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29/11/2016

Les Chevaliers d'Emeraude (ROBILLARD) ~ Tomes 7, 8 et 9

Titre : L'enlèvement
Auteur : Anne ROBILLARD
Tome 7
Série : Les chevaliers d’Émeraude
Michel Lafon - 418 pages


Résumé :
Un départ tragique déclenche une série d'évènements inattendus au Château d'Émeraude. Wellan reçoit en héritage un curieux bijou doté d'un fascinant pouvoir magique, mais, en même temps, il découvre que le renégat à emprunté un nouveau corps... Devra-t-il une fois de plus affronter Onyx ? Lors d'une attaque sournoise d'Asbeth, malgré tous les efforts de Chevaliers d'Émeraude et les facultés extraordinaires de Kira, les hommes-insectes réussiront, grâce à la ruse de leur sorcier, à s'emparer d'un soldat dans le but d'anéantir le reste de l'humanité. Mais Wellan et son nouvel allié n'ont pas l'intention de les laisser gagner. Ensemble, ils conçoivent la plus périlleuse de toutes les missions de sauvetage jamais entreprises par les Chevaliers... Réussira-t-elle ?


Mon avis :
Encore un très bon tome et une suite intéressante que nous offre Anne Robillard. Il y a de chouettes ingrédients que je vais m’empresser de vous communiquer. C’est certainement aussi l’un de mes tomes chouchous. Avant de progresser plus loin, j’aimerais saluer le travail de Patrice Garcia sur les illustrations, elles sont magnifiques. Bridgess est telle que je me l’imaginais.

En premier lieu, le style, il évolue de tome en tome, mais il reste fidèle à l’auteur. Les mots s’enchaînent avec fluidité, les émotions sont bien partagées et les descriptions nous plongent au cœur d’Enkidiev, mais pas seulement.

En effet, particularité qui m’aura séduite, l’escapade de Farell et de Wellan sur Irianeth afin de secourir l’un des Chevaliers kidnappé par Asbeth. Cette folle entreprise nous conduit à un premier contact avec la forteresse d’Amecareth du point de vu des humains. Nous avions déjà de légères descriptions, mais bien souvent par le biais des hommes-insectes ou par l’intermédiaire du sorcier. Ce fut des chapitres très intéressants, d’autant plus que le risque était très gros pour nos deux héros.

Le nouveau corps d’Onyx, puisqu’il nous revient, est bien choisi. Je préfère la personnalité qu’il adopte avec ce nouveau corps plutôt que celle qu’il détenait avec Sage. L’auteur a raison d’insister sur ce « troisième homme », c’est un parfait mélange entre Onyx et … Mystère, je ne vais pas vous gâcher la surprise, quoi que ceux l’ayant lu connaissent l’identité du nouveau réceptacle. J’aime Onyx, sa personnalité, sa manière d’être, c’est un personnage qu’on apprend à connaître et à aimer.

Les premiers chapitres peuvent paraitre longs, on est centré sur la perte d’un illustre personnage de la saga. Un départ précipité et tragique, qui m’a laissée bouche bée à ma première lecture, j’avoue que je ne m’y attendais pas. La tristesse est très bien menée, on est touchée sans non plus tomber dans le pathétique ou le trop larmoyant, effet que je ne supporte pas. Je suis bien contente que l’on prenne son temps pour dire au revoir à ce personnage, même si c’est un poil long.

L’enlèvement cause un grand choc dans la vie de nos Chevaliers et ce qui va arriver par la suite à cette victime est tout aussi fort. On ne s’y attend pas, on se sent triste pour le personnage concerné, en même temps on salue sa bravoure et son courage. C’est un tournant bien pensé et important pour ce protagoniste, et il devient dès lors un de mes personnages favoris.

Mon couple fétiche Farell et Swan est toujours aussi génial, drôle et touchant, leurs enfants me font bien rire. En parlant d’enfants, on a pas mal de lignes en compagnie de Lassa, Jenifael et Liam, ce qui fait très plaisir. Progressivement, ils trouvent leurs marques, ils deviennent importants pour la suite, tout comme Hawke, le magicien d’Émeraude.

