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La citadelle d'Ewylyn



Capitana de Cassandra JAMES
Tome 1 de la saga Capitana
Éditions Michel Lafon – 2025 – 379 pages – 19 €
Roman | Young Adult | Fantasy | Piraterie | Aventure | Romance
Avertissement : [scènes de violences et de bataille, harcèlement]
Radar à diversité : [personnage principal avec un seul œil, culture et histoire d’Amérique latine du 18e]

Monkey Island Theme repris pour le jeu Sea of Thieves



Meilleure chasseuse de pirates de tous les temps, Ximena Reale a pour mission de rétablir l’honneur de sa famille. Alors quand Gasparilla, le plus cruel des pirates, attaque la capitale et prend la reine en otage, Ximena doit prouver qu’elle mérite de faire partie de l’élite. Lancée à l’assaut des mers, saura-t-elle affronter les fantômes de son passé et triompher du terrible capitaine ?


Je suis trop fan des aventures et de pirates, et donc, en voyant ce titre à la Masse Critique de Babelio, je n’ai pas résisté très longtemps, et je suis heureuse d’avoir pu découvrir ce premier tome. Je remercie donc les éditions Michel Lafon pour cet envoi, et même si je ressors intriguée, le chemin fut difficile. Je suis curieuse de lire la suite désormais.

Frustrant. Je pense que c’est certainement le mot qui qualifie mon expérience de lecture. Parce que l’histoire, la saga a du potentiel, l’autrice a parfaitement su distiller des thématiques, des indices, des éléments qui vont jalonner la suite de l’histoire dans sa globalité. Sans oublier les recherches historiques sur le vrai Gasparilla, sur la culture de l’Amérique latine au 18e qui permettent de donner une ambiance particulière au récit.

C’est bien écrit du côté du style, fluide et agréable, je ne suis pas forcément très fan des chapitres qui sont très longs à mes yeux, mais j’ai trouvé la plume de Cassandra James sympathique à lire, j’ai quand même réussi à enchaîner plusieurs sessions de lecture sans problèmes. Il y a de bons ingrédients comme je le disais, du voyage, des explications, de la tension, des révélations, des émotions, des mystères, des batailles, il y a de quoi maintenir son attention éveillée.

Mais, le plus gros point noir pour moi : c’est un premier tome d’introduction. Et tout l’enrobage ne changera pas cette donnée. La structure du récit donne un morceau sur terre ferme redondant et trop explicatif de 150 pages, pour un voyage en mer de 120 pages, pour un final qui – sincèrement – est génial, mais qui ne fait que 80 pages.

Ainsi, j’ai dû m’accrocher pour être dans l’histoire, ce qui n’était pas intéressant est trop développé alors que ce qui méritait d’être travaillé n’est que survolé, j’ai trouvé ça dommage et j’espère que le second tome permettra plus de voyage, de mer et de piraterie. Autre problème, Ximena, j’ai eu du mal avec le personnage principal qui met tellement de temps à évoluer que je suis curieuse de voir ce qu’elle va devenir. Elle est hyper arrogante et si détestable que j’ai largement préféré Dante et l’Amiral Perez.

Les personnages secondaires sont géniaux, avec des reliefs, en bien ou en mal, ils sont très intéressants, je pense à Dante, l’Amiral, l’archiviste Pia qui est ma préférée pour ce premier opus, la grande sœur de Ximena. J’ai aimé lire leurs répliques, les découvrir et suivre leur évolution, les vérités sous les mensonges. Au-delà des protagonistes, j’ai adoré l’univers et les îles visitées, j’ai bien aimé voir cette société très imparfaite, car je vois des thématiques passionnantes au niveau des messages : politique, la corruption, condition de vie, etc. Je suis donc curieuse de voir ce qui sera développé par la suite et de quelle façon.



La longue marche des dindes de Kathleen KARR
Éditions L’École des loisirs – 2018 – 265 pages – 7 €
Littérature jeunesse | 19e siècle | États-Unis | Western | Voyage | Historique | Humour
Avertissement : [personnage alcoolique et scènes de boissons alcoolisés, violences physiques, thème de la mort et du deuil, thème de l’esclavagisme]
Radar à diversité : [personnage afro-américain et natifs amérindiens]

A Nature Symphony d'Anne de Green Gables



Au XIXe siècle, après avoir quadruplé son CE1 à 15 ans, Simon se voit refuser l’entrée en CE2 et doit déployer ses ailes. Aussi, le soir même de cette mauvaise nouvelle, lorsqu’il apprend que les dindes sur pattes valent 20 fois plus à Denvers que chez lui, Denvers étant distant de 1000 Km, il décide d’y convoyer un troupeau de 1000 têtes alors devenu son fond de commerce. Le désert, les rocheuses et les indiens laisseront-ils passer cette étrange caravane ? La fortune l’attend-elle à Denvers ?


Après avoir découvert l’excellente bande dessinée de Léonie Bischoff, j’étais impatiente de lire le roman et je dois dire que l’adaptation est géniale, fidèle au matériau d’origine et le sublime. J’ai passé un chouette moment avec ce court récit qui clairement ravira le lectorat jeunesse et préado.

Un régal de retrouver Simon et ses camarades et de refaire ce voyage jusqu’à Denvers. L’intrigue est une longue route où l’autrice a parfaitement maîtrisé son rythme entrainant. Chaque chapitre apporte son lot de péripéties, de réflexions sur tout un tas d’éléments et permet de nous attacher davantage aux personnages. C’est truculent à souhait, avec un sens de l’humour très mordant, une belle énergie et de bonnes émotions.

