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La citadelle d'Ewylyn


Fruits Basket Another de Natsuki TAKAYA
Tomes 1 à 4
Éditions Delcourt – 2019, 2024 — 191 pages, 192 pages, 168 pages
Manga | Amour | Famille | Contemporain | Lycée



Sawa est une toute nouvelle élève du lycée Kaibara, l'établissement où ont étudié, entre autres, Tohru, Yuki et Kyô. La jeune fille n'est pas très à l'aise en présence d'autres élèves. Harangué par un professeur dès le premier jour, elle perd tous ses moyens lorsqu'elle est secourue par un mystérieux et séduisant jeune homme.



Cette trilogie est à prendre comme un bonus, il ne faut certainement pas s’attendre à une suite ou voir la profondeur qu’a pu avoir Fruits Basket qui comprenait 23 tomes. Si l’on prend les 3 premiers tomes de Fruits Basket, c’est léger et si l’on résumait Fruits Basket en 3 tomes, le résultat aurait été tout aussi anecdotique. Par conséquent, il ne faut pas se prendre la tête avec Fruits Basket Another, ne pas la lire ne vous dérangera pas, c’est vraiment un petit plus. J’ai passé un chouette moment et mine de rien, il y a des points intéressants, des personnages sympathiques, franchement, la trilogie avait de bonnes idées.

C’est court. Trois tomes, ça passe très vite et je pense comprendre le manque d’empathie que certains lecteurs peuvent ressentir avec les personnages. C’est logique, les enfants de nos héros adorés se présentent à nous et j’admets que malgré mes petits chouchous, je suis restée sur ma faim les concernant. Il est évident que j’aurais aimé en savoir plus, en découvrir davantage. Néanmoins, j’ai passé un excellent moment avec eux, j’étais ravie de les rencontrer. Sawa et son histoire sont touchantes, j’ai été très intéressée par cette histoire autour de son passé, d’un événement, de sa relation avec sa mère, c’était captivant et très triste. Le thème du parent plus que gênant, voire malsain était bien exploité. J’ai adoré découvrir le petit Shiki, les enfants d’Ayamé ou encore le fils de Yuki comptent certainement parmi mes chouchous.

Les illustrations sont très belles, j’ai bien vu les ressemblances physiques entre enfants et parents, ce qui est assez amusant à faire. J’ai reconnu le style de Natsuki Takaya à la fin de Fruits de Basket avec dix années supplémentaires, le trait est élégant et soigné. Décor, expressions, vêtements – je pense notamment aux tenues excentriques de la super fille d’Ayamé, le character design, tout est super fin et agréable à regarder. Les couvertures sont magnifiques, les couleurs un brin pastel donnent toute la douceur de la série, c’est super chouette. Le texte est quant à lui, très sympathique à lire, juste ce qu’il faut pour comprendre l’histoire, les personnages et leur personnalité, faire avancer le récit, délivrer de beaux messages.

Alors, évidemment, je pourrais parler des petits couacs et couics qu’on peut rencontrer dans cette série. La rapidité des événements donnent quelques facilités scénaristiques. Le développement de certains personnages est sommaire. La série n’a pas la consistance de Fruits Basket, donc thèmes et messages se retrouvent abrégés, ce qui n’aide pas à se plonger carrément dedans. Pas une seule fois vous verrez les protagonistes de Fruits Basket, excepté de dos, juste des silhouettes ou des ombres. Pour ce dernier point, ça ne m’a pas dérangé, je dirais que Fruits Basket et ses héros appartiennent à la licence, Fruits Basket Another devait laisser la place à la nouvelle génération. Même si la rencontre fut de courte durée.

L’intrigue nous présente la jeune Sawa, une jeune adolescente très mal à l’aise en société à cause de deux événements tragiques et traumatisant lorsqu’elle était enfant. L’un l’a marqué durablement et le second, elle va devoir s’en souvenir et vivre avec les conséquences. Pour sortir de sa routine, les enfants Sôma vont intervenir dans sa vie, la sortir petit à petit d’engrenages dangereux et lui offrir une porte, celle d’une autre voie possible. Le choix de l’emprunter reste à Sawa qui va devoir faire preuve de courage. J’ai beaucoup aimé l’intrigue, elle est très adulte et mature mine de rien, ce sont des sujets graves, intenses émotionnellement. L’ambiance Fruits Basket est présente, c’est à la fois amer et doux, triste et drôle, mélancolique et plein d’espoir.