Ce qui est positif avec cette saga c’est la constante donnée dans l’évolution. Les personnages grandissent, se marient, ont des enfants, vieillissent, ils leurs arrivent toutes sortes de péripéties, mais l’importance donnée à Wellan se perd peu à peu. Certains trouveront ce changement peu bénéfique, moi au contraire, il me plait. J’aime que l’on s’épanche un peu plus sur certains protagonistes, que d’autres deviennent la vedette, même le temps d’un tome.

Dernier point, la bataille avec les vrais guerriers d’Amecareth, j’ai adoré cette partie, car les choses sérieuses se sont amorcées avec cette bataille. J’aurais aimé qu’elle dure encore plus longtemps, qu’elle gagne en véracité. Pas forcément dans l’horreur totale avec des descriptions trop écœurantes, mais un brin plus fort dans le réalisme. J’ai d’ailleurs hâte de voir s’amorcer d’autres batailles durant cette guerre.

En résumé, nos personnages sont mis à rude épreuve avec cet enlèvement et les combats contre les vrais guerriers de l’Empereur. Certains protagonistes deviennent de plus en plus importants, certains se dévoilent, d’autres disparaissent, à l’image d’Abnar qui semble de ne plus répondre aux hommes. C’était un tome fort en émotion, riche en rebondissement inédit et ces événements vont sceller un nouveau tournant pour nos Chevaliers. J’adhère totalement à ce tome.




Titre : Les Dieux déchus
Auteur : Anne ROBILLARD
Tome 8
Série : Les chevaliers d’Émeraude
Michel Lafon
440 pages


Résumé :
Les Chevaliers se remettent à peine de toute l'agitation causée par nos jeunes étourdis lorsqu'ils doivent soudainement affronter un nouvel ennemi en provenance du ciel. Pourront-ils se défendre contre les dieux déchus ? Pour sa part, sous prétexte de revoir son village, Onyx accepte d'y conduire la famille de Sutton, qui désire s'y installer. En réalité, le renégat veut mettre la main sur un instrument de pouvoir caché par la déesse Cinn dans la partie la plus méridionale du royaume. Mais sera-t-il assez fort pour le maîtriser ? Au même moment, guidées par Asbeth, les troupes de l'Empereur Noir réussissent à se rendre jusqu'au Château d'Émeraude...


Mon avis :
Je poursuis mon challenge de relecture et m’aperçoit que ce tome me ravit tout autant que les deux derniers. Nouveauté : la concentration importante sur les Dieux Déchus, en particulier Akuretari, dont on commence à entrevoir la complexité du personnage ainsi que sa fourberie. J’ai apprécié l’apparition de ce protagoniste, car la guerre commence à toucher le plan divin, Immortels comme Dieux se voient confrontés à cette divinité déchue.

En parlant de la guerre, on commence à voir une stratégie plus poussée de la part de l’empereur. Une diversion se profile, une attaque impitoyable s’abat sur le royaume d’Emeraude et sur son château, ces passages sont très réussis et prenants, car inédits dans la saga. Ce changement est apprécié, d’autant plus que l’auteur maîtrise toujours son style et que ses descriptions sont toujours aussi intéressantes. D’ailleurs la bataille à Emeraude va faire un blessé grave et l’on compatit à la douleur des parents.

Ce tome voit le retour de Kevin parmi les Chevalier, après que celui ait été infecté par le sang des insectes. Quelle belle preuve d’amitié que celle qui unit Sage, Kira, Kevin et Nogait. J’ai trouvé ce début de tome très beau, tout comme l’amour que porte Maïwen pour Kevin.

L’autre volet important c’est la montée en puissance de Farell (Onyx), il se met à la recherche d’artefacts anciens, rêve de faire revenir Hadrian d’entre les morts ou tout simplement de devenir roi d’Émeraude. Ce personnage gagne en intensité, vu que je l’adore, ça ne m’a posé aucun souci. Sa relation avec Swan est toujours aussi drôle. Hawke, l’autre magicien du Royaume d’Émeraude continue sa progression, tout doucement, mais il parvient à devenir de plus en plus important dans la saga et cela fait plaisir à voir.

Pour d’autres personnages, on amorce un tournant, Abnar ou encore Dylan. On les revoit, parfois en difficultés, mais certains événements vont les conduire à changer de cap. Ce qui est magique avec cette saga, c’est que l’auteur maîtrise ses histoires, mais l’on a toujours l’impression que tout peut basculer d’un moment à l’autre.