J’ai adoré m’immerger au cœur du 19e et des États-Unis, savoir que l’autrice a utilisé deux faits historiques de l’époque pour créer cette histoire rend le tout plus passionnant à suivre. C’est super bien écrit, avec ce qu’il faut pour donner de la matière sur l’époque visée tout en apportant énormément de fraîcheur et de modernité. On parle de famille dysfonctionnelle, de courage et de dépassement de soi, de rêves et de projets, de lien avec la nature et les animaux, de maltraitance et d’esclavagisme, de maladie et de deuil, d’alcoolisme, des adultes bien irresponsables et irrespectueux, d’adolescents débrouillards, d’amitié, c’était captivant du début à la fin et super bien exploité par l’autrice.

Par ailleurs les dialogues apportent son lot de mordant pour des personnages absolument atypiques. Tous sont rejetés ou abandonnés, fuyant quelque chose ou quelqu’un, et ils vont se retrouver ensemble pour se créer une famille de cœur. Simon est un protagoniste principal très attachant, ses compères sont très différents de lui, un vieil homme qui lutte contre ses démons passé et une addiction, un autre ado qui ne cherche que la liberté, une jeune femme marquée par la douleur et l’isolement. J’ai adoré chacun d’eux et je n’aurais pas été contre une deuxième aventure !



Le spleen du pop-corn qui voulait exploser de joie de Raphaëlle GIORDANO
Éditions Plon (Grand Format) et Pocket (Poche) – 2022, 2023 – 312 et 336 pages – 20 € et 8 €
Découvert en format audio aux éditions Lizzie, 408 minutes lues par Jessica MONCEAU, 2022
Roman adulte | Contemporain | Romance | Feel good | Monde du travail

I will become a cat de Fruits Basket



Joy a trente-quatre ans, vingt ans dans son corps et cent ans dans sa tête. À quel moment sa prise de joie s’est débranchée ? Difficile à dire. Ces choses-là, ça arrive sans prévenir. Joy travaille dans une agence de Celebrity marketing qui connecte des talents VIP avec de grandes marques pour les auréoler de prestige. Dans ce monde d’image et de luxe mieux vaut être brillant. Mais Joy ne se sent pas vraiment de talents particuliers. Pour compenser ce côté soi-disant lambda qui la complexe, elle se met de toujours plus de pression. Pour couronner le tout, voilà qu’on confie à Joy la délicate mission d’organiser un événement original pour célébrer les dix ans de l’agence. C’est ainsi qu’elle va faire la connaissance de Benjamin et de sa joyeuse petite troupe. Ils ont un mois pour relever le défi. Leur rencontre va bouleverser Joy dans ses certitudes et lentement lui ouvrir les yeux. Mais attention, car un pop-corn qui éclate, ça fait du bruit, beaucoup de bruit…


Dans mon envie de découvrir de nouveaux horizons (auteurs, genres littéraires), je poursuis mes expériences audio via Spotify et j’ai décidé cet été de lire ce titre. Parce que oui, Le spleen du pop-corn qui voulait exploser de joie, ça m’a aussitôt intriguée et je n’avais jamais lu de romans de cette autrice, donc autant se jeter dans cette aventure. J’en ressors mitigée, certes, mais j’ai passé un bon moment quand même.

Le livre est clairement dans une vibe feel good, parce qu’il est truffé de réflexion sur l’amour et l’amitié, sur le monde du travail, sur le dépassement de soi et trouver sa voie, la gestion des émotions et le respect de ses limites, la pression et l’organisation, le rapport au numérique et aux applications… Ainsi à travers Joy, j’ai bien aimé avoir de quoi réfléchir sur ce qui m’entoure. D’autant plus que la narratrice fait un très chouette travail pour nous plonger dans ce récit, l’écoute est hyper agréable et le roman est très court, moins de 7 heures pour le découvrir.

L’histoire se laisse lire, je n’ai pas eu de coup de cœur pour la plume, mais l’expérience audio était clairement chouette. J’ai trouvé qu’il y avait de bonnes idées, des rebondissements intéressants, les activités pour aider Joy sont super intéressantes et le final est aussi explosif qu’attendrissant, avec de bons messages développés. C’est mignon tout plein, même si je trouve qu’on aurait pu y aller mollo pour être un poil moins niais.

Si j’ai adoré le personnage de Benjamin ainsi que ses collègues formidables, haut en couleurs et passionnants, c’est loin d’être le cas pour Joy et l’agence. J'ai été gênée par les surnoms peu flatteurs et l'aspect toxique des personnages - même si je comprends l'utilité d'un point de vue scénario. Je n’ai pas du tout accroché à la romance entre Joy et son patron, l’adultère – c’est comme les triangles amoureux, ça me fait un aspect répulsif. J’ai préféré les chapitres du point de vue de Benjamin.




Miss Dumplin de Julie MURPHY
Éditions Michel Lafon – 2015 – 490 pages – €
Roman | Young Adult | Contemporain | Obésité et surpoids | Famille | Amitié | Romance | États-Unis | Lycée
Avertissement : [grossophobie]
Radar à diversité : [personnage principal en surpoids]

Jolene de Dolly Parton



Willowdean est ronde, et alors ? Pas besoin d’être super slim pour s’assumer. Jusqu’au jour où elle rencontre Bo, qui porte un peu trop bien son nom, et ne tarde pas à lui voler un baiser. Mais peut-il vraiment l’aimer ? On lui a tellement dit que les filles comme elle ne sont que des seconds rôles. Un seul moyen de retrouver confiance en elle : faire la chose la plus inimaginable qui soit… s’inscrire au concours de beauté local présidé par sa propre mère, ex-miss au corps filiforme. Entraînant dans son sillage tout un groupe de candidates hors normes, Will va prouver au monde, et surtout à elle-même, qu’elle aussi a sa place sous les projecteurs.


