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La citadelle d'Ewylyn




Les perce-neige s’éveillent sous les flocons de Sophie JOMAIN
Éditions Charleston – 2023 – 304 pages – 9 €
Roman | Adulte | Contemporain | Romance | Noël
Radar à diversité : [personnage avec un handicap et diversité corporelle]



Liia Josserand et son père sont très fiers de ce refuge où les rennes évoluent en totale liberté. Les fins de mois sont difficiles, mais pour rien au monde ils n’abandonneraient leurs animaux, et encore moins sous la pression d’un chef étoilé que personne n’a jamais vu, qui voudrait les acheter pour leur viande. Qu’il aille voir ailleurs s’ils y sont, leurs animaux ne se mangent pas ! Mais à quelques semaines de Noël, le temps presse, et le cuisinier n’a pas dit son dernier mot. Il n’hésitera pas à s’infiltrer incognito au refuge pour en savoir plus et, qui sait, parvenir à convaincre cette étrange famille de lui vendre à bon prix un ou deux caribous. La guerre semble bel et bien déclarée, mais l’arrivée inattendue du célèbre Nicolas Claus pourrait bien changer la donne entre ces deux-là…



Une jolie histoire de noël, de famille et de romance que j’étais curieuse de découvrir un nouveau roman de Sophie Jomain après avoir beaucoup aimé Les étoiles brillent plus fort en hiver. On est loin du coup de cœur avec celui-ci, mais j’ai passé un très bon moment avec.

Le roman a une bonne dose d’humour avec un zeste de réalisme magique grâce à la présence du Père Noël, qui est d’ailleurs un excellent personnage, amusant, toujours là pour surprendre, c’était un régal ! Aussi, quel cadre enchanteur dans ces alpages avec ces rennes, c’était super chouette d’avoir quelques notions sur la culture sami.

J’aime toujours lire la plume de Sophie Jomain qui est accessible et agréable, moderne et sympa à suivre. Les personnages étaient super chouette à découvrir, même si j’avoue que j’ai eu une grosse préférence pour le fils de Liia et le Père Noël, j’ai été moins emballée par la romance entre Liia et Baron. Cependant, ça reste mignon et sympathique à voir, avec une belle personnalité de la part de Liia.

L’histoire a été chouette à découvrir, j’ai bien aimé cette affaire de ferme autour des rennes, cette affaire d’établissement à sauver versus le cuisinier cinq étoiles qui veut du renne à sa carte, les histoires de famille suite au divorce, les problèmes liés au handicap du fils de Liia, j’adore le fait que l’autrice a su mêler les petites histoires, à employer des thématiques fortes et touchantes, et le roman se lise très aisément, c’était parfait pour noël.



La forêt au clair de lune de Michiko AOYAMA
Éditions J’ai Lu – 2025 – 288 pages – 9 €
Roman | Lectorat Adulte | Contemporain | Feel good | Podcast | Tranche de vie | Japon



Fasciné par la Lune, cet astre qui guide nos vies mais conserve tant de secrets, Taketori Okina a transformé sa passion en podcast à succès. Chaque jour, des auditeurs dispersés aux quatre coins du pays s’échappent de leur quotidien pour l’écouter. Une ancienne infirmière en quête de sens, un humoriste qui n’arrive pas à percer, une lycéenne qui rêve d’indépendance… tous sont confrontés à des décisions qui vont bouleverser leur destin. Portés par la voix de Taketori, chacun en apprend plus sur la Lune et la mystérieuse influence qu’elle a sur sa vie. Car, comme elle guide les tortues la nuit de leur naissance, elle inspire aussi profondément les choix de ceux qui sont à son écoute.



Excellente lecture pour ma part, j’ai apprécié retrouver la plume de Michiko Aoyama. Même si celui-ci ne dépassera pas la Bibliothèque des rêves secrets, j’ai tout de même adoré le voyage, je suis restée fascinée sur des éléments bien pensés par l’autrice.

C’était une excellente idée de partir du podcast pour présenter cinq histoires qui d’apparence n’ont rien en commun. Toutefois, quand on s’attache aux détails, j’ai été scotchée par les liens qui se nouent au fil du récit, le podcast de Taketori Okina n’est pas la seule chose qui relie ces cinq personnages : des objets, une thématique, un protagoniste principal qui devient tertiaire. J’ai apprécié faire ce voyage quitte à revenir en arrière pour trouver d’autres liens.

Les histoires sont touchantes et sympathiques à suivre, la plume est directe, mais les messages soulevés, les thématiques explorées sont très intéressantes de mon point de vue : le burn-out, la quête de sens, la famille, le monde artistique et artisanal, l’humour, la notion de couple… J’ai aimé ces petites phrases posées çà et là pour nous faire réfléchir indirectement.

L’ambiance est reposante, comme tous les romans du style tranche de vie et issus de la littérature japonaise, c’est apaisant et doux, simple et réconfortant. Les personnages sont sympathiques à suivre dans leur quotidien, on peut s’y attacher ou non selon leur situation professionnelle, leurs questionnements ou leur situation personnelle. J’ai adoré l’histoire de l’étudiante qui souhaite prendre son indépendance ainsi que celle autour de l’artiste qui confectionne des bijoux, ce sont mes deux chapitres préférés.



