Histoires animées #010 - DISNEY : Toy Story (1 à 4), Hercule, Le Bossu de Notre-Dame (1 et 2), Mulan (1 et 2)

by - 10.6.26




TOY STORY 1 à 4


Un film de John LASSETER – 1995
Un film de John LASSETER, Ash BRANNON et Lee UNKRICH – 1999
Un film de Lee UNKRICH – 2010
Un film de Josh COOLEY – 2019

Je suis ton ami - CharlElie Couture



Quand le jeune Andy quitte sa chambre, ses jouets se mettent à mener leur propre vie sous la houlette de son pantin préféré, Woody le cow-boy. Andy ignore également que chaque anniversaire est une source d’angoisse pour ses jouets qui paniquent à l’idée d’être supplantés par un nouveau venu. Ce qui arrive quand Buzz l’éclair est offert à Andy. Cet intrépide aventurier de l’espace, venu d’une lointaine galaxie, va semer la zizanie dans ce petit monde et vivre avec Woody d’innombrables aventures aussi dangereuses que palpitantes.


Woody, le cow-boy à la démarche déhanchée, reste le jouet préféré d’Andy, même si aujourd’hui Buzz partage cette amitié. Toujours chef de bande, Woody protège et rassure tous les jouets de la chambre. Kidnappé par un collectionneur sans scrupules, Woody va découvrir qu’il fut jadis une vraie star. Après maintes péripéties, il va être confronté à la décision la plus importante de sa vie : rentrer chez lui pour retrouver Andy et les jouets ou rester pour devenir une pièce rare de musée.


Andy, le propriétaire de Woody a bien grandi si bien qu’il va entrer à l’université. Ses parents décident donc de vendre ses jouets. Buzz, le cow-boy et les autres embarquent dans une nouvelle aventure dans un nouveau lieu très particulier : la garderie ! Survivre aux enfants est-il si facile ?


Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…



Une tétralogie exceptionnelle à mes yeux, parce qu’elle a traversée ma vie, depuis le 1er film en 1995 jusqu’au dernier film en 2019. De plus, Toy Story compte parmi mes films préférés du côté Pixar, donc quelle joie de revoir ces films parce qu’ils sont géniaux.

La fresque de personnages développés en quatre films est merveilleuse, j’aime tellement les interactions entre les différents membres du groupe, les répliques sont parfaites, certaines sont devenues cultes. Il faut quand même rendre hommage à la VF qui offre un casting d’excellence et cela se ressent dans l’énergie des personnages. J’adore Woody, Jessie et Buzz l’Eclair, le couple M. et Mme Patate, Bayonne, ils sont inoubliables.

L’animation s’affine au fil des films et j’avoue que le dernier opus est magnifique à visionner, même si j’avoue que celui-ci n’est pas mon préféré. Je crois que le film que j’ai le plus aimé, c’est sans aucun doute le troisième, il est tellement émouvant, avec des scènes fortes et des thématiques magnifiques, il est au-dessus de tous. Je suis d’ailleurs impatiente de découvrir le prochain film qu’ils comptent faire, je fais confiance au studio pour donner des suites de qualité.

Pour le coup, le premier reste culte et j’ai bien aimé le revoir toutes ces années plus tard, parce que si le visuel a vieilli, les messages, cette belle ode à l’enfance et à l’imaginaire, le côté bon enfant et loufoque prend toujours. Et le second continue de jouer sur le monde des jouets, l’aspect collectionneur, j’aime énormément le fait qu’on reste sur ces thèmes, avec notamment les crèches ou encore les brocantes, c’était super cool.

Désormais, je vais pouvoir regarder les court-métrages, parce que là aussi j’ai très envie de rattraper mon retard et d’en revoir certains. Je vais terminer cette chronique en parlant des musiques qui sont géniales et parfaites à écouter sans modération sur Spotify.





LE BOSSU DE NOTRE-DAME + LE BOSSU DE NOTRE-DAME 2 : LE SECRET DE QUASIMODO



Un film de Gary TROUSDALE et Kirk WISE – 1996
Un film de Bradley RAYMOND – 2002
Adapté du livre Notre-Dame de Paris de Victor Hugo




En l’an de grâce 1482 à Paris, Quasimodo, jeune orphelin contrefait, est le sonneur de Notre-Dame. Il vit reclus dans le clocher sous la férule du puissant juge Frollo, son maître. Ses seules amies sont les gargouilles la Rocaille, la Muraille et la Voliere. Quasimodo rêve de vivre libre au milieu de tous ceux qu’il observe depuis longtemps. Ce moment tant attendu se présente le jour de la fête des fous et, désobéissant à Frollo, il se mêle au peuple venu célébrer la nouvelle année.


