Histoires animées #009 - DISNEY : L'étrange noël de Monsieur Jack, Le Roi Lion, Dingo et Max, Pocahontas

by - 27.5.26




L’ÉTRANGE NOËL DE MONSIEUR JACK

Un film de Henry SELICK – 1992

Que vois-je ? - Olivier Constantin



Dans la ville d’Halloween, Jack Skellington, le roi des Citrouilles, se languit de sa vie qu’il juge routinière. Il est un maître de l’épouvante et passe toutes ses journées à préparer Halloween, cherchant continuellement à se renouveler. C’est en marchant sans vraiment regarder où il va que lui et Zero (un chien constitué d’un drap flottant et d’un nez rouge scintillant) vont découvrir des arbres bien étranges. Chacun d’eux possède une porte à l’effigie d’une fête, celle de Pâques, celle de Saint-Valentin ou encore celle de Noël. Jack se rend seul dans la ville de Noël et découvre une vie faite de rire, de couleurs et de choses heureuses. C’est décidé, lui et les habitants de la ville d’Halloween fêteront Noël et Jack sera le Perce-Oreille. Mais pour cela, il faudra d’abord enlever le Père-Noël (le Perce-Oreille) et comprendre comment fêter Noël. C’était sans compter sur la perfidie d’Am, Stram et Gram, et de leur cher Oogie-Boogie.



C’est une histoire très originale que nous propose Tim Burton à travers la réalisation de Henry Selick, chaque fête possède sa ville et les habitants s’occupent toute l’année à la préparation de cette fête. Le fait que les habitants de la ville d’Halloween veulent fêter Noël et remplacer le Père-Noël et ses lutins m’a beaucoup amusé. Cela donne lieu à une histoire incroyable et détonante.

L’animation est assez belle, le fait d’avoir monté le film image après image donne une esthétique particulière au rendu, entre fluidité et saccadé. Le character design est lui particulièrement soigné et intéressant. Cette figure de Jack longiligne avec les rayures blanches et noires typique de Tim Burton, le design de Sally est extraordinaire, elle ressemble aux poupées avec tous ses fils pour l’assembler. Le maire est une bonne trouvaille, Oogie-Boogie est fascinant, mêmes les protagonistes secondaires sont soignés.

Le film dure une bonne heure et dix minutes environ, il est donc rapide à regarder et l’on ne voit pas le temps passer grâce aux nombreuses chansons. La bande originale, instrumentales et chansons, est signée par Danny Elfman, connu pour avoir de très nombreuses fois collaboré avec Tim Burton et sur la plupart de ses films. Les scènes chantées sont très réussies, les « chorégraphies » sont sympas et l’on se plonge avec facilité dans l’univers de Jack Skellington.

Jack Skellington est un protagoniste attachant, sa quête d’idées originales l’amenant à se languir de sa vie est touchante, j’ai adoré voir son évolution durant le film. Sally est également fantastique, j’adore son personnage, attentionnée, clairvoyante, elle est courageuse et généreuse.

Les personnages d’Am, Stram et Gram sont attachants dans un autre registre. Ce sont trois enfants au service d’Oogie-Boogie et qui ne cesse de réaliser des mauvais tours aux autres, ils sont drôles et c’est là qu’ils deviennent attachants. Sinon, j’admets volontiers qu’ils sont insupportables. Le dernier personnage fort est Oogie-Boogie lui-même, j’adore son design, la personnalité qu’on lui a donnée, sa chanson. C’est un méchant un peu spécial, restant caché dans sa tanière, très effrayant et quelle bonne idée d’avoir travaillé sur le côté phosphorescent, casino et croque-mitaine, c’est un curieux mélange qui vaut le détour.

La VF était d’excellente qualité et petit plus, je l’avais également vu en VO, et les deux versions sont géniales, si j’adore le casting en français, sachez que vous pouvez entendre Danny Elfman, le compositeur faire la voix chantée de Jack Skellington en VO.