What the river knows d’Isabel IBAÑEZ
Tome 1 de la saga Les secrets du Nil
Éditions Rageot – 2025 – 669 pages – 19 €
Roman | Lectorat Young Adult | Fantastique | Romance | Historique | 19e siècle | Égypte
Avertissement : [scènes de violences physiques, torture, menaces et chantages, meurtres]
Radar à diversité : [autrice LatinX, personnages racisés]



Inez Olivera, dix-neuf ans, appartient à l’aristocratie argentine. Alors que ses parents réalisaient des fouilles archéologiques en Égypte, ils décèdent dans des circonstances mystérieuses. Cherchant à comprendre, Inez embarque pour le Caire, avec pour seuls bagages ses carnets de croquis et une bague que son père lui a envoyée avant de mourir et qui semble posséder une étrange magie… Lorsqu’elle arrive en Égypte, Whit, le jeune assistant de son nouveau tuteur, l’attend de pied ferme avec la mission de la renvoyer chez elle. Mais Inez est bien déterminée à obtenir des réponses, et peu importe si celles-ci pourraient lui coûter la vie…



Une très bonne lecture que je souhaitais faire depuis sa sortie en février 2025, mais j’ai raté le coche et me suis rattrapée à la médiathèque. J’espère me le procurer en poche, parce que c’est un super récit young adult de fantastique, de romance et d’histoire. Dans l’esprit, j’ai un peu retrouvé La Momie et vu que c’est un de mes films préférés, je ne suis mécontente d’avoir cédé.

Le fil rouge s’imbrique au fil du récit de plusieurs mystères, histoires annexes, de questions, de complots et trahisons, d’enquêtes et de fouilles, c’est une intrigue riche en rebondissements et péripéties, dense avec une rythmique prenante qui m’a maintenue éveillée du début à la fin. Un final de très haute voltige, explosif, avec des questions plein la tête, des émotions, à tel point que je me suis précipitée pour acheter le tome 2 quelques jours plus tard.

J’ai apprécié le fait que l’autrice donne des informations historiques en plus à la fin du récit, précisant certaines choses, cela permet d’apprécier son important travail pour nous immerger autant dans l’Argentine que l’Égypte au 19e siècle. Personnellement, le voyage était génial, vocabulaire, dialogues, expressions, mœurs, us et coutumes, elle donne ce qu’il faut pour ne pas noyer l’intrigue. La plume est superbe, descriptions comme dialogues sont chouettes à lire, soignés.

J’ai adoré les personnages qui sont moralement gris, on les aime et on les déteste un peu, tous ont un rôle, un message, une thématique qui permet de les rendre intéressants. Inez est déterminée et têtue, ce qui l’entraîne dans des situations terribles, pour autant, elle est perspicace, attachante. J’ai apprécié suivre ses pensées et les joutes verbales avec Whit sont savoureuses. Ce dernier est atypique, il paraît insincère et cachottier, son histoire est touchante, mais il a parfois un comportement gênant.

En revanche, le duo est un régal à suivre et il me tarde de le retrouver. Si la romance n’est pas ma tasse de thé bien qu’elle soit amenée avec brio, je reste sur ma faim en raison du personnage de Whit, et surtout parce que les redondances sur leur physique m’ont agacée. Cependant, le volet aventure, historique et fantastique est un parfait combo à mes yeux, et j’ai adoré suivre cette enquête autour de Cléopâtre.



Le café des au revoir de Toshikazu KAWAGUCHI
Tome 4 de la saga Tant que le café est encore chaud
Éditions Le livre de poche – 2025 – 192 pages – 9 €
Roman | Lectorat Adulte | Fantastique | Contemporain | Japon | Deuil | Amour | Famille | Tranche de vie
Avertissement : [maladie, perte d’un animal, deuil, évocation de Fukushima]
Radar à diversité : [auteur et culture issu du Japon]



Je voulais que tu saches que mon bonheur, c’est à toi que je le dois. » Ce sont les paroles de Monji, décidé à tout dire à sa femme plongée dans le coma. Comme lui, ceux qui fréquentent le café Funiculi Funicula espèrent y réparer le passé. Une tasse de café leur permettra de voyager dans le temps et d’adresser à l’absent le message d’amour qu’ils n’ont pas su formuler à l’époque. Ainsi, Hikari qui se sent coupable de n’avoir pas répondu à la demande en mariage de son petit ami, disparu depuis ?; Michiko, hantée par le souvenir de son père qu’elle a rejeté ?; Sunao, qui pleure son chien adoré… Sauront-ils dire au revoir à leurs aimés et, ce faisant, se réconcilier avec eux-mêmes ? Car pour honorer la mémoire des absents, il faut d’abord trouver la paix en soi.



Nouveau tome pour cette saga que j’apprécie de retrouver au fil des saisons. Après un détour au bord de mer, nous voici de retour dans le Funiculi Funicula, auprès de Kazu et de Nagare pour rencontrer de nouveaux personnages, leurs secrets, leurs remords, leurs envies de changement. Un tome que j’ai trouvé plus touchant, plus chargé en émotion, ce qui va de pair avec le titre qui met à l’honneur les au revoir et les adieux.