C’était une lecture qui m’intriguait depuis sa sortie grand format en raison des thématiques exploitées et parce que j’avais regardé l’adaptation Netflix à l’époque. J’en avais entendu du bien, et j’avais adoré le film, cependant la version ebook est resté durant des années et je l’ai sorti durant l’été 2025. Je pense que je conserverai un bien meilleur souvenir du film que du roman.

Je ressors mitigée, voire avec le sentiment de ne pas avoir fait une si bonne lecture que ça. Je me suis ennuyée durant les 3/4 du récit en trouvant que les intrigues tournaient en rond à en devenir poussif. Un roman plus court aurait été plus percutant à mes yeux.

En plus, j’ai trouvé un déséquilibre dans le traitement des personnages. Ceux qui sont attachants ne sont pas sympathiques, ce qui est le cas de Willowdean par exemple, et à contrario, ceux qui ne sont pas attachants ou pas assez développés sont très gentils. Ce qui rend les relations très frustrantes.

Beaucoup d’avis à l’époque trouvaient le roman novateur pour son traitement des personnes en obésité ou surpoids. Seulement, Willowdean en parle à toutes les sauces, tous les personnages (sa mère la première) s’en donne à cœur joie sur la grossophobie. TOUT tourne toujours autour du corps, de la beauté, du quand dira-t-on, du poids, ce qui ne me paraît pas novateur même en 2015. Et c’est d’autant plus triste que la plume est soignée et agréable à lire.



Reine de l’Ouest de H. LENOIR
Éditions Sarbacane – 2024 – 672 pages – 20 €
Roman | Young Adult | Western | Historique | Aventure | Romance | Voyage
Avertissement : [scènes explicites à caractère sexuel, scènes de violences physiques et verbales envers des humains et/ou des animaux, guerre, médecine et actes chirurgicaux, alcool, prostitution]
Radar à diversité : [personnages et romances LGBTQIA+, personnages racisés, trouple, travailleurs et travailleuses du sexe]

Main Theme du jeu Red Dead Redemption



Boston, 1892. Vous incarnez Miss Jones, une jeune fille de bonne famille, curieuse et large d’esprit. Le mariage ? Non merci ! D’ailleurs, le Grand Ouest – et l’indépendance – et l’aventure – vous attendent… Entre les faussaires charmeurs, les hors-la-loi rugueux, les madames de lupanar, les majors poivre-et-sel, les héritières en fleur et autres rencontres fascinantes, vous aurez joyeusement l’occasion de vous fourrer dans le pétrin. Finirez-vous institutrice ? Chercheuse d’or ? Infirmière ? Trappeuse ? Épouse respectable ? Ou même… Reine de l’Ouest ? Dans tous les cas, vous resterez vous-même : brillante, drôle et libre, l’inimitable Miss Jones !


L’ayant découvert sur le blog Les lectures de Marinette, j’étais impatiente de découvrir ce livre dont vous êtes l’héroïne. Quel regret de ne pas en avoir fait une série en explorant diverses époques historiques ou encore des catégories de la fantasy, de la science-fiction… Parce que sincèrement, je les achète !

C’est un très bon livre pour jouer et rejouer, engagé sur le plan féministe – inclusivité et diversité, brillant de panache par son aspect fantasque et immersif côté western. J’aime le personnage principal, parce qu’elle permet toutes les fantaisies, elle est audacieuse et soucieuse, espiègle et moderne, je me suis rapidement pris au jeu et j’ai adoré relire le livre pour en découvrir toutes les fins, percer tous les embranchements possibles.

Le texte est très bien écrit, c’est super accessible tout en plant un décor immersif et soigné. Il y de l’émotion, de l’action, des répliques bien vives avec un humour qui m’a séduite, c’est très plaisant d’avancer dans l’histoire et je me suis pas ennuyée durant mon expérience de lecture.

Les personnages secondaires ou tertiaires sont intéressants, même si j’aurais aimé un peu plus de développement. Ils restent passionnants, permettant d’exploiter des thématiques variées, d’exercer des métiers différents et d’avoir des romances multiples.

Maintenant, je vais juste attirer l’attention sur le fait que ce roman n’est pas à mettre entre toutes les mains, les relations sont toutes consenties et saines, néanmoins, elles sont très explicites dans les scènes 18+, fort heureusement, vous pouvez parfaitement vous en passer, car H. Lenoir a pensé à vous prévenir et à vous laissez une échappatoire.


Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash

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OLIVER ET COMPAGNIE

Un film de George SCRIBNER
Adapté du livre Oliver Twist / Les Aventures d’Oliver Twist de Charles Dickens
1988

Street of Gold



Oliver, un chat des rues, rencontre une bande de chiens sympathiques et forts de caractère qui vivent avec leur maître, Fagin, sur les docks. Malheureusement, ce dernier doit de l’argent à Sykes, un terrible malfrat. Au cours de l’aventure, Oliver est adopté par Jenny, une gentille petite fille des quartiers riches. C’est alors que Sykes la kidnappe afin de demander une rançon. Tous les amis d’Oliver partent à sa rescousse…



Un film que j’ai aimé très jeune et que j’ai adoré revoir enfant. Je l’ai revu pour la première fois adulte et je suis toujours fan de ce Oliver et Compagnie, j’ai passé un très bon moment en le revoyant et le fait qu’il parte, s’inspire d’Oliver Twist de Charles Dickens m’a totalement séduite.

