instagram YouTube
  • Home
  • Ewylyn
    • A propos
    • Le blog
    • Soutien
    • Partenariats
    • 1 projet = 1 don
  • Autrice-Illustratrice
    • Autrice + Illustratrice
    • Autrice
    • Illustratrice
    • Portfolio
  • Créatrice
  • Chroniques
    • Romans
    • Lectures graphiques
    • Album jeunesse
    • Non-Fiction
    • Séries et Films Live
    • Animation
    • Jeux vidéos
  • Prestations
    • Bêta-Lecture
    • Commande d'illustrations
    • Création de contenus
    • Education artistique et culturelle
  • Documents
    • CGV
    • Politique de confidentialité
    • Mentions légales

La citadelle d'Ewylyn




TOY STORY 1 à 4


Un film de John LASSETER – 1995
Un film de John LASSETER, Ash BRANNON et Lee UNKRICH – 1999
Un film de Lee UNKRICH – 2010
Un film de Josh COOLEY – 2019

Je suis ton ami - CharlElie Couture



Quand le jeune Andy quitte sa chambre, ses jouets se mettent à mener leur propre vie sous la houlette de son pantin préféré, Woody le cow-boy. Andy ignore également que chaque anniversaire est une source d’angoisse pour ses jouets qui paniquent à l’idée d’être supplantés par un nouveau venu. Ce qui arrive quand Buzz l’éclair est offert à Andy. Cet intrépide aventurier de l’espace, venu d’une lointaine galaxie, va semer la zizanie dans ce petit monde et vivre avec Woody d’innombrables aventures aussi dangereuses que palpitantes.


Woody, le cow-boy à la démarche déhanchée, reste le jouet préféré d’Andy, même si aujourd’hui Buzz partage cette amitié. Toujours chef de bande, Woody protège et rassure tous les jouets de la chambre. Kidnappé par un collectionneur sans scrupules, Woody va découvrir qu’il fut jadis une vraie star. Après maintes péripéties, il va être confronté à la décision la plus importante de sa vie : rentrer chez lui pour retrouver Andy et les jouets ou rester pour devenir une pièce rare de musée.


Andy, le propriétaire de Woody a bien grandi si bien qu’il va entrer à l’université. Ses parents décident donc de vendre ses jouets. Buzz, le cow-boy et les autres embarquent dans une nouvelle aventure dans un nouveau lieu très particulier : la garderie ! Survivre aux enfants est-il si facile ?


Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…



Une tétralogie exceptionnelle à mes yeux, parce qu’elle a traversée ma vie, depuis le 1er film en 1995 jusqu’au dernier film en 2019. De plus, Toy Story compte parmi mes films préférés du côté Pixar, donc quelle joie de revoir ces films parce qu’ils sont géniaux.

La fresque de personnages développés en quatre films est merveilleuse, j’aime tellement les interactions entre les différents membres du groupe, les répliques sont parfaites, certaines sont devenues cultes. Il faut quand même rendre hommage à la VF qui offre un casting d’excellence et cela se ressent dans l’énergie des personnages. J’adore Woody, Jessie et Buzz l’Eclair, le couple M. et Mme Patate, Bayonne, ils sont inoubliables.

L’animation s’affine au fil des films et j’avoue que le dernier opus est magnifique à visionner, même si j’avoue que celui-ci n’est pas mon préféré. Je crois que le film que j’ai le plus aimé, c’est sans aucun doute le troisième, il est tellement émouvant, avec des scènes fortes et des thématiques magnifiques, il est au-dessus de tous. Je suis d’ailleurs impatiente de découvrir le prochain film qu’ils comptent faire, je fais confiance au studio pour donner des suites de qualité.

Pour le coup, le premier reste culte et j’ai bien aimé le revoir toutes ces années plus tard, parce que si le visuel a vieilli, les messages, cette belle ode à l’enfance et à l’imaginaire, le côté bon enfant et loufoque prend toujours. Et le second continue de jouer sur le monde des jouets, l’aspect collectionneur, j’aime énormément le fait qu’on reste sur ces thèmes, avec notamment les crèches ou encore les brocantes, c’était super cool.

Désormais, je vais pouvoir regarder les court-métrages, parce que là aussi j’ai très envie de rattraper mon retard et d’en revoir certains. Je vais terminer cette chronique en parlant des musiques qui sont géniales et parfaites à écouter sans modération sur Spotify.





LE BOSSU DE NOTRE-DAME + LE BOSSU DE NOTRE-DAME 2 : LE SECRET DE QUASIMODO



Un film de Gary TROUSDALE et Kirk WISE – 1996
Un film de Bradley RAYMOND – 2002
Adapté du livre Notre-Dame de Paris de Victor Hugo

Les cœurs sans logis - Maurane



En l’an de grâce 1482 à Paris, Quasimodo, jeune orphelin contrefait, est le sonneur de Notre-Dame. Il vit reclus dans le clocher sous la férule du puissant juge Frollo, son maître. Ses seules amies sont les gargouilles la Rocaille, la Muraille et la Voliere. Quasimodo rêve de vivre libre au milieu de tous ceux qu’il observe depuis longtemps. Ce moment tant attendu se présente le jour de la fête des fous et, désobéissant à Frollo, il se mêle au peuple venu célébrer la nouvelle année.


7 années se sont écoulées depuis le premier volet. Quasimodo, lui, sonne toujours les cloches de Notre-Dame, parmi lesquelles celle nommée La Fidèle, dont l’apparence dissimule une montagne d’or et de bijoux représentant une fortune pour qui voudrait s’en emparer. Or, c’est précisément ce à quoi pense Sarousch, le chef d’une troupe de cirque venue sur le parvis de Notre-Dame pour le fameux Festival de l’Amour…


Deux salles, deux ambiances pour cette série et très clairement, le premier est un chef-d’œuvre tandis que le second entre probablement dans les suites que j’ai le moins aimé, même s’il n’égalera pas Rox et Rouky 2. En tout cas, je suis contente d’avoir pu revoir ces deux Disney pour m’en faire un avis un peu plus frais.

Le Bossu de Notre-Dame est incroyable, en le regardant adulte, je me rends compte à quel point chaque scène, chaque plan est soigné dans la composition, de ses couleurs, ses ambiances, son texte très mature, ses thématiques passionnantes et ses personnages inoubliables. Je suis restée scotchée par mon visionnage et tout est absolument culte.