LE ROI LION + LE ROI LION 2 : L’HONNEUR DE LA TRIBU + LE ROI LION 3 : HAKUNA MATATA

Un film de Roger ALLERS et Rob MINKOFF – 1994
Un film de Darrell ROONEY et Rob LADUCA – 1998
Un film de Bradley RAYMOND – 2004




Le lion Mufasa, roi des animaux, et son épouse Sarabi donnent naissance à Simba, un futur héritier. Mais Scar, le frère de Mufasa, voyant diminuer ses chances d’accéder au trône, incite le lionceau à s’aventurer dans un cimetière des éléphants situé au-delà des frontières du royaume…

Simba et Nala ont maintenant une fille, Kiara. Alors que Timon et Pumbaa devaient la surveiller, elle réussit à échapper à leur vigilance et rencontre en chemin un jeune lion nommé Kovu. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que Kovu est en fait le fils de Zira, une des servantes de Scar. Zira a en fait une idée derrière la tête : élever Kovu pour qu’il renverse Simba et devienne le Roi de la Terre des Lions. L’amitié entre Kiara et Kovu saura-t-elle dépasser cette guerre des clans ?

Vous croyez connaître par cœur l’histoire du roi lion… Vous n’en connaissez même pas la moitié ! Timon et Pumbaa nous la racontent… à leur manière !




Cela faisait un moment que je n’avais pas revu les films du Roi Lion, ça m’a fait un chouette après-midi de les revisionner à la suite. D’autant plus que j’ai pu également voir le concert événement qui est absolument magnifique. C’est disponible sur Disney + et cela permet de revenir sur les chansons marquantes des films d’animations, du musical de Broadway ou encore des live action. Le tout accompagné de danse, de joyeuses retrouvailles des comédiens, une belle orchestration et des costumes de la troupe de la comédie musicale. C’était magnifique à regarder, très émouvant aussi et je le recommande chaudement.

Le premier Roi Lion restera mon préféré des trois. L’histoire est rythmée, touchante, j’aime énormément le côté Shakespeare de l’intrigue – quelque chose que l’on revoit avec le second opus qui clairement fait penser à Roméo et Juliette. D’ailleurs, L’honneur de la tribu est super agréable à regarder, ce n’est pas une suite qui répète le précédent film, c’est une vraie histoire à part entière. Le troisième, je suis plus mitigée, le fait de se consacrer sur le passé de Timon et son histoire, son évolution était chouette sur le papier, mais ça aurait été plus cool de parler davantage de Pumbaa.

Du côté des animations, c’est fluide sur les trois films et je pense que c’est en grande partie dû au fait que personne n’avait envie de rater la suite du Roi Lion, donc les moyens ont été mis pour donner de belles illustrations, des musiques au top, parce que les chansons sont incroyables, idem pour les décors et environnements afin de donner une bonne immersion dans la savane. La VF est elle aussi soignée aux petits oignons pour nous permettre de ne pas nous sentir perdu, les comédiens sont présents sur les trois opus, et ça fait très plaisir.

Évidemment, il y a des choses plus intéressantes que d’autres – je ne suis pas une grande fan de cette trilogie, et certains éléments sont géniaux quand d’autres me laissent plus dubitative. J’adore le personnage de Scar qui est fascinant, Mufasa est génial, Simba est hyper attachant à suivre au fil du temps, Kovu et Kiara sont eux aussi très sympathiques à voir, Zira fait un antagoniste intrigant, même si j’aurais aimé en avoir plus. Je crois que mon coup de cœur revient à Rafiki.





