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La citadelle d'Ewylyn




L’ÉTRANGE NOËL DE MONSIEUR JACK

Un film de Henry SELICK – 1992

Que vois-je ? - Olivier Constantin



Dans la ville d’Halloween, Jack Skellington, le roi des Citrouilles, se languit de sa vie qu’il juge routinière. Il est un maître de l’épouvante et passe toutes ses journées à préparer Halloween, cherchant continuellement à se renouveler. C’est en marchant sans vraiment regarder où il va que lui et Zero (un chien constitué d’un drap flottant et d’un nez rouge scintillant) vont découvrir des arbres bien étranges. Chacun d’eux possède une porte à l’effigie d’une fête, celle de Pâques, celle de Saint-Valentin ou encore celle de Noël. Jack se rend seul dans la ville de Noël et découvre une vie faite de rire, de couleurs et de choses heureuses. C’est décidé, lui et les habitants de la ville d’Halloween fêteront Noël et Jack sera le Perce-Oreille. Mais pour cela, il faudra d’abord enlever le Père-Noël (le Perce-Oreille) et comprendre comment fêter Noël. C’était sans compter sur la perfidie d’Am, Stram et Gram, et de leur cher Oogie-Boogie.



C’est une histoire très originale que nous propose Tim Burton à travers la réalisation de Henry Selick, chaque fête possède sa ville et les habitants s’occupent toute l’année à la préparation de cette fête. Le fait que les habitants de la ville d’Halloween veulent fêter Noël et remplacer le Père-Noël et ses lutins m’a beaucoup amusé. Cela donne lieu à une histoire incroyable et détonante.

L’animation est assez belle, le fait d’avoir monté le film image après image donne une esthétique particulière au rendu, entre fluidité et saccadé. Le character design est lui particulièrement soigné et intéressant. Cette figure de Jack longiligne avec les rayures blanches et noires typique de Tim Burton, le design de Sally est extraordinaire, elle ressemble aux poupées avec tous ses fils pour l’assembler. Le maire est une bonne trouvaille, Oogie-Boogie est fascinant, mêmes les protagonistes secondaires sont soignés.

Le film dure une bonne heure et dix minutes environ, il est donc rapide à regarder et l’on ne voit pas le temps passer grâce aux nombreuses chansons. La bande originale, instrumentales et chansons, est signée par Danny Elfman, connu pour avoir de très nombreuses fois collaboré avec Tim Burton et sur la plupart de ses films. Les scènes chantées sont très réussies, les « chorégraphies » sont sympas et l’on se plonge avec facilité dans l’univers de Jack Skellington.

Jack Skellington est un protagoniste attachant, sa quête d’idées originales l’amenant à se languir de sa vie est touchante, j’ai adoré voir son évolution durant le film. Sally est également fantastique, j’adore son personnage, attentionnée, clairvoyante, elle est courageuse et généreuse.

Les personnages d’Am, Stram et Gram sont attachants dans un autre registre. Ce sont trois enfants au service d’Oogie-Boogie et qui ne cesse de réaliser des mauvais tours aux autres, ils sont drôles et c’est là qu’ils deviennent attachants. Sinon, j’admets volontiers qu’ils sont insupportables. Le dernier personnage fort est Oogie-Boogie lui-même, j’adore son design, la personnalité qu’on lui a donnée, sa chanson. C’est un méchant un peu spécial, restant caché dans sa tanière, très effrayant et quelle bonne idée d’avoir travaillé sur le côté phosphorescent, casino et croque-mitaine, c’est un curieux mélange qui vaut le détour.

La VF était d’excellente qualité et petit plus, je l’avais également vu en VO, et les deux versions sont géniales, si j’adore le casting en français, sachez que vous pouvez entendre Danny Elfman, le compositeur faire la voix chantée de Jack Skellington en VO.





LE ROI LION + LE ROI LION 2 : L’HONNEUR DE LA TRIBU + LE ROI LION 3 : HAKUNA MATATA

Un film de Roger ALLERS et Rob MINKOFF – 1994
Un film de Darrell ROONEY et Rob LADUCA – 1998
Un film de Bradley RAYMOND – 2004

He lives in you - Lebo M



Le lion Mufasa, roi des animaux, et son épouse Sarabi donnent naissance à Simba, un futur héritier. Mais Scar, le frère de Mufasa, voyant diminuer ses chances d’accéder au trône, incite le lionceau à s’aventurer dans un cimetière des éléphants situé au-delà des frontières du royaume…

Simba et Nala ont maintenant une fille, Kiara. Alors que Timon et Pumbaa devaient la surveiller, elle réussit à échapper à leur vigilance et rencontre en chemin un jeune lion nommé Kovu. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que Kovu est en fait le fils de Zira, une des servantes de Scar. Zira a en fait une idée derrière la tête : élever Kovu pour qu’il renverse Simba et devienne le Roi de la Terre des Lions. L’amitié entre Kiara et Kovu saura-t-elle dépasser cette guerre des clans ?