L’esthétique du film est un régal, entre les bohémiens aux couleurs chatoyantes, versus le Paris gris et terne de Frollo, en passant par la majesté de la cathédrale, c’était très chouette à admirer. Le travail entre le géant et le petit, entre les scènes de voltiges dans les airs et les ruelles, les coins cachés, j’ai adoré revoir le film rien que pour ces détails. Les chansons sont magnifiques, à l’image du texte en général, dans un ton mature, une violence parfois implicite. Le film a plusieurs niveaux de lecture qui le rend atypique parmi les sorties de l’époque et l’animation en général, surtout pour Disney.

Les personnages sont grandioses, je pense qu’Esmeralda (et avec Megara) l’une de mes héroïnes préférées (hors princesses), parce qu’elle est tellement incroyable, courageuse, empathique. Phoebus est loin d’être un subordonné de Frollo, il est d’emblée très critique et m’a plus d’une fois amusée, notamment avec son cheval Achille. Quasimodo est forcément extraordinaire, un personnage inoubliable par sa personnalité, son histoire et les messages portés, son amitié avec les deux autres protagonistes ou avec les gargouilles qui sont trop drôles.

Frollo est évidemment dans mes méchants préférés. Partez pas, je m’explique. J’ai toujours eu davantage peur pour les méchants ordinaires, ceux que l’on peut croiser au quotidien, comme Gaston, Rourke (Atlantide), Clayton (Tarzan), Frollo ou encore Hans (La reine des neiges). Parce qu’ils correspondent à des archétypes contemporains comme les harceleurs de rue, les mercenaires et chasseurs, les misogynes, le fanatisme religieux et les fous du pouvoir… Frollo est évidemment problématique sur plus d’un plan, mais c’est ça qui le rend fascinant.

Maintenant, tout ce que j’ai dit va disparaître pour aborder le second film. Parce que l’antagoniste est mou, inintéressant et plat, même si Madeleine est sympathique, cela ne rattrape pas les gros problèmes de rythme, de construction narrative du scénario qui est pas captivant. Les chansons ne sont pas folichonnes à l’exception de la chanson du générique de fin, et je n’ai pas compris le changement de carnation d’Esmeralda qui a un peu blanchi je trouve, Phoebus est méconnaissable dans sa personnalité qui manque un peu de son panache et qui surtout sombre dans un côté xénophobe qui n’était pas là dans le premier opus. J’ai rien capté aux choix artistiques et scénaristiques de ce second volet.





HERCULE


Un film de Ron CLEMENTS et John MUSKER – 1997

Sentimentale - Jenny Mac Kay



Dans la Grèce antique, alors que la fête bat son plein et que les fées se penchent sur le berceau d’Hercule, fils de Zeus, Hadès, seigneur des enfers, ronge son frein. En consultant les Moires, il apprend que les planètes lui seront favorables dans dix-huit ans. Pour gouverner l’olympe, il lui suffira de libérer les Titans, jadis emprisonnés par Zeus, après avoir élimine le seul dieu capable de le tenir en échec : Hercule


Un très bon Disney, qui même sans être réellement raccord avec la mythologie grecque nous offre un bon divertissement agréable à regarder. L’histoire est prenante, les personnages attachants, la musique est entraînante et le design bien pensé. On se laisse embarquer dans la Grèce antique, je me suis régalée à le revoir, et la VF est extraordinaire, pas de doute, il est dans mon top des films Disney.

J’adore le design donné aux personnages, il est atypique et spécialement créé pour ce long-métrage d’animation. Les divinités grecques sont sympathiques et je suis fan du design donné à Mégara. Les personnages sont attachants dans leurs dessins, mais ils le sont tout autant côté personnalité, quel que soit leur alignement (bon ou mauvais). Hadès est aussi drôle que machiavélique, un de mes méchants préférés je dois dire. Phil est adorable, Hercule toujours prêt à rendre service, Peine et Panique sont deux sbires sympathiques, Mégara est cynique… Nous avons des protagonistes qui nous permettent d’entrer de suite dans l’histoire.

L’histoire est prenante, j’aime le double jeu de Meg, la détermination d’Hercule, les espoirs de Phil, la conquête de l’Olympe de Hadès. Le tout saupoudré de mythologie grecque, une joie de voir le minotaure, l’hydre, le centaure, les Titans, les références aux mythes grecs sont nombreux et bien insérés dans l’histoire. Les décors sont très beaux, j’aime le rendu de l’Olympe ou encore le jardin où Meg et Hercule se retrouvent le soir. Le design des Enfers, avec toutes ces âmes tourbillonnantes, est bien trouvé. Le dessin est sympa et l’animation l’est tout autant, les effets spéciaux – principalement la magie – sont bien traités. Un vrai régal pour les yeux.

Autre parti pris très intéressant selon moi, les chansons. Le côté gospel des muses m’a énormément plu. Les chansons sont vraiment belles et les instrumentales sont de pures merveilles, elles nous mettent dans l’ambiance du film. J’aurais bien dû mal à choisir une piste, car toute la bande originale est sympathique.





MULAN + MULAN 2 : LA MISSION DE L’EMPEREUR


Un film de Tony BANCROFT et Barry COOK – 1998
Un film de Darrell ROONEY et Lynne SOUTHERLAND – 2004

Comme un homme - Patrick Fiori



Mulan est une belle jeune fille qui vit dans un village chinois. Malgré son amour et son respect pour sa famille, son mépris des conventions l’éloigne des rôles dévolus aux filles dévouées. Quand son pays est envahi par les Huns, Mulan, n’écoutant que son courage, s’engage à la place de son père dans le but de lui sauver la vie. Elle va devenir, avec l’aide d’un dragon en quête de réhabilitation, un guerrier hors du commun.


Alors que Mulan prépare activement son mariage, l’empereur de Chine la convoque afin de lui confier une mission de la plus haute importance. Elle et Shang doivent escorter trois princesses venant des provinces lointaines et les conduire jusqu’à leurs fiancés qui habitent à l’autre bout du pays. Ces mariages sont de la plus haute importance puisqu’ils doivent sceller une alliance entre d’anciens ennemis jurés, et ainsi protéger la Chine d’une nouvelle invasion mongole…


Comme beaucoup de films Disney le constat est sans appel : si le premier brille par une myriade d’éléments qui le rendent culte, le second manque d’ambition et apparaît forcément comme moins bon. Si j’ai passé un bon moment malgré tout, j’admets volontiers que le premier film Mulan est formidable.