DINGO ET MAX + DINGO ET MAX 2 : LES SPORTIFS DE L’EXTRÊME

Un film de Kevin LIMA – 1995
Un film de Douglas McCARTHY – 2000

Eyes to eyes (I2I) - Tevin Campbell (Powerline) & Rosie Gaines




Max, le fils de Dingo, est un adolescent rebelle, amoureux de la belle Roxanne et prêt à tout pour la séduire, même s’il lui faut renier son père. Avec l’aide des amis, il dérange la remise des prix de fin d’année, en imitant le chanteur favori de Roxanne pour impressionner sa bien-aimée. Il lui annonce même qu’il va aller voir le concert de Powerline, la plus grande star pop adulée par tout l’école secondaire, sur une scène de Los Angeles. Malheureusement pour lui, Dingo a décidé qu’il était temps de resserrer les liens et de l’emmener en camping pour pêcher. Max va alors tout faire pour emmener son père à Los Angeles…

Max est admis à l’université. Il se fait une joie non seulement de s’éloigner de son père Dingo, mais aussi d’avoir à défier les autres étudiants dans une compétition de sports extrêmes où le skate et les rollers sont les rois absolus. Dès leur arrivée sur le campus, Max, et ses amis PJ et Bobby se heurtent à la bande des Gamma, emmenée par le prétentieux Bradley Dugratin, les tenants du titre. Mais pire encore : le jeune adolescent voit un jour débarquer son père dans le même cours que lui, tout ceci pour parfaire son éducation…




Très curieuse de regarder ces deux films, je gardais de bons souvenirs du premier opus que j’avais en K7 à l’époque – c’est dire si ça date, donc un réel besoin de me rafraîchir la mémoire puis d’enchaîner avec la découverte pure et dure du second film que je n’avais jamais vu.

Ce que je trouve intéressant avec ces deux films c’est qu’ils parlent d’une relation père et fils, de l’adolescence, du passage à l’âge adulte, de confiance et d’amitié, de vie à la fac, de sport. Pour l’époque, je dois dire que c’est novateur, passionnant – parce que les messages sont intéressants et bien développés. Je retrouve l’univers de la Bande à Dingo que je regardais énormément enfant, cet humour bien dosé, les personnages qui sont très sympathiques à rencontrer.

En plus de ça, les deux films sont agréables à regarder, très différents l’un de l’autre. La suite n’est pas mauvaise, et ne fait pas non plus un copié-collé du précédent ce qui doit être souligné. J’ai une petite préférence pour le premier opus, la faute à une nostalgie très présente et parce que la thématique du sport développé dans le deuxième ne m’a pas interpellé plus que nécessaire. Faut dire que je ne suis pas une mordue de skate, de roller qui étaient clairement à la mode dans les années 2000 – date de la sortie de ce film.

Le premier est très cool, j’ai bien aimé le voyage organisé par Dingo pour espérer sauver son fils et de ce que dernier fait pour amener son père vers le concert de son idole, Powerline. En parlant de musique, les chansons sont davantage intéressantes aux morceaux instrumentaux et le trajet à travers l’Amérique aurait pu être plus développé, mais je reste contente par ce que j’ai vu.

Le personnage de Dingo est fidèle à lui-même, un père complètement à l’ouest, soucieux d’établir de bonnes relations avec son fils, drôle et touchant. J’ai d’ailleurs préféré Dingo à son fils Max qui par moment n’est pas toujours sympathique, compréhensif envers les autres. Pour autant, Max n’est pas un mauvais protagoniste, l’adolescence n’est pas facile pour lui, les complications qu’il connaît à la fac le rendent parfois amer. J’ai donc apprécié de rencontrer ces deux-là, et d’en voir les évolutions au fil des films.

Le design des personnages est top et leurs animations sont fluides, j’ai davantage aimé la bande son parfois disco du deuxième film, j’ai bien aimé le personnage de Roxanne dans le premier film et j’étais aussi déçue que triste de ne pas la revoir par la suite, d’avoir aucune explication sur son absence en plus de ça. J’ai adoré la bibliothécaire et sa relation avec Dingo, c’était aussi amusant que mignon. Donc malgré des couacs, des défauts, je trouve ces deux films équilibrés et je les regarderai à nouveau avec plaisir.





POCAHONTAS + POCAHONTAS 2 : UN NOUVEAU MONDE

Un film de Mike GABRIEL et Eric GOLDBERG – 1995
Un film de Tom ELLERY et Bradley RAYMOND – 1998




En l’an 1607, la belle Pocahontas aura-t-elle le pouvoir d’éviter la guerre entre les colons anglais et son peuple, les Powhatan, et de sauvegarder ainsi ses amours avec le fringant aventurier John Smith, qui accompagne les colons ?