Ce qui est le cas pour le début du tome, les chapitres nous dévoilant Jenifael, Liam et Lassa en train de changer le temps pour qu’il y ait autant de soldats que d’écuyers, j’étais loin d’imaginer les terribles (ou drôles) de conséquences que cet acte allait avoir. Je ne pensais pas que Kevin reviendrait ou qu’il arriverait telle chose pour untel, la surprise est toujours présente.

Tout comme l’humour. Je n’en ai pas réellement parlé dans mes anciennes chroniques, mais l’humour de quelques scènes permet d’alléger l’ambiance pesante et la tension de cette guerre. C’est plutôt bien vu de ma part, j’aurais eu du mal avec un récit lourd de bout en bout, l’humour est cependant bien dosé. Tout comme d’autres émotions, l’amour ou la tristesse. Après un triste départ durant le tome 6, nous avons un nouveau départ dans ce tome. Un départ qui m’aura certainement plus touchée, il est très bien écrit et je trouve qu’il aurait mérité plus d’hommages, plus de place. C’est un petit point négatif, car j’ai l’impression que ce départ a été signifié, mais vite oublié, dans le sens où l’on passe très vite à autre chose. Les batailles qui se succèdent y sont pour beaucoup, mais c’était tout de même un protagoniste fort.

Des nouveaux personnages apparaissent, comme Morrison que l’on voit plus souvent, sa fille ou encore Yanné, la demi-sœur de Sage. Les rares moments où on les voit sont très appréciées de ma part, j’aime beaucoup les deux personnages féminins présentées dans ce tome, je les trouve différentes et intéressantes. Amayelle, Catania et Sanya ont droit à leur petit moment de gloire et là aussi j’approuve ces passages, ces personnages changent de nos habituels guerriers en cuirasse verte. Bien que je les aime, je trouve pertinent de ne pas toujours donner la vedette aux mêmes personnages, j’applaudis l’initiative de l’auteur.

En conclusion, un excellent tome dans la continuité des deux précédents. La guerre entre dans une nouvelle dimension, la dureté des combats se fait ressentir et cette tension est contrebalancée par l’amour, l’amitié et l’humour. Certains personnages entrent en scène, d’autres poursuivent sereinement leur ascension et le trio d’enfer (Liam, Jenifael et Lassa) deviennent enfin écuyers. Ce tome est rythmé par de nombreuses péripéties et j’ai rarement eu le temps de m’ennuyer, c’est donc une bonne suite à la saga.




Titre : L'héritage de Danalieth
Auteur : Anne ROBILLARD
Tome 9
Série : Les chevaliers d’Émeraude
Michel Lafon
420 pages


Résumé :
Le nouveau Roi d'Émeraude propose à Wellan de lui procurer une des armes que Danalieth a léguées aux humains pour se protéger. C'est un marché difficile à refuser, puisque le grand chef cherche à augmenter ses pouvoirs depuis le début de l'invasion des hommes-insectes. Désireux de venir en aide à son père, Dylan apprend une nouvelle façon de capter les mouvements d'énergie. Cependant, lorsqu'il s'en sert pour la première fois, il se heurte à la résistance d'une jeune fille qui changera à jamais le cours de son destin. Contre toute attente, la prédiction d'Élund au sujet du retour d'un héros se réalise. Mais ce grand guerrier arrive-t-il trop tard ?

 

Mon avis :
Une bonne suite à cette très grande fresque que constituent Les chevaliers d’Émeraude. J’aime toujours autant la saga qui emprunte avec ce tome une nouvelle voie pour la suite, je reste fan de cet univers riche que nous offre l’auteur. Dans ce tome nous avons de nombreux rebondissements, je n’ai rarement eu le temps de m’ennuyer. J’ai également eu des surprises et j’avoue apprécier les diverses batailles de ces Chevaliers.

De nouveaux personnages font leur apparition, comme l’Immortel Danalieth. Un personnage très intéressant qui mérite d’être encore plus exploité, j’aime sa personnalité et le fait qu’il ait choisi sa vie, contrairement aux autres Immortels. Sa fille Dinath est sympathique, c’est une fille pleine d’énergie, forte et déterminée à protéger son père de la colère de Parandar. Ce duo aide du mieux qui le peut les humains, se cachant des dieux notamment et c’est un pan inattendu et intéressant pour la suite des événements.