Ce qui m’a plu, c’est l’aspect estampe, les génériques de début sont pour moi une réussite. Autre excellent atout, c’est la VF qui pour les deux opus se suit – sans changement de voix, permettant de s’attacher aux personnages. D’autant plus que le casting est parfait et super agréable à entendre. Les génériques de fin, où les chansons choisies sont très jolies et magnifiquement interprétées, je suis très fan.

Maintenant, c’est là que le chemin s’arrête. Parce que le premier sort clairement gagnant. L’histoire est passionnante et touchante, j’ai adoré suivre Mulan dans ce campement pour sauver son père d’une guerre qui l’aurait sans doute tué. On a une belle intrigue autour de la famille, de courage, de la liberté, sans oublier cet aspect résolument moderne qui conduit Mulan a être à contre-courant de sa société.

Au-delà des thèmes qui sont émouvants et de l’intrigue bien menée, il y a une patte esthétique pour donner des décors travaillés, une animation incroyable – notamment pour la scène dans les montagnes, les musiques sont absolument magistrales et les chansons merveilleuses. Il y a de l’humour, une ambiance plus pesante, des doutes sur le devenir des personnages quand on ne connaît pas l’histoire, les émotions sont donc présentes.

Tout ceci disparaît avec le second film. Les enjeux épiques paraissent un peu fade, si les thèmes du mariage et du couple sont très intéressants, ils demeurent en surface. L’histoire de Mushu est chouette, mais c’est bien le seul intérêt du film. L’animation est agréable à voir, il n’y a pas de méchant aussi charismatique que Shen Yu, c’est un peu plat et survolé sur bien des aspects, facile et excepté la scène très émouvante du pont, ça se laisse regarder sans pour autant m’apporter les émotions ressenties pour le premier. Les chansons sonnent un peu comme un réchauffé du précédent et n’ont pas le même panache.

En somme, il est bon ce second film, mais il n’est pas fracassant non plus. En revanche, pour les deux opus, Mulan et Shang sont vraiment deux excellents personnages, leurs personnalités sont captivantes et la dynamique entre les deux est chouette à voir. Mushu est un excellent protagoniste pour apporter avec le criquet et le cheval, un beau trio comique. Les trois comparses Yao, Chen Po et Ling sont sympathiques, les trois princesses manquent malheureusement de développement, ce qui est dommage, parce qu’elles auraient pu être géniales. Shen Yu fait un méchant charismatique, inoubliable et passionnant.




Crédits images :
SerieBox * Flaticon * Canva * Unsplash * YouTube (trailer et chansons)

Bannière d'Ewylyn pour parler du soutien sur Patreon et Tipeee
Patreon - Tipeee. Merci ♥
10.6.26 No comments



Histoires de moine et de robot de Becky CHAMBERS
Tome 1 : Un psaume pour les recyclés sauvages | Tome 2 : Une prière pour les cimes timides
Éditions l’Atalante (La Dentelle du cygne) – 2022 et 2023 – 133 pages et 114 pages – 13 €
Science-Fiction | Cosy SF | Hopepunk/Solarpunk | Philosophie | Robot
Avertissement : [différents thèmes sont abordés dont l’anxiété, le mal être]
Radar à diversité : [personnage principal non-genré, utilisation du pronom iel]



Voilà des siècles, les robots de Panga ont accédé à la conscience et lâché leurs outils ; voilà des siècles, ils sont partis ensemble dans la forêt, et nul ne les a jamais revus ; voilà des siècles qu’ils se sont fondus dans les mythes de l’humanité. Un jour, la vie de Dex, moine de thé, est bouleversée par l’arrivée d’un robot qui, fidèle à une très vieille promesse, vient prendre des nouvelles. Il a une question à poser, et ne rejoindra les siens qu’une fois satisfait de la réponse. La question : « De quoi les gens ont-ils besoin ? » Mais la réponse dépend de la personne à qui on parle et de comment on pose la question. La nouvelle série de Becky Chambers s’interroge : Dans un monde où les gens ne manquent de rien, à quoi sert d’avoir toujours plus ?



Ça faisait un moment que j’avais très envie de découvrir Becky Chambers et sa manière d’écrire des histoires de cosy SF. Je commence donc mon aventure avec deux très courts romans qui nous narrent le voyage de froeur Dex et du robot Omphale. Une très belle lecture, qui, malgré sa grande douceur et sa délicate histoire, manque un peu de développement et de précision à mon goût.

J’ai adoré cette histoire apaisante et bienveillante qui aborde quelques questions de vie, de genres, de philosophie et de société, d’environnement également. J’aurais aimé aller plus loin avec toutes ces questionnements, néanmoins, Becky Chambers parvient en quelques lignes à nous permettre de réfléchir en solo ou en compagnie de ses personnages.

Ici, nous sommes dans un monde futuriste et optimiste (le solarpunk), vivant en harmonie avec la nature. Nous avons une histoire qui repose essentiellement sur une dynamique de dialogues et d’interactions entre deux personnages très différent. Le voyage est super agréable à suivre, j’ai bien aimé l’univers et c’est pour cela que je regrette tant de ne pas en avoir plus, parce que l’autrice a fait un merveilleux travail pour nous immerger dans Panga, sa culture, ses rapports humains, l’histoire autour des robots et de la technologie… C’était passionnant.

L’intrigue est celle d’un voyage aussi bien physique que métaphysique, psychologique et initiatique. Ce qui m’a charmé c’est le style sans fioritures de l’autrice, c’est captivant et enjôleur sans en faire des tonnes, sans aller dans les envolées lyriques. Elle ne s’enferme dans aucun pathos, elle montre un personnage dans sa complexité et ses doutes dans un monde où tout va bien. Dex a un côté taciturne et anxieux, j’ai été touché par son histoire et ses fragilités même si j'ai eu du mal à m'attacher au protagoniste.

De l’autre côté, elle a parfaitement su donner une âme, une humanité incroyable pour Omphale, ce robot m’a bien souvent fait rire et m’a émue. Il est attachant, pose des questions très intéressantes sur notre rapport aux autres, à l’environnement, s’émerveillant de chaque petite chose au quotidien. La dynamique entre les deux rend les dialogues savoureux, donne du piquant à certaines situations et nous touchent, en particulier avec ce final lumineux.