* 5 années plus tard *

Je vais profiter de cette chronique que j’ai relue et corrigé par rapport à la version précédente pour donner mon avis sur le quatrième tome. Parce que oui, près de 5 années après le troisième opus, la mangaka a sorti un nouveau manga et je dois dire que c’est bien pensé. Non seulement, elle accompagne la sortie du nouvel animé, mais elle offre une très belle fin à son histoire.

En effet, je ne m’attendais pas du tout à ce nouveau tome, quelle surprise de le découvrir dans ma librairie et en grande fan de Fruits Basket, je l’ai directement acheté et lu dans la foulée. J’ai eu du mal à me remettre les différents personnages – comme je l’avais souligné pour les trois tomes précédents, la longévité de Fruits Basket Another n’étant pas la même, on ne s’attache pas aux protagonistes de la même façon. Néanmoins, cette attention accrue sur le tandem Shiki/Sawa m’a fait un bien fou tant c’est mignon, joli et tendre comme il faut, avec toujours cette pointe d’amertume, notamment les conséquences du comportement d’Akito qui perdurent et se répercutent sur Shiki. D’ailleurs, le lien entre Shiki et sa mère, Akito est magnifique, une belle séquence d’émotions.

J’ai adoré lire ce livre, j’ai passé un très bon moment avec, j’avais le sourire tout du long, en particulier en lisant tous les chapitres bonus pour les sorties de l’animé et des DVD. J’ai retrouvé avec joie le trio infernal, Shigure, Ayame et Hatori et c’est fou de voir à quel point ces trois personnages sont inoubliables, en dépit de leurs différences, ce sont des amis extraordinaires.

Par ailleurs, ces petites scénettes occupant les trois quarts du volume, j’aurais presque préféré avoir un quatrième tome pour terminer Fruits Basket Another, et un cinquième qui soit un bonus, avec des fiches personnages, des illustrations. Et en parlant d’illustration, elles sont toujours au top, élégantes et soignées, les traits travaillés pour donner corps aux décors, aux expressions des personnages, à leurs vêtements aussi. Et les dessins des personnages de Fruits Basket sont magnifiques à admirer, je retrouve les protagonistes avec joie.

En somme, il y a du bon dans cette série, des choses plus mitigées et des éléments qui peuvent contrarier, gêner. Ces quatre tomes sont un bonus, il n’est pas nécessaire de le lire pour apprécier Fruits Basket, c’est une porte qui nous conduit le temps de quelques heures auprès d’un futur, celui de nos héros préférés. L’histoire est vraiment prenante, j’ai un réel coup de coeur pour cette intrigue et son développement, pour les thèmes présentés. Je suis heureuse de retrouver l’atmosphère si atypique de Fruits Basket, ce mélange entre les bonnes choses et les mauvaises, ce mélange qui forme un tout à accepter, à appréhender, à apprécier. Je ne suis pas fan de la rapidité sur certains points, notamment sur quelques péripéties ou personnages – mais c’est le jeu avec seulement quatre tomes. J’ai apprécié chaque nouveau personnage, même si j’aurais aimé en apprendre plus, en voir plus, mais je me rappelle que le traitement de certains personnages dans Fruits Basket n’était pas plus juste (Ritsu qui apparaît si peu) et je pense que dans l’univers Fruits Basket, si dense, il devient compliqué de donner à tous un temps d’apparition équilibré. Je ressors de cette lecture conquise.






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Bonjour et bienvenue dans ce nouvel article, j'espère que vous allez bien. Pour aujourd'hui, pour célébrer la journée internationale des droits des femmes et parce que on peut au moins se féliciter de voir l'IVG inscrite dans notre constitution, j'ai voulu parler des personnages féminins préférés.

A travers un top comprenant 3 héroïnes de romans et 3 héroïnes dans des graphiques que vous pouvez également retrouver dans sa version vidéo sur ma chaîne YouTube.


