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La citadelle d'Ewylyn


Les enquêtes d’Enola HOLMES de Serena BLASCO et Lucie ARNOUX
D’après les romans de Nancy SPRINGER
Tome 4 : Le secret de l’éventail – Tome 5 : L’énigme du message perdu – Tome 6 : Métro Baker Street
Éditions Jungle – 2017, 2018, 2019 – 72 pages, 64 pages – 13 €
Bande dessinée | Adaptation | Policier | Ère victorienne | Conditions des femmes



Tome 4 >
Mai 1889, Londres. Enola semble reconnaître sur son chemin Lady Cecily Alistair, accompagnée de deux chaperonnes. La jeune femme, en détresse, confie à Enola son éventail rose qui contient un message codé d appel au secours. Enola découvre que Cecily est séquestrée en attendant son mariage avec Bramwell, son peu aimable cousin. Enola décide alors de venir au secours de Cecily et elle s’aperçoit que son frère Sherlock est investi de la même mission. Mais Enola a bien l intention de mener son enquête seule…

Tome 5 >
Londres, juin 1889. En rentrant chez elle, Enola découvre son nouveau foyer dévasté et constate l’enlèvement de sa chère logeuse, Mrs Tupper. Aussitôt, Enola se lance à sa recherche, et s’aperçoit que l’origine de cette disparition est liée à un énigmatique message brodé sur le ruban d’une robe appartenant à Mrs Tupper. De filatures en fouilles acharnées, son enquête la mène à la célèbre Florence Nightingale, infirmière britannique qui a dédié sa vie aux soins des malades, notamment lors de la guerre de Crimée, trente ans plus tôt. La grande dame pourrait bien être à l’origine du message crypté, qui, dévoilé, provoquerait un véritable scandale…

Tome 6 >
1889, Londres. Enola enquête sur la disparition de lady Blanchefleur del Campo lorsqu’elle apprend que ses frères, Sherlock et Mycroft, la recherchent désespérément. En effet, Sherlock vient de recevoir un mystérieux paquet en provenance de leur mère, adressé à Enola, et qu’elle seule peut déchiffrer. Ensemble, les trois Holmes devront résoudre ces différentes énigmes.



Quel régal de pouvoir enfin lire les tomes 4, 5 et 6 de cette adaptation, vu mon profond amour pour la série de romans. Depuis 2019, je cherchais à mettre la main sur le tome 6, chose faite en l’empruntant à la médiathèque et ce fut un réel ravissement à découvrir. Si vous souhaitez vous mettre à la saga, mais que les romans ne vous tentent pas de prime abord, lisez ces bandes dessinées, ce sont de très bonnes et belles adaptations.

Je retrouve avec plaisir la personnalité extraordinaire d’Enola, sa force et sa sensibilité, ses espoirs quant à retrouver et suivre la trace de sa mère, ses déboires avec ses frères qui prennent une tournure inattendue, sa débrouillardise qui la pousse à chercher la vérité, à se sortir de situations périlleuses, son esprit de logique et son intuition qui font d’elle une très chouette héroïne, une inoubliable enquêtrice. Et je suis davantage ravie de voir le personnage prendre forme et couleurs avec le travail de Serena Blasco et de Lucie Arnoux.

L’intrigue du tome 4 est passionnante à lire, j’assiste au rapprochement entre Sherlock et Enola, j’ai aimé suivre son enquête au sein d’un orphelinat sordide sous une sombre histoire de mariage arrangé. La victime est cette chère lady Cecily Alistair, une amie d’Enola qui va devoir se triturer les méninges pour la sortir une nouvelle fois des griffes d’un père détestable. Quant à l’histoire du cinquième tome, les pas de l’enquêtrice se dirigent vers une personnalité emblématique de la médecine, Florence Nightingale. Notamment parce qu’on parle de messages codés, de secrets bien gardés, de politique et de loyauté, le tout en sauvant la vie de Mrs. Tupper. Enfin, pour le sixième tome, une intrigue plus personnelle pour la famille Holmes, on retrouve un peu la construction du premier opus. Enola, Mycroft et Sherlock vont devoir travailler de concert pour retrouver une lady disparue et leur mère.

Dans les trois tomes et fidèle à la série de romans, des destins de femmes connues ou non, on y parle des conditions des femmes, de corsets infligeant des dégâts corporels irréversibles à de la manipulation mentale, on parle de la liberté des femmes de créer, d’étudier, de mener leur vie à leur guise, des thématiques et des messages impactants, le tout avec une immersion réussie dans le Londres victorien. Les histoires sont très bien adaptées et rythmées, je ne me suis pas ennuyée une seule page, j’ai adoré ce mélange d’action, d’humour, c’était dynamique et agréable à lire.

Les illustrations sont magnifiques, ce côté aquarelle donne des effets, des détails que j’aime découvrir, voir. Je suis admirative de ce style, les couleurs sont merveilleuses, j’adore voir ce Londres du 19e émerger à travers les décors des bas ou beaux quartiers. Les planches sont agréables à admirer pour les détails, les couleurs passionnantes, le design des personnages et leur expressivité. Je suis totalement sous le charme du découpage, et ce sixième tome est absolument merveilleux sur le plan visuel, il y a des planches de toute beauté, et les petits bonus à la fin sont ravissants, le carnet est aussi touchant que splendide.