Jefferson se fâche de Jean-Claude MOURLEVAT
Tome 3 de la saga Jefferson
Éditions Folio Junior + Gallimard Jeunesse (grand format) – 2024 – 221 pages – 9 €
Littérature jeunesse | Policier | Personnages animaux et humains | Écologie | Greenwashing | Enquête
Avertissement : [roman avec des scènes comportant de la violence et cruauté sur animaux, chantages et menaces]
Radar à diversité : [personnages atteints de surdité]



Ce matin-là, Jefferson est surpris par le silence qui règne dans la maison. Pas un bruit au-dehors, et pour cause : le pays des animaux est sous la neige. Alors qu’il aide son ami Gilbert, le cochon, à déblayer l’accès à son garage, Jefferson aperçoit une botte qui dépasse du tas de neige. Dans la botte : une chaussette de laine. Dans la chaussette : un pied. Au bout du pied : le chat Émile, gelé. Une nouvelle enquête démarre.



Tellement contente de profiter du Cold Winter Challenge pour caser le troisième opus des aventures de Jefferson, un tome qui se passe en hiver et plus particulièrement à Noël. Et même si ce tome n’est pas mon préféré de la saga, j’ai passé un bon moment avec cette lecture et nul doute que si l’auteur en sort un nouveau, je serais de la partie. Parce que très clairement, la série est excellente en matière de polar jeunesse / ado.

Je trouve que ce tome a une petite ambiance thriller, espionnage qui ne m’a pas déplu, j’ai adoré cette intrigue autour de l’écologie, de l’industrie, des pratiques douteuses et trompeuses, de la corruption politique et de l’activisme, du greenwashing, j’ai adoré le fait que l’auteur a su parfaitement traiter de ces sujets à destination des plus jeunes. Il a su expliquer certains concepts, ce qui est loin d’être facile, et je suis admirative du parti pris.

Parce que cela donne une intrigue bien plus sombre et mature que celle du second tome et en cela, je retrouve un petit quelque chose du premier opus. L’histoire est plus violente sans pour autant être horrifique pour le lectorat visé, au contraire, Jean-Claude Mourlevat sait parfaitement doser cette noirceur en la contrebalançant par un humour incisif et des situations pétillantes, surprenantes et très drôles.

Par ailleurs, quelle joie de voir qu’il a mis à l’honneur des protagonistes atteints de surdité, qu’il a su parler de la langue des signes. Les histoires et les belles personnalités d’Emile et d’Agathe m’ont conquise, cela va de pair avec ma joie de retrouver des personnages des intrigues précédentes, même en simple apparition, cela fait tellement plaisir de les revoir. Et que dire de Jefferson et de Gilbert ? Si ce n’est qu’ils sont attachants, que leur amitié est magnifique et que j’ai aimé suivre leur nouvelle enquête.

Enfin, l’auteur a une plume tellement géniale, solide et travaillée pour donner du contexte, du poids à ses engagements, beaucoup de justesse et d’émotions pour sensibiliser à des sujets délicats, une sacrée dose d’humour pour osciller entre l’absurde et le grinçant. C’est hyper fluide à lire et je me suis bien amusée durant cette lecture, avec comme pour les précédents tomes, les chouettes illustrations d’Antoine Rozon pour accompagner à merveille le texte.



Les Désobéissants de Nathalie DARGENT et COLONEL MOUTARDE
Tome 1 de la saga La Légende de Magistrale
Éditions Sens Dessus Dessous – 2025 – 304 pages – 20 €
Roman | Enfance | Pré-ado | Fantasy | Aventure | Animaux | Famille
Avertissement : [scènes de violences physiques, guerre et mort]



Quand deux lapins pouilleux se rebellent contre la reine d’Orgueil, c’est le début d’une grande comédie d’aventure, pleine de panache et de fantaisie. Et la légende peut commencer…



Je tenais avant tout à remercier Babelio via une Masse Critique ainsi que les éditions Sens Dessus Dessous pour m’avoir fait découvrir ce livre, sans ça, je serais passée à côté et sincèrement, je l’aurais bien regretté. J’ai eu un énorme coup de cœur pour cette histoire et il me tarde de pouvoir un jour découvrir le second opus, peu importe où il nous mènera. J’y vais les yeux fermés.

Le texte est merveilleux, écrit au présent, et si cela m’a décontenancé au départ, je me suis vite habituée. L’histoire est dynamique par le nombre incroyable de péripéties, par l’aspect survitaminé que l’autrice exploite à travers les 300 pages de ce premier opus, j’étais à fond dedans, il se passe toujours quelque chose et j’adore le ton donné par Nathalie Dargent.

Il y a beaucoup d’humour dans ce texte, de très bonnes trouvailles en matière de jeux de mots et surtout, sous ce vernis d’aventure fantaisiste et bon enfant, se cache des messages très engagés, une subtilité dans l’implicite et les thèmes qui m’a subjugué. Politique, lutte des classes, royauté, la pauvreté, l’exploitation, la guerre, la famille, l’amour, les amis, la quête de vérité, il y a ici de quoi ravir les enfants et les pré-ados, on leur propose une très belle histoire.

L’univers est captivant, nous sommes sur de la fantasy animalière et pour éviter de trop en dire par le texte, l’illustratrice a trouvé la parade parfaite : entre chaque chapitre, il y a des double-page pour présenter des lieux, des coutumes, des personnages, des récits et fables. C’est tellement intelligent, ça ne coupe pas l’enthousiasme de lire le récit, ça permet de faire des pauses instructives. Le monde inventé est donc dense et complet, il me tarde de le retrouver.

Les personnages sont hyper attachants, Robin et Charlie, frère et sœur, nous partage leur belle aventure pour délivrer leur mère d’une prison où elle fut injustement jeté par les grands de ce monde. Carnage est fascinant, c’était mon chouchou avec l’ourse Nanako, la nourrice Rosine et les enfants-otages de la reine. Tous apportent un plus au récit, ont un rôle et sont passionnants à rencontrer.