J'ai fais des choix pour cette année, je parlerai d'autres femmes l'année prochaine, parce que je ne pouvais pas toutes les citer aujourd'hui. Pour la petite histoire personnelle, j'ai eu beaucoup de mal à trancher entre vous parler de ces héroïnes inspirantes ou vous parler de personnages féminins qui m'ont beaucoup apportées parce que je m'en sens proche, parce qu'elles ont des points communs (caractères, situations familiales, manière d'aborder le monde, etc).

De cette manière, Katniss ou Eowyn sont des personnages féminins forts et inspirants, parce qu'elles changent de la femme en second plan, de la femme qui attend son prince charmant. Cependant, aussi incroyables soient elles, j'ai du mal à m'identifier à elles.

Je suis quelqu'un d'introverti, de réservé et de discret, qui aime écouter plus que parler, qui est contemplative et rêveuse, créative et sensible et c'est toujours ultra compliqué de trouver un personnage qui me ressemble. Alors bien sûr, mon empathie m'a toujours permis de me mettre à la place des autres, d'essayer de les comprendre et ainsi, j'ai grandi avec différentes personnalités en terme de personnages. Mais il me manquait une pièce, un truc, parce que bien souvent, ce que je suis n'est pas toujours bien décrit par les auteurs et les autrices.

Oui. Soit on va voir une petite nunuche cul cul la praloche, mièvre et pataude, qui pleure pour un oui ou pour un non, non pas prudente mais empêcheuse de tourner en rond et qui manque de fun, je ne suis pas fantaisiste mais stupide, insouciante ou encore avec une case en moins, l'enfant bizarre de la famille quoi. Les clichés ont la vie dure et c'est terrible de voir sa personnalité vue et pensée comme fade et insipide, loufoque et débile, gourde et empotée.

Alors c'est cool de voir des femmes badass, des qui casse la gueule aux monstres, des qui parle mal aux autres, des caractérielles volcaniques, des cyniques solitaires, des cupides opportunistes, des femmes qui prennent le pouvoir (en bien comme en mal, n'est-ce pas Cersei Lannister), des femmes qui assument (leur personnalité, leur physique), des espionnes provocantes ou des femmes qui assument leur sexualité. C'est sûr, ça change et c'est cool de voir différentes femmes, cela permet aussi de réfléchir sur soi, sur les autres, sur des thématiques autrefois taboues. Ce type d'héroïne m'épate, m'interpelle, me questionne, me dérange, mais il y a des jours où ça finit par me lasser.

Je veux des femmes réservées, discrètes, empathiques, sensibles, douteuses, curieuses, rêveuses, tête en l'air, contemplatives, tendres sans que cela soit mal vu, sans jugements, sans tomber dans les clichés, même si je sais qu'elles ne feront jamais l'unanimité, j'aimerais au moins qu'on cesse de les considérées comme bizarre ou fade. Et je vous propose d'en découvrir six.



Enola Holmes


Les enquêtes d'Enola Holmes de Nancy SPRINGER aux éditions Nathan (Grand format et Poche)
8 tomes, le tome 9 sort le 11 avril prochain - deux films Netflix

S'il est une chose que j'aimerais savoir, c'est pourquoi ma mère m'a nommée " Enola ". Enola qui, à l'envers, se lit : alone. En anglais : seule. Et c'est bel et bien seule que je me suis retrouvée le jour de mes quatorze ans, ma mère ayant disparu de notre manoir de façon inexpliquée. J'ai alors été contrainte d'en informer mes frères aînés que je n'avais pas revus depuis dix ans - Mycroft et Sherlock Holmes. Or ce n'était pas eux qui allaient m'être d'un grand secours. Jugeant que mon éducation laissait à désirer, Mycroft n'avait qu'une idée : m'expédier en pension pour faire de moi une lady. En outre, Sherlock estimait ma capacité crânienne bien trop limitée pour pouvoir résoudre le mystère de cette disparition. J'étais pourtant la seule à avoir décelé des indices dont mon détective de frère n'avait pas la moindre idée. C'est donc le coeur empli d'espoir, que j'ai décidé, malgré mes appréhensions, de partir à la recherche de ma mère. Seule.