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28.9.25 No comments
Photo de la couverture du livre Enola Holmes et la marque de la mangouste de Nancy SPRINGER aux éditions Nathan avec des objets rappelant l'ambiance du livre, de vieux journaux et papiers, des dessins en noir et blanc

Enola Holmes et la marque de la mangouste de Nancy SPRINGER
Tome 9 des Enquêtes d’Enola Holmes
Éditions Nathan – 2024 – 256 pages – 15 €
Littérature adolescente | Policier | Ère victorienne | Féminisme | Sororité | Littérature | Médecine



La jeune détective Enola Holmes et son frère Sherlock sont appelés à la rescousse pour retrouver un éditeur de renom qui a disparu… et qui n’est autre que le meilleur ami de Rudyard Kipling ! Durant leur enquête conjointe, Enola va devoir se frotter à des chiens enragés, à des savants fous, et à la mystérieuse confrérie portant la marque de la mangouste…



Je suis une très grande fan de cette héroïne qui compte parmi mes préférées jusqu’à ce jour. Je me suis précipitée pour acheter ce neuvième tome et pour le lire durant le défi de Mister Kev, le Ice Cream Summer Challenge de 2024. Après coup, je pense que si j’ai passé un bon moment, j’ai préféré les deux opus précédents à celui-ci. Mais ça tient à des détails, à des différences d’ambiance et d’intrigues qui sont des goûts personnels. Le roman reste par ailleurs très bon, et la saga demeure une référence du polar jeunesse et adolescent.

J’ai aimé retrouver Enola, comme toujours, c’est un régal de parcourir le Londres victorien en compagnie de cette héroïne résolument féministe, débrouillarde, curieuse, sensible et perspicace. Elle est mise à rudes épreuves dans ce tome, un brin chahutée – notamment dans le final, ce qui permet d’aborder une autre facette d’Enola, parce que mine de rien, elle reste surprenante à se lancer dans l’aventure, à affronter physiquement des malfrats. Elle m’épate encore, même après neuf tomes.

J’aurais aimé une histoire mieux construite, amenée et rythmée. L’intrigue est pourtant super intéressante quand on prend les éléments en solo. Nous avons un auteur, Rudyard Kipling (Le livre de la Jungle), il y a cet ami et éditeur disparu, ces animaux atteints de la rage, la confrérie de la mangouste, quelque part, c’est un bel hommage à Kipling qui a souvent écrit sur des animaux (comme dans les Histoires comme ça). J’ai adoré le Londres victorien qui se mêle aux premiers pas de l’Art déco, c’était fascinant aussi. Bref, tout était soigné, travaillé, j’étais vraiment dans l’ambiance du récit.

Mais l’enquête, elle a peiné à démarrer, j’ai souvent eu du mal à raccorder les wagons et j’ai eu cette impression de brouillon, de confusion durant toute la lecture, en dépit du fait que j’étais à fond dedans et que j’aimais ce livre. J’aurais aimé un peu de ligne directrice et de cadre, par ailleurs Sherlock m’a pas mal manqué, je l’ai trouvé éteint et peu utile par endroit, les interactions entre les deux me paraissaient moins fortes que dans les autres opus. Donc mon intérêt pour l’histoire a vacillé par instant, rien d’alarmant en somme, mais des petits couacs çà et là.

Rudyard Kipling était passionnant comme personnage, c’était un sacré numéro, impressionnant, atypique, il n’apparaît pas souvent, mais quand il est là, il prend la lumière, s’impose et se révèle captivant. Pas toujours très aimable, toutefois, je suppose que cela va avec ses problèmes de santé et de vie. Les autres personnages étaient sympathiques, pas aussi développés que j’aurais aimé, mais j’ai eu beaucoup d’affection pour l’éditeur disparu et sa sœur, pour le Dr. Lister et ses recherches.

Mine de rien, ce roman a une âme différente, il m’a davantage rappelé les Colombes du Roi-Soleil, une intrigue qui permet de développer des thématiques spécifiques, comme pour parler d’un auteur en particulier, de l’écriture et des mots, de la rage, de l’art nouveau et de l’art déco, c’était un très beau voyage malgré une enquête un peu confuse.


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13.10.24 5 comments



ENOLA HOLMES 2

Un film de Harry BRADBEER – 2022
Aventure | Policier | Conditions des femmes | Univers Sherlock Holmes
Adaptation de la série Les enquêtes d’Enola Holmes de Nancy SPRINGER (éditions Nathan)



Marchant dans les pas de son célèbre frère, Enola Holmes s’attaque à sa première affaire officielle en tant que détective privée ! Mais alors qu’elle se lance à la recherche d’une jeune fille disparue, une conspiration explosive laisse entrevoir un dangereux mystère que seul le soutien de ses amis (et de Sherlock lui-même) lui permettra d’élucider.



Un film absolument génial, j’ai passé un très chouette moment en regardant cette suite. Je suis très surprise par la tournure des événements, cet opus ne suit aucun tome en particulier, mais il reprend l’essence, l’esprit insufflé dans les romans de Nancy Springer.