Vous croyez connaître par cœur l’histoire du roi lion… Vous n’en connaissez même pas la moitié ! Timon et Pumbaa nous la racontent… à leur manière !




Cela faisait un moment que je n’avais pas revu les films du Roi Lion, ça m’a fait un chouette après-midi de les revisionner à la suite. D’autant plus que j’ai pu également voir le concert événement qui est absolument magnifique. C’est disponible sur Disney + et cela permet de revenir sur les chansons marquantes des films d’animations, du musical de Broadway ou encore des live action. Le tout accompagné de danse, de joyeuses retrouvailles des comédiens, une belle orchestration et des costumes de la troupe de la comédie musicale. C’était magnifique à regarder, très émouvant aussi et je le recommande chaudement.

Le premier Roi Lion restera mon préféré des trois. L’histoire est rythmée, touchante, j’aime énormément le côté Shakespeare de l’intrigue – quelque chose que l’on revoit avec le second opus qui clairement fait penser à Roméo et Juliette. D’ailleurs, L’honneur de la tribu est super agréable à regarder, ce n’est pas une suite qui répète le précédent film, c’est une vraie histoire à part entière. Le troisième, je suis plus mitigée, le fait de se consacrer sur le passé de Timon et son histoire, son évolution était chouette sur le papier, mais ça aurait été plus cool de parler davantage de Pumbaa.

Du côté des animations, c’est fluide sur les trois films et je pense que c’est en grande partie dû au fait que personne n’avait envie de rater la suite du Roi Lion, donc les moyens ont été mis pour donner de belles illustrations, des musiques au top, parce que les chansons sont incroyables, idem pour les décors et environnements afin de donner une bonne immersion dans la savane. La VF est elle aussi soignée aux petits oignons pour nous permettre de ne pas nous sentir perdu, les comédiens sont présents sur les trois opus, et ça fait très plaisir.

Évidemment, il y a des choses plus intéressantes que d’autres – je ne suis pas une grande fan de cette trilogie, et certains éléments sont géniaux quand d’autres me laissent plus dubitative. J’adore le personnage de Scar qui est fascinant, Mufasa est génial, Simba est hyper attachant à suivre au fil du temps, Kovu et Kiara sont eux aussi très sympathiques à voir, Zira fait un antagoniste intrigant, même si j’aurais aimé en avoir plus. Je crois que mon coup de cœur revient à Rafiki.





DINGO ET MAX + DINGO ET MAX 2 : LES SPORTIFS DE L’EXTRÊME

Un film de Kevin LIMA – 1995
Un film de Douglas McCARTHY – 2000

Eyes to eyes (I2I) - Tevin Campbell (Powerline) & Rosie Gaines




Max, le fils de Dingo, est un adolescent rebelle, amoureux de la belle Roxanne et prêt à tout pour la séduire, même s’il lui faut renier son père. Avec l’aide des amis, il dérange la remise des prix de fin d’année, en imitant le chanteur favori de Roxanne pour impressionner sa bien-aimée. Il lui annonce même qu’il va aller voir le concert de Powerline, la plus grande star pop adulée par tout l’école secondaire, sur une scène de Los Angeles. Malheureusement pour lui, Dingo a décidé qu’il était temps de resserrer les liens et de l’emmener en camping pour pêcher. Max va alors tout faire pour emmener son père à Los Angeles…

Max est admis à l’université. Il se fait une joie non seulement de s’éloigner de son père Dingo, mais aussi d’avoir à défier les autres étudiants dans une compétition de sports extrêmes où le skate et les rollers sont les rois absolus. Dès leur arrivée sur le campus, Max, et ses amis PJ et Bobby se heurtent à la bande des Gamma, emmenée par le prétentieux Bradley Dugratin, les tenants du titre. Mais pire encore : le jeune adolescent voit un jour débarquer son père dans le même cours que lui, tout ceci pour parfaire son éducation…




Très curieuse de regarder ces deux films, je gardais de bons souvenirs du premier opus que j’avais en K7 à l’époque – c’est dire si ça date, donc un réel besoin de me rafraîchir la mémoire puis d’enchaîner avec la découverte pure et dure du second film que je n’avais jamais vu.