Ce film a une lecture incroyable sur le sans-abrisme, les animaux abandonnés ou traités avec cruauté, la différence avec les beaux quartiers, le thème du mensonge et de l’extorsion, j’avoue qu’en y réfléchissant – même si tout reste peu développé (on est sur du Disney), les thèmes et sujets abordés m’ont pas mal fasciné. Sans compter la présence de la violence, du kidnapping d’enfant, ce qui me rappelle aussi le travail des enfants déjà évoqué avec Bernard et Bianca.

J’adore l’ambiance très chargée dans ses couleurs, ses vêtements, sa musique, un côté années 80 qui me ramène tout droit en enfance. J’ai bien aimé les chansons entraînantes, l’humour mordant, le casting VF excellent et qui est porté par le regretté Patrick Poivey dans le rôle de Roublard, un personnage formidable et attachant. Fagin est touchant, Jenny est adorable tout comme ce petit chaton qu’est Oliver.

L’histoire est très sympathique à suivre, j’ai bien aimé ce côté bon enfant qui se mêle à quelque chose de plus sombre et de plus violent. Sykes est un antagoniste, dont on sait peu de choses, et qui parfait dans ce rôle un brin mafieux, prêt à tout pour récupérer son argent. J’ai apprécié l’amitié qui relie tous les chiens de Fagin, et même si évidemment, le film souffre d’un manque de développement, je trouve qu’il tient la route, qu’il est plaisant à voir.





LA PETITE SIRÈNE + LA PETITE SIRÈNE 2, RETOUR À L’OCÉAN + LE SECRET DE LA PETITE SIRÈNE

Adapté du conte d’Hans Christian ANDERSEN
Un film de John MUSKER et Ron CLEMENTS – 1989
Un film de Jim KAMMERUD, Brian SMITH et Bill SPEERS – 2000
Un film de Peggy HOLMES – 2008

Partir là-bas



La Petite Sirène >
Malgré l’interdiction de son père, le roi Triton, Ariel, la petite sirène, ne peut résister à la tentation d’aller à la rencontre d’un monde inconnu, celui des humains. Accompagnée de Polochon, elle gagne la surface de l’océan et s’approche d’un grand navire où est donnée une grande fête en l’honneur du prince Eric, dont elle tombe immédiatement amoureuse. Une terrible tempête se lève et le prince est projeté par-dessus bord. Ariel le sauve de la noyade, le dépose sur le continent puis disparaît. Mais elle ne réussit pas à oublier le prince.

La petite sirène 2 : Retour à l’océan >
Après les réjouissances entourant la naissance de leur fille Mélodie, Ariel et Éric sont confrontés à Morgana, la sœur vengeresse d’Ursula, et cette menace les force à cacher à Mélodie son véritable héritage de sirène. Mais Mélodie, en jeune princesse curieuse de ses origines, défie ses parents et s’aventure tout de même dans la mer. Elle y fait la connaissance de nouveaux amis mais son rêve de devenir une sirène servira le projet de Morgana de contrôler les sept mers. Ariel doit alors réunir les amis de son enfance, Sébastien et Polochon, pour sauver sa fille et restaurer l’harmonie familiale.

Le secret de la petite sirène >
Dans le royaume marin du Roi Triton, la musique est interdite. Mais Ariel, l’une des sept filles du souverain, se prend de passion pour les mélodies en tous genres. Elle tente alors de réhabiliter la musique au fond des mers.



C’est assez curieux de découvrir La petite sirène à 30 ans passés. Je connaissais bien sûr les personnages, l’histoire globale, les chansons qui sont iconiques, j’avais même déjà vu ces films, mais juste une seule fois, trop peu pour en avoir de réel souvenirs. Ce qui fait que j’ai vraiment pu apprécier cet univers avec ce challenge disney que je fais depuis plus d’un an.

Alors, oui, on ne va pas tourner autour du pot, le premier est bien meilleur que les suites, et ce, pas seulement sur le plan technique (les dessins en tout cas), mais tout simplement parce que ce film est très beau. Les messages développés à travers la famille, les choix, l’amour – avec ce magnifique monde marin très bien retranscris, les effets de l’eau pour nous immerger dans ce milieu aquatique, sans oublier les personnages incroyables que le studio a su animer.

Oui, toutes ces choses font de ce film un classique. Les chansons sont excellentes, l’animation d’Ariel en tant que sirène est splendide, j’ai réellement passé un très bon moment en visionnant ce film. La VF est de très bonne qualité en plus de ça, donc, au final, c’est mon film préféré des trois.

Vient ensuite Le secret de la Petite Sirène. Parce que le film m’a énormément séduite avec cette intrigue familiale, de deuil, de musique proscrite, de tension père-fille, parce que je retrouve l’esprit du premier film, moins développé – certes – mais suffisamment présent pour me faire oublier les quelques couacs qu’il comporte, comme les antagonistes que je ne trouve pas très impactants. En même temps, Ursula est difficilement oubliable. La VF est de bonne qualité, comme les animations – même si certains dessins ne sont pas toujours au niveau, et les musiques m’ont charmée.

Enfin, je vais parler du deuxième film. Après un préquel, il y a la suite du premier opus. Je n’en garde pas un souvenir très fort, parce qu’il manque un peu de punch, là où Le secret de la Petite Sirène a une réelle identité, ce n’est pas le cas de celui-ci. Tout est un réchauffé du premier opus, avec des modifications pour adopter le point de vue de Mélodie.