En effet, on a ses petites chamailleries entre Enola et son frère Sherlock, les deux se jaugeant et se respectant. Je retrouve avec plaisir le personnage d’Enola, sensible et attachante, soucieuse et perspicace, piquante et curieuse – non pas que la Enola du premier film était loin de respecter la version des romans, mais je lui trouve plus d’énergie, d’humour, un petit truc qui la rend incroyable. Mais peut-être que le jeu de l’actrice y est pour beaucoup. Je suis aussi très heureuse de retrouver les sujets importants de la saga livresque, la condition des femmes et celles ayant marqué l’histoire comme ici Sarah Chapman, la sororité qui est bien plus développée que dans les livres.

J’ai sincèrement aimé l’histoire narrée, le fait de joindre deux enquêtes que l’on pensait éloigner, la présence de l’univers des romans de Nancy Springer avec l’univers Holmes de Doyle. J’ai beaucoup apprécié les différentes péripéties, l’enquête m’a charmée et les révélations étaient très chouettes. J’ai apprécié le duo Sherlock-Enola tout comme j’ai de l’affection pour le duo formé par Enola et Lord Tewkesbury (personnage du premier film).

L’ambiance du film est top, l’immersion dans le Londres du 19e était parfaite, la bande son est un régal, l’esthétique était soigné – je l’ai trouvé agréable à regarder. Le casting m’a entièrement conquise idem pour la VF que j’ai trouvée de qualité. Les personnages sont sympathiques, les nouveaux comme les anciens se mélangent à merveille pour donner un visionnage intéressant, une belle suite et un bel hommage à la série de Nancy Springer



WONDER WOMAN 1984

Un film de Patty JENKINS – 2020
Fantastique | Action | DC Comics
Suite du premier volet intitulé Wonder Woman sorti en 2017



Diana Prince entre en conflit avec l’Union soviétique durant la Guerre Froide et se découvre une formidable ennemie en la personne de Barbara Ann Minerva.



Je serais moins enthousiaste que pour le premier volet qui restera mon préféré sur les deux, en revanche ce n’était pas non plus la catastrophe que l’on m’avait vendue un peu partout. Oui, il y a des éléments un poil farfelu et d’autres pas top-top, mais j’ai passé un bon moment devant ce film et je ne dirais pas non à un autre opus des aventures de Diana.

J’aime le personnage de Diana (Wonder Woman), j’aime bien sa manière d’être et la façon dont elle se comporte – l’histoire de ce second volet la rend d’ailleurs plus humaine que guerrière – ce qui peut être bien vu comme mal perçu. J’ai bien aimé cette affaire de vœux dont il faut se méfier et qui donne un monde au bord de l’apocalypse – certes c’est un brin poussif sur bien des aspects, toutefois, l’idée est très intéressante et j’y suis personnellement sensible.

Par ailleurs, les antagonistes de ce nouveau volet sont intéressants, qu’il s’agisse de Barbara ou de Max Lord, si je suis moins fan du jeu de Kristen Wiig, j’ai adoré la prestation de Pedro Pascal. J’ai aussi beaucoup aimé les effets spéciaux et la photographie sur cet opus, c’était propre et agréable à regarder. Le final est un peu « happy vibes » et contraste totalement avec l’ambiance tendue développée jusqu’à présent.

Revoir Chris Pine et son personnage était surprenant, je ne m’attendais pas à cette intrigue le concernant ni même à son retour, ça participe au côté humain et happy vibes avec lequel on accrochera ou pas. J’adore le personnage de Steve Trevor et j’apprécie Chris Pine, mais à froid, je me dis que c’était peut-être mal amené ou pas aussi passionnant que je l’aurais espéré.

Ce qui m’a vraiment interpellé sur ce volume c’est que l’on part sur des amazones, sur la mythologie grecque et qu’en ce qui me concerne, cette mythologie est suffisamment vaste pour dénicher tout un tas d’intrigues possibles. Si l’on restait sur cette dimension des vœux, de la duplicité et du mensonge, faire intervenir Hermès n’était pas idiot. Mais peut-être que ça ne collait plus à l’univers Wonder Woman chez DC, n’étant pas une fervente fan, je ne peux pas me prononcer là-dessus.

En revanche, ça manquait clairement d’années 80, certes il y a quelques références, quelques bonnes idées au niveau des costumes – mais je pense qu’on aurait pu aller plus loin sur ce plan. Ce qui me fait penser qu’au vu de l’intrigue sur les vœux, les années 60 auraient été plus intéressantes, avec l’émergence de la guerre froide ou encore l’apparition de la société de consommation. Toutefois l’apparition de Lynda Carter qui incarnait Wonder Woman dans la série des années 70 était très cool.



VENOM : LET THERE BE CARNAGE

Un film d’Andy SERKIS – 2021
Action | Science-Fiction | Comics | Univers Spider Man
Avertissement : [scènes de violences verbales et physiques, meurtres, destruction]



Environ un an après avoir affronté Riot, Eddie Brock “cohabite” toujours avec le symbiote Venom. Alors qu’il tente de relancer sa carrière de journaliste d’investigation, Eddie se rend en prison pour interviewer le tueur en série Cletus Kasady. Il ignore que ce dernier est lui aussi l’hôte d’un symbiote, Carnage.