7 années se sont écoulées depuis le premier volet. Quasimodo, lui, sonne toujours les cloches de Notre-Dame, parmi lesquelles celle nommée La Fidèle, dont l’apparence dissimule une montagne d’or et de bijoux représentant une fortune pour qui voudrait s’en emparer. Or, c’est précisément ce à quoi pense Sarousch, le chef d’une troupe de cirque venue sur le parvis de Notre-Dame pour le fameux Festival de l’Amour…


Deux salles, deux ambiances pour cette série et très clairement, le premier est un chef-d’œuvre tandis que le second entre probablement dans les suites que j’ai le moins aimé, même s’il n’égalera pas Rox et Rouky 2. En tout cas, je suis contente d’avoir pu revoir ces deux Disney pour m’en faire un avis un peu plus frais.

Le Bossu de Notre-Dame est incroyable, en le regardant adulte, je me rends compte à quel point chaque scène, chaque plan est soigné dans la composition, de ses couleurs, ses ambiances, son texte très mature, ses thématiques passionnantes et ses personnages inoubliables. Je suis restée scotchée par mon visionnage et tout est absolument culte.

L’esthétique du film est un régal, entre les bohémiens aux couleurs chatoyantes, versus le Paris gris et terne de Frollo, en passant par la majesté de la cathédrale, c’était très chouette à admirer. Le travail entre le géant et le petit, entre les scènes de voltiges dans les airs et les ruelles, les coins cachés, j’ai adoré revoir le film rien que pour ces détails. Les chansons sont magnifiques, à l’image du texte en général, dans un ton mature, une violence parfois implicite. Le film a plusieurs niveaux de lecture qui le rend atypique parmi les sorties de l’époque et l’animation en général, surtout pour Disney.

Les personnages sont grandioses, je pense qu’Esmeralda (et avec Megara) l’une de mes héroïnes préférées (hors princesses), parce qu’elle est tellement incroyable, courageuse, empathique. Phoebus est loin d’être un subordonné de Frollo, il est d’emblée très critique et m’a plus d’une fois amusée, notamment avec son cheval Achille. Quasimodo est forcément extraordinaire, un personnage inoubliable par sa personnalité, son histoire et les messages portés, son amitié avec les deux autres protagonistes ou avec les gargouilles qui sont trop drôles.

Frollo est évidemment dans mes méchants préférés. Partez pas, je m’explique. J’ai toujours eu davantage peur pour les méchants ordinaires, ceux que l’on peut croiser au quotidien, comme Gaston, Rourke (Atlantide), Clayton (Tarzan), Frollo ou encore Hans (La reine des neiges). Parce qu’ils correspondent à des archétypes contemporains comme les harceleurs de rue, les mercenaires et chasseurs, les misogynes, le fanatisme religieux et les fous du pouvoir… Frollo est évidemment problématique sur plus d’un plan, mais c’est ça qui le rend fascinant.

Maintenant, tout ce que j’ai dit va disparaître pour aborder le second film. Parce que l’antagoniste est mou, inintéressant et plat, même si Madeleine est sympathique, cela ne rattrape pas les gros problèmes de rythme, de construction narrative du scénario qui est pas captivant. Les chansons ne sont pas folichonnes à l’exception de la chanson du générique de fin, et je n’ai pas compris le changement de carnation d’Esmeralda qui a un peu blanchi je trouve, Phoebus est méconnaissable dans sa personnalité qui manque un peu de son panache et qui surtout sombre dans un côté xénophobe qui n’était pas là dans le premier opus. J’ai rien capté aux choix artistiques et scénaristiques de ce second volet.





HERCULE


Un film de Ron CLEMENTS et John MUSKER – 1997

Sentimentale - Jenny Mac Kay



Dans la Grèce antique, alors que la fête bat son plein et que les fées se penchent sur le berceau d’Hercule, fils de Zeus, Hadès, seigneur des enfers, ronge son frein. En consultant les Moires, il apprend que les planètes lui seront favorables dans dix-huit ans. Pour gouverner l’olympe, il lui suffira de libérer les Titans, jadis emprisonnés par Zeus, après avoir élimine le seul dieu capable de le tenir en échec : Hercule


Un très bon Disney, qui même sans être réellement raccord avec la mythologie grecque nous offre un bon divertissement agréable à regarder. L’histoire est prenante, les personnages attachants, la musique est entraînante et le design bien pensé. On se laisse embarquer dans la Grèce antique, je me suis régalée à le revoir, et la VF est extraordinaire, pas de doute, il est dans mon top des films Disney.

J’adore le design donné aux personnages, il est atypique et spécialement créé pour ce long-métrage d’animation. Les divinités grecques sont sympathiques et je suis fan du design donné à Mégara. Les personnages sont attachants dans leurs dessins, mais ils le sont tout autant côté personnalité, quel que soit leur alignement (bon ou mauvais). Hadès est aussi drôle que machiavélique, un de mes méchants préférés je dois dire. Phil est adorable, Hercule toujours prêt à rendre service, Peine et Panique sont deux sbires sympathiques, Mégara est cynique… Nous avons des protagonistes qui nous permettent d’entrer de suite dans l’histoire.

