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La citadelle d'Ewylyn



Joker

Un film de Todd PHILLIPS, 2019
Avertissement : [film traitant de pathologies psychologiques, scènes de violences physiques, ambiance dite anxiogène]


Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme méprisé par la société.


Parce que je suis curieuse de l’univers DC, j’avais très envie de découvrir ce film, je savais qu’il racontait les origines du Joker, qu’il avait une ambiance très sombre et ultra-violente avec une dimension anxiogène et psychologique très prononcée. D’ordinaire, je n’aime pas les univers ultra-violents, les thrillers psychologiques – je n’ai pas aimé Glass (que je n’ai pas terminé), je n’ai pas adhéré à Black Swan. Donc, je partais avec curiosité et appréhension.

Tout est excellent, mais je n’ai pas aimé le film.

L’image est sublime : les cadrages, les couleurs et les ambiances colorées, l’esthétique du Gotham, cette ambiance typée des années 70, les costumes et les accessoires. Tout est soigné et c’est super passionnant de voir l’important travail sur le visuel. De plus, Joaquim Phoenix est parfait pour ce rôle du Joker.

La musique est superbe, pour le coup, elle accompagne à merveille les images. Elle est parfaite pour créer de la tension et de l’angoisse, elle est parfaite pour sublimer cette ambiance psychologique travaillée. De même que les chansons, elles permettent parfaitement de s’immerger dans les années 70, et enfin, la danse du Joker est parfaite pour illustrer le personnage.

L’ambiance est oppressante de fou. Clairement ce Gotham respire et expire la malveillance, la tension et la haine, un fond de révolution, avec de la violence physique très prononcée et gratuite, des actes d’une cruauté et d’une mortalité brutale. Très sincèrement, c’est dérangeant même si je comprends parfaitement l’idée qu’il y a derrière, les images sont crues et le film n’est pas à montrer à tout le monde. L’intrigue psychologique est bien développée, la création du Joker, la vie d’Arthur Fleck avec le final en apothéose, le scénario donne une histoire prenante.

Maintenant, je ne suis pas emballée par la mayonnaise au total. C’était beaucoup trop long et creux, je ne suis pas parvenue à adhérer aux personnages, à cette vision du Joker et seul le dernier quart d’heure m’aura réveillée – dès qu’il devient le Joker, j’ai fini par apprécier le film. Tout ce qu’il y avait avant m’a ennuyée et je crois que définitivement, les thrillers psychologiques ne sont pas pour moi, les films parlant de violences physiques et psychologiques avec de la cruauté gratuite ne sont pas pour moi – même pour dénoncer.

Donc, le film est excellent d’un point de vue objectif, mais d’un point de vue personnel, ça ne l’a pas fait avec moi.




Les disparus du Clairdelune de Christelle DABOS

Tome 2 de la Passe-Miroir – relecture
Éditions Gallimard Jeunesse – 2015 – 550 pages – 19 €


Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.


Je poursuis ma relecture de la Passe-Miroir avec le second opus qui était à sa sortie mon petit chouchou ! Passé la relecture, il conserve amplement son statut de chouchou. J’aime définitivement les événements contés à travers cette intrigue de disparus à retrouver, j’aime énormément les découvertes pour étoffer l’univers. C’était captivant du début à la fin et cette relecture m’a totalement enchantée – parce que depuis 2015, certains détails se sont perdus. Donc je peux enchaîner sans problèmes avec le troisième tome.

J’aime énormément cette incursion dans la sphère plus privée de Farouk, l’esprit en charge du Pôle. J’aime énormément cet univers très féminin et presque oriental, avec ce contraste très prenant qu’est le Pôle et ses contrées nordiques. J’ai beaucoup aimé toutes les informations données par l’autrice pour que l’on puisse en savoir plus sur les esprits de Famille, leurs origines et les mystères qui les entourent, notamment avec ce fameux Livre à lire. J’aime énormément le travail de l’autrice pour donner du cœur à son monde, du relief, pour donner des réponses tout en apportant d’autres réponses.