Comme toujours, l’auteur parvient rapidement à créer une atmosphère atypique avec ce petit café caché, intimiste avec sa particularité de vous faire voyager dans le temps en suivant des conditions strictes. De plus, sa plume rend les histoires captivantes avec ce mélange de pudeur, de retenue pour ne pas trop en faire tout en transmettant des émotions.

La deuxième histoire sur la jeune femme attachée à son chien et la toute dernière écrite pour commémorer les dix ans du 11 mars 2018 sont sans nul doute les deux chapitres qui m’ont le plus touchée et émue. Les personnages, les thèmes, la manière dont la narration est construite, tout était hyper poignant et m’a totalement transportée.

Sincèrement, quatre opus pour cette saga et je suis toujours à fond dedans, jamais déçue des choix fait par l’auteur, des personnages que l’on rencontre, des thèmes qui en étant similaires offrent tant de surprises, d’émotions que les tomes se suivent et ne se ressemblent pas. Je suis toujours fan de cette douceur, de cette atmosphère entre espoir et nostalgie.

Très contente de retrouver Kazu et Nagare, de replonger dans une autre temporalité du café, un an après le premier tome et donc de retrouver le fantôme. J’aime cette manière que l’auteur a, à travers les personnages, de nous pousser à la réflexion, de nous interroger sur telle thématique ou situation, sur tel carrefour, j’ai passé un bon moment de lecture avec Ce café des au revoir et je suis très curieuse de savoir où La douceur du café va me mener.



La théorie des couleurs de Mazey EDDINGS
Éditions Larousse (Comet) – 2024 – 375 pages – 20 €
Roman | Young Adult | Romance | Contemporain
Radar à diversité : [romance LGBTQIA+, homoparentalité, autisme, TDAH, autrice autiste et TDAH]



Tilly Twomley est surexcitée : elle part tout l’été en voyage en Europe, sous couvert d’un stage dans la start-up de sa sœur. C’est un prétexte en or pour quitter le nid familial étouffant. Loin de ses parents, elle est prête à prouver qu’elle peut faire ses propres choix et vivre pleinement avec son TDAH. C’est sûr, ce voyage sera incroyable ! Enfin… si Tilly supporte Oliver Clark, le deuxième stagiaire de sa sœur, beau comme un dieu mais plus glacial que la banquise. Pour Oliver, survivre à Tilly est aussi une épreuve. Si son autisme complique ses relations avec les autres, c’est encore pire avec cette jeune fille débordante d’émotions. Lui qui d’habitude arrive à organiser le monde par couleurs, celles qui composent Tilly semblent lui échapper constamment. De pays en pays, Tilly et Oliver vont se rapprocher, se soutenir et résoudre une énigme aussi excitante que merveilleuse, celle de leur amour naissant.



J’avais besoin d’une romance sympathique en ce printemps 2026 et quoi de mieux que du contemporain + YA pour m’offrir un nouveau défi hors de ma zone de confort. J’avais craqué sur ce titre en raison de la forte présence des couleurs et pour les sujets évoqués dans le résumé, à savoir l’autisme et le TDAH. Je ne regrette pas de l’avoir emprunté, c’est un petit coup de cœur et une très belle expérience de lecture, je l’ai dévoré rapidement et espère un jour me le prendre pour le relire.

Les deux personnages sont incroyables et si attachants, humains et passionnants, que cela soit en solo ou en duo, ils sont géniaux et j’ai adoré passer du temps avec eux, la première personne du singulier permet de les découvrir, de comprendre l’autisme et le TDAH et comme l’autrice est elle-même concernée par les deux sujets, cela rend le tout accessible, touchant et intéressant.

Ce n’est pas le seul sujet qui permet à ce roman d’être bienveillant et moderne avec ces belles touches de diversité et d’inclusivité, ça rend le roman actuel. En plus d’une romance magnifique, avec une chouette évolution, Tilly comme Oliver se retrouvent confronter à leurs propres problèmes, l’avenir passé le lycée, le passage à l’âge adulte, le regard des autres et l’acceptation de soi. J’avoue que j’ai été davantage touchée par l’histoire personnelle de Tilly, mais que j’ai adoré Oliver dès les premières lignes.

Les personnages secondaires offrent de chouettes scènes et permettent de faire avancer le récit, de proposer des petites histoires et de sympathiques mystères tout du long. L’écriture de Mazey Eddings est super agréable, j’ai pas vu le temps passer et l’effet page turner était présent. Si le road trip a manqué de précision et de développement pour ma part, je comprends le choix de l’autrice de mettre en avant Tilly et Oliver.

En tout cas, j’ai été très touchée par ce récit et j’aurais pu garder des centaines de citations et de passages, tant je me suis retrouvée dans certains mots. Je ne sais pas si les autres romans de l’autrice seront un jour traduits, mais si c’est le cas, je serais enchantée de les découvrir.


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La petite faiseuse de livres de Miya KAZUKI, You SHIINA et SUZUKA
Tome 5, 6 et 7 – Fin de la saison 1
Éditions Ototo (Shônen) – 2020 et 2021 – 180, 189 et 222 pages – 7 €
Manga | Adolescent | Shonen | Fantasy | Monde du livre | Commerce | Univers médiéval



Une étudiante bibliovore se réincarne en petite fille dans un monde caractérisé par l’illettrisme, et où l’imprimerie semble n’avoir pas encore été inventée… Mais pour celle qui est morte écrasée par sa bibliothèque, les livres sont vitaux !! Il n’y a qu’une seule solution : s’il n’y en a pas, elle va les fabriquer. Une bibliofantaisie pour les amoureux des livres, par des amoureux des livres !