L’histoire est prenante, j’aime le double jeu de Meg, la détermination d’Hercule, les espoirs de Phil, la conquête de l’Olympe de Hadès. Le tout saupoudré de mythologie grecque, une joie de voir le minotaure, l’hydre, le centaure, les Titans, les références aux mythes grecs sont nombreux et bien insérés dans l’histoire. Les décors sont très beaux, j’aime le rendu de l’Olympe ou encore le jardin où Meg et Hercule se retrouvent le soir. Le design des Enfers, avec toutes ces âmes tourbillonnantes, est bien trouvé. Le dessin est sympa et l’animation l’est tout autant, les effets spéciaux – principalement la magie – sont bien traités. Un vrai régal pour les yeux.

Autre parti pris très intéressant selon moi, les chansons. Le côté gospel des muses m’a énormément plu. Les chansons sont vraiment belles et les instrumentales sont de pures merveilles, elles nous mettent dans l’ambiance du film. J’aurais bien dû mal à choisir une piste, car toute la bande originale est sympathique.





MULAN + MULAN 2 : LA MISSION DE L’EMPEREUR


Un film de Tony BANCROFT et Barry COOK – 1998
Un film de Darrell ROONEY et Lynne SOUTHERLAND – 2004

Comme un homme - Patrick Fiori



Mulan est une belle jeune fille qui vit dans un village chinois. Malgré son amour et son respect pour sa famille, son mépris des conventions l’éloigne des rôles dévolus aux filles dévouées. Quand son pays est envahi par les Huns, Mulan, n’écoutant que son courage, s’engage à la place de son père dans le but de lui sauver la vie. Elle va devenir, avec l’aide d’un dragon en quête de réhabilitation, un guerrier hors du commun.


Alors que Mulan prépare activement son mariage, l’empereur de Chine la convoque afin de lui confier une mission de la plus haute importance. Elle et Shang doivent escorter trois princesses venant des provinces lointaines et les conduire jusqu’à leurs fiancés qui habitent à l’autre bout du pays. Ces mariages sont de la plus haute importance puisqu’ils doivent sceller une alliance entre d’anciens ennemis jurés, et ainsi protéger la Chine d’une nouvelle invasion mongole…


Comme beaucoup de films Disney le constat est sans appel : si le premier brille par une myriade d’éléments qui le rendent culte, le second manque d’ambition et apparaît forcément comme moins bon. Si j’ai passé un bon moment malgré tout, j’admets volontiers que le premier film Mulan est formidable.

Ce qui m’a plu, c’est l’aspect estampe, les génériques de début sont pour moi une réussite. Autre excellent atout, c’est la VF qui pour les deux opus se suit – sans changement de voix, permettant de s’attacher aux personnages. D’autant plus que le casting est parfait et super agréable à entendre. Les génériques de fin, où les chansons choisies sont très jolies et magnifiquement interprétées, je suis très fan.

Maintenant, c’est là que le chemin s’arrête. Parce que le premier sort clairement gagnant. L’histoire est passionnante et touchante, j’ai adoré suivre Mulan dans ce campement pour sauver son père d’une guerre qui l’aurait sans doute tué. On a une belle intrigue autour de la famille, de courage, de la liberté, sans oublier cet aspect résolument moderne qui conduit Mulan a être à contre-courant de sa société.

Au-delà des thèmes qui sont émouvants et de l’intrigue bien menée, il y a une patte esthétique pour donner des décors travaillés, une animation incroyable – notamment pour la scène dans les montagnes, les musiques sont absolument magistrales et les chansons merveilleuses. Il y a de l’humour, une ambiance plus pesante, des doutes sur le devenir des personnages quand on ne connaît pas l’histoire, les émotions sont donc présentes.

Tout ceci disparaît avec le second film. Les enjeux épiques paraissent un peu fade, si les thèmes du mariage et du couple sont très intéressants, ils demeurent en surface. L’histoire de Mushu est chouette, mais c’est bien le seul intérêt du film. L’animation est agréable à voir, il n’y a pas de méchant aussi charismatique que Shen Yu, c’est un peu plat et survolé sur bien des aspects, facile et excepté la scène très émouvante du pont, ça se laisse regarder sans pour autant m’apporter les émotions ressenties pour le premier. Les chansons sonnent un peu comme un réchauffé du précédent et n’ont pas le même panache.

En somme, il est bon ce second film, mais il n’est pas fracassant non plus. En revanche, pour les deux opus, Mulan et Shang sont vraiment deux excellents personnages, leurs personnalités sont captivantes et la dynamique entre les deux est chouette à voir. Mushu est un excellent protagoniste pour apporter avec le criquet et le cheval, un beau trio comique. Les trois comparses Yao, Chen Po et Ling sont sympathiques, les trois princesses manquent malheureusement de développement, ce qui est dommage, parce qu’elles auraient pu être géniales. Shen Yu fait un méchant charismatique, inoubliable et passionnant.




Crédits images :
SerieBox * Flaticon * Canva * Unsplash * YouTube (trailer et chansons)

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