Si j’apprécie d’avoir un film où Ariel et Eric deviennent parents, je les trouve trop effacés, je n’ai pas aimé le voyage de la jeune fille avec ses compagnons marins qui n’ont pas le charme de Polochon ou de Sébastien. La sœur d’Ursula paraît un peu fade, même si elle demeure intéressante dans son histoire, sa personnalité est trop similaire à la sorcière des mers pour être marquante. Les chansons ne sont pas intéressantes à mes yeux, excepté celle qui ouvre le film. La VF reste de qualité pour ma part.

Comme pour toutes les suites Disney, il y a de bonnes idées, mais ça manque de raffinement dans l’exécution, de structure pour présenter les thématiques et d’audace pour proposer des suites de qualité, originales tout en usant de références. Parce que ce n’est pas mauvais de faire du fan service ou des références, il faut doser.




LA BANDE A PICSOU

Un film de Bob HATHCOCK – 1990



Picsou, ses 3 neveux et Zaza s’embarquent dans une nouvelle aventure qui les mène jusqu’en Égypte sur la trace d’un fabuleux trésor. Sur place, la joyeuse bande ne trouve qu’une ancienne carte qui leur permet de trouver une pyramide perdue. Mais le sorcier Merlock, un ennemi redoutable, épaulé par son fidèle second Dijon, ne tarde pas à leur mettre des bâtons dans les roues, afin de prendre possession d’une lampe magique qui contient un génie…



Un chouette film d’animation que j’ai apprécié regarder sans pour autant être fan du résultat, je me suis dit que j’avais là un long épisode d’une série animée et pas un long-métrage unique. Donc sympa, mais sans plus, en revanche, j’ai bien aimé les références plus ou moins appuyées à Indiana Jones ou encore aux contes des milles et une nuit.

J’ai bien aimé les thématiques développées, il y a de bonnes idées et le film ne manque pas d’humour, j’ai bien aimé cet aspect aventure avec pas mal de rebondissements, de péripéties, de la magie, c’est rythmé et ça se laisse regarder.

J’admets volontiers que je ne suis pas la plus grande fan de Picsou, donc en regardant la page Wikipédia, je n’ai pas eu toutes les références aux divers comics de Carl Barks. En revanche, j’ai beaucoup aimé les personnages, notamment Mamie Baba et sa petite-fille Zaza que je suis curieuse de retrouver dans les séries animées autour de Picsou.

Le personnage de Dijon fait un génie très attachant, avec ce petit côté Pinocchio, et mine de rien, les antagonistes qui se succèdent pour s’emparer du pouvoir de la lampe donnent des séquences intéressantes à regarder. D’autant plus que l’animation est fluide et soignée et pour terminer, la VF est d’excellente qualité.




LA BELLE ET LA BÊTE + LA BELLE ET LA BÊTE 2 : LE NOËL ENCHANTE + LE MONDE MAGIQUE DE LA BELLE ET LA BÊTE

Un film de Gary TROUSDALE et Kirk WISE – 1991
Un film d’Andy KNIGHT – 1997
Un film de Cullen BLAINE et Mitch ROCHON – 1998
Adapté du livre La Belle et la Bête de Madame Leprince de Beaumont, du conte de Gabrielle de Villeneuve

La Belle et la Bête par Liane Foly et Charles Aznavour



La Belle et la Bête >
Belle est une jolie jeune fille passionnée par les livres. Son père, un inventeur, se retrouve par hasard dans le château d’une bête hideuse qui le fait prisonnier. Belle vole à son secours et offre de prendre sa place. Avec l’aide des habitants ensorcelés du château, dont une théière, un chandelier et une pendulette, elle va découvrir, au-delà de l’aspect terrifiant de la Bête, un être honnête et généreux.

La Belle et la Bête : le noël enchanté >
Quelques mois après avoir retrouvé leur apparence humaine, les habitants du château préparent avec joie l’arbre de Noël, sous la haute surveillance de Lumière et Big Ben. Mais tous gardent encore en mémoire ce premier Noël, bien moins heureux, que passa Belle, alors encore prisonnière dans le château de la Bête…

Le monde magique de la Belle et la Bête >
Destinés à tous ceux et celles qui ont adoré La Belle et la Bête, le chef-d’œuvre de Walt Disney, voici quatre contes enchantés qui racontent la vie quotidienne de Belle et de ses amis Big Ben, Madame Samovar et Zip dans le château ensorcelé de la Bête.



Quel bonheur de se replonger dans cette trilogie, La Belle et la Bête fait partie de mes Disney préférés, je suis bien incapable d’être objective dessus. Néanmoins, je suis tout de même en capacité de dire ce qui me plaît ou non, ce qui coince, notamment dans les suites. Mais avant d’aller plus loin, je suis super heureuse d’avoir pu revoir ces films.

Bien sûr le premier restera iconique à mes yeux, il a cette ambiance automnale et hivernale qui me plaît tellement, je suis absolument fan du raffinement dans les décors et les animations. Les personnages sont absolument charmants et attachants, Belle est une héroïne incroyable et tenir tête à Gaston, soutenir envers et contre-tout la Bête, son amour des livres. J’aime énormément le personnel du château, en particulier Lumière, sa complicité avec Big Ben, Mrs. Samovar qui est si gentille.

En fait, j’aime l’ambiance du film, cette part de magie, la relecture du conte de base, l’excentricité de certaines scènes ou de quelques personnages qui donnent des situations et des répliques bien amusantes. Sans compter le fait que Belle soit indépendante, courageuse, parfois têtue, mais si généreuse et empathique. Les chansons sont magnifiques, de même que le casting VF qui donne tellement de charme aux protagonistes – j’aimerais d’ailleurs avoir une pensée pour Bénédicte Lécroart, la voix de Belle qui nous a quitté en 2022, elle était parfaite dans ce rôle.