Ce que je trouve intéressant avec ces deux films c’est qu’ils parlent d’une relation père et fils, de l’adolescence, du passage à l’âge adulte, de confiance et d’amitié, de vie à la fac, de sport. Pour l’époque, je dois dire que c’est novateur, passionnant – parce que les messages sont intéressants et bien développés. Je retrouve l’univers de la Bande à Dingo que je regardais énormément enfant, cet humour bien dosé, les personnages qui sont très sympathiques à rencontrer.

En plus de ça, les deux films sont agréables à regarder, très différents l’un de l’autre. La suite n’est pas mauvaise, et ne fait pas non plus un copié-collé du précédent ce qui doit être souligné. J’ai une petite préférence pour le premier opus, la faute à une nostalgie très présente et parce que la thématique du sport développé dans le deuxième ne m’a pas interpellé plus que nécessaire. Faut dire que je ne suis pas une mordue de skate, de roller qui étaient clairement à la mode dans les années 2000 – date de la sortie de ce film.

Le premier est très cool, j’ai bien aimé le voyage organisé par Dingo pour espérer sauver son fils et de ce que dernier fait pour amener son père vers le concert de son idole, Powerline. En parlant de musique, les chansons sont davantage intéressantes aux morceaux instrumentaux et le trajet à travers l’Amérique aurait pu être plus développé, mais je reste contente par ce que j’ai vu.

Le personnage de Dingo est fidèle à lui-même, un père complètement à l’ouest, soucieux d’établir de bonnes relations avec son fils, drôle et touchant. J’ai d’ailleurs préféré Dingo à son fils Max qui par moment n’est pas toujours sympathique, compréhensif envers les autres. Pour autant, Max n’est pas un mauvais protagoniste, l’adolescence n’est pas facile pour lui, les complications qu’il connaît à la fac le rendent parfois amer. J’ai donc apprécié de rencontrer ces deux-là, et d’en voir les évolutions au fil des films.

Le design des personnages est top et leurs animations sont fluides, j’ai davantage aimé la bande son parfois disco du deuxième film, j’ai bien aimé le personnage de Roxanne dans le premier film et j’étais aussi déçue que triste de ne pas la revoir par la suite, d’avoir aucune explication sur son absence en plus de ça. J’ai adoré la bibliothécaire et sa relation avec Dingo, c’était aussi amusant que mignon. Donc malgré des couacs, des défauts, je trouve ces deux films équilibrés et je les regarderai à nouveau avec plaisir.





POCAHONTAS + POCAHONTAS 2 : UN NOUVEAU MONDE

Un film de Mike GABRIEL et Eric GOLDBERG – 1995
Un film de Tom ELLERY et Bradley RAYMOND – 1998

Au détour de la rivière - Laura Mayne



En l’an 1607, la belle Pocahontas aura-t-elle le pouvoir d’éviter la guerre entre les colons anglais et son peuple, les Powhatan, et de sauvegarder ainsi ses amours avec le fringant aventurier John Smith, qui accompagne les colons ?

À bord du voilier qui navigue vers l’Angleterre, Pocahontas n’imagine pas un instant les aventures qui l’attendent en Europe. Escortée par le gentleman John Rolfe, son immense garde du corps Uti, et trois petits passagers clandestins Percy, Meeko et Flit, elle entreprend une importante mission de paix.



Un Disney bien sympathique, un classique à connaître en somme. Parce qu’il possède une chouette histoire sur fond de tolérance, ses chansons sont superbes, l’animation est soignée, les personnages sont attachants, les couleurs merveilleuses. Impossible de ne pas être indifférent devant Pocahontas et sa belle leçon de vie. Le second film est évidemment moins bon que son prédécesseur, mais je pense que c’est là récurrent depuis le départ, parce que le studio ne prend jamais au sérieux ses suites. En revanche, je peux au moins saluer l’idée de se tourner davantage vers le respect de l’histoire de la vraie Pocahontas.

Pour ce qui est du premier film, l’intrigue est somme toute assez simple, mais elle est efficace et prenante. Au fond, la tolérance est toujours d’actualité et déposséder de ses richesses des civilisations que certains croient inférieures est encore visible aujourd’hui. La romance est sympathique, même si ce n’est pas mon couple préféré. L’humour est bien dosé et l’on rit énormément devant les facéties de Meeko, Flint ou Percy.