Durant 2025, j’ai lu les trois derniers tomes du premier cycle de la Petite faiseuse de livres, une saga commencée l’année passée et dont j’aimais énormément les personnages, l’univers. Quelle joie d’avoir terminé cette première saison, je ressors de mes lectures super contente et avec l’envie de commencer dès que possible le deuxième arc.

J’ai adoré ce monde de fantasy qui se développe au fil des aventures de Maïn, c’est hyper travaillé autour du commerce, des arts et l’on développe davantage la création de livres, de papier, mais pas que ! Notre jeune fille est déterminée à donner aux habitants l’usage de l’écriture et de la lecture et pour cela, elle n’hésite pas non plus à créer des ressources intéressantes.

Par ailleurs, le monde s’étoffe aussi sur le plan de la magie, du mal qui ronge notre héroïne, ce qui permet de construire des histoires prenantes à travers lesquelles je ne me suis pas ennuyée. Maïn est très attachante, gentille et perspicace, elle s’en sort bien et sait être patiente. Je suis très fan de ce personnage et je suis impatiente de la retrouver dans de nouvelles histoires.

Derrière un fil rouge qui s’est complexifié avec l’apparition d’éléments narratifs plus épiques, rapprochant la série de la fantasy, le tranche de vie persiste et apporte une touche d’originalité qui me séduit totalement. Sans oublier les relations nouées entre chaque personnage qui est un régal à voir évoluer au fil des chapitres, je pense notamment à la belle histoire entre Maïn et Lutz.

Le personnage de Benno est lui aussi fascinant et merveilleux, et les nouveaux protagonistes introduits avec le dernier tome et suite aux décisions de Maïn sont bien mystérieux et intéressants. J’ai hâte de poursuivre la saga pour en apprendre plus sur eux. En attendant, la saga a une belle ambiance, un solide sens de l’humour, un texte soigné et des illustrations splendides, raffinées et expressives.





Fangirl de Sam MAGGS et Gabi NAM
D’après le roman de Rainbow ROWELL
Tome 2
Éditions Delcourt (Waves) – 2025 – 224 pages – 12 €
Manga | Young Adult | Josei | Romance | Vie universitaire | Écriture | Famille | Passage à l’âge adulte
Avertissement : [scènes avec présence d’alcool, scènes de violences verbales et physiques, remarques déplacées et agression sexuelle]
Radar à diversité : [diversité corporelle, personnage anxieux]



Cath n’a pas besoin d’amis. Elle a sa sœur jumelle, Erin, et sa popularité en tant qu’autrice de fanfictions dans l’univers de Simon Snow lui vaut plusieurs milliers de fans ! Mais voilà : tout juste arrivée à la fac, Cath se retrouve bien loin de sa zone de confort. Et que dire de tous ces inconnus qui s’invitent désormais dans sa vie ?



J’aime le roman de Rainbow Rowell qui m’a en grande partie réconciliée avec la romance et le contemporain, donc forcément, j’attendais la VF du manga avec impatience. Après avoir passé un excellent moment avec le premier tome, je l’ai relu pour enchaîner avec le second opus. Je ressors conquise, toujours sur mon nuage et je trépigne à l’idée de pouvoir lire les tomes 3 et 4.

Un régal de retrouver Cath dans cette ambiance de fin d’automne et de début d’hiver. Une fois de plus, ce manga est une invitation à relire le roman, ce que j’ai hâte de faire un de ces jours – d’ailleurs, les événements de ce nouveau tome sont fidèles à mes souvenirs concernant cette partie du récit. Il y a de bonnes trouvailles en plus, comme la relation entre Cath et sa sœur jumelle qui est davantage travaillé, pareil pour l’amitié liant Reagan et Cath, j’adore leurs dialogues.

Les thèmes et sujets me parlent énormément, notamment celui de l’anxiété ou tout ce qui touche à l’écriture, ça me rappelle aussi mes années à la fac. Autrement, tout le travail fait sur la famille, la vie étudiante, la gémellité et le passage à l’âge adulte qui pousse les deux sœurs à prendre un chemin différent. On sent la tension et la friction d’un côté. Tandis que de l’autre côté, la romance s’installe en douceur, j’aime tellement le personnage de Levi qui est lumineux, gentil, drôle et attachant.

Cette douceur s’exprime avec un texte travaillé pour être aussi efficace que percutant, les questions sont posées, les liens se nouent ou se brisent, les éléments se mettent en place avec un final aussi irritant que parfait pour donner envie de se jeter sur la suite. Le découpage laisse parler les personnages et les illustrations respirent. J’adore ces lignes épurées, ces décors soignés, c’est aussi beau que bon.

J’ai toujours du mal avec le personnage d’Erin et son amie Courtney, et je reste sur ma faim concernant le collègue d’écriture, mais peut-être que je suis biaisée par mes souvenirs. Je suis curieuse de voir comment les personnages vont évoluer et de découvrir la suite.