Enola est une jeune adolescente qui est débrouillarde et avec une chouette capacité d'adaptation. J'aime énormément ses connaissances techniques, ses capacités de logique et de sciences qui égale son grand-frère, avec toutefois une forte dose de sensibilité, de pensées féministes. Elle est soucieuse de la condition des femmes, refuse le pensionnat de jeunes filles de bonnes familles pour aller mener des enquêtes, venir en aide aux autres et ridiculiser ses frères (en particulier Mycroft). J'aime son sens de la répartie, son oeil critique, sa curiosité et dès les premières lignes du tome 1, alors que j'avais 15-16 ans à l'époque, j'étais scotchée par cette adolescente qui m'a énormément appris.


Ophélie


La Passe-Miroir de Christelle DABOS aux éditions Gallimard Jeunesse (Grand format et Poche) et Folio (Poche)
4 tomes, saga terminée - une adaptation en bande dessinée est prévue chez Gallimard BD

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

Ophélie est une de mes héroïnes préférées, parce qu'elle m'a apaisée avec moi-même. Elle ne paye pas de mine, elle est invisible pour beaucoup de personnes, elle est jugée chétive et idiote, menue et fragile. Et pourtant, quelle surprise ! Elle paraît passive, mais elle est dotée d'une grande force mentale, elle se révèle tome après tome, droite dans ses bottes, curieuse et douteuse, elle se pose des questions et n'hésite pas à chercher la vérité, affrontant ce que peu de gens sont en capacité d'affronter, eux-mêmes. Elle connaît ses forces et ses faiblesses, elle est réservée et maladroite, passionnée par le passé et déterminée à comprendre le monde qui l'entoure. Son duo avec Thorn est savoureux, sa relation avec les siens est touchante, elle a sa petite pointe d'humour et elle voit au-delà des apparences. Elle m'a conquise dès les premières lignes et mon affection s'est muée en admiration.


Anne Shirley


Anne de Lucy Maud MONTGOMERY aux éditions Monsieur Toussaint Louverture (Grand format)
8 tomes, saga terminée - une adaptation en série Netflix

Née en Nouvelle-Écosse. orpheline à trois mois. Anne est récupérée par une série de familles d'accueil. Malgré la pauvreté, elle parvient à s'évader de sa sombre existence grâce à son imagination débordante. Elle lutte pour rendre les circonstances acceptables. recherche des âmes sœurs et trouve dans les livres une certaine consolation, tout en rêvant de fonder un jour sa propre famille. Curieuse, inventive, amoureuse de la vérité, Anne fait déjà preuve du sens de l'émerveillement et de l'espoir qui la caractériseront sa vie durant. Ce roman relate les événements à la fois tristes et loufoques de la vie de la rouquine à l'esprit débridé avant qu'elle ne se rende chez les Cuthbert, à l'Ile-du-Prince-Edouard...

Anne Shirley est fantastique. Je suis, comme je le suis pour le Petit Prince, très sensible à ce personnage, parce que j'aurais aimé les rencontrer plus tôt, enfant ou adolescente. Histoire de m'apaiser avec mes différences et ne pas céder au regard pas très sympathique des autres. Anne c'est l'ode à l'imagination et à la créativité, à l'écriture et l'enfance, à la rêverie et à la contemplation. Elle a une manière de voir le monde, de le penser qui m'a interpellé, parce que j'avais l'impression d'avoir un double, ce qui était aussi captivant que déroutant. J'aime sa manière d'être, douce et passionnée, révoltée par l'injustice, vivant tout avec intensité, sensible et soucieuse des autres, attentionnée et compréhensive. J'adore ses répliques, j'aime son air rêveur et jovial, j'aime sa façon de se comporter avec les autres, elle est inspirante et apaisante.


Tohru Honda


Fruits Basket de Natsuki TAKAYA aux éditions Delcourt (Manga)
23 tomes (version simple) et 12 tomes (édition Perfect), saga terminée - adaptée en deux animés (le premier avec une seule saison et annulé, le deuxième avec trois saisons et adaptant complètement le manga) - spin-off avec Another Fruits Basket en 3 tomes

Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Sôma est victime d'une malédiction secrète. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douzes animaux du zodiaque chinois ! Avec d'aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