L’ambiance est bien menée. Les paysages, le design des personnages et les sonorités nous emmènent au cœur de cette tribu, j’ai adoré cette belle immersion. Les décors sont somptueux, le dessin est fin et il fait rêver. Comment ne pas résister devant le charme et la force de Grand-mère Feuillage ? Ou des esprits guidant notre héroïne ?

Le casting est bien choisi, je l’ai vu en version originale et en français, les voix apportent beaucoup aux protagonistes, à leurs personnalités. Les chansons sont très belles, elles sont même cultes, Au détour de la rivière, L’air du vent, on ne peut que les aimer. Les musiques instrumentales donnent une âme supplémentaire au récit, elles correspondent aux ambiances du film. C’est par ailleurs, ma BO préférée des studios Disney.

Les personnages sont très sympathiques, j’ai un gros coup de cœur pour Pocahontas, Meeko, Flint et pour Grand-mère Feuillage. Ils sont emblématiques du film. L’héroïne est attachante, vive d’esprit, libre et indépendante, forte et courageuse, j’adore sa manière d’être. Meeko et Flint me font tellement rire, et Grand-mère Feuillage est si drôle, une vraie guide spirituelle. Nous avons une belle palette de protagonistes intéressants à voir. John Smith n’est pas mon chouchou, mais je lui reconnais de belles qualités, comme le courage, la volonté et la générosité.

Et pour le second film ? L’animation et le raffinement dans les dessins ne sont pas là, les musiques sont moins impactantes que le précédent, l’histoire est moins développée – en revanche, j’aime énormément les idées, comme le fait de rencontrer la cour britannique, la sincère amitié entre la reine et Pocahontas qui aurait pu être poussée pour plus de sororité.

La relation John Rolfe et notre héroïne me plaît davantage et le fait que Pocahontas soit à ce jour (avec Anna) l’une des rares héroïnes à mettre fin à un couple me séduit pas mal. J’ai adoré retrouver l’humour et la sympathie de ce trio incroyable avec Flint, Meeko et Percy. Donc au final, ce n’est pas un naufrage, j’ai sincèrement vu pire, mais ce n’est toujours pas ça. D’autant plus qu’il abordait des messages, idées et thématiques très intéressantes, que les personnages ne sont pas mauvais, je pense à Rolfe et sa gouvernante notamment.



Crédits images :
SerieBox * Flaticon * Canva * Unsplash * YouTube (trailer et chansons)

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27.5.26 No comments


Bonjour et bienvenue dans ce nouvel article, j'espère que vous allez bien. Aujourd'hui, je vous propose de parler de parutions littéraires, des films sortis ou des jeux qui m'intéressent pour ces premiers mois de 2026. N'hésitez pas à me dire ce que nous avons en commun ou si nous n'avons rien en commun, à me dire ce qui a attiré votre attention dans ce premier trimestre. Bonne lecture !

Légende >
👍 : J'AI !
🛍️ : ACHAT
💡 : CURIOSITÉ (achat d'occasion, sortie poche, emprunt bibliothèque)



De belles sorties côté graphique, pas mal de sorties sur lesquelles je dois rattraper mon retard, en espérant découvrir certaines en médiathèque pour m'en faire une meilleure idée comme The Ice Guy & The Cool Girl. Hâte de poursuivre Deep Sea Aquarium Magmell, j'ai adoré les deux premiers tomes et je suis curieuse de voir la direction prise, pareil pour Aneth, c'est une chouette BD jeunesse de magie et d'humour.

Je pense surtout que ma priorité est LA PASSE-MIROIR. L'adaptation BD a l'air de qualité et donc étant super fan de la saga, j'ai hâte de découvrir le travail de Vanyda.

🛍️ : Les Carnets de l'Apothicaire, Quatre filles et une coloc, Là où les étoiles filantes tombent, La Passe-Miroir
💡 : L'impératrice remariée, La petite faiseuse de livres, The Ice Guy & The Cool Girl, Le Harem de l'Impératrice, Deep Sea Aquarium Magmell, Aneth, Sauvage, Les mondes perdus



Trois sorties qui me font très envie dans ce premier trimestre : Au large des vîles de Lucie Pierrat-Pajot, le tome 1 d'Absolu de Margot Dessenne et La ballade funèbre de Hart & Mercy de Megan Bannen.

Après, je suis forcément très tentée par le second tome du Cycle des secrets de Manon Fargetton et le roman de Jean-Laurent Del Socorro.

