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30/08/2016

Les Chevaliers d'Emeraude ~ Anne ROBILLARD : Tomes 1, 2 et 3

Titre : Le feu dans le ciel
Auteur : Anne ROBILLARD
Tome 1
Série : Les Chevaliers d’Émeraude
Michel Lafon — 2007 — 341 pages


Résumé :
L'Empereur Noir, Amecareth, a levé ses armées monstrueuses pour envahir les royaumes du continent d'Enkidiev. Bientôt, la terre de Shola subit les attaques féroces des sinistres dragons et des impitoyables hommes-insectes. Pourquoi les troupes d'Amecareth reviennent-elles sur le continent après des siècles de paix, mettant à feu et à sang le royaume glacé de Shola ? Les sept Chevaliers d'Émeraude - six hommes et une femme - sont les seuls à pouvoir percer ce mystère, inverser le destin et repousser les forces du Mal. Ils devront pour cela accomplir l'étrange prophétie qui lie Kira, une petite fille de deux ans, au sort du monde.
 

Mon avis :
L’une de mes sagas préférées. Je vais expliquer pourquoi dans cette chronique. C’est un bon premier roman de saga dans le sens où l’auteur prend son temps pour nous présenter son monde, le fonctionnement de celui-ci et ses protagonistes sans toutefois oublier l’action.

Le style est simple et cherché. Je n’ai pas noté de répétitions, pas de descriptions trop longues ou de répliques peu constructives. Les mots sont employés avec justesse, on se plonge dès les premières lignes dans le monde d’Enkidiev tant les descriptions sont réellement bien faites. Les châteaux, les paysages, les objets, nous sommes en présence de toute une ambiance très médiévale, classique et déjà vue dans un monde de fantasy, mais qui pour moi, marche toujours. Chaque royaume et chaque peuple a ses caractéristiques, son mode de fonctionnement, ses surprises et ses défauts, ce qui rend l’aventure très prenante et très riche. Le fait que l’on se serve de la quête pour découvrir ces différents lieux est une bonne idée, car on se familiarise très vite avec l’univers de l’auteur.

La présence des Elfes et des Fées, deux peuples de créatures magiques ne m’a pas posé problème. Je sais que l’on va juger leur présence classique en ce qui concerne la fantasy, mais une fois de plus, l’auteur sait nous surprendre et réinventer à sa manière ces deux peuples. L’exercice est réussi et le résultat est sympathique, preuve que l’on peut employer les clichés sans pour autant être dénué d’originalité.

L’action n’est pas oubliée pour autant, nous sommes face à des chevaliers qui vont devoir comprendre le massacre de Shola et repousser des dragons de l’Empereur Noir. Cet ennemi est un insecte qui cherche à s’emparer de la petite Kira envahissant de ce fait Enkidiev, le fait qu’on en sache si peu sur lui est une bonne idée également. Cela nous permet d’apprendre des choses au fur et à mesure qu’on progresse dans l’histoire. L’action, dans le sens de « bataille » survient qu’à la fin, néanmoins, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’ennuyer tant j’ai adoré redécouvrir le monde d’Enkidiev. On est tellement absorbé dans ce continent, à retenir le maximum d’informations que l’on oublie que la bataille est très loin du début.

J’ai bien aimé le fait que chaque Chevalier soit présenté à tour de rôle, que l’auteur prenne le temps de nous les montrer selon les chapitres où ils apparaissent et le rôle qui leur est confié par leur chef. De ce fait, on s’attache facilement à eux, on se sent près d’eux et de leurs pensées. Dès la fin de ce premier tome, j’avais mes chouchous et ceux que j’aimais moins, mais je sais (pour avoir déjà lu la saga) que les personnages évoluent, donc notre opinion sur eux également. Impossible de se tromper parmi nos sept premiers Chevaliers, ils sont tous bien différents, ils ont leurs défauts tout comme leurs qualités. Ils sont pourtant humains, ce ne sont pas des supers héros du fait qu’ils appartiennent à un Ordre de chevalerie top prestige et qu’ils font des tours de magie extraordinaire. L’auteur insiste sur les faiblesses de certains d’entre eux dans ce premier opus et ça fait du bien de lire des héros presque normaux. Presque, parce qu’ils font parti d’un Ordre de chevalerie top prestige et qu’ils font des tours de magie extraordinaires.