Tohru, c'est comme Ophélie, ça passe ou ça casse. Beaucoup de lecteurs et de lectrices n'ont pas apprécié le personnage qui est vu comme fade, parfaite petite ménagère au foyer qui donne une mauvaise image des femmes, trop souriante et cruche à gogo. Oui, j'ai mis du temps moi aussi pour apprécier les facettes de ce personnage que j'ai trouvé en fin de compte lumineux et formidable. Tohru est une adolescente pleine de vie, charmante et très polie, souriante et optimiste, débrouillarde et volontaire, sensible et gaffeuse. Ce que j'aime, c'est qu'elle reste elle-même en toute circonstance, qu'elle délivre de beaux messages à travers les souvenirs de sa défunte mère, qu'elle est tendre et n'exige pas des autres qu'ils soient plus qu'ils ne sont, elle voit les gens au-delà des apparences, ne se laisse pas abattre, elle est gentille et ça fait du bien d'avoir un personnage plein d'amour qui donne sans compter.


Béa


Lightfall de Tim PROBERT aux éditions Gallimard Bande Dessinée
2 tomes, le tome 3 sort en avril prochain

Béa, une adolescente un peu anxieuse, vit sur la planète Irpa. Confrontée à l'étrange disparition de son grand-père Cochon Sorcier, fabricant de potions et gardien de la flamme éternelle, elle décide de partir à sa recherche. Avec l'aide du courageux Cad, un sympathique Galdurien, elle se lance dans une quête pour sauver la planète des ténèbres qui commencent à la recouvrir.

Béa est une adolescente qui m'a fascinée. Elle vit dans une maison bien douillette, au coeur d'une magnifique forêt, aidant du mieux possible son grand-père apothicaire. Et ce confort va voler en éclat le jour où elle doit partir à sa recherche, elle va donc ouvrir la porte à son anxiété. C'est ce thème si rare en littérature jeunesse et en bande dessinée - même si plus tard, j'ai découvert Pilu des bois, qui m'a poussée à m'attacher à la petite Béa plus que de raison. Parce que l'anxiété, ça bouffe et que j'en sais quelque chose, ça m'a donc soulagée de voir une héroïne qui va dépasser son anxiété ou au contraire, s'y noyer. Et tout est OK, l'auteur ne fait aucun jugement de valeur, il nous montre l'évolution de Béa qui se pose des questions, qui est attachée aux détails, qui est valeureuse quand la situation l'exige, qui tombe aussi et se relève avec l'aide d'un singulière phénomène, un aventurier avenant et insouciant, Cad. Je l'a trouve touchante et sensible, j'ai un gros coup de coeur pour ce personnage.


Hay Lin


W.I.T.C.H. d'Elisabetta GNONE, Alessandro BARBUCCI et Barbara CANEPA
En anglais il y a 31 tomes (sous forme de romans graphiques avec 250 à 300 pages par tomes)

Lorsque Will déménage à regret à Heatherfield, elle est soulagée de trouver Taranee, une nouvelle élève comme elle. Les deux amies se lient rapidement avec d'autres collégiennes : Irma, Cornelia et Hay Lin. Une force inconnue et magique les unit. Dotées de ces pouvoirs surnaturels, sauront-elles mener à bien la mission qui les attend ?

Hay Lin, qui après Luna Lovegood m'a fait un bien fou adolescente. J'adorais Irma et Will, mais Hay Lin était celle qui me plaisait le plus. J'aimais sa personnalité douce et rêveuse, sa maturité et son sens de l'humour, sa passion pour l'espace et les étoiles, son pouvoir - elle contrôlait l'air, sa relation avec sa grand-mère et celle avec son petit ami Eric, j'aimais sa part de fantaisie et de créativité, car elle fabriquait ses propres vêtements. Elle avait du style, elle était charmante et optimiste, je trouvais qu'elle avait une bonne vibes et qu'elle apportait beaucoup au groupe, une sorte de médiatrice et de grain de folie, de légèreté. Elle m'aura accompagné durant toute mon adolescence et j'espère un jour la retrouver soit avec les comics en anglais soit, par pitié Glénat, traduisez ces comics en français ou traduisez les collector italiens (ils sont magnifiques) des 20 ans.