🛍️ : La ballade funèbre de Hart & Mercy, Absolu, Au large des Vîles, Le cycle des secrets
💡 : L'Héritier insoumis, Le restaurant des recettes oubliées, Peines de mots perdus, L'Empire des Ouragans



Sur le plan des romans contemporains, des romances, du feel-good, j'avoue que j'ai méga envie de découvrir le travail d'Alicia Garnier, après Ember Falls qui est toujours dans ma wishlist, j'aimerais bien lire Willow Lake. The conditions of Will me tente beaucoup, j'en ai entendu beaucoup de bien.

🛍️ : Willow Lake, The Conditions of Will
💡 : Le café des âmes sensibles, Naissance d'un chef-d'oeuvre du cinéma



Encore un gros trimestre pour l'imaginaire avec pas mal de sorties très intéressantes et quelques titres achetés pour ma part. J'ai pu me prendre le premier tome d'Un héritage d'honneur et de sang de Debby EGG que j'ai beaucoup aimé, hâte de voir ce que l'autrice nous réserve pour le second tome. Le Fracas des envolées est le nouveau roman de Nell Pfeiffer et le second tome de What the river knows d'Isabel Ibañez.

Beaucoup de trop de titres qui me tentent, les nouveaux romans d'Heather Fawcett (Le refuge pour chat) et ceux de Sarah Beth Durst (Greenborough et l'île des jardins enchantés), de Marie Fabre (La voie de l'Oré et le Gardien des âmes) ou encore la suite des romans d'Elizabeth Lim et de Lucie Pierrat-Pajot.

Je suis très tentée par Pirates, magie et crème fouettée, j'avoue que le mélange pique ma curiosité.

👍 : Un héritage d'honneur et de sang, Le Fracas des envolées, Where the Library Hides
🛍️ : La spectre de Paris, Impossibles créatures, L'île des jardins enchantés, Les oubliés de Greenborough, Pirates magie et crème fouettée, Les larmes de la lune, La Voie de l'Oré, Au large des vîles, Le refuge occulte pour chats d'Agnès Aubert
💡 : La brume sous les tours, Au nord est la nuit, Le baiser de la fiancée, Le gardien des âmes, Katabasis, A promise of lies, Les Wycherley



Pour le cinéma, j'ai retenu le nouveau Pixar Jumpers que j'espère regarder sur Disney+. Je suis curieuse de découvrir Versa qui est un court-métrage sur un couple qui traverse des émotions variées sur la parentalité.

Sur les jeux vidéos, je suis méga curieuse sur le petit jeu The Artisan of Glimmith qui est un jeu cosy autour des vitraux et qui forcément me parle vu à quel point j'adore cet art. Pokopia me tente aussi, je n'ai jamais fais le moindre jeu Pokémon et ça me tente pas réellement, en revanche, j'aimerais rattraper ma culture Pokémon (qui s'est arrêté à la première génération) et tester ce jeu ultra cosy. A la condition d'avoir une Switch 2 (aussi).


Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash * Seriebox

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20.5.26 No comments



La Parenthèse d’oubli de Les carnets de Cerise de Joris CHAMBLAIN et Aurélie NEYRET
Tome 6 de la saga Les carnets de Cerise
Éditions Oxymore – 2024 – 76 pages – 17 €
Bande dessinée | Enfance | Aventure | Voyage | Famille | Animaux



Cerise rêve de devenir romancière et écrit déjà ses carnets. Son sujet favori : les gens, et surtout les adultes, qu’elle a toujours aimé observer pour tenter de deviner leurs secrets. La raison de cet intérêt a été dévoilée avec émotion à la fin du premier cycle. Dans ce nouvel opus, Cerise et sa famille recomposée, parties pour un voyage autour du monde, visitent notamment l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Sud, ou encore le Sahara… Au cours de ce périple, Cerise se confronte à ses dragons intérieurs, découvre la force de l’entraide et du partage, et cultive même sa conscience écologique. Chacun apprend à composer, dans l’échange et le silence, pour trouver sa place et finalement s’apprivoiser. Un grand voyage qui, par ses thèmes, touchera les consciences et les cœurs.



Une très belle surprise qui annonce peut-être l’arrivée d’un nouveau cycle, en tout cas je l’espère sincèrement. Je ne m’attendais pas à retrouver Cerise pour de nouvelles aventures et j’ai bien aimé ce retour inattendu – je garde un excellent souvenir des premiers tomes, j’ai été moins emballée par le spin-off autour de Cerise et Valentin, mais ce livre fut trop cool à lire.