Enfin, les illustrations permettent de créer un très beau livre-objet. Couverture, jaspage illustré, des frises pour décorer les pages, des dessins en pleine page ou dans le texte, sans oublier les bonus entre chaque chapitre… Peu importe où vous posez le regard, il y a un travail d’immersion qui m’a bluffé et ce style graphique m’a séduite dès le départ, on pourrait en faire un film d’animation ou une série tant c’est élégant, expressifs.



L’Espace d’un an de Becky CHAMBERS
Tome 1 de la saga Les Voyageurs
Éditions Le livre de poche + L'Atalante (grand format) – 2020 – 592 pages – 9 €
Roman | Adulte | Science-Fiction | Space Opera | Solarpunk | Voyage
Avertissement : [scène d’agressions physiques]
Radar à diversité : [personnages et romances LGBT, relations amoureuses entre humains et aliens ou entre humains et IA]



Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…



Très contente d’avoir pu lire le premier tome des Voyageurs, je sais que les prochains opus sont sur des personnages très différents, mais j’ai tout de même pris mon temps pour chérir chaque instant passé avec Ashby et son équipage. J’avais peur de passer des novellas (Apprendre si par bonheur, Une histoire de moine et de robot) à un roman entier, mais force est de constater que Becky Chambers a su créer une SF optimiste, douce, moderne qui m’a émerveillé du début à la fin.

J’ai aimé cet aspect tranche de vie déguisé derrière une passionnante aventure de space opera, c’était un voyage sur le plan physique et psychologique. Chaque personnage a pu voir son histoire se développer tout en apportant des éléments pour étoffer l’univers, j’ai adoré retrouver certains grands thèmes abordés dans les autres récits de l’autrice tout comme j’ai aimé cette atmosphère found family qui m’a rappelé un peu Mass Effect, un de mes jeux vidéo préféré.

Le texte prend son temps, mais c’était ultra plaisant de parcourir chaque escale, chaque planète pour mieux comprendre les différentes espèces, les enjeux avec des thématiques bien exploitées et qui permettent d’aborder la science-fiction sans chopper un mal de crâne. C’était pointu mais pas lourd, c’était maîtrisé pour donner de la matière au récit, de la crédibilité et j’ai adoré chaque personnage rencontré.

Becky Chambers a une jolie écriture pour travailler les émotions, les relations entre les protagonistes, ce qui donne un récit apaisant et soigné, délicat et plein de charme. J’ai aimé le capitaine Ashby, j’ai été très touché par le docteur Miam et Ohan, j’ai apprécié les femmes du roman, que cela soit Rosemary, Sissix ou encore Kizzy, Jenks était adorable et si attachant dans sa manière d’être, même Corbin que l’on apprend à découvrir au fil du roman, ils sont d’une grande humanité et permettent d’avoir de la diversité, de l’inclusivité, de moderniser la SF.

L’histoire m’a conquise, parce qu’elle propose une petite histoire dans la grande histoire. Il y a des enjeux de pouvoirs, de guerre et de diplomatie, de politique – mais nous suivons surtout un équipage éloigné de ces turpitudes, c’était un pari audacieux de tenir près de 600 pages sans réellement un apport épique et tendu, pour autant, les surprises sont nombreuses, la route est agréable, le voyage est touchant et je ressors avec l’envie de découvrir le prochain tome.


Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash

Bannière d'Ewylyn pour parler du soutien sur Patreon et Tipeee
Patreon - Tipeee. Merci ♥
3.6.26 No comments



L’ÉTRANGE NOËL DE MONSIEUR JACK

Un film de Henry SELICK – 1992

Que vois-je ? - Olivier Constantin



Dans la ville d’Halloween, Jack Skellington, le roi des Citrouilles, se languit de sa vie qu’il juge routinière. Il est un maître de l’épouvante et passe toutes ses journées à préparer Halloween, cherchant continuellement à se renouveler. C’est en marchant sans vraiment regarder où il va que lui et Zero (un chien constitué d’un drap flottant et d’un nez rouge scintillant) vont découvrir des arbres bien étranges. Chacun d’eux possède une porte à l’effigie d’une fête, celle de Pâques, celle de Saint-Valentin ou encore celle de Noël. Jack se rend seul dans la ville de Noël et découvre une vie faite de rire, de couleurs et de choses heureuses. C’est décidé, lui et les habitants de la ville d’Halloween fêteront Noël et Jack sera le Perce-Oreille. Mais pour cela, il faudra d’abord enlever le Père-Noël (le Perce-Oreille) et comprendre comment fêter Noël. C’était sans compter sur la perfidie d’Am, Stram et Gram, et de leur cher Oogie-Boogie.



C’est une histoire très originale que nous propose Tim Burton à travers la réalisation de Henry Selick, chaque fête possède sa ville et les habitants s’occupent toute l’année à la préparation de cette fête. Le fait que les habitants de la ville d’Halloween veulent fêter Noël et remplacer le Père-Noël et ses lutins m’a beaucoup amusé. Cela donne lieu à une histoire incroyable et détonante.

L’animation est assez belle, le fait d’avoir monté le film image après image donne une esthétique particulière au rendu, entre fluidité et saccadé. Le character design est lui particulièrement soigné et intéressant. Cette figure de Jack longiligne avec les rayures blanches et noires typique de Tim Burton, le design de Sally est extraordinaire, elle ressemble aux poupées avec tous ses fils pour l’assembler. Le maire est une bonne trouvaille, Oogie-Boogie est fascinant, mêmes les protagonistes secondaires sont soignés.

Le film dure une bonne heure et dix minutes environ, il est donc rapide à regarder et l’on ne voit pas le temps passer grâce aux nombreuses chansons. La bande originale, instrumentales et chansons, est signée par Danny Elfman, connu pour avoir de très nombreuses fois collaboré avec Tim Burton et sur la plupart de ses films. Les scènes chantées sont très réussies, les « chorégraphies » sont sympas et l’on se plonge avec facilité dans l’univers de Jack Skellington.

Jack Skellington est un protagoniste attachant, sa quête d’idées originales l’amenant à se languir de sa vie est touchante, j’ai adoré voir son évolution durant le film. Sally est également fantastique, j’adore son personnage, attentionnée, clairvoyante, elle est courageuse et généreuse.