Autant le premier m’avait bien amusé, aspect découverte et le côté un brin farfelu du duo qui piquait ma curiosité. C’est bourrin à souhait et c’était assumé, donc je garde un bon souvenir sans plus du premier opus de cette saga. Maintenant, passé la découverte, le second volet est sympa, mais je le trouve moins intéressant et percutant que le précédant.

Ce qui fait le charme de cette saga, c’est la relation entre Venom et Eddie Brock qui doivent cohabiter pour le meilleur et pour le pire. C’était hyper marrant de les voir se détester, apprendre à se connaître, à coexister au sein d’un même corps. De plus, leurs répliques sont percutantes, j’ai réellement adoré le jeu d’acteur et la VF pour ce tandem / duo / duel, même si l’humour développé n’est pas toujours fin et que ce n’est pas ma tasse de thé préférée.

Maintenant, ça s’arrête là pour les bonnes idées de la saga. Les antagonistes sont intéressants, mais pas assez exploités et travaillés, la relation entre les deux m’a plus d’une fois fait lever les yeux au ciel. Carnage aurait pu être davantage utilisé, mais on ne sait rien – c’est ultra frustrant, l’univers est trop peu développé, je suis restée sur ma faim. Le côté pan-pan-boum, tout flambe, tout est cassé, tout est mort fini par me lasser comme la glorification de la violence.

Sinon, les cascades et scènes de combats sont bien faites, l’ambiance sombre et urbaine est au top, l’image est sublime et soignée tout comme le sont les effets spéciaux, le casting joue bien. J’ai trouvé le rythme un peu mou, ou peut-être parce qu’il me manquait des informations, je n’ai pas vu le film comme ultraintéressant. Le final est tendu et nerveux, ce qui relève un peu mon attention, mais la bande son ne m’a pas séduite. Je ressors de ce visionnage sans être convaincue, même si la scène post générique m’intrigue pas mal.



DOCTOR STRANGE IN THE MULTIVERSE OF MADNESS

Un film de Sam RAIMI – 2022
Action | Fantastique | Comics | Univers Doctor Strange | Marvel Cinematic Universe



Voyagez dans l’inconnu avec Doctor Strange, qui avec l’aide d’anciens et de nouveaux alliés mystiques, traverse les réalités hallucinantes et dangereuses du multivers pour affronter un nouvel adversaire mystérieux.



J’aime beaucoup le personnage de Doctor Strange, j’apprécie l’univers de ce héros et cet esthétique, j’avais de très bons souvenirs du premier film et celui-ci était très cool. J’ai franchement passé un très bon moment en le regardant et c’est les yeux fermés que j’irais voir le troisième, s’il y en a un nouveau. Avec la licence Gardiens de la Galaxy, c’est devenu mon deuxième univers préféré.

L’histoire est très sympathique, je n’ai pas encore vu la série Wanda Vision, mais le film m’a convaincu d’y jeter un œil – ne serait-ce que pour comprendre un peu plus le personnage de Wanda. J’avais un peu d’appréhension par rapport au Multivers, ça peut vite devenir confus et brouillon, ou kitsch à la limite du grotesque. Toutefois, la série Loki m’avait rassuré et comme j’avais méga envie de retrouver Stephen Strange, j’ai fini par regarder ce deuxième opus.

Le scénario est simple, mais il est efficace, très bien rythmé avec beaucoup d’éléments que j’ai adoré découvrir. Tous ces univers et leurs versions très différentes de Strange étaient captivants ; j’ai trouvé que l’histoire avait de bonnes idées, des émotions et de l’aventure, une petite pointe de frisson et d’horreur (avec des jump scare que j’ai détesté parce qu’à la base, je déteste le genre Horreur).

Le film est esthétiquement une réussite, mais je n’avais aucun doute là-dessus, les images du premier Doctor Strange étaient sublimes. Les effets spéciaux, les scènes de combats et de duels magiques, les couleurs, les décors et les costumes, tout était méga agréable à regarder. Ensuite, j’ai beaucoup aimé la bande son, j’ai adoré le casting qui est 5 étoiles et à fond dans leurs rôles – avec une VF très qualitative. Le final était époustouflant et les dernières minutes sont passionnantes, ça laisse entrevoir une suite qu’il me tarde un jour de connaître.


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20.3.24 4 comments


Bonjour et bienvenue dans ce nouvel article, j'espère que vous allez bien. Pour aujourd'hui, pour célébrer la journée internationale des droits des femmes et parce que on peut au moins se féliciter de voir l'IVG inscrite dans notre constitution, j'ai voulu parler des personnages féminins préférés.

A travers un top comprenant 3 héroïnes de romans et 3 héroïnes dans des graphiques que vous pouvez également retrouver dans sa version vidéo sur ma chaîne YouTube.


J'ai fais des choix pour cette année, je parlerai d'autres femmes l'année prochaine, parce que je ne pouvais pas toutes les citer aujourd'hui. Pour la petite histoire personnelle, j'ai eu beaucoup de mal à trancher entre vous parler de ces héroïnes inspirantes ou vous parler de personnages féminins qui m'ont beaucoup apportées parce que je m'en sens proche, parce qu'elles ont des points communs (caractères, situations familiales, manière d'aborder le monde, etc).