Sérieusement, Wellan et ses compagnons sont de très bons chevaliers avec des valeurs qu’ils tendent à suivre quel que soit l’évènement qui les bouscule. Sauf Wellan, mais lui, c’est un chef tête de mule, donc on ne lui en veut pas une seule seconde, car il est sympathique malgré ses humeurs. Ce qui est beau, parce qu’il faut l’applaudir, c’est le pied d’égalité existant entre les hommes et les femmes dans cet Ordre, ça c’est une réelle bonne idée.

Ensuite, les autres personnages, Kira est une petite fille mauve très attachante, j’aime rire quand je lis ses passages, parce qu’elle est tellement sympathique. Étrange, mais elle est extraordinaire. Le magicien Elund est un cas plus complexe, le grand magicien de cristal, Abnar entre en scène discrètement, le roi Émeraude Ier est sympathique, Armène, la gouvernante est adorable, Hawke, l’enfant elfe est gentil et les écuyers sont eux très intéressants. En somme, chaque personnage a son moment d’importance, son passé, ça peut faire beaucoup de protagonistes, mais sincèrement, il y a peu de chance de se tromper dès le premier tome. Après, j’avoue qu’un carnet et un arbre généalogique est nécessaire.

J’ai tellement de choses à dire sur ce premier opus… J’ai évoqué les personnages, les lieux, l’action et l’histoire, les préceptes des chevaliers. Nous avons là un univers de fantasy bien construit et qui amorce une belle entrée en matière grâce à ce tome 1. Si le couac de la longueur de la mise en place de l’univers peut être relevé, il faut avouer que cette mise en place est logique pour que tout le monde puisse s’y retrouver.

En conclusion, je suis enthousiaste de relire la saga, ce premier tome me fait toujours ce même effet : celui d’un bon départ, d’une bonne introduction a un univers riche et intéressant. Les personnages sont attachants, la magie d’Enkidiev nous propulse dans un premier opus dont la fin présage de grandes aventures et tout un mélange d’émotions sont dépeint : amour, amitié, action, quête, découverte, loyauté…



Titre : Les Dragons de l’Empereur Noir
Auteur : Anne ROBILLARD
Tome 2
Série : Les Chevaliers d’Émeraude
Michel Lafon — 2007 — 437 pages


Résumé :
Après des siècles de paix, les armées de l'Empereur Noir Amecareth envahissent soudain les royaumes du continent d'Enkidiev. Les Chevaliers d'Émeraude doivent alors protéger Kira, l'enfant magique liée à la prophétie et qui peut sauver le monde. Comment ces monstres redoutables parviennent-ils à s'infiltrer sur le territoire d'Enkidiev sans être repérés par les Chevaliers d'Émeraude ? En plus, Asbeth, le sorcier de l'Empereur, s'apprête à enlever Kira... Afin d'accroître sa puissance avant d'affronter ce redoutable homme-oiseau, le chef des Chevaliers, Wellan, se rend au Royaume des Ombres où il doit recevoir l'enseignement des Maîtres Magiciens. Là, il va découvrir un terrible secret...


Mon avis :
Un deuxième tome meilleur que le premier, plus long, mais toujours aussi bien écrit. L’univers d’Enkidiev est décrit de manière à ce que tous puissent se l’imaginer, les personnages évoluent, car ils ont vieillis et l’histoire est riche en péripéties.

Reprenons point par point. Pas de découverte de nouveaux royaumes, sauf celui des Ombres en fin de tome, un royaume très mystérieux et intéressant dans son concept. L’histoire se penche sur des œufs de dragons, un curieux cheval-dragon et le sorcier mi insecte et mi oiseau de l’Empereur Noir Amecareth. Ce nouveau personnage est bien écrit, très intéressant, car il bouleverse la trame, il apparait sans pitié et à la recherche de Kira.