Les personnages d’Am, Stram et Gram sont attachants dans un autre registre. Ce sont trois enfants au service d’Oogie-Boogie et qui ne cesse de réaliser des mauvais tours aux autres, ils sont drôles et c’est là qu’ils deviennent attachants. Sinon, j’admets volontiers qu’ils sont insupportables. Le dernier personnage fort est Oogie-Boogie lui-même, j’adore son design, la personnalité qu’on lui a donnée, sa chanson. C’est un méchant un peu spécial, restant caché dans sa tanière, très effrayant et quelle bonne idée d’avoir travaillé sur le côté phosphorescent, casino et croque-mitaine, c’est un curieux mélange qui vaut le détour.

La VF était d’excellente qualité et petit plus, je l’avais également vu en VO, et les deux versions sont géniales, si j’adore le casting en français, sachez que vous pouvez entendre Danny Elfman, le compositeur faire la voix chantée de Jack Skellington en VO.





LE ROI LION + LE ROI LION 2 : L’HONNEUR DE LA TRIBU + LE ROI LION 3 : HAKUNA MATATA

Un film de Roger ALLERS et Rob MINKOFF – 1994
Un film de Darrell ROONEY et Rob LADUCA – 1998
Un film de Bradley RAYMOND – 2004

He lives in you - Lebo M



Le lion Mufasa, roi des animaux, et son épouse Sarabi donnent naissance à Simba, un futur héritier. Mais Scar, le frère de Mufasa, voyant diminuer ses chances d’accéder au trône, incite le lionceau à s’aventurer dans un cimetière des éléphants situé au-delà des frontières du royaume…

Simba et Nala ont maintenant une fille, Kiara. Alors que Timon et Pumbaa devaient la surveiller, elle réussit à échapper à leur vigilance et rencontre en chemin un jeune lion nommé Kovu. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que Kovu est en fait le fils de Zira, une des servantes de Scar. Zira a en fait une idée derrière la tête : élever Kovu pour qu’il renverse Simba et devienne le Roi de la Terre des Lions. L’amitié entre Kiara et Kovu saura-t-elle dépasser cette guerre des clans ?

Vous croyez connaître par cœur l’histoire du roi lion… Vous n’en connaissez même pas la moitié ! Timon et Pumbaa nous la racontent… à leur manière !




Cela faisait un moment que je n’avais pas revu les films du Roi Lion, ça m’a fait un chouette après-midi de les revisionner à la suite. D’autant plus que j’ai pu également voir le concert événement qui est absolument magnifique. C’est disponible sur Disney + et cela permet de revenir sur les chansons marquantes des films d’animations, du musical de Broadway ou encore des live action. Le tout accompagné de danse, de joyeuses retrouvailles des comédiens, une belle orchestration et des costumes de la troupe de la comédie musicale. C’était magnifique à regarder, très émouvant aussi et je le recommande chaudement.

Le premier Roi Lion restera mon préféré des trois. L’histoire est rythmée, touchante, j’aime énormément le côté Shakespeare de l’intrigue – quelque chose que l’on revoit avec le second opus qui clairement fait penser à Roméo et Juliette. D’ailleurs, L’honneur de la tribu est super agréable à regarder, ce n’est pas une suite qui répète le précédent film, c’est une vraie histoire à part entière. Le troisième, je suis plus mitigée, le fait de se consacrer sur le passé de Timon et son histoire, son évolution était chouette sur le papier, mais ça aurait été plus cool de parler davantage de Pumbaa.

Du côté des animations, c’est fluide sur les trois films et je pense que c’est en grande partie dû au fait que personne n’avait envie de rater la suite du Roi Lion, donc les moyens ont été mis pour donner de belles illustrations, des musiques au top, parce que les chansons sont incroyables, idem pour les décors et environnements afin de donner une bonne immersion dans la savane. La VF est elle aussi soignée aux petits oignons pour nous permettre de ne pas nous sentir perdu, les comédiens sont présents sur les trois opus, et ça fait très plaisir.

Évidemment, il y a des choses plus intéressantes que d’autres – je ne suis pas une grande fan de cette trilogie, et certains éléments sont géniaux quand d’autres me laissent plus dubitative. J’adore le personnage de Scar qui est fascinant, Mufasa est génial, Simba est hyper attachant à suivre au fil du temps, Kovu et Kiara sont eux aussi très sympathiques à voir, Zira fait un antagoniste intrigant, même si j’aurais aimé en avoir plus. Je crois que mon coup de cœur revient à Rafiki.





DINGO ET MAX + DINGO ET MAX 2 : LES SPORTIFS DE L’EXTRÊME

Un film de Kevin LIMA – 1995
Un film de Douglas McCARTHY – 2000

Eyes to eyes (I2I) - Tevin Campbell (Powerline) & Rosie Gaines




Max, le fils de Dingo, est un adolescent rebelle, amoureux de la belle Roxanne et prêt à tout pour la séduire, même s’il lui faut renier son père. Avec l’aide des amis, il dérange la remise des prix de fin d’année, en imitant le chanteur favori de Roxanne pour impressionner sa bien-aimée. Il lui annonce même qu’il va aller voir le concert de Powerline, la plus grande star pop adulée par tout l’école secondaire, sur une scène de Los Angeles. Malheureusement pour lui, Dingo a décidé qu’il était temps de resserrer les liens et de l’emmener en camping pour pêcher. Max va alors tout faire pour emmener son père à Los Angeles…

Max est admis à l’université. Il se fait une joie non seulement de s’éloigner de son père Dingo, mais aussi d’avoir à défier les autres étudiants dans une compétition de sports extrêmes où le skate et les rollers sont les rois absolus. Dès leur arrivée sur le campus, Max, et ses amis PJ et Bobby se heurtent à la bande des Gamma, emmenée par le prétentieux Bradley Dugratin, les tenants du titre. Mais pire encore : le jeune adolescent voit un jour débarquer son père dans le même cours que lui, tout ceci pour parfaire son éducation…




Très curieuse de regarder ces deux films, je gardais de bons souvenirs du premier opus que j’avais en K7 à l’époque – c’est dire si ça date, donc un réel besoin de me rafraîchir la mémoire puis d’enchaîner avec la découverte pure et dure du second film que je n’avais jamais vu.

Ce que je trouve intéressant avec ces deux films c’est qu’ils parlent d’une relation père et fils, de l’adolescence, du passage à l’âge adulte, de confiance et d’amitié, de vie à la fac, de sport. Pour l’époque, je dois dire que c’est novateur, passionnant – parce que les messages sont intéressants et bien développés. Je retrouve l’univers de la Bande à Dingo que je regardais énormément enfant, cet humour bien dosé, les personnages qui sont très sympathiques à rencontrer.