Miyaji apparaît. C’est une dompteuse de dragons qui appartient à Amecareth. En se faisant capturer par nos Chevaliers, il lui faut réapprendre tout afin que disparaisse son endoctrinement. Cette partie du tome s’avère intéressante, d’autant plus que son personnage m’intéresse énormément. C’est une Fée azurée, j’aime bien cette originalité.

Un revenant fait surface, ou plutôt, tombe du ciel. Un revenant qui fait plaisir, je ne dévoile pas son identité, mais c’est un de mes protagonistes favoris, franc, loyal, complexe et sage, je suis contente que ce personnage survienne soudainement, je ne m’y attendais pas.

L’histoire se centre autour des batailles menées par nos Chevaliers, de l’enseignement des Écuyers, comme Lassa, Jenifael ou Liam et sur le conflit entre Immortel, Dieux déchus et Divinités. Les informations données par l’auteur autour de son monde sont importantes et prouvent la complexité de son riche univers. En effet, Onyx, récemment élu roi d’Émeraude, se comporte en véritable chef et soldat émérite. Pour pouvoir protéger sa nouvelle famille, il se lance à la poursuite des artefacts conçus par Danalieth afin de se débarrasser des dieux déchus.

Des faits surprenants sont à noter, concernant un époux de l’une de nos femmes soldates ou encore en ce qui concerne l’attaque du château par les soldats de l’Empereur. Ce sont des moments clés et cette bataille à Émeraude est très impressionnante, elle m’a énormément plu, car elle prouve que le royaume n’est pas si intouchable. Jusqu’à ce tome, Émeraude avait été épargnée par les invasions d’insectes.

Comme pour les autres tomes, le style d’Anne Robillard évolue, mais reste sensiblement axé autour de la fluidité. C’est simple et agréable à lire, on entre aisément dans l’histoire et dans les pensées des différents personnages. Il faut dire que je reste convaincue que l’auteur a bien fait de ne plus centrer ses romans que sur Wellan. Onyx, Hawke, Kira et d’autres deviennent des héros le temps de quelques chapitres et nous permettent de mieux les cerner. Cette manière de procéder permet de créer du rythme au récit, l’on ne sait pas sur qui l’on va tomber et ce qui va lui arriver. En dernier lieu, un événement en fin de tome m’a étonnée et attristée, je ne dis rien pour ne pas gâcher la lecture, mais c’est un rebondissement de choix.

En somme, la lecture est sympathique et l’ennui se fait rare. La guerre se poursuit avec toujours plus de difficultés pour nos soldats, diverses émotions apparaissent comme à chaque tome : la colère, la tristesse, l’amour ou la stupéfaction. Nos écuyers grandissent, les rebondissements s’enchaînent, pour moi, l’histoire reste palpitante afin de garder intact l’enthousiasme.

4 commentaires:

  1. Ahh cette saga ♡ je suis en train de lire les héritières d’Enkidiev pour ma part mais j'ai un peu abandonner quand je vous a la vitesse à à laquelle les romans sortent !

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    1. Je comprends, c'est vrai que Michel Lafon les sort rapidement. C'est ma soeur qui les prends à la base, c'est une grande fan de cette série, alors je pioche dedans quand j'en ai envie. J'en suis au tome 5 des Héritiers d'Enkidiev, il faut que je me lance dans le sixième prochainement, parce qu'il a l'air super intéressant.

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  2. Personnellement je trouve que c'était série, bien que très bonne, dure trop sur la longueur, surtout avec les Héritiers d'Enkidiev derrière... :/ c'est un peu dommage quand même, des Intégrales seraient peut être plus judicieuses pour ceux qui voudraient tout lire.

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    1. Je comprends totalement... à dire vrai, c'est ma soeur qui les a dans sa bibliothèque et c'est fou de voir à quel point ça remplit une étagère complète. Surtout qu'après les Héritiers, il y aura une troisième série qui apparemment se passe très loin après les Héritiers. A réfléchir sur l'idée des intégrales ou alors, il existe toujours les poches.

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