De cette manière, Katniss ou Eowyn sont des personnages féminins forts et inspirants, parce qu'elles changent de la femme en second plan, de la femme qui attend son prince charmant. Cependant, aussi incroyables soient elles, j'ai du mal à m'identifier à elles.

Je suis quelqu'un d'introverti, de réservé et de discret, qui aime écouter plus que parler, qui est contemplative et rêveuse, créative et sensible et c'est toujours ultra compliqué de trouver un personnage qui me ressemble. Alors bien sûr, mon empathie m'a toujours permis de me mettre à la place des autres, d'essayer de les comprendre et ainsi, j'ai grandi avec différentes personnalités en terme de personnages. Mais il me manquait une pièce, un truc, parce que bien souvent, ce que je suis n'est pas toujours bien décrit par les auteurs et les autrices.

Oui. Soit on va voir une petite nunuche cul cul la praloche, mièvre et pataude, qui pleure pour un oui ou pour un non, non pas prudente mais empêcheuse de tourner en rond et qui manque de fun, je ne suis pas fantaisiste mais stupide, insouciante ou encore avec une case en moins, l'enfant bizarre de la famille quoi. Les clichés ont la vie dure et c'est terrible de voir sa personnalité vue et pensée comme fade et insipide, loufoque et débile, gourde et empotée.

Alors c'est cool de voir des femmes badass, des qui casse la gueule aux monstres, des qui parle mal aux autres, des caractérielles volcaniques, des cyniques solitaires, des cupides opportunistes, des femmes qui prennent le pouvoir (en bien comme en mal, n'est-ce pas Cersei Lannister), des femmes qui assument (leur personnalité, leur physique), des espionnes provocantes ou des femmes qui assument leur sexualité. C'est sûr, ça change et c'est cool de voir différentes femmes, cela permet aussi de réfléchir sur soi, sur les autres, sur des thématiques autrefois taboues. Ce type d'héroïne m'épate, m'interpelle, me questionne, me dérange, mais il y a des jours où ça finit par me lasser.

Je veux des femmes réservées, discrètes, empathiques, sensibles, douteuses, curieuses, rêveuses, tête en l'air, contemplatives, tendres sans que cela soit mal vu, sans jugements, sans tomber dans les clichés, même si je sais qu'elles ne feront jamais l'unanimité, j'aimerais au moins qu'on cesse de les considérées comme bizarre ou fade. Et je vous propose d'en découvrir six.



Enola Holmes


Les enquêtes d'Enola Holmes de Nancy SPRINGER aux éditions Nathan (Grand format et Poche)
8 tomes, le tome 9 sort le 11 avril prochain - deux films Netflix

S'il est une chose que j'aimerais savoir, c'est pourquoi ma mère m'a nommée " Enola ". Enola qui, à l'envers, se lit : alone. En anglais : seule. Et c'est bel et bien seule que je me suis retrouvée le jour de mes quatorze ans, ma mère ayant disparu de notre manoir de façon inexpliquée. J'ai alors été contrainte d'en informer mes frères aînés que je n'avais pas revus depuis dix ans - Mycroft et Sherlock Holmes. Or ce n'était pas eux qui allaient m'être d'un grand secours. Jugeant que mon éducation laissait à désirer, Mycroft n'avait qu'une idée : m'expédier en pension pour faire de moi une lady. En outre, Sherlock estimait ma capacité crânienne bien trop limitée pour pouvoir résoudre le mystère de cette disparition. J'étais pourtant la seule à avoir décelé des indices dont mon détective de frère n'avait pas la moindre idée. C'est donc le coeur empli d'espoir, que j'ai décidé, malgré mes appréhensions, de partir à la recherche de ma mère. Seule.

Enola est une jeune adolescente qui est débrouillarde et avec une chouette capacité d'adaptation. J'aime énormément ses connaissances techniques, ses capacités de logique et de sciences qui égale son grand-frère, avec toutefois une forte dose de sensibilité, de pensées féministes. Elle est soucieuse de la condition des femmes, refuse le pensionnat de jeunes filles de bonnes familles pour aller mener des enquêtes, venir en aide aux autres et ridiculiser ses frères (en particulier Mycroft). J'aime son sens de la répartie, son oeil critique, sa curiosité et dès les premières lignes du tome 1, alors que j'avais 15-16 ans à l'époque, j'étais scotchée par cette adolescente qui m'a énormément appris.


Ophélie


La Passe-Miroir de Christelle DABOS aux éditions Gallimard Jeunesse (Grand format et Poche) et Folio (Poche)
4 tomes, saga terminée - une adaptation en bande dessinée est prévue chez Gallimard BD

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

Ophélie est une de mes héroïnes préférées, parce qu'elle m'a apaisée avec moi-même. Elle ne paye pas de mine, elle est invisible pour beaucoup de personnes, elle est jugée chétive et idiote, menue et fragile. Et pourtant, quelle surprise ! Elle paraît passive, mais elle est dotée d'une grande force mentale, elle se révèle tome après tome, droite dans ses bottes, curieuse et douteuse, elle se pose des questions et n'hésite pas à chercher la vérité, affrontant ce que peu de gens sont en capacité d'affronter, eux-mêmes. Elle connaît ses forces et ses faiblesses, elle est réservée et maladroite, passionnée par le passé et déterminée à comprendre le monde qui l'entoure. Son duo avec Thorn est savoureux, sa relation avec les siens est touchante, elle a sa petite pointe d'humour et elle voit au-delà des apparences. Elle m'a conquise dès les premières lignes et mon affection s'est muée en admiration.