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Fruits Basket Another de Natsuki TAKAYA
Tomes 1, 2 et 3
Delcourt – 2019 – 191 pages, 192 pages, 168 pages
Trigger Warning (mise en garde) - parentalité abusive (émotionnel)



Sawa est une toute nouvelle élève du lycée Kaibara, l'établissement où ont étudié, entre autres, Tohru, Yuki et Kyô. La jeune fille n'est pas très à l'aise en présence d'autres élèves. Harangué par un professeur dès le premier jour, elle perd tous ses moyens lorsqu'elle est secourue par un mystérieux et séduisant jeune homme.



Cette trilogie est à prendre comme un bonus, il ne faut certainement pas s’attendre à une suite ou voir la profondeur qu’a pu avoir Fruits Basket qui comprenait 23 tomes. Si l’on prend les 3 premiers tomes de Fruits Basket, c’est léger et si l’on résumait Fruits Basket en 3 tomes, le résultat aurait été tout aussi anecdotique. Par conséquent, il ne faut pas se prendre la tête avec Fruits Basket Another, ne pas la lire ne vous dérangera pas, c’est vraiment un petit plus. J’ai passé un chouette moment et mine de rien, il y a des points intéressants, des personnages sympathiques, franchement, la trilogie avait de bonnes idées.

C’est court. Trois tomes, ça passe très vite et je pense comprendre le manque d’empathie que certains lecteurs peuvent ressentir avec les personnages. C’est logique, les enfants de nos héros adorés se présentent à nous et j’admets que malgré mes petits chouchous, je suis restée sur ma faim les concernant. Il est évident que j’aurais aimé en savoir plus, en découvrir davantage. Néanmoins, j’ai passé un excellent moment avec eux, j’étais ravie de les rencontrer. Sawa et son histoire sont touchantes, j’ai été très intéressée par cette histoire autour de son passé, d’un événement, de sa relation avec sa mère, c’était captivant et très triste. Le thème du parent plus que gênant, voire malsain était bien exploité. J’ai adoré découvrir le petit Shiki, les enfants d’Ayamé ou encore le fils de Yuki comptent certainement parmi mes chouchous.

Les illustrations sont très belles, j’ai bien vu les ressemblances physiques entre enfants et parents, ce qui est assez amusant à faire. J’ai reconnu le style de Natsuki Takaya à la fin de Fruits de Basket avec dix années supplémentaires, le trait est élégant et soigné. Décor, expressions, vêtements – je pense notamment aux tenues excentriques de la super fille d’Ayamé, le character design, tout est super fin et agréable à regarder. Les couvertures sont magnifiques, les couleurs un brin pastel donnent toute la douceur de la série, c’est super chouette. Le texte est quant à lui, très sympathique à lire, juste ce qu’il faut pour comprendre l’histoire, les personnages et leur personnalité, faire avancer le récit, délivrer de beaux messages.

Alors, évidemment, je pourrais parler des petits couacs et couics qu’on peut rencontrer dans cette série. La rapidité des événements donnent quelques facilités scénaristiques. Le développement de certains personnages est sommaire. La série n’a pas la consistance de Fruits Basket, donc thèmes et messages se retrouvent abrégés, ce qui n’aide pas à se plonger carrément dedans. Pas une seule fois vous verrez les protagonistes de Fruits Basket, excepté de dos, juste des silhouettes ou des ombres. Pour ce dernier point, ça ne m’a pas dérangé, je dirais que Fruits Basket et ses héros appartiennent à la licence, Fruits Basket Another devait laisser la place à la nouvelle génération. Même si la rencontre fut de courte durée.

L’intrigue nous présente la jeune Sawa, une jeune adolescente très mal à l’aise en société à cause de deux événements tragiques et traumatisant lorsqu’elle était enfant. L’un l’a marqué durablement et le second, elle va devoir s’en souvenir et vivre avec les conséquences. Pour sortir de sa routine, les enfants Sôma vont intervenir dans sa vie, la sortir petit à petit d’engrenages dangereux et lui offrir une porte, celle d’une autre voie possible. Le choix de l’emprunter reste à Sawa qui va devoir faire preuve de courage. J’ai beaucoup aimé l’intrigue, elle est très adulte et mature mine de rien, ce sont des sujets graves, intenses émotionnellement. L’ambiance Fruits Basket est présente, c’est à la fois amer et doux, triste et drôle, mélancolique et plein d’espoir.