Le gros chat et la sorcière grincheuse de Hiro KASHIWABA
Tomes 3 à 5
Éditions Doki Doki – 2024 – 157, 160 et 192 pages – 8 €
Manga | Young Adult | Seinen | Fantasy | Démon | Famille | Royauté | Chat | Dragon



Jeanne est une vieille femme solitaire, qui vit recluse au fin fond d’une forêt d’un monde fantastique. Elle qui a autrefois vaincu le Roi démon, grâce à ses pouvoirs de sorcière, vit aujourd’hui dans l’oubli le plus total. Pire, elle est considérée avec méfiance et dédain par tous les villageois. Pour briser sa solitude, elle décide un jour d’invoquer une créature d’un autre monde. Et cette créature qui vient d’apparaître ne vole pas et ne crache pas du feu, comme son dragon de compagnie d’antan… Il s’agit d’un gros chat particulièrement mignon, mais qui n’en fait qu’à sa tête ! Voici l’histoire d’un matou maousse et d’une sorcière grincheuse, qui va voir les réminiscences du passé frapper à sa porte et bousculer son existence.



Cela faisait un moment que je voulais poursuivre cette série, mais victime de son succès à la médiathèque, c’était difficile de trouver plusieurs tomes à réserver d’un coup. Parce oui, je fais partie de ces personnes qui préfèrent lire les mangas par deux/trois volumes. En tout cas, j’ai fini par voir deux nouveaux opus de cette série, et ce fut une très bonne lecture.

La série se bonifie tome après tome. J’ai trouvé l’histoire passionnante, cet aspect fantasy avec des intrigues politiques, des mystères et des drames, des mensonges et des trahisons, des révélations bien amenées et un final aussi insoutenable que captivant, je ne me suis pas ennuyée une seule page, j’ai même dévoré les tomes en peu de temps.

Cette ambiance cosy, chaleureuse et réconfortante, légèrement tranche de vie laisse petit à petit la place à une aventure plus intense et épique – certes, à son niveau, mais les différentes petites histoires s’imbriquent pour donner de nouvelles strates et du relief. Un changement que je n’avais pas vu venir et qui est loin de me déplaire. Surtout que les émotions sont toujours présentes.

Les personnages sont très chouettes à retrouver ou à découvrir. Je pense à Jeanne qui s’est un peu effacé, mais qui permet de trouver à chaque protagoniste sa place, notamment Lou et Robins qui sont géniaux. Ce dernier est d’autant plus intéressant que sa relation avec sa mère Meadows est captivante, je suis impatiente de pouvoir enfin comprendre touts les détails sur ce qui s’est joué il y a des années.

Le prochain opus sera le dernier, c’est triste, mais je sais qu’on a là une belle série en 5 tomes de fantasy, de chat trop mignon – parce que Nâ est adorable, têtu et attachant, de personnages très bien travaillés, avec un texte soigné, des planches lisibles et des illustrations très agréables à regarder, expressives également.

Un dernier tome qui clôture une saga de cosy fantasy qui a pris la route d’une aventure un peu plus épique, j’ai passé un très bon moment de lecture que ce soit avec ce livre ou même l’entièreté de la série. En tout cas, la conclusion était aussi douce qu’amère, explosif et émouvant et cela donne une belle fin à cet ensemble.

L’intrigue du cinquième tome est davantage chargée en actions en raison des événements de son prédécesseur, néanmoins, les scènes de batailles ou de duel restent lisibles et savamment distillés entre les souvenirs, les révélations et les émotions. J’ai adoré suivre les personnages dans ce dernier baroud d’honneur, c’était captivant.

D’autant plus touchant que les protagonistes sont attachants, les révélations faites permettent de poser les ultimes pièces d’un puzzle fascinant où l’on parle de différences, de jalousie et d’envie, de politique et de choix, d’indépendance, entre retrouvailles et disparitions. C’était un final de haute voltige et je ne me suis pas ennuyée.

Comme toujours, le texte est soigné avec des illustrations de qualité, j’aime le coup de crayon, le design des personnages et leurs expressions, Na est un chat terriblement mignon, Robins est passionnant à voir dans son évolution, Jeanne était tellement géniale, piquante et drôle. Les décors nous immergent dans ce cosy fantasy aux accents épiques, un régal du début à la fin.




Deep sea aquarium Magmell de Kiyomi SUGISHITA
Tomes 1 et 2
Éditions Vega – 2018 et 2019 – 192 pages – 8 €
Manga | Lectorat Adolescent | Seinen | Drame | Monde marin | Aquarium | Famille



Keitaro Amagi est un jeune homme passionné par les océans. Enfant, son père lui a transmis cette fascination pour ces mondes mal connus. Devenu adulte, il répond alors tout naturellement à une embauche pour devenir simple balayeur au tout nouveau Magmell Deep Sea Aquarium. Ce gigantesque complexe sous-marin vient d’ouvrir et offre à ses visiteurs une découverte inédite de la faune sous-marine, à 200 m de profondeur. La passion de Keitaro l’emmènera sur des chemins inattendus au service du Magmell. Auprès du professeur Minato, le balayeur devra apprendre les secrets des calamars géants, sauver une espèce en danger, se confronter aux pêcheurs, et apprendre à préserver autant que possible un monde marin toujours plus mis en danger par les activités humaines.