En vrai, si je peux chipoter, je pense que j’aurais adoré avoir le livre de Cerise et Valentin, celui-ci et d’autres péripéties futures pour créer ce nouveau cycle. Parce que tout n’était pas à jeter dans ce spin-off et que celui-ci a un goût de trop rapide à mes yeux. J’aurais sans doute préféré un tome pour chaque saison, histoire d’apprécier ce voyage autour du monde, de développer plus spécifiquement chaque thématique, relation ou sujet évoqué ici.

Surtout que des événements merveilleux, des belles retrouvailles, des chamboulements et des liens, des émotions, des scènes touchantes ou attendrissantes, le tome en est rempli et je ne me suis pas ennuyée. Je me suis laissée porter par cette nouvelle histoire où je retrouve l’esprit des Carnets de Cerise d’origine, sous une autre forme. Ce qui est top pour bien différencier les deux cycles.

J’ai eu beaucoup d’affection pour le père de Valentin qui est adorable et gentil, les scènes entre lui et Cerise sont si belles. Pareil pour la mère de Cerise avec Valentin, c’était trop mignon. J’ai beaucoup aimé retrouver notre jeune héroïne qui vit un beau voyage autour du monde et de profonds changements, elle aborde la pré-adolescence, voire l’adolescence et cela donne des difficultés, des nouvelles pistes intéressantes, comme l’écologie entre autre.

D’ailleurs ce voyage fut bien orchestré, j’aurais aimé en voir plus, mais peut-être que nous aurons d’autres souvenirs dans les prochains tomes (s’il y en a). En attendant, les planches ont été magnifiques pour montrer les paysages, les ambiances qu’elles soient de jour ou de nuit, j’en ai pris plein les yeux. Les pages du carnet sont toujours au top et prennent encore plus de sens avec cet aspect exploration.






Blanc Autour de Wilfrid LUPANO et Stéphane FERT
Éditions Dargaud – 2021 – 144 pages – 22 €
Bande dessinée | Adulte | États-Unis | Ségrégation | 19e siècle | Éducation | Féminisme | Histoire vraie
Avertissement : [violences verbales et physiques, actes et propos racistes]



1832, Canterbury. Dans cette petite ville du Connecticut, l’institutrice Prudence Crandall s’occupe d’une école pour filles. Un jour, elle accueille dans sa classe une jeune noire, Sarah. La population blanche locale voit immédiatement cette « exception » comme une menace. Même si l’esclavage n’est plus pratiqué dans la plupart des États du Nord, l’Amérique blanche reste hantée par le spectre de Nat Turner : un an plus tôt, en Virginie, cet esclave noir qui savait lire et écrire a pris la tête d’une révolte sanglante. Pour les habitants de Canterbury, instruction rime désormais avec insurrection. Ils menacent de retirer leurs filles de l’école si la jeune Sarah reste admise. Prudence Crandall les prend au mot et l’école devient la première école pour jeunes filles noires des États-Unis, trente ans avant l’abolition de l’esclavage.



Depuis la Marche-Brume, je suis très intéressée par le travail de Stéphane Fert, donc petit à petit, je déniche à la médiathèque des livres à emprunter. Cette fois-ci, je suis tombée sur Blanc Autour, tirée d’une histoire vraie et qui forcément a attiré ma curiosité. Je ne regrette absolument pas ma lecture et ce fut très intéressant de se plonger dedans.

J’ai adoré lire les pages en fin de livre, elles permettent d’apporter des détails en plus, de présenter davantage les personnages et surtout, de démêler le vrai du faux, de renseigner sur ce qui leur est arrivé par la suite. C’était au top d’un point de vue pédagogique et j’étais fascinée par le travail abattu par les créateurs pour donner vie à cette histoire.

Les planches sont évidemment magnifiques, mais je n’avais aucun doute dessus. Stéphane Fert fait un très beau travail sur les couleurs, sur le design des personnages, sur les décors pour nous immerger dans les États-Unis du 19e siècle. C’est super expressif, notamment grâce à la façon dont l’illustrateur manie les couleurs pour créer des ambiances uniques.

Ce fut une bande dessinée fascinante et qui parle avec brio de thèmes révoltants, comme le racisme, la ségrégation dont furent victimes les afro-américains. J’ai beaucoup aimé les thématiques de l’éducation, notamment de l’enseignement donné aux femmes. Le travail du texte permet de montrer toute la cruauté de l’époque et cette forte envie de justice et d’équité. D’autres sujets viennent se greffer autour de ce cercle de femmes soudées, la sororité était superbe et je me suis attachée à chacune d’elle, dans leur diversité de point de vue, de caractère.