Anne Shirley


Anne de Lucy Maud MONTGOMERY aux éditions Monsieur Toussaint Louverture (Grand format)
8 tomes, saga terminée - une adaptation en série Netflix

Née en Nouvelle-Écosse. orpheline à trois mois. Anne est récupérée par une série de familles d'accueil. Malgré la pauvreté, elle parvient à s'évader de sa sombre existence grâce à son imagination débordante. Elle lutte pour rendre les circonstances acceptables. recherche des âmes sœurs et trouve dans les livres une certaine consolation, tout en rêvant de fonder un jour sa propre famille. Curieuse, inventive, amoureuse de la vérité, Anne fait déjà preuve du sens de l'émerveillement et de l'espoir qui la caractériseront sa vie durant. Ce roman relate les événements à la fois tristes et loufoques de la vie de la rouquine à l'esprit débridé avant qu'elle ne se rende chez les Cuthbert, à l'Ile-du-Prince-Edouard...

Anne Shirley est fantastique. Je suis, comme je le suis pour le Petit Prince, très sensible à ce personnage, parce que j'aurais aimé les rencontrer plus tôt, enfant ou adolescente. Histoire de m'apaiser avec mes différences et ne pas céder au regard pas très sympathique des autres. Anne c'est l'ode à l'imagination et à la créativité, à l'écriture et l'enfance, à la rêverie et à la contemplation. Elle a une manière de voir le monde, de le penser qui m'a interpellé, parce que j'avais l'impression d'avoir un double, ce qui était aussi captivant que déroutant. J'aime sa manière d'être, douce et passionnée, révoltée par l'injustice, vivant tout avec intensité, sensible et soucieuse des autres, attentionnée et compréhensive. J'adore ses répliques, j'aime son air rêveur et jovial, j'aime sa façon de se comporter avec les autres, elle est inspirante et apaisante.


Tohru Honda


Fruits Basket de Natsuki TAKAYA aux éditions Delcourt (Manga)
23 tomes (version simple) et 12 tomes (édition Perfect), saga terminée - adaptée en deux animés (le premier avec une seule saison et annulé, le deuxième avec trois saisons et adaptant complètement le manga) - spin-off avec Another Fruits Basket en 3 tomes

Tohru, mignonne et courageuse lycéenne, vivait sous une tente dans les bois. Recueillie pour ses talents en matière de travaux ménagers par la famille de Yuki Sôma, un de ses camarades de classe, Tohru vit maintenant entourée de garçons dans une grande maison. Mais ce qu'elle ignore, c'est que la famille Sôma est victime d'une malédiction secrète. Certains de ses membres se transforment, dans des circonstances particulières, en un des douzes animaux du zodiaque chinois ! Avec d'aussi étranges personnages, la nouvelle vie de Tohru va lui réserver de nombreuses surprises.

Tohru, c'est comme Ophélie, ça passe ou ça casse. Beaucoup de lecteurs et de lectrices n'ont pas apprécié le personnage qui est vu comme fade, parfaite petite ménagère au foyer qui donne une mauvaise image des femmes, trop souriante et cruche à gogo. Oui, j'ai mis du temps moi aussi pour apprécier les facettes de ce personnage que j'ai trouvé en fin de compte lumineux et formidable. Tohru est une adolescente pleine de vie, charmante et très polie, souriante et optimiste, débrouillarde et volontaire, sensible et gaffeuse. Ce que j'aime, c'est qu'elle reste elle-même en toute circonstance, qu'elle délivre de beaux messages à travers les souvenirs de sa défunte mère, qu'elle est tendre et n'exige pas des autres qu'ils soient plus qu'ils ne sont, elle voit les gens au-delà des apparences, ne se laisse pas abattre, elle est gentille et ça fait du bien d'avoir un personnage plein d'amour qui donne sans compter.


Béa


Lightfall de Tim PROBERT aux éditions Gallimard Bande Dessinée
2 tomes, le tome 3 sort en avril prochain

Béa, une adolescente un peu anxieuse, vit sur la planète Irpa. Confrontée à l'étrange disparition de son grand-père Cochon Sorcier, fabricant de potions et gardien de la flamme éternelle, elle décide de partir à sa recherche. Avec l'aide du courageux Cad, un sympathique Galdurien, elle se lance dans une quête pour sauver la planète des ténèbres qui commencent à la recouvrir.