En plus de ça, les deux films sont agréables à regarder, très différents l’un de l’autre. La suite n’est pas mauvaise, et ne fait pas non plus un copié-collé du précédent ce qui doit être souligné. J’ai une petite préférence pour le premier opus, la faute à une nostalgie très présente et parce que la thématique du sport développé dans le deuxième ne m’a pas interpellé plus que nécessaire. Faut dire que je ne suis pas une mordue de skate, de roller qui étaient clairement à la mode dans les années 2000 – date de la sortie de ce film.

Le premier est très cool, j’ai bien aimé le voyage organisé par Dingo pour espérer sauver son fils et de ce que dernier fait pour amener son père vers le concert de son idole, Powerline. En parlant de musique, les chansons sont davantage intéressantes aux morceaux instrumentaux et le trajet à travers l’Amérique aurait pu être plus développé, mais je reste contente par ce que j’ai vu.

Le personnage de Dingo est fidèle à lui-même, un père complètement à l’ouest, soucieux d’établir de bonnes relations avec son fils, drôle et touchant. J’ai d’ailleurs préféré Dingo à son fils Max qui par moment n’est pas toujours sympathique, compréhensif envers les autres. Pour autant, Max n’est pas un mauvais protagoniste, l’adolescence n’est pas facile pour lui, les complications qu’il connaît à la fac le rendent parfois amer. J’ai donc apprécié de rencontrer ces deux-là, et d’en voir les évolutions au fil des films.

Le design des personnages est top et leurs animations sont fluides, j’ai davantage aimé la bande son parfois disco du deuxième film, j’ai bien aimé le personnage de Roxanne dans le premier film et j’étais aussi déçue que triste de ne pas la revoir par la suite, d’avoir aucune explication sur son absence en plus de ça. J’ai adoré la bibliothécaire et sa relation avec Dingo, c’était aussi amusant que mignon. Donc malgré des couacs, des défauts, je trouve ces deux films équilibrés et je les regarderai à nouveau avec plaisir.





POCAHONTAS + POCAHONTAS 2 : UN NOUVEAU MONDE

Un film de Mike GABRIEL et Eric GOLDBERG – 1995
Un film de Tom ELLERY et Bradley RAYMOND – 1998

Au détour de la rivière - Laura Mayne



En l’an 1607, la belle Pocahontas aura-t-elle le pouvoir d’éviter la guerre entre les colons anglais et son peuple, les Powhatan, et de sauvegarder ainsi ses amours avec le fringant aventurier John Smith, qui accompagne les colons ?

À bord du voilier qui navigue vers l’Angleterre, Pocahontas n’imagine pas un instant les aventures qui l’attendent en Europe. Escortée par le gentleman John Rolfe, son immense garde du corps Uti, et trois petits passagers clandestins Percy, Meeko et Flit, elle entreprend une importante mission de paix.



Un Disney bien sympathique, un classique à connaître en somme. Parce qu’il possède une chouette histoire sur fond de tolérance, ses chansons sont superbes, l’animation est soignée, les personnages sont attachants, les couleurs merveilleuses. Impossible de ne pas être indifférent devant Pocahontas et sa belle leçon de vie. Le second film est évidemment moins bon que son prédécesseur, mais je pense que c’est là récurrent depuis le départ, parce que le studio ne prend jamais au sérieux ses suites. En revanche, je peux au moins saluer l’idée de se tourner davantage vers le respect de l’histoire de la vraie Pocahontas.

Pour ce qui est du premier film, l’intrigue est somme toute assez simple, mais elle est efficace et prenante. Au fond, la tolérance est toujours d’actualité et déposséder de ses richesses des civilisations que certains croient inférieures est encore visible aujourd’hui. La romance est sympathique, même si ce n’est pas mon couple préféré. L’humour est bien dosé et l’on rit énormément devant les facéties de Meeko, Flint ou Percy.

L’ambiance est bien menée. Les paysages, le design des personnages et les sonorités nous emmènent au cœur de cette tribu, j’ai adoré cette belle immersion. Les décors sont somptueux, le dessin est fin et il fait rêver. Comment ne pas résister devant le charme et la force de Grand-mère Feuillage ? Ou des esprits guidant notre héroïne ?

Le casting est bien choisi, je l’ai vu en version originale et en français, les voix apportent beaucoup aux protagonistes, à leurs personnalités. Les chansons sont très belles, elles sont même cultes, Au détour de la rivière, L’air du vent, on ne peut que les aimer. Les musiques instrumentales donnent une âme supplémentaire au récit, elles correspondent aux ambiances du film. C’est par ailleurs, ma BO préférée des studios Disney.

Les personnages sont très sympathiques, j’ai un gros coup de cœur pour Pocahontas, Meeko, Flint et pour Grand-mère Feuillage. Ils sont emblématiques du film. L’héroïne est attachante, vive d’esprit, libre et indépendante, forte et courageuse, j’adore sa manière d’être. Meeko et Flint me font tellement rire, et Grand-mère Feuillage est si drôle, une vraie guide spirituelle. Nous avons une belle palette de protagonistes intéressants à voir. John Smith n’est pas mon chouchou, mais je lui reconnais de belles qualités, comme le courage, la volonté et la générosité.

Et pour le second film ? L’animation et le raffinement dans les dessins ne sont pas là, les musiques sont moins impactantes que le précédent, l’histoire est moins développée – en revanche, j’aime énormément les idées, comme le fait de rencontrer la cour britannique, la sincère amitié entre la reine et Pocahontas qui aurait pu être poussée pour plus de sororité.

La relation John Rolfe et notre héroïne me plaît davantage et le fait que Pocahontas soit à ce jour (avec Anna) l’une des rares héroïnes à mettre fin à un couple me séduit pas mal. J’ai adoré retrouver l’humour et la sympathie de ce trio incroyable avec Flint, Meeko et Percy. Donc au final, ce n’est pas un naufrage, j’ai sincèrement vu pire, mais ce n’est toujours pas ça. D’autant plus qu’il abordait des messages, idées et thématiques très intéressantes, que les personnages ne sont pas mauvais, je pense à Rolfe et sa gouvernante notamment.