Alors, oui, je pourrais passer des heures à décortiquer le moindre recoin du film, l’écriture, les musiques, le design des personnages et leurs personnalités, l’animation, l’histoire pleine de magie, d’amitié, d’amour et de beaux messages. Il reste mon préféré de la trilogie et mon Disney chouchou. Et de ce fait, ce qui est incroyable, c’est que pour la seconde fois (après Bernard et Bianca au pays des kangourous), une suite parvient à capter mon attention et sait parfaitement se détacher du film précédent.

Le Noël enchanté est trop génial, probablement parce que je le regardais à chaque noël plus jeune, mais très sincèrement, il est sympathique à regarder. Les nouveaux personnages sont intéressants, en particulier l’antagoniste Forte campé par Richard Darbois qui a fait un excellent travail. J’aime beaucoup l’ambiance hivernale du film, la présence de noël à travers les scènes de décorations, les chansons et surtout, l’histoire de la Bête est davantage développé et c’était intéressant à suivre.

Enfin, je vais parler du moins bon des trois et c’est bien dommage de ne pas avoir pris le temps de faire un réel film avec ces courts-métrages. Certes, cela permet d’avoir de nouveaux protagonistes, de petites histoires sympathiques autour du personnel du château – je pense notamment à l’histoire entre Plumette et Lumière. Malheureusement, c’est un peu ennuyeux, pas toujours de très bonne qualité sur le plan de l’écriture ou de l’animation, du dessin ou encore du rythme. Les idées de base sont comme toujours intéressantes, mais l’exécution pêche, c’est trop dommage. En plus de ça, par rapport à mes souvenirs, la version présente sur Disney + est amputée des deux chansons qui servent de coupure entre les trois histoires, alors que la première est pourtant présente.

Ainsi, si la Belle et la Bête vous tente, pas de doute possible, le mieux est de visionner les deux premiers opus, puis de regarder le live action qui complète le tout premier film d’animation.




ALADDIN + LE RETOUR DE JAFAR + ALADDIN ET LE ROI DES VOLEURS

Un film de John MUSKER et Ron CLEMENTS – 1992
Un film de Toby SHELTON, Tad STONES et Alan ZASLOVE – 1994
Un film de Tad STONES – 1996

A Whole New World de Peabo Bryson and Regina Belle



Aladdin >
Au cœur de l’Arabie, dans la ville d’Agrabah, un jeune homme orphelin du nom d’Aladdin vit en volant de la nourriture aux marchands des souks. Même s’il chaparde, Aladdin rêve de prouver qu’il n’est pas qu’un vulgaire voleur mais bien un homme de valeur contraint à enfreindre la loi pour survivre.

Le retour de Jafar >
Après un bref séjour dans la lampe magique, le sinistre Jafar souhaite se venger d’Aladdin, de Jasmine et du sultan, mais Iago, son perroquet le trahi, se sentant mal aimé et maltraité par Jafar. Il va rejoindre Aladdin et ses amis pour essayer de prendre le pouvoir mais va ressentir peu à peu de l’amitié pour ses anciens ennemis. Pendant ce temps, Jafar a été libéré par Abis Mal, un voleur aussi incompétent que stupide, vouant aussi une féroce haine pour Aladdin.

Aladdin et le roi des voleurs >
Aladdin est enfin sur le point d’épouser Jasmine ; mais il a des doutes sur sa capacité à être un bon père, car il n’a pas connu le sien. Alors que tout va pour le mieux, le mariage est perturbé par l’apparition des quarante voleurs.



Je n’avais vu qu’une seule fois le film Aladdin, je n’avais jamais regardé Le retour de Jafar et pourtant, j’ai très souvent regardé enfant Aladdin et le roi des voleurs que j’avais à l’époque en VHS. Ayant beaucoup aimé le live action fait il y a quelques années, et je profite donc de ce challenge Disney pour découvrir comme il se doit la trilogie.

Le résultat : le même constat que pour d’autres films ayant des suites. Le premier est très cool, le suivant est pas beau sur le plan des dessins, mais a de bonnes idées – encore une fois pas bien exploité, le dernier rattrape un peu les mauvaises impressions du précédent.

Le premier film est incroyable, l’histoire est passionnante à suivre avec de très bons personnages, une excellente bande son, un univers très soigné sur l’orient, une jolie animation avec un travail de qualité sur les dessins, des scènes devenues cultes avec un Génie inoubliable et une VF irréprochable. J’ai passé un très bon moment en regardant ce film, c’était drôle, mature quelque part avec l’histoire de Jasmine et sa liberté, je trouve aussi que par bien des égards Jafar ressemble pas mal à Frollo, c’est un antagoniste très intéressant. Iago, le Tapis, Abu sont des personnages secondaires attachants.

Le second film possède de bonnes idées, la vengeance de Jafar, le travail de l’univers en poussant plus loin la réflexion sur les génies, les djinns plus particulièrement. Sans compter toute l’histoire de Iago, de ses choix et de leurs conséquences, ainsi, j’ai bien aimé les différents éléments abordés. Maintenant, et encore une fois, cette suite n’est pas à la hauteur, le développement n’est pas abouti et je suis restée sur ma faim. D’autant plus que l’animation n’est pas raffinée, les dessins sont grossiers avec de nombreuses erreurs anatomiques, le caractère de Jasmine qui passe son temps à glousser et à ne rien faire contraste totalement avec ce qu’elle était dans le film précédent. Je suis perplexe par ce visionnage.