J’ai adoré les rebondissements et les révélations plus nombreux que dans le premier tome, mais cela s’explique par l’apparition de ce sorcier et par notre petite Kira. Elle a grandit et a dorénavant neuf ans, c’est une boule d’énergie parfois gaffeuse, mais terriblement attachante. J’adore sa manière d’être, de se rebeller contre Wellan, d’agir avec les autres… Ce qui lui arrive au début du roman est triste, mais son évolution durant ce tome est très bien menée par l’auteur.

En continuant notre route sur les personnages, j’ai apprécié à ma première lecture le parti pris de Mme Robillard : celui de faire grandir et vieillir les protagonistes rencontrés dans le premier opus. Nous retrouvons un Wellan ou une Bridgess, sept ans après les événements du tome un et cela fait très plaisir. J’aime tout particulièrement le changement de tempérament de Wellan qui opère surtout à la fin de l’histoire, mais c’est réellement un personnage très intéressant. Parler de chaque Chevalier serait trop long, mais j’aime ce qui arrive à Chloé et Dempsey, la personnalité de Jasson et de Bridgess, le côté sauvage de Swan, l’écuyer de Bridgess… C’est un vrai bonheur de revoir les anciens et de découvrir des nouveaux.

Ce deuxième opus suit le style du premier, avec des descriptions complètes et fluides, sans être trop minutieuse pour nous perdre tout en les combinant avec de bonnes répliques. Les dialogues sont construits de façon réaliste, les pointes d’humour ou de cynismes se ressentent et s’apprécient selon l’humeur du personnage ou son tempérament.

Pas mal d’éléments, comme pour le premier, sont ébauchés et seront capitaux ou importants pour la suite de la série. Je ne vais rien ajouter, ce serait gâcher la lecture. Il y a moins de combats dans cette histoire, il faut plus s’attendre à des duels contre le sorcier, que cela soit avec les armes ou par la magie.

La dernière partie du roman autour du Royaume des Ombres et de Nomar, l’Immortel, sont très intéressantes. J’ai bien aimé cette partie, même si j’avoue que j’aurais préféré qu’elle dure plus longtemps. Le fait de compresser dix ans en quelques jours, peut s’avérer sympa, même si cela révèle une légère facilité scénaristique. Le début du tome voit apparaitre brièvement un personnage que j’ai adoré dès son apparition, Hadrian d’Argent. C’est dommage qu’il ne soit pas plus exploité dans ce tome, mais connaissant la suite, je ne suis pas inquiète sur ce point. A part ces petits couacs, j’ai plus apprécié ce second tome et m’en vais lire le troisième.

En conclusion, Les dragons de l’Empereur Noir est un tome bien écrit, une suite sympathique riche en évènements et en révélations. L’apparition d’Asbeth, le sorcier brusque la vie de nos Chevaliers et l’évolution de Kira promet de belles aventures en perspective. Le roman se lit toujours avec facilité et nous embarque une fois de plus dans le merveilleux univers d’Enkidiev.



Titre : Piège au Royaume des Ombres
Auteur : Anne ROBILLARD
Tome 3
Série : Les Chevaliers d’Émeraude
Michel Lafon — 2007 — 427 pages


Résumé :
Âgée de 15 ans, Kira, devenue Écuyer d'Émeraude, accompagne désormais les Chevaliers et se révèle une magicienne puissante lors des combats contre l'armée des hommes-insectes. Le porteur de lumière, personnage central de la prophétie, voit enfin le jour. Amecareth sait qu'il a pour mission de détruire son empire. Le Magicien de Cristal pourra-t-il défendre le nouveau-né contre les terribles machinations de l'Empereur Noir ? Wellan et ses vaillants Chevaliers devront au même moment répondre à l'appel de détresse des hybrides du Royaume des Ombres en affrontant de redoutables dangers. Car le Monde des Esprits n'est pas ce qu'il paraît... Changer le destin.


Mon avis :
Un troisième tome surfant sur la même vague que le second, autant d’action et d’humour que de rebondissements. Un vrai régal avec une fin très travaillée qui annonce de sacrés remous pour le quatrième.