Joe la pirate de HUBERT et Virgine AUGUSTIN
Éditions Glénat – 2021 – 224 pages – 24 €
Bande dessinée | Adulte | Histoire vraie | Biographie | 20e siècle | États-Unis
Avertissement : [violence physique et verbale, colonialisme, alcoolisme et tabagisme]
Radar à diversité : [personnage queer, romances et personnages LGBT]



La vie est trop courte pour s’ennuyer. C’est l’histoire d’une petite fille née en 1900 à Londres, qui « se sentait déjà queer dans la matrice ». En grandissant, elle a fait le tour du monde, elle a lancé sa compagnie de taxis féminins, elle a fait la guerre, elle a battu des records de vitesse dans des courses de bateau, elle a régné en monarque éclairé sur une île des Bahamas, elle a eu pour meilleur ami et confident une poupée… Vivant plusieurs vies, elle a porté plusieurs noms. A sa naissance, on l’appelait Marion. Puis à 5 ans, après une chute de chameau, elle a choisi le pseudonyme de Tuffy. Enfin, c’est très vite dans le prénom Joe qu’elle s’est vraiment reconnue. Et c’est en homme qu’elle a forgé sa réputation et créé sa légende… Cette femme – ne vous y méprenez pas – a vraiment existé. Amoureuse de la compétition, de la vitesse et des conquêtes féminines, Joe Carstairs a vécu une existence fidèle à son personnage : explosive, impulsive et excentrique. Suivez la destinée d’une femme richissime au charme incandescent, pleine d’une confiance inébranlable et pour qui la vie ne fut qu’un long feu de joie.



Une bande dessinée captivante qui sort des sentiers battus en raison de la personnalité incroyable de Marion Carstairs. Depuis sa sortie, cette histoire m’intriguait et le live Twitch d’Ultia avec Glénat durant lequel Virgine Augustin parlait de ce titre n’a fait que renforcer cette envie de découvrir ce livre.

Je ne suis pas conquise à 100 %, mais quelle BD incroyable pourtant ! Le parcours de Joe est fascinant et j’ai beaucoup aimé le travail effectué par le duo pour donner du relief, en bien comme en mal. Si je ne me suis absolument pas attachée à Joe Carstairs, bien des travers/défauts que je ne cautionne pas, j’ai quand même apprécié ce voyage temporel.

On traverse une bonne partie du 20e siècle à travers cette bande dessinée et le visuel est formidable. Les planches sont en noir et blanc, expressives et soignées dans les traits et design des personnages ou encore des émotions. Je suis très fan des décors qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, parce que cela permet de voyager dans le temps si l’on prête attention aux détails.

On a une histoire super bien menée grâce à l’excellent texte d’Hubert, et bien des thématiques sont très intéressantes à lire, les conditions des femmes et le féminisme, la guerre, le paraître, le trio famille – amour – amitié, le monde LGBT, le décolonialisme et les rapports humains, l’argent… J’ai adoré lire cette bande dessinée, parce que c’était passionnant de réfléchir à tous ces sujets et de les exploiter à travers le regard de Joe.






Ce que les corbeaux nous laissent de Sophie LEULLIER
Éditions Dupuis – 2024 – 160 pages – 20 €
Bande dessinée | Adulte | Médiéval | Monde celte et scandinave | Normandie | Famille | Deuil | Esprit
Avertissement : [scènes explicites, violences, meurtre, alcoolisme]
Radar à diversité : [personnages et romances LGBT]



Dans les contrées normandes du IXe siècle, Tarik et Adalrik grandissent aux côtés de leur maman Galwinthe. Lorsque qu’Adalrik est assassiné, Tarik se mure dans le silence. Hanté par le fantôme de son frère, il grandit à la recherche d’une vengeance qu’il espère salvatrice. Noyant son chagrin dans l’alcool et les arnaques, il est convaincu que retrouver les coupables l’aidera à faire son deuil. Bercée par les croyances celtes et vikings, Galwinthe se réfugie dans l’étude de parchemins pour trouver comment guider Adalrik dans le royaume des morts. Ensemble, ils vont découvrir que le sort d’Adalrik était scellé depuis des années. Depuis un événement dramatique lié à Galwinthe…



Une bande dessinée que j’avais repéré et qui piquait ma curiosité pour tout ce qu’elle laissait entrevoir à travers son résumé. Je suis contente de cette lecture, parce que je vais suivre le travail de Sophie Leullier avec plaisir.