À bord du voilier qui navigue vers l’Angleterre, Pocahontas n’imagine pas un instant les aventures qui l’attendent en Europe. Escortée par le gentleman John Rolfe, son immense garde du corps Uti, et trois petits passagers clandestins Percy, Meeko et Flit, elle entreprend une importante mission de paix.



Un Disney bien sympathique, un classique à connaître en somme. Parce qu’il possède une chouette histoire sur fond de tolérance, ses chansons sont superbes, l’animation est soignée, les personnages sont attachants, les couleurs merveilleuses. Impossible de ne pas être indifférent devant Pocahontas et sa belle leçon de vie. Le second film est évidemment moins bon que son prédécesseur, mais je pense que c’est là récurrent depuis le départ, parce que le studio ne prend jamais au sérieux ses suites. En revanche, je peux au moins saluer l’idée de se tourner davantage vers le respect de l’histoire de la vraie Pocahontas.

Pour ce qui est du premier film, l’intrigue est somme toute assez simple, mais elle est efficace et prenante. Au fond, la tolérance est toujours d’actualité et déposséder de ses richesses des civilisations que certains croient inférieures est encore visible aujourd’hui. La romance est sympathique, même si ce n’est pas mon couple préféré. L’humour est bien dosé et l’on rit énormément devant les facéties de Meeko, Flint ou Percy.

L’ambiance est bien menée. Les paysages, le design des personnages et les sonorités nous emmènent au cœur de cette tribu, j’ai adoré cette belle immersion. Les décors sont somptueux, le dessin est fin et il fait rêver. Comment ne pas résister devant le charme et la force de Grand-mère Feuillage ? Ou des esprits guidant notre héroïne ?

Le casting est bien choisi, je l’ai vu en version originale et en français, les voix apportent beaucoup aux protagonistes, à leurs personnalités. Les chansons sont très belles, elles sont même cultes, Au détour de la rivière, L’air du vent, on ne peut que les aimer. Les musiques instrumentales donnent une âme supplémentaire au récit, elles correspondent aux ambiances du film. C’est par ailleurs, ma BO préférée des studios Disney.

Les personnages sont très sympathiques, j’ai un gros coup de cœur pour Pocahontas, Meeko, Flint et pour Grand-mère Feuillage. Ils sont emblématiques du film. L’héroïne est attachante, vive d’esprit, libre et indépendante, forte et courageuse, j’adore sa manière d’être. Meeko et Flint me font tellement rire, et Grand-mère Feuillage est si drôle, une vraie guide spirituelle. Nous avons une belle palette de protagonistes intéressants à voir. John Smith n’est pas mon chouchou, mais je lui reconnais de belles qualités, comme le courage, la volonté et la générosité.

Et pour le second film ? L’animation et le raffinement dans les dessins ne sont pas là, les musiques sont moins impactantes que le précédent, l’histoire est moins développée – en revanche, j’aime énormément les idées, comme le fait de rencontrer la cour britannique, la sincère amitié entre la reine et Pocahontas qui aurait pu être poussée pour plus de sororité.

La relation John Rolfe et notre héroïne me plaît davantage et le fait que Pocahontas soit à ce jour (avec Anna) l’une des rares héroïnes à mettre fin à un couple me séduit pas mal. J’ai adoré retrouver l’humour et la sympathie de ce trio incroyable avec Flint, Meeko et Percy. Donc au final, ce n’est pas un naufrage, j’ai sincèrement vu pire, mais ce n’est toujours pas ça. D’autant plus qu’il abordait des messages, idées et thématiques très intéressantes, que les personnages ne sont pas mauvais, je pense à Rolfe et sa gouvernante notamment.



Crédits images :
SerieBox * Flaticon * Canva * Unsplash * YouTube (trailer et chansons)

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