Dans ce troisième opus, nous sommes toujours au cœur de la guerre menée par les Chevaliers contre les hommes-insectes d’Amecareth. Une fois de plus, l’auteur nous amène dans l’univers d’Enkidiev et nous fait découvrir plus en détail quelques royaumes comme celui d’Argent et celui de Zénor. Les descriptions sont toujours aussi sympathiques et fluides et les répliques sont tout aussi bien construites. C’est un vrai régal que de découvrir l’univers d’Enkidiev encore et encore à travers les aventures de nos Chevaliers d’Émeraude.

Cette fois-ci, un nouveau Royaume est découvert, celui des Esprits, situé près de celui des Ombres. Pour rappel, Wellan aura passé dix ans de sa vie dans ce Royaume des Ombres auprès de Nomar, un Immortel. Ce royaume est attaqué pour des raisons inconnues et nos Chevaliers vont revoir une vieille connaissance. J’ai beaucoup apprécié cette deuxième partie du roman, ces royaumes mystérieux se dévoilent, on a des informations intéressantes au sujet d’Onyx, un des premiers Chevaliers, on rencontre un nouveau personnage, Sage.

Ce dernier est plutôt sympathique, drôle et touchant, sa vie d’hybride n’a pas été facile en raison de son acceptation par le Conseil. On ressent toute sa générosité et son envie de vouloir donner un sens à son existence. C’est un personnage qui devient de plus en plus intéressant à cause de ses failles, et de certains évènements, mais chut, je n’ai rien dit !

Quant au restant de nos Chevaliers, ils ont une nouvelle fois vieilli, Kira a désormais quinze ans et parvient à devenir un Écuyer. Une chose à dire : Enfin ! Plus sérieusement, je suis contente qu’elle soit devenue un écuyer, car les aventures deviennent un peu plus drôles avec elle. Son caractère rebelle, son humour et sa personnalité amènent beaucoup de fraicheur à cette histoire et je suis d’ailleurs agréablement surprise de son évolution au contact des Chevaliers.

Le porteur de lumière voit le jour, il est destiné à tuer l’Empereur Noir Amecareth, il n’est encore qu’un nourrisson, mais l’on s’attache déjà à ce nouveau personnage (le deuxième après Sage). Il est peu mis en avant, mais Abnar et Armène veillent sur lui. Abnar est moins mis en avant dans cet opus, un petit regret, car j’aime beaucoup ce personnage, mais la fin semble amorcer un retour en fanfare sur la scène.

Ce tome est aussi axé sur des thèmes importants comme l’amour. Jasson et Bergeau se marient enfin, le premier semble avoir beaucoup de mal avec sa dulcinée (Sanya) et le second semble à l’aise avec Catania. Ces deux femmes apparaissent surtout au début, mais elles semblent être dotées de personnalités très intéressantes et j’ai bien hâte de les retrouver par la suite. L’amour aussi entre plusieurs personnages, on voit profiler des couples, un triangle amoureux, le penchant pour les garçons en ce qui concerne Kira. Ce tome est aussi sombre que joyeux, il est équilibré.

Autre thème important, l’acceptation de soi. L’arrivée de Kira parmi les écuyers suscite des réactions très prononcées, comme les chapitres se déroulant au Royaume d’Argent nous le prouvent. Les révélations sur Kira arrivent et les problèmes d’identité surviennent. Kira doit alors apprendre à s’accepter et à se faire accepter, Sage n’y sera pas étranger, de même que Jasson.

En conclusion, ce troisième tome est une bonne suite. Il réunit tous les ingrédients en termes de sentiments, d’actions et de thèmes abordés permettant de le classer comme étant une agréable lecture. Les personnages évoluent et grandissent, les révélations arrivent, un événement important pour la suite s’enclenche, la fin est un très bon cliffhanger, bref, j’ai passé un très bon moment avec Piège au Royaume des Ombres.

2 commentaires:

  1. Alors pour moi les Chevaliers d'émeraude c'est la saga de mon enfance, mes premiers "gros" livres. J'adore cette saga et je suis contente que tu ai bien aimé :)

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    1. En effet, une super bonne série. J'aime bien les Héritiers d'Enkidiev également même si je me suis arrêtée au cinquième tome ^^

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