Quant au troisième film, je le trouve mieux que le Retour de Jafar, mais pas au niveau du premier Aladdin. Cette fois-ci, l’histoire du mariage, de la paternité et de la filiation paternelle par les interrogations d’Aladdin, le vol et la référence à Ali Baba et les 40 voleurs, tout est bien pensé pour donner un scénario riche en rebondissements, nourrie et sympathique à regarder. Je me suis bien amusée durant le visionnage, parce qu’avec ce film, on nous propose une belle fin à la trilogie. Comme toujours, le Génie permet toutes les fantaisies et facéties pour amuser ou émouvoir, et je ne compte plus les nombreux clins d’œils qu’il nous présente film après film (personnalités connues, Disney, cinéma, etc). L’animation et les dessins sont mieux que pour le précédent opus, par contre, la bande son n’est pas toujours captivante. En revanche, que ce soit sur ce film ou Le retour de Jafar, la VF reste de très bonne qualité.



Crédits images :
SerieBox * Flaticon * Canva * Unsplash * YouTube (trailer et chansons)

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Contes de Givre et de Sommeil de JAHYRA
D’après les Contes de Jean LORRAIN
Tome 4 de la saga Princes et Princesses
Autoédition – 2024 – 78 pages – 30 €
Bande dessinée | Hiver | Conte | Style art nouveau



Les freux sycophantes s’étaient tus. Sous leurs yeux lucifères débutait un rite aussi impie qu’ancien. Étouffée dans un lacis de branches malades, la vieille Isba abritait de son suaire fongueux la dernière des volvas. Nul ne retint son geste quand elle offrit ses soieries aux déesses faméliques, avides et cruelles, car leur miséricorde ne demeure que pour les beautés endormies. Quels étaient leurs desseins, quant à la lueur de quelque lame antique, chu un crin de la couleur des abysses, et d’une ombreuse promesse tapisse le sylvestre sol d’un pacte interdit ? Et quand enfin à l’aube tremblante, le pourpre en son sein macula d’écarlate les idoles austères, ces mornes grâces s’assoupirent. Leur ire a jamais chassé, laisse le rêveur désemparé, d’une vacuité mélancolique, privé d’une chose essentielle que seuls les contes peuvent révéler.



Quatrième opus des Princes et Princesses auquel je contribue sur Ulule, avant-dernier tome de ces adaptations des contes de Jean Lorrain par Jahyra, et une nouvelle fois, une bonne lecture. Un ouvrage contenant trois histoires sur la neige, le froid, l’hiver, respirant les contrées nordiques et slaves, ce qui était parfait avec le Cold Winter Challenge pendant lequel je l’ai sorti de ma PAL.

Je ne regrette pas d’avoir participé à ce financement participatif, parce que l’ouvrage est super chouette, soigné et élégant, à l’image des illustrations de l’artiste. Tout est en noir et blanc, dessiné à la main, les planches sont encrées et seules les dorures des ornements viennent colorer les pages. Tout le style graphique respire l’Art Nouveau ce qui rend l’ensemble sophistiqué, enchanteur, je suis admirative par le travail fourni par Jahyra.

Dans ces contes, nous sommes au cœur des contrées nordiques et slaves où l’artiste a puisé pas mal de références graphiques pour les costumes et les décors. J’ai adoré le fait que ces histoires soient en grande partie des réécritures de contes plus connus comme la Reine des Neiges ou encore Blanche-Neige, parce que Jean Lorrain a sa plume, son style que Jahyra a scrupuleusement respecté. Nous avons donc des intrigues plus dramatiques, sombres, violentes aussi – ce qui contraste totalement avec la beauté du visuel et des personnages mis en valeur.

Nos trois héroïnes sont attachantes à leur manière, elles nous subjuguent par leurs aventures et les mystères qui entourent certaines, par leur esprit d’aventure et leur ténacité pour d’autres. Quant aux antagonistes, ils ne sont pas en reste, c’était passionnant de les rencontrer et d’en suivre les péripéties, sombres, jaloux, silencieux, inquiétants, avec ou sans magie, j’ai passé un bon moment à découvrir ces histoires.

Au final, je suis impatiente et curieuse de savoir où me mènera le dernier opus de cette aventure et je suis très curieuse de découvrir les originaux, les contes de Lorrain lui-même, parce qu’au vu du style, cela doit être captivant, précieux et soigné.





Il y a longtemps que je t’aime de Marie SPENALE
Éditions Casterman – 2024 – 128 pages – 24 €
Bande dessinée | Lectorat adulte | Île déserte | Amour | Couple
Avertissement : [scènes à caractère sexuel]



Partie en croisière avec Alain, son mari de longue date, Annie se réveille sur une île déserte après un violent naufrage. Malgré ses peurs, elle survit comme elle peut, seule dans la nature. Face à elle-même, elle commence à questionner le rôle qu’elle s’est assigné dans sa propre vie, et celui qu’elle a laissé son mari jouer. Qui est-elle vraiment, de quoi a-t-elle vraiment envie ? La rencontre inattendue avec un indigène, loin des conventions sociales, va accentuer sa découverte d’elle-même et lui permettre de réinventer son désir.



J’avais repéré cette bande dessinée en suivant les vidéos de Marie Spénale, elle en avait suffisamment montré pour me rendre ultra curieuse et donc j’ai fini par la trouver en médiathèque. J’en ressors enthousiaste, mais certaines choses m’ont un peu dérangée et, en somme, je reste un peu sur ma faim. Néanmoins, cela n’a pas douché mon envie de découvrir d’autres BD de l’autrice, et j’ai hâte de lire Millie & Catsou.