Deux premiers tomes très intéressants, cela faisait un moment que je voulais tester cette saga et quelle joie de la trouver par hasard à la médiathèque. C’est trop sympathique, j’ai adoré ma session de lecture et j’ai hâte de pouvoir la continuer cette année.

C’est un super manga autour du monde marin, cet aquarium dans les abysses permet de nous présenter des espèces rares, inconnues pour ma part – ce qui a un aspect ludique et pédagogique qui m’a fascinée du début à la fin. D’autant plus que j’ai été agréablement surprise de cet aspect tranche de vie, de ces rencontres et petites histoires autour des visiteurs ou membres de l’aquarium.

J’ai tellement aimé la douceur qui se dégage de cette histoire se nouant autour de Keitaro, de sa passion pour la faune et la flore marine, pour ce lien avec son père dont je sens qu’il y a des non-dits et des mystères. Par ailleurs, chaque personnage est très intéressant à suivre, attachant, avec une histoire et une personnalité, j’ai apprécié Keitaro et sa motivation, son amour pour ce lieu et les liens qu’ils tissent au fil des chapitres.

Les deux premiers tomes permettent donc rapidement de poser le décor et de présenter chaque élément qui va nous accompagner au fil de la saga, sans pour autant oublier d’offrir une voix propre à travers ces petites saynètes qui pour certaines sont très touchantes. Le texte est super agréable à lire, c’est fluide et parfaitement équilibré pour offrir quelque chose de spécifique au monde marin, au monde du soin et de la protection de la biodiversité sans me perdre ou être trop pointu.

De plus, le texte ne mange pas les illustrations, elles sont magnifiques à regarder, le coup de crayon est fin, la retranscription du monde marin est élégante, j’ai sincèrement aimé me perdre dans la contemplation des créatures marines. Le design des personnages est soigné ce qui permet de ne pas s’emmêler les pinceaux dans l’identification des personnages, l’aquarium est somptueux et les planches sont travaillées pour laisser les respirations se faire.





Minuscule de Takuto KASHIKI
Tomes 7 à 10
Éditions Komikku – 2020 à 2022 – 193, 191, 215 et 186 pages – 9 €
Manga | Lectorat Adolescent | Seinen | Fantasy | Tranche de vie | Amitié | Kodomo



Hakumei et Mikochi mesurent 9 centimètres et vivent dans la forêt. Elles habitent dans un tronc d’arbre, se déplacent à dos de scarabée et construisent des tentes avec des feuilles de mandarinier… C’est fou tout ce qu’on peut réaliser quand on n’est pas plus haut que trois pommes ! Venez partager leurs aventures à la fois simples, paisibles et attendrissantes. Ces minuscules personnages et leurs amis à fourrure vont enchanter votre quotidien !



Quelle joie de replonger dans le quotidien des deux amis et de leur entourage, c’est une dose de douceur et de mignonnerie. J’ai hâte de poursuivre sereinement mon périple au fil des saisons. En attendant, j’ai eu une belle pause lecture avec ces tomes 7 et 8.

On retrouve la patte du mangaka côté intrigue avec des histoires d’amitié, de rencontres et de découvertes, des affaires de partage et d’entraide, de joyeux repas à savourer, de l’artisanat et une belle dose de nature. Le tout avec de chouettes messages et une ambiance apaisante.

Les illustrations sont trop adorables, elles sont soignées dans le rendu des traits qui sont d’une grande finesse. Les personnages sont toujours expressifs et je reste fan de leur design. J’aime énormément me perdre dans la contemplation des lieux, dans le détournement des objets par rapport au fait que nos protagonistes font 9 cm, cela donne un effet attendrissant.

Même si je trouve que le texte est bien bavard par rapport aux premiers opus, reste que j’apprécie les thématiques et les idées présentées, c’est super agréable à lire avec un style littéraire simple et efficace, une petite pointe d’humour qui ne gâche rien.

Je suis toujours enchantée de voir l’amitié entre Hakumei et Mikochi, elles sont géniales à suivre. J’ai apprécié retrouver Konju la chanteuse, et l’histoire autour de cet enfant perdu, Shato, était absolument adorable.

Toujours un régal de poursuivre cette saga si douce, si chaleureuse et qui me fait du bien ! Chaque fois que j’ouvre un tome de Minuscule, c’est un voyage dans un univers merveilleux, plein de vie et de charme, qui redonne le sourire et m’offrant une parenthèse formidable qu’il me tarde de retrouver à la prochaine session avec les tomes 11, 12 et 13.

J’ai une nouvelle fois apprécié le voyage auprès d’Hakumei et de Mikochi, ce sont deux amies si attachantes et quelle joie de les voir profiter de la vie, de s’accorder des pauses entre filles, de venir en aide à leur prochain, de les voir s’épanouir avec leurs passions. En deux opus, il se passe toujours quelque chose, on suit le rythme des saisons et des festivités de ces peuples passionnants.