Cette ambiance de Normandie d’époque médiévale entre monde celtique et nordique m’a totalement embarquée. Et cela se voit avec les magnifiques planches de l’autrice qui donne de la matière aux décors, aux objets ou encore aux éléments pour décorer son histoire. Tant que je parle du style de dessin, autant terminer, les traits sont raffinés, le tout est très expressif et lisible, les actions comme les émotions sont soignées et les couleurs m’ont enchanté.

Les personnages principaux, Galswinthe et ses fils Tarik et Adalrik, sont passionnants et travaillés, que ce soit dans leur design, dans leurs histoires respectives ou encore dans les thématiques qu’ils vont exploiter, rien n’a été laissé au hasard. J’ai beaucoup aimé ces affaires de familles, de deuil et de vengeance, avec cette forte présence de féminisme et du sujet de la condition des femmes, avec des traumatismes et des blessures, avec un zeste de fantastique à travers la mort et la magie.

C’était dense et en même temps trop court. J’aurais presque aimé un développement en deux tomes pour laisser du temps, de la respiration. Ou peut-être parce que j’étais trop à fond dedans et que j’aurais aimé en lire plus. Néanmoins, ça n’a pas entamé mon enthousiasme, j’ai adoré l’histoire qui était prenante et parfaite pour une saison automnale.





Le réveil du dragon de Jérôme PELISSIER et Carine HINDER
Tome 1 de la saga Brume
Éditions Glénat – 2023 – 60 pages – 13 €
Bande dessinée | Enfance | Fantasy | Magie | Dragon



Apprentie sorcière : croire en soi reste le plus puissant des sortilèges ! Recueillie dans la forêt par un père aimant, Brume est une petite fille espiègle qui ne rêve que d’une seule chose : devenir sorcière ! Le jour où son papa adoptif lui dévoile l’ouvrage secret qui entoure sa naissance, un grimoire de magie, tout s’éclaire. Et si Brume était une véritable sorcière ? Et la voilà, traînant un chaudron d’occasion derrière elle, prête à ouvrir sa première échoppe de sorcière ! N’en faisant qu’à sa tête, elle recrute en chemin son assistant, un petit cochon prénommé Hubert, et se lie d’amitié avec Hugo, un petit garçon ravi de l’aider dans cette entreprise exaltante. Mais Brume ne semble pas avoir les aptitudes d’une véritable sorcière… Ses sorts ne produisent aucun effet. Quant à sa première potion, elle vient de plonger tout le village dans un épais brouillard ! Peu importe : convaincue de la puissance de ses pouvoirs, elle décide de s’engouffrer dans la forêt interdite pour combattre un dragon légendaire qu’elle tient pour seul responsable de ce brouillard nauséabond. Têtue, déterminée et un brin arrogante, elle va entraîner Hugo et Hubert dans une folle aventure qui va en surprendre plus d’un. Et si Brume avait réellement un don et une destinée hors du commun ?



Une très belle découverte que je rêvais de faire depuis sa sortie, la couverture et le résumé me donnait trop envie de rencontrer Brume et je ne regrette pas une seule seconde. J’ai même trop hâte de pouvoir retrouver les personnages dans la suite désormais.

L’ambiance de village aux allures de petites cités de caractère et qui est clairement inspiré de la ville en Bretagne où vit le duo, cette brume mystérieuse ayant apporté la petite fille, cette forte présence de magie, le dragon, tout participe à créer une atmosphère délicieuse et automnale qui m’a séduite du début à la fin.

Les personnages sont si attachants que c’est un régal de les découvrir et de les suivre au fil des péripéties entraînantes imaginées par Jérôme Pélissier et Carine Hinder. Brume est une petite fille audacieuse et malicieuse, déterminée à prouver qu’elle est une sorcière, avec du caractère et du panache, elle m’a tant fait rire. Hugo est un garçon soucieux des autres, un très bon meilleur ami, la voix de la sagesse, plein de doutes et de loyauté. Quant à Hubert, c’est un cochon encore mystérieux à mes yeux, mais qui est trognon et astucieux.

Le trio fonctionne à merveille et l’histoire de ce premier tome permet d’aborder une intrigue propre au livre tout en apportant quelques pistes pour s’intéresser à la saga dans son entièreté. C’est dynamique avec une bonne dose d’humour, un texte savoureux et soigné, des répliques pétillantes le tout sublimé par des illustrations sublimes. J’ai adoré les planches, le trait élégant et expressif, les couleurs très chouettes pour nous plonger dans cet univers de magie et de nature.





Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Canva * Unsplash * BD Gest' (planches)

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Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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