En somme, il y a du bon dans cette trilogie, des choses plus mitigées et des éléments qui peuvent contrarier, gêner. Ces trois tomes sont un bonus, il n’est pas nécessaire de le lire pour apprécier Fruits Basket, c’est une porte qui nous conduit le temps de quelques heures auprès d’un futur, celui de nos héros préférés. L’histoire est vraiment prenante, j’ai un réel coup de coeur pour cette intrigue et son développement, pour les thèmes présentés. Je suis heureuse de retrouver l’atmosphère si atypique de Fruits Basket, ce mélange entre les bonnes choses et les mauvaises, ce mélange qui forme un tout à accepter, à appréhender, à apprécier. Je ne suis pas fan de la rapidité sur certains points, notamment sur quelques péripéties ou personnages – mais c’est le jeu avec seulement trois opus. J’ai apprécié chaque nouveau personnage, même si j’aurais aimé en apprendre plus, en voir plus, mais je me rappelle que le traitement de certains personnages dans Fruits Basket n’était pas plus juste (Ritsu) et je pense que dans l’univers Fruits Basket, si dense, il devient compliqué de donner à tous un temps d’apparition équilibré. Je ressors de cette lecture conquise.


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Fruits Basket de Natsuki TAKAYA
Tomes 13 à 23 - Delcourt
2005, 2006, 2007
180 pages, 192 pages, 190 pages, 180 pages

Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Sôma est victime d'une malédiction secrète. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douze animaux du zodiaque chinois ! Avec d'aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

PS : J'ai mis les couvertures de la Perfect Edition de chez Delcourt/Tonkam, parce qu'ils sont désormais édités avec. Cette Perfect Edition permet de faire le lien avec les couvertures de Fruits Basket Another et surtout, ce sont des tomes doubles (il y en a 12 pour faire la série au lieu de 23).




Une nouvelle salve de tomes que j’ai dévoré d’une seule traite, avec les tomes 19 à 23… J’ai pas su résister, à partir de ce tome 16, tout s’accélère, gagne en intensité, en drama ! Ce fut une fois de plus une merveille à lire

J’aime en apprendre davantage sur mes personnages favoris. On apprend à mieux les connaître à travers ce lien qui les relie à Akito, à cette malédiction. On apprend à mieux les connaître à travers les relations qu’ils tissent au fil des événements. Nos personnages principaux gagnent en relief, en courage et ils se révèlent surprenants. Nous avons le passé de Yuki et nous le voyons gagner en maturité. J’ai adoré voir son évolution avec les membres de l’association des élèves du lycée. Ces derniers sont une très belle découverte avec cette relecture. J’admets que j’ai eu du mal avec eux au début, excepté Machi. Du coup, je suis très contente de renouer avec eux.

Le passé de Rin, des éléments passionnants autour de Kuréno ou d’Akito, toute l’histoire qui lie les parents de Thoru, leur rencontre, le lien entre la mère de Tohru et Kyô… C’est extraordinaire de voir ces personnages se rencontrer de manière inattendue, se parler, discuter de la vie, de leurs problèmes ou de leurs joies. Comme toujours avec Fruits Basket, la vie est développée dans ce qu’elle a de plus beau et de plus sombre. Des remords, de l’amour, de l’amitié, de l’angoisse, de la peur… les ambiances se succèdent, les émotions sont variées et la douceur, l’amertume se mélange pour offrir une belle histoire, une fresque grandiose.

Un de mes moments coup de coeur restera la pièce « A peu près Cendrillon » qui relève du génie. L’histoire gagne un vrai level up avec ces révélations autour des douze animaux, de la nature d’Akito et de son passé, de son lien avec ses parents. C’était très tendu et super bien amené par la mangaka. De manière générale, le texte est d’une grande justesse, entre les beaux messages, les nouveautés, les petites pointes d’humour, les situations rocambolesques ou quiproquos, les instants gênants, tordus et malsains, le texte est soigné. C’est lisible et aéré, les illustrations sont très belles, les actions et les émotions sont chouettes à regarder, pareil pour le design des personnages ou des décors.