Je ne m’ennuie jamais en lisant Minuscule, je profite juste de chaque instant, entre contemplation et réflexion sur la vie. J’aime énormément cet univers qui mélange humanité et animal, nature et artisanat, je reste émerveillée par le travail du mangaka et je suis certaine qu’un jour, j’aurais autant de plaisir de relire cette saga. Et ce qui m’a davantage plu, c’est que l’on a le droit à des chapitres sur le passé d’Hakumei.

Le texte est toujours plein de joie et de bienveillance, avec une petite pointe d’humour, c’est léger et agréable à lire, et une fois de plus, les illustrations sont superbes. C’est trop mimi de voir ces petits humains expressifs vivre des aventures dans un environnement gigantesque, j’adore les petits détails présents dans les planches, c’est lisible et aéré, le design des personnages est réussi, les décors sont magnifiques et enchanteurs, je me régale à admirer le travail de Takuto Kashiki.




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Gustave : chevalier de l’autre monde d’Emmanuelle REY et Julien ARNAL
Éditions Gautier-Languereau – 2022 – 32 pages – 15 €
Album jeunesse | Fantasy | Aventure



La vie de Gustave était bien ordinaire, jusqu’au jour où une mystérieuse bouteille apparaît à la surface de la mer. Comme par magie, elle le transporte dans un autre monde, celui des minuscules Poipois. Commence alors une quête haletante pour terrasser le terrible Bartatosk. L’histoire fabuleuse d’un héros malgré lui.



Quelle belle histoire, j’ai eu un gros coup de cœur pour cet album jeunesse qui me faisait de l’œil depuis sa sortie. C’est une intrigue pleine de fantaisie et d’aventure, donc je suis ravie d’avoir découvert ce duo, parce que je pense que je lirais d’autres livres d’eux.

Le texte est super agréable lire, cela donne un très chouette conte je trouve, un beau voyage qui m’a séduite dès le départ, et même à haute voix, ça rend bien. J’ai apprécié suivre Gustave dans ses péripéties, on s’attache très vite au personnage et j’ai adoré les poipois.

Les illustrations sont magnifiques, j’ai adoré le style des personnages, les couleurs sont merveilleuses, ça foisonne de détails, visuellement, ça m’a totalement embarquée. Et même que le texte soit conséquent, ça ne dérange pas la lisibilité de l’album.






Le Chevalier de Ventre-à-Terre de Gilles BACHELET
Éditions Seuil – 2014 – 30 pages – 15 €
Album | Lectorat jeunesse | Humour | Escargot



Aujourd’hui c’est le grand jour. Le Chevalier de Ventre-à-Terre combat son rival Corne-Molle. Mais avant de partir, cet escargot bien pressé doit régler quelques détails… Oh, trois fois rien ! Prendre son petit déjeuner, mettre à jour sa page Facebook, embrasser sa femme et ses enfants, délivrer une princesse, faire une petite partie d’échecs… Arrivé sur le champ de bataille, c’est l’heure de déjeuner. Il est décidé que l’on reprendra le combat après un bon repas et une sieste réparatrice, mais le temps manque et on n’aime pas bâcler. Le rendez-vous est fixé au lendemain, histoire de faire les choses comme il faut. Mais le lendemain…



Je poursuis ma découverte de la bibliographie de Gilles Bachelet et quel régal de découvrir le Chevalier de Ventre-à-Terre, je retrouve avec joie, cette malice que l’auteur a pour jouer sur les mots, le rythme, l’imprévu et le fantasque. C’est un très bon mélange d’allier humour, modernité et fantaisie. C’est une véritable ode à l’enfance et à l’imaginaire, et la maquette est parfaite pour renforcer le dynamisme du livre.

Notre bon gastéropode va vivre un périple des plus surprenants alors qu’il se rendait au champ de bataille, j’ai retrouvé l’énergie d’un autre album jeunesse, celui de Tom Gauld « Le robot de bois et la princesse bûche ». Tout le voyage permet une riche panoplie d’événements improbables et inattendus, ce qui rend l’album très drôle à suivre.

La fin est parfaite, tout le texte respire le fantasque et le burlesque, l’auteur s’amusant autant qu’il amuse le lectorat, j’ai pas mal ri et les illustrations sont superbes, dans le style de l’auteur où je retrouve les lignes fines, le sens du détail, les couleurs douces et soignées. Je suis très fan des planches ou encore du design de notre chevalier qui est très attachant, sans compter cette ambiance très chevaleresque et médiévale.





Cette maison est hantée d’Oliver JEFFERS
Éditions Kaléidoscope – 2022 – 80 pages – 18 €
Album jeunesse | Enfance | Manoir | Fantômes



Bonjour, entre donc. Tu pourrais peut-être m’aider ? Vois-tu, il paraît… que cette maison est HANTÉE ! Participe à une chasse aux fantômes palpitante : une aventure interactive pour frissonner de peur et de plaisir, où des pages transparentes te permettent de faire apparaître des fantômes.



Oliver Jeffers, j’avais eu un énorme coup de cœur pour son travail sur Il était une fois l’alphabet en vingt-six escales rocambolesques qui est une pépite en matière d’histoires pour les enfants et un livre magnifique à étudier tant sur le texte que sur l’esthétique. J’avais tellement envie de lire d’autres ouvrages et deux ans plus tard, voilà que je tombe par hasard sur cette maison hantée alors que nous sommes en octobre.

