiers tomes d’un coup à la médiathèque, ils sont si difficiles à avoir en temps normal et d’autant plus heureuse de les avoir lu en cette période d’Halloween. Ils sont parfaits pour la saison automnal et j’ai passé un très bon moment de lecture.

Après un début un peu chaotique, le temps pour moi de me faire aux personnages, aux moult détails et subtilités à prendre en main, et l’aspect très bavard des protagonistes, j’ai fini par apprécier de me plonger dedans et d’enchaîner les deux tomes.

Les personnages sont très nombreux, mais ils sont attachants et très sympathiques, avec une histoire, une personnalité, des secrets que j’ai aimé voir, entrevoir ou percer à jour. L’autrice maîtrise cette part de mystère entourant certains d’entre eux et sait animer relations et interactions, donc je ne me suis pas ennuyée. J’ai mes petits chouchous comme la princesse Monica, le prince William, Marc ou encore Dorian Wytte.

L’univers et l’histoire sont riches en péripéties, en trouvailles, c’était rythmé avec un texte entraînant et des répliques bien pensées. Ce qui a surtout capté mon attention, c’est ce parfait travail entre univers coloré et bon enfant, les ingrédients d’une fantasy classique et cette maturité dans les thématiques explorées, cette tension pesante et ce final incroyable pour le second tome.

Les planches sont très belles, comme je l’ai dit c’est coloré et pétillant dans les couleurs employées, il y a un certain enthousiasme et émerveillement devant les lignes, les actions, les expressions des personnages. Ces derniers ont un chouette design en plus de ça. L’illustratrice est ravie de partager de chouettes bonus en fin d’ouvrage comme des interviews, partager son travail de conception des couvertures françaises, etc. Ce sont vraiment de beaux objets.





L'enfance de l'art + Le petit théâtre de la vie de Loïc CLEMENT et Anne MONTEL
Tomes 1 et 2 de la saga Miss Charity
D’après le roman Miss Charity de Marie-Aude MURAIL
Éditions Rue de Sèvres – 2020 et 2023 – 118 et 120 pages – 16 €
Bande dessinée | Adolescence | Historique | Famille | Art | XIXe siècle | Angleterre | Animaux | Sciences
Avertissement : [incendie volontaire, tentative de meurtre, mort et deuil]



En 1880, Charity est une petite fille de la bonne société anglaise. Endeuillée par la mort de ses petites sœurs, sa famille lui accorde peu d’attention ; aussi se réfugie-t-elle auprès de sa bonne, Tabitha. Elle élève également des souris dans la nursery, dresse un lapin, étudie des champignons au microscope et apprend Shakespeare par cœur, espérant qu’un jour quelque chose rompra sa solitude.



Je ne connaissais pas du tout ce roman de Marie-Aude Murail, mais je connaissais le travail d’Anne Montel et de Loïc Clément, donc en apprenant que cette saga parle d’histoire, d’art et de sciences, en partant de la vie de Beatrix Potter, je ne pouvais pas passer à côté. J’ai emprunté ce premier tome et j’en ressors conquise.

J’ai bien aimé l’intrigue, suivre l’éducation de cette petite fille vive et passionnée par le monde animal et végétale était trop chouette. Quelque part, ça m’a un peu rappelé les Malheurs de Sophie, avec tous les déboires vécus par notre héroïne. En voir l’évolution année après année était sympathique, et je suis fan du mélange entre arts et sciences.

Les personnages sont attachants, et ça me rend hyper curieuse de découvrir le roman d’origine, parce que je sens que je pourrais en apprendre plus sur eux. La famille de Charity est touchante, même si je ne suis pas fan des parents, la nurse Tabitha est singulière, elle peut être gentille, mais ses légendes terrifiantes la rendent parfois étrange. J’ai beaucoup aimé l’éducatrice qui l’aide dans son apprentissage de l’aquarelle, de la musique et des sciences.