Béa est une adolescente qui m'a fascinée. Elle vit dans une maison bien douillette, au coeur d'une magnifique forêt, aidant du mieux possible son grand-père apothicaire. Et ce confort va voler en éclat le jour où elle doit partir à sa recherche, elle va donc ouvrir la porte à son anxiété. C'est ce thème si rare en littérature jeunesse et en bande dessinée - même si plus tard, j'ai découvert Pilu des bois, qui m'a poussée à m'attacher à la petite Béa plus que de raison. Parce que l'anxiété, ça bouffe et que j'en sais quelque chose, ça m'a donc soulagée de voir une héroïne qui va dépasser son anxiété ou au contraire, s'y noyer. Et tout est OK, l'auteur ne fait aucun jugement de valeur, il nous montre l'évolution de Béa qui se pose des questions, qui est attachée aux détails, qui est valeureuse quand la situation l'exige, qui tombe aussi et se relève avec l'aide d'un singulière phénomène, un aventurier avenant et insouciant, Cad. Je l'a trouve touchante et sensible, j'ai un gros coup de coeur pour ce personnage.


Hay Lin


W.I.T.C.H. d'Elisabetta GNONE, Alessandro BARBUCCI et Barbara CANEPA
En anglais il y a 31 tomes (sous forme de romans graphiques avec 250 à 300 pages par tomes)

Lorsque Will déménage à regret à Heatherfield, elle est soulagée de trouver Taranee, une nouvelle élève comme elle. Les deux amies se lient rapidement avec d'autres collégiennes : Irma, Cornelia et Hay Lin. Une force inconnue et magique les unit. Dotées de ces pouvoirs surnaturels, sauront-elles mener à bien la mission qui les attend ?

Hay Lin, qui après Luna Lovegood m'a fait un bien fou adolescente. J'adorais Irma et Will, mais Hay Lin était celle qui me plaisait le plus. J'aimais sa personnalité douce et rêveuse, sa maturité et son sens de l'humour, sa passion pour l'espace et les étoiles, son pouvoir - elle contrôlait l'air, sa relation avec sa grand-mère et celle avec son petit ami Eric, j'aimais sa part de fantaisie et de créativité, car elle fabriquait ses propres vêtements. Elle avait du style, elle était charmante et optimiste, je trouvais qu'elle avait une bonne vibes et qu'elle apportait beaucoup au groupe, une sorte de médiatrice et de grain de folie, de légèreté. Elle m'aura accompagné durant toute mon adolescence et j'espère un jour la retrouver soit avec les comics en anglais soit, par pitié Glénat, traduisez ces comics en français ou traduisez les collector italiens (ils sont magnifiques) des 20 ans.


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Enola Holmes et l’élégante évasion de Nancy SPRINGER
Tome 8 des Enquêtes d’Enola Holmes
Editions Nathan – 2023 – 256 pages – 15 €
Littérature adolescente | Policier | Ère victorienne | Féminisme | Sororité



La jeune détective Enola Holmes est appelée à la rescousse de Lady Cecily, son amie de longue date, sous l’emprise d’un père abusif. Enola l’aide à s’évader, mais se confronte bien vite à un grave problème. Gauchère contrariée, Cecily a développé deux personnalités imprévisibles : l’affranchie et la fille sage. Charge à Enola et à son frère Sherlock de remettre la main sur la jeune femme, ce dernier ayant été mandaté par le père de Cecily…



Quelle joie de découvrir par pur hasard encore une fois un nouveau tome des enquêtes d’Enola Holmes, je vais guetter la prochaine sortie, parce que je suis méga heureuse de voir que la saga repart de plus belle. Ce huitième opus est un coup de cœur et, si j’en crois le final, je me demande ce que va nous réserver la suite, mais j’en suis !

L’élégante évasion a été lu pour le Pumpkin Autumn Challenge et je ne le regrette pas, il se passe courant octobre/novembre et il a été parfait pour cette saison. L’atmosphère qui se dégage de ce livre est idéal pour se sentir en automne, dans un roman policier mené tambour battant, avec une enquête rondement menée et soignée. J’ai passé un excellent moment de lecture, je l’ai dévoré en peu de temps et je me suis régalée devant la nouvelle aventure d’Enola.

En effet, l’histoire nous transporte toujours dans ce Londres durant l’ère victorienne, auprès d’Enola Holmes bien décidée à venir en aide à sa plus chère amie, Lady Cecily Alistair. Seulement, l’évasion s’avère plus rocambolesque que prévu et surtout, Cecily prend la poudre d’escampette très rapidement. Enola doit donc tout mettre en œuvre pour retrouver son amie et sauver des griffes d’un père autoritaire et dirigiste pour qui les femmes sont des objets plus que des humains. Une nouvelle fois, cette enquête parle des femmes, de la sororité, des conditions de vie, du féminisme, des droits des femmes, c’était passionnant, audacieux, lumineux.

J’ai sincèrement adoré cette intrigue très bien menée, l’enquête était passionnante, d’autant plus que certaines thématiques autour des sciences et des domestiques m’ont autant écœuré qu’intrigué. J’admire le travail de l’autrice pour donner du relief et du cœur à ses recherches historiques pour mieux décrire les lieux, les modes de vie de l’époque, les codes sociaux, Histoire et histoire se fondent parfaitement, c’était ultra plaisant à lire. Les descriptions comme les dialogues font avancer le récit, la plume est soignée et fluide, le style d’écriture s’est amélioré depuis le premier tome.