Forcément, je me suis jetée dessus et j’en ressors très contente. Je dirais que l’unique point négatif c’est la fin qui est plutôt brutale et n’apporte pas de réelle conclusion au récit. Ça m’a interpellé, parce que tout s’arrête d’un coup et à mes yeux, l’histoire n’a pas de fin. Par ailleurs, le texte est agréable à lire, mais il n’est pas aussi poussé et cherché que sur Il était une fois.

Sinon, le concept est incroyable. J’ai tellement aimé découvrir cette petite fille en train de chercher des fantômes, et devoir jouer avec ces pages transparentes pour les dénicher, ça rend la lecture interactive, ludique et très drôle. Le texte ne fonctionne uniquement accompagné des illustrations, sans cela, le texte paraît pauvre, mais les dessins apportent tant.

J’aime le décalage que les images font ressentir, ces fantômes se cachent et nous incluent dans leurs facéties ou encore en se cachant dans des objets du quotidien. C’est toujours inattendu, amusant et plein de malice. En plus de cela, la palette de couleurs employée pour cet album est parfaitement pensée pour coller à cette atmosphère hantée, des nuances de blanc à noir en passant par du gris, seule la petite fille sort du lot.

Enfin, les illustrations ont cette magie de mélanger le dessin avec de la peinture et du feutre tout en montrant un manoir qui lui est composé de photos, de collage pour le rendre le plus réel possible. Le résultat est frissonnant à souhait. Les fantômes sont aussi attachants que cette petite fille. J’ai hâte de pouvoir me replonger dans la bibliographie de ce créateur.





Pedro crocodile et George alligator de Delphine PERRET
Éditions Les fourmis rouges – 2013 – 32 pages – 17 €
Album Jeunesse | Enfance | Humour | Animaux | École



Georges et Pedro sont deux cousins. L’un est alligator, l’autre crocodile, et ils commencent à en avoir marre qu’on les confonde constamment. Ils quittent donc la jungle pour aller à la recherche d’enfants, ces fameux êtres qui se mangent et qui colportent de fausses rumeurs. Après une très longue marche, ils arrivent à l’école, où l’accueil n’est pas des plus chaleureux…



Un album bien sympathique sur lequel je me devais de m’arrêter, forcément, il est de Delphine Perret, donc j’étais très curieuse de savoir ce qu’il pouvait raconter. Une bonne surprise et je suis impatiente de découvrir un nouveau livre de cette autrice-illustratrice.

En attendant, quel régal de découvrir Georges et Pedro, deux animaux très attachants qui vont vivre une aventure des plus rocambolesques. L’un est un alligator, l’autre un crocodile et ayant assez d’être confondus à tout bout de champ, ils vont aller à l’école, déterminés à croquer un enfant ou deux. Rien que le pitch m’a fait sourire et m’a poussé à emprunter ce livre.

Ce fut une belle lecture, les personnages sont sympathiques, leurs aventures dans cette école était si drôle et un peu touchant aussi. C’est un album plein de vie et d’humour, avec de beaux messages dans le fond, et le final est absolument parfait, un beau clin d’œil au début de l’histoire. Vraiment, j’ai adoré l’intrigue développé et la manière dont chaque page tournée, il y a une surprise.

Autant sur le texte qui est fin, ciselé et parfait pour une lecture à haute voix, mais aussi à travers de l’illustration. Dans les dessins, il y a des détails dont seule Delphine Perret en a le secret et ça ajoute pas mal de piquant. Je retrouve avec plaisir ces lignes noires contrastant uniquement avec ces deux formes colorées en vert qui sont nos deux héros.




Mimi Rose, la postière de bisous de Nicola LUBAC et Delphine RENON
Éditions Gründ – 2025 – 24 pages – 15 €
Album jeunesse | Fées | Train



Aide Mimi Rose dans sa tournée des bisous ! Savez-vous que certaines fées rendent service aux humains ? Leur rôle est de livrer les bisous envoyés au loin. Parmi elles se trouve Mimi Rose, la fée courageuse qui ose ! Aujourd’hui, une mission de la plus haute importance l’attend !



Je suis contente d’avoir découvert cet album jeunesse via la Masse Critique de Babelio, parce que j’avais super envie de découvrir les textes gagnants des concours Gründ, donc merci à la maison d’édition parce que j’ai passé un bon moment de lecture avec ce texte.

J’ai bien aimé l’histoire que j’ai trouvé très jolie, mignonne et douce, elle était parfaite pour le lectorat visé, les 3-5 ans. C’était hyper apaisant et j’ai bien aimé le personnage de Mimi Rose, elle était adorable et c’était cool de la suivre dans sa nouvelle mission.

Le texte est accessible et agréable à lire que cela soit pour soi-même ou lire à haute voix, surtout que la maquette permet de jouer avec, il y a des phrases qui se tordent comme pour suivre le sens du vent, c’était bien pensé.

Enfin, les illustrations qui sont super belles, j’ai adoré ce style à base de crayons de couleurs, avec la palette de couleur douces, ça renforce l’aspect féerique donné à ce monde plein de fantaisie. J’ai bien aimé le design des personnages, en particulier des petites fées.



Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash * Maisons d'éditions pour les planches

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Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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