Crédits images :
SerieBox * Flaticon * Canva * Unsplash * YouTube (trailer et chansons)

Bannière d'Ewylyn pour parler du soutien sur Patreon et Tipeee
Patreon - Tipeee. Merci ♥
27.5.26 No comments


Bonjour et bienvenue dans ce nouvel article, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je vous propose de parler de parutions littéraires, des films sortis ou des jeux qui m'intéressent pour ces premiers mois de 2026. N'hésitez pas à me dire ce que nous avons en commun ou si nous n'avons rien en commun, à me dire ce qui a attiré votre attention dans ce premier trimestre. Bonne lecture !

Légende >
👍 : J'AI !
🛍️ : ACHAT
💡 : CURIOSITÉ (achat d'occasion, sortie poche, emprunt bibliothèque)



De belles sorties côté graphique, pas mal de sorties sur lesquelles je dois rattraper mon retard, en espérant découvrir certaines en médiathèque pour m'en faire une meilleure idée comme The Ice Guy & The Cool Girl. Hâte de poursuivre Deep Sea Aquarium Magmell, j'ai adoré les deux premiers tomes et je suis curieuse de voir la direction prise, pareil pour Aneth, c'est une chouette BD jeunesse de magie et d'humour.

Je pense surtout que ma priorité est LA PASSE-MIROIR. L'adaptation BD a l'air de qualité et donc étant super fan de la saga, j'ai hâte de découvrir le travail de Vanyda.

🛍️ : Les Carnets de l'Apothicaire, Quatre filles et une coloc, Là où les étoiles filantes tombent, La Passe-Miroir
💡 : L'impératrice remariée, La petite faiseuse de livres, The Ice Guy & The Cool Girl, Le Harem de l'Impératrice, Deep Sea Aquarium Magmell, Aneth, Sauvage, Les mondes perdus



Trois sorties qui me font très envie dans ce premier trimestre : Au large des vîles de Lucie Pierrat-Pajot, le tome 1 d'Absolu de Margot Dessenne et La ballade funèbre de Hart & Mercy de Megan Bannen.

Après, je suis forcément très tentée par le second tome du Cycle des secrets de Manon Fargetton et le roman de Jean-Laurent Del Socorro.

🛍️ : La ballade funèbre de Hart & Mercy, Absolu, Au large des Vîles, Le cycle des secrets
💡 : L'Héritier insoumis, Le restaurant des recettes oubliées, Peines de mots perdus, L'Empire des Ouragans



Sur le plan des romans contemporains, des romances, du feel-good, j'avoue que j'ai méga envie de découvrir le travail d'Alicia Garnier, après Ember Falls qui est toujours dans ma wishlist, j'aimerais bien lire Willow Lake. The conditions of Will me tente beaucoup, j'en ai entendu beaucoup de bien.

🛍️ : Willow Lake, The Conditions of Will
💡 : Le café des âmes sensibles, Naissance d'un chef-d'oeuvre du cinéma



Encore un gros trimestre pour l'imaginaire avec pas mal de sorties très intéressantes et quelques titres achetés pour ma part. J'ai pu me prendre le premier tome d'Un héritage d'honneur et de sang de Debby EGG que j'ai beaucoup aimé, hâte de voir ce que l'autrice nous réserve pour le second tome. Le Fracas des envolées est le nouveau roman de Nell Pfeiffer et le second tome de What the river knows d'Isabel Ibañez.

Beaucoup de trop de titres qui me tentent, les nouveaux romans d'Heather Fawcett (Le refuge pour chat) et ceux de Sarah Beth Durst (Greenborough et l'île des jardins enchantés), de Marie Fabre (La voie de l'Oré et le Gardien des âmes) ou encore la suite des romans d'Elizabeth Lim et de Lucie Pierrat-Pajot.

Je suis très tentée par Pirates, magie et crème fouettée, j'avoue que le mélange pique ma curiosité.

👍 : Un héritage d'honneur et de sang, Le Fracas des envolées, Where the Library Hides
🛍️ : La spectre de Paris, Impossibles créatures, L'île des jardins enchantés, Les oubliés de Greenborough, Pirates magie et crème fouettée, Les larmes de la lune, La Voie de l'Oré, Au large des vîles, Le refuge occulte pour chats d'Agnès Aubert
💡 : La brume sous les tours, Au nord est la nuit, Le baiser de la fiancée, Le gardien des âmes, Katabasis, A promise of lies, Les Wycherley



Pour le cinéma, j'ai retenu le nouveau Pixar Jumpers que j'espère regarder sur Disney+. Je suis curieuse de découvrir Versa qui est un court-métrage sur un couple qui traverse des émotions variées sur la parentalité.

Sur les jeux vidéos, je suis méga curieuse sur le petit jeu The Artisan of Glimmith qui est un jeu cosy autour des vitraux et qui forcément me parle vu à quel point j'adore cet art. Pokopia me tente aussi, je n'ai jamais fais le moindre jeu Pokémon et ça me tente pas réellement, en revanche, j'aimerais rattraper ma culture Pokémon (qui s'est arrêté à la première génération) et tester ce jeu ultra cosy. A la condition d'avoir une Switch 2 (aussi).


Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash * Seriebox

Bannière d'Ewylyn pour parler du soutien sur Patreon et Tipeee
Patreon - Tipeee. Merci ♥
20.5.26 4 comments
Older Posts

Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


Pour en savoir plus | Me contacter

🍵 Où me retrouver ?

Je suis aussi sur…

Livraddict Babelio Serie Box Wattpad Short Edition Fyctia Whisperies

🤍

Me soutenir :

Patreon | Tipeee

En savoir plus

Membres

Les rendez-vous du blog 🎠

  • Avis Express
  • Carnet créatif
  • Conventions & Salons
  • Des plumes et des étoiles
  • Draw with me
  • Histoires animées
  • Illustration narrative
  • Instant G@mer
  • Lectures graphiques
  • Parlons écriture & illustration
  • Plume à papote
  • Sur les traces de la non-fiction

Galaxie de mots-clés 🌌

Bilan Blog Challenge Cinéma Entrepreneur Gaming Lecture Lecture et Cinéma Photographie Pâtisserie Relecture Série Tag Throwback Thursday Top Ten YouTube

Created with by ThemeXpose