Enola est une nouvelle fois merveilleuse à suivre, perspicace et sensible, surprenante et déterminée, courageuse et altruiste. J’aime sa débrouillardise et sa vivacité d’esprit ; j’adore sa relation avec son frère Sherlock, les deux forment un duo aussi piquant qu’attachant, leurs échanges sont attendrissants et mordants. Le personnage et l’histoire de Cecily Alistair m’ont touchée, c’est une jeune femme que j’avais bien aimé dans le second tome, que l’on retrouve avec plaisir au tome 4 et qui gagne encore en complexité et en profondeur avec cet opus. Lady Vienna Steadwell était magistral, j’ai tellement aimé ce protagoniste et bien sûr, sir Eustace Alistait est détestable à souhait.

Tous les personnages sont soignés, leurs interactions sont travaillées, l’enquête est bien maîtrisée entre les mensonges et les vérités, les retrouvailles et la nouveauté, entre les révélations et les actions. Je n’ai pas vu le temps passer et si la fin est entre douceur et amertume, j’ai été très touchée par les thèmes abordés par l’autrice à travers son histoire et ses protagonistes. Je suis impatiente de retrouver cet univers dans un prochain tome, en attendant, celui-ci dépasse la Barouche Noire (le précédent) qui était déjà incroyable.


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Enola Holmes et la barouche noire de Nancy SPRINGER
Tome 7 des Enquêtes d’Enola Holmes
Éditions Nathan – 2021 – 288 pages – 14€95


Aidée de son frère Sherlock, Enola Holmes doit résoudre l’énigme de la disparition d’une jeune Lady. Son époux dit qu’elle est morte, mais elle aurait été emmenée par une mystérieuse calèche noire… Avec son culot et sa débrouillardise légendaires, Enola va devoir affronter la folie et le monde secret des asiles pour mettre au jour une grande conspiration !


Quelle joie de replonger dans le monde d’Enola Holmes avec cette nouvelle intrigue. Je l’ai beaucoup aimé, je trouve même qu’elle est parfaite pour suivre l’adaptation cinématographique présente sur Netflix, sans pour autant renier ce que l’autrice a su créer durant six tomes. En tout cas, je ne sais pas si ce roman est spécial ou si d’autres sont en préparation, mais si Nancy Springer sort de nouvelles enquêtes avec Enola, je les achèterai sans hésitation.

J’ai beaucoup aimé le prologue écrit par Sherlock, c’est une excellente manière de resituer les événements et les différents personnages de la saga – surtout si ça fait longtemps que vous avez lu ou relu les tomes précédents. De plus, c’est l’occasion de voir frère et sœur en action, de voir le formidable duo qu’ils forment, ce qu’il faut d’humour, de tendre affection, de protection et de malice, d’intelligence et d’estime de l’autre. J’ai adoré l’alchimie entre Enola et Sherlock, et si je regrette l’absence de Mycroft, j’aime la présence de Watson, et les retrouvailles avec une vieille connaissance du premier tome.

L’histoire m’a totalement captivée, je retrouve avec plaisir Enola se lancer dans une enquête atypique, celle de retrouver une jeune lady disparue et prétendu morte par son époux. La sœur jumelle de la disparue n’y croit pas une seule seconde et propose aux Holmes de la retrouver. J’ai adoré les thématiques présentes dans ce roman, comme toujours l’autrice évoque la condition de la femme à l’ère victorienne et reprend la route d’un monde aussi terrifiant que tenu secret, celui des asiles.

Les deux donnent naissance à une intrigue bien menée, aux allures de cosy mystery avec ce qui faut pour frissonner. L’ambiance est vraiment prenante, c’est une atmosphère sombre et violente sans être dérangeante, oppressante et mystérieuse, un petit côté jour de brouillard et vieux manoir de nuit que l’autrice n’avait pas encore exploité jusqu’à présent, même si les asiles avaient été présents avec Le mystère des pavots blancs. 

De plus, la plume de Nancy Springer est toujours aussi travaillée sur les descriptions, juste ce qu’il faut dans les actions et les émotions, bien pensé pour les répliques. Je note un peu plus de modernité avec un côté cinématographique dans l’écriture que je n’avais pas perçue dans les opus précédents, je ne sais pas si c’est une évolution de l’autrice ou une volonté de trouver un juste équilibre entre son travail et ce que l’on pourrait lire si le film Netflix avait été transformé en livre. Personnellement, ça a juste rendu le livre encore plus addictif et il a tenu peu de temps une fois commencé !

Enfin, les personnages sont vraiment chouettes. Enola et Sherlock sont géniaux, j’ai pris beaucoup de plaisir à les suivre dans leurs aventures, le Docteur Watson est vraiment très gentil, ce fameux personnage du tome 1 a bien changé depuis la dernière fois et il reste un bon personnage un brin gaffeur et plein de bonne volonté. L’antagoniste principal fait absolument froid dans le dos, d’autant plus qu’il est facile de transposer sa personnalité et ses idées à quelque chose de plus contemporain. Letitia Glover était super intéressante comme femme, j’ai bien aimé sa manière d’être et sa modernité, son histoire est très touchante par ailleurs.


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Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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