Il faut tout de même souligner que l’atmosphère se tend, la présence du noir est plus marquée, comme pour souligner l’aspect anxiogène qui gagne chaque personnage de la série. Entre les révélations, les promesses d’avenir radieux qui se brisent, la violence verbale comme physique exercée par certains protagonistes, j’ai senti une différence par rapport à l’insouciance des premiers tomes. Même si l’ambiance n’était pas parfaite, j’ai bien noté le basculement, ces tomes marquent un tournant, annonçant des tomes durs et nécessaires pour dénouer les fils.



Je termine ma relecture avec les cinq derniers tomes de la saga.

On s’attache davantage à la relation entre Tohru et son père, entre Tohru et Kyô. C’est comme si Tohru, après avoir aidé toute la famille Sôma doit à son tour se libérer de ce qui l’oppresse, de ce qui l’empêche d’avancer sereinement. J’ai beaucoup aimé ces passages, ces retours dans le passé de la jeune fille et le lien avec ses parents, c’était passionnant et très fort. Chaque signe est mis en avant, possédant son instant durant lequel il se dévoile, se libère ; dans une ambiance entre amertume et douceur, à l’image de la série.

Tous ces duos, qu’ils soient amoureux, amicaux ou fraternels sont très intéressants, riche en enseignements et donnent envie d’en savoir toujours plus sur eux. Ce que la mangaka a parfaitement su faire avec les pages bonus, les petites notes sur les côtés que l’on peut relire à tête reposée. C’est comme si en tant que lecteur, on est relié aux Sôma et que l’on apprenait à leur dire au revoir, tour à tour, assistant après tant de malheurs, de larmes et de rires à leur liberté, leur promesse d’avenir. C’était fascinant comme expérience de lecture et ma relecture m’a permis de mettre le doigt dessus.

Le final est grandiose, bien amené et développé avec cet ultime tome qui sert d’épilogue. Je suis heureuse pour chaque personnage, je suis contente de voir la malédiction s’expliquer et prendre sens. Je suis contente d’avoir lu cette saga, Fruits Basket aborde toutes sortes de sujets, avec humour, avec délicatesse ou au contraire, avec violence et maladresse, mais avec justesse, avec le regard de personnages imparfaits et passionnants à suivre. Pour arriver au final, les tomes 20, 21 sont une grande souffrance, c’était tendu et c’est d’une traite que j’ai lu ces derniers tomes, impossible pour moi d’arrêter en plein coeur de l’action.

Avec ces opus, j’ai appris à apprécier Akito, enfin. Cette relecture m’a permis de remettre de l’ordre dans mes idées, de me remémorer les bons moments, de comprendre des choses et des personnages qui restaient incompris ou une énigme. Akito, son histoire et sa personnalité en font très largement partie. Je suis touchée par ce qui lui arrive, par ce que le personnage a fait subir et à ce qu’il va devoir affronter dans les prochains mois, les prochaines années pour être pardonné ou se faire pardonner.

En tout cas, j’ai adoré cette relecture, j’ai une nouvelle fois passé de merveilleux moments, entre les larmes de rires et de tristesse. Je me suis remémorer de bons souvenirs, j’ai revu de vieux amis et les quitter une nouvelle fois est douloureux. Fruits Basket c’est comme le Petit Prince, chaque lecture et relecture apporte des nouveautés, un regard neuf sur certains personnages – mon adoration pour Shiguré est amoindrie même si je resterai attendrie par le personnage, ma compréhension d’Akito a grandi. Les thèmes abordés sont nombreux, il est facile d’y trouver son côté entre le fantastique et le quotidien. Les personnages sont merveilleux et inoubliables, leurs relations sont formidables, le tout sublimé par un texte soigné et des illustrations très belles. Je relirais Fruits Basket, je me suis jetée sur Fruits Basket Another et je suis impatiente de voir la saison 2 de l’animé.



Crédits images :
Livraddict * Flaticon * Tipeee


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25.10.20 6 comments


Série : Fruits Basket
Mangaka : Natsuki TAKAYA



Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Sôma est victime d'une malédiction secrète. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douze animaux du zodiaque chinois ! Avec d'aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

PS : J'ai mis les couvertures de la Perfect Edition de chez Delcourt/Tonkam, parce qu'ils sont désormais édités avec. Cette Perfect Edition permet de faire le lien avec les couvertures de Fruits Basket Another et surtout, ce sont des tomes doubles (il y en a 12 pour faire la série au lieu de 23).

20.7.20 9 comments
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Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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