J’ai adoré le parti pris esthétique pour cette bande dessinée, c’était audacieux et fascinant, les planches possèdent par moments des compositions très intéressantes, notamment sur des pages pleines ou des double-pages, par exemple. Les lignes ont ce côté relâché, et les couleurs choisies sont vibrantes, pétillantes et forcent mon admiration. Marie Spénale n’a pas choisi une voie simple pour le visuel et le moins que je puisse dire, c’est que ça passe ou ça casse. Me concernant, ça a totalement fonctionné.

L’univers était bien exploité, cette île déserte et la condition de naufragée était tout ce dont Annie avait besoin pour se poser toutes sortes de question sur sa vie, sa condition de femme, son mari Alain et aussi l’amour, la notion de couple. L’autrice a fait un super travail sur tous ces sujets, les a bien exploités, nous poussant également à réfléchir. De plus, le personnage secondaire est lui mystérieux de prime abord. Leur duo fonctionne bien et est même touchant.





À travers de Tom HAUGOMAT
Éditions Thierry Magnier – 2018 – 184 pages – 20 €
Bande dessinée | Espace | Lectorat adulte | Contemporain | Amour | Famille | États-Unis



« À travers » suit la trajectoire d’un homme au destin singulier, qui chérit le rêve de devenir astronaute, à travers toutes les grandes étapes de sa vie sont évoquées. Le principe du livre repose sur un jeu de regards entre ce que vit le personnage et ce qu’il voit, toujours à travers un prisme particulier (le trou de la serrure, une loupe, une fenêtre, un écran, etc.). Un livre graphique à la beauté éblouissante.



Absolument génial, cela faisait un petit moment que je voulais emprunter ce livre à la médiathèque, il avait l’air absolument fascinant et je ne regrette pas une seule seconde. Dans une veine plus amusante, j’avais adoré l’album jeunesse de Gilles Bachelet Une histoire d’amour. Là, on a une bande dessinée plus poétique à découvrir.

Nous suivons la vie d’un homme de sa naissance à sa retraite, exploitant divers thématiques comme l’amitié, la famille l’amour, son travail à la NASA, sa passion pour l’espace et la nature, ses événements tragiques comme ses instants de bonheur. C’était tellement beau à découvrir, tendre, poétique et délicat, j’ai passé un très bon moment de lecture.

Pas besoin d’un univers détaillé, de noms, de texte même ! En effet, l’histoire se comprend parfaitement avec la seule mention de cette petite ligne qui nous donne la ville, le pays et l’année où se déroule cet instant précis dessiné par l’auteur lui-même. Les illustrations parlent d’elles-mêmes, j’ai beaucoup aimé ce style graphique avec une palette de couleur soigneusement travaillé, des décors très chouettes, des personnages identifiables.

C’est très beau visuellement parlant, et je suis totalement conquise pas le concept, celui d’avoir sur la page de gauche, l’illustration marquant l’année en question et sur la page de droite, ce que notre personne voit à travers… tellement de choses à dire vrai : loupe, fenêtres variées, télescope, télévision, hublots, vitres et vitrines, planches de palissade, livres d’une bibliothèque, appareils photos et téléphone portable. Mine de rien, on avance à travers tout le 20e siècle, ce qui fait un voyage passionnant à mes yeux.





Kodi de Jared CULLUM
Éditions Komics Initiative – 2021 – 189 pages – 19 €
Bande dessinée | Alaska | Amitié | Nature | Animaux | Aventure
Radar à diversité : [présence d’un personnage en situation de handicap]



Quelque part en Alaska, Katya passe ses vacances chez sa grand-mère. Ses seuls amis, elle les trouve dans les bandes dessinées. Un jour, sa route croise celle d’un ours kodiak. Blessé, affamé, il fait peine à voir. Pas le choix ! Il faut l’aider. La naissance d’une solide amitié, ça tient parfois à rien ! C’est là que le plus beau et le plus incroyable des voyages commence.



Une bande dessinée que j’avais depuis sa sortie dans ma wishlist et que j’avais très envie de découvrir, chose faite en l’empruntant à la médiathèque. J’en ressors contente, j’ai passé un bon moment, même s’il m’a manqué un je-ne-sais-quoi pour être pleinement emballée par ma lecture.

Point extrêmement positif : les illustrations. Elles sont tout bonnement magnifiques, de très belles aquarelles. Les couleurs sont superbes, j’adore les palettes employées, le design des personnages les rendent identifiables très rapidement, cet ours est absolument trop mignon. Et les paysages que l’on soit en Alaska ou aux États-Unis sont soignés, décors urbains ou naturels prennent vie sous nos yeux. Jared Cullum a réellement un coup de crayon proche d’un film d’animation, ce qui donne des planches vivantes et expressives.

Les thèmes, les petites choses posées çà et là donnent envie d’en avoir plus. Cette petite fille qui vit chez sa grand-mère et qui a l’air d’avoir une famille compliquée, cet homme en situation de handicap, l’amitié qui lie Katya et Kodi, c’est hyper touchant et j’aurais aimé plus de développement, en revanche, l’aspect aventure est lui pleinement présent. Et mine de rien, les personnages sont attachants.

En fait, j’ai trouvé l’histoire chouette et mignonne, mais sans plus. Je suis incapable d’expliquer pourquoi, le tout est charmant, le rythme contemplatif sur la partie nature contraste avec la ville bouillonnante, c’est agréable à lire côté répliques, les bulles ne mangeant pas les illustrations.



Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash * BD Gest' (planches)

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18.2.26 2 comments
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Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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