Le texte est agréable à lire, simple et efficace, moderne pour être accessible sans pour autant renier l’aspect historique dans les relations, les expressions ou l’immersion. Cette dernière passe aussi par le travail des illustrations, de belles aquarelles, des planches lisibles, des couleurs qui rendent le texte vivant.

Un second tome qui me permet de conclure le dytique et qui me donne très envie de découvrir le roman de Marie-Aude Murail. J’ai passé un chouette moment avec Le petit théâtre de la vie, je l’ai même légèrement préféré au premier opus, en revanche, l’un comme l’autre m’a plongé dans une atmosphère prenante autour de l’art, du XIXe siècle et de la société britannique de l’époque.

J’ai adoré le fait de baigner dans un milieu entre art et science, l’amour des animaux et de la nature que Charity possède me rappelle Beatrix Potter (qui est d’ailleurs la source d’inspiration de cette histoire), et ce sens de l’artistique autour de l’aquarelle, du dessin, du théâtre, c’était fascinant et très intéressant. D’autant plus que ce parallèle entre le fictif et la vie de Charity autour du théâtre est bien pensé.

Il y a tout de la dramaturgie, des affaires de romance et des péripéties romanesques, des conflits intérieurs, des démons à combattre avec des conséquences terribles, des choix cornéliens à faire, des amours contrariés, des pertes et des rencontres, des jeux de dupes… J’ai vraiment beaucoup aimé découvrir toute la richesse de l’intrigue via ce deuxième tome. D’ailleurs, Charity est si attachante comme héroïne que je suis en compassion avec ce qu’elle vit.

Le texte est super, j’ai adoré les répliques des personnages, le seul reproche que j’aurais à dire c’est le choix de la typo qui est certes très esthétique et apprêtée pour la BD, mais qui peut parfois être confuse à décrypter. Quant aux illustrations, elles sont toujours magnifiques, avec cette patte d’aquarelles, de couleurs douces et de traits subtiles. C’est hyper agréable à regarder et j’en suis très fan.





Comme un oiseau dans un bocal : Portraits de surdoués de Lou LUBIE
Éditions Delcourt – 2023 – 181 pages – 22 €
Bande dessinée | Adulte | Sciences | Neuroatypie | Surdoués
Radar à diversité : [traite de la neuroatypie]



On parle beaucoup des enfants précoces, mais que deviennent-ils une fois adultes ? Birdo, brillant chef de restaurant, discret et solitaire, sait qu’il est surdoué depuis tout petit. Raya, prise dans une vie qu’elle sabote inconsciemment, cherche des réponses dans son diagnostic tout récent de « Haut Potentiel Intellectuel ». En confrontant leurs expériences, ces deux êtres singuliers vont repenser leur rapport à la douance.



Depuis le temps que les bandes dessinées de Lou Lubie sont dans ma wishlist, je suis contente d’avoir pu emprunter celle-ci à la médiathèque, parce que c’est ma dernière lecture de 2025 et un très gros coup de cœur.

C’est une excellente bande dessinée qui me donne envie de lire d’autres ouvrages de Lou Lubie, et même si je ne suis pas concernée par douance, beaucoup d’informations sont données pour comprendre le sujet, et je me suis retrouvée dans certains éléments. Attention, je ne ferais pas l’affront de dire que je suis HPI, seulement ce qui parlait d’hypersensibilité, d’empathie, des émotions en général m’a beaucoup parlé.

Le style graphique est super beau, je suis trop fan du design des personnages, du rendu des décors, de la composition des planches et des cases pour mêler l’histoire de Raya et de Birdo VS l’aspect ludique et pédagogique pour parler des surdoués. La palette de couleur rend le tout dynamique, captivant et simple, j’ai passé un très bon moment de lecture.

La lecture fut agréable grâce aux textes de qualité, une bonne dose d’humour, de la sensibilité, et c’était si passionnant de lire cet ouvrage. Les personnages sont attachants, j’ai aimé l’amitié qui relie Raya et Birdo, l’histoire est très touchante et d’une grande humanité.



Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash * BDGest (planches)

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Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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