Par ailleurs, au-delà des disparus du Clairdelune, j’aime beaucoup cette part d’enquête policière et surtout, les révélations en fin de tome, les surprises de cette fin de tome étaient et le sont toujours, dans mes fins les plus prenantes. Ces fins qui m’ont totalement scotchée et qui donnent envie de se jeter dans la suite. Même encore aujourd’hui, j’adore ce final grandiose et terrifiant, en partie amer. Enfin, la relation qui unit Thorn et Ophélie est singulière, elle interpelle, elle peut nous faire rouspéter, soupirer, rire ou nous agacer, un peu plus que cela même. Mais j’adore cette relation qui se noue petit à petit, Thorn fissure un peu plus cette armure tandis qu’Ophélie gagne en détermination, en force, elle a toute mon admiration.

La plume de l’autrice est sublime, j’ai aimé me promener à la Citacielle et ses environs, en compagnie d’Ophélie et de Thorn, de Berenilde dont j’ai bien aimé le rôle ou même de la tante Roseline, de Gaëlle et de la Mère Hildegarde, de ce cher Archilbald – les anciens protagonistes côtoient des nouveaux qui nous intriguent, nous terrifient ou nous amusent, le Baron Melchior et sa sœur Cunégonde parmi tant d’autres. La famille d’Ophélie est toujours aussi particulière, je n’en suis pas fan, excepté le grand-oncle, les Doyennes et leur Rapporteuse sont détestables, et ce tome ne fait que renforcer mon aversion en ce qui les concerne. Cependant, tous sont bien développés et apportent quelque chose au récit, ils ne sont pas là par hasard. Et ce puzzle-ci est des plus passionnants à comprendre.



Elysium

Un film de Neill BLOMKAMP, 2013
Avertissement : [scènes de violences physiques, parle de maladie]


En 2159, alors que la population riche vit sur une station spatiale artificielle le reste de la population tente de survivre sur la Terre dévastée. Un homme accepte une mission qui pourrait ramener l’égalité entre les deux mondes.


Un film intéressant, divertissant avec de bonnes idées – j’admets totalement que ce n’est pas le genre de films que j’apprécie et je ne pense pas le revoir dans un avenir proche ou lointain, mais depuis le temps que je souhaitais le découvrir, je suis contente de ce visionnage.

L’histoire est un brin vu et revue, d’un côté les pauvres sur une terre défoncée, un avenir peu radieux pour notre belle planète en somme – et de l’autre côté, les riches qui ont pu se bâtir une nouvelle vie sur une station spatiale de luxe. Jusqu’au jour où un grain de sable va devoir – malgré lui, changer ce manichéisme. L’histoire est donc simple, toutefois, le rythme est prenant, de bonnes scènes d’action et un final captivant, émouvant même. Un peu trop « pan-pan-boum » pour moi, ça manque un peu d’élégance, même pour un film d’action, j’aurais aimé des réflexions plus poussées sur les thématiques exploitées : enjeux sociaux, écologiques, les questions d’identité et d’avenir possible sur une terre ravagée, l’accès aux soins, etc.

À côté de ça, les scènes d’actions sont bien filmées. La station spatiale est très belle, l’esthétique de ce monde luxueux et les accessoires de haute technologie sont bien pensés pour nous transporter dans cette terre de 2159. Idem pour les paysages typés bidonville qui remplace nos villes, c’est bien pensé et présenté. La bande son ne m’a pas marquée, et le casting était très sympathique, je pense à Diego Luna, Matt Damon ou encore Jodie Foster. En tout cas, le film a de bons atouts et de très gros soucis, c’est du bon spectacle qui manque un peu de finesse et de travail, pourtant, les images sont jolies, le casting est investi et les décors/accessoires sont tops pour nous plonger dans ce futur hypothétique.



La mémoire de Babel de Christelle DABOS

Tome 3 de la Passe-Miroir – relecture
Éditions Gallimard Jeunesse – 2017 – 485 pages – 18 €


Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.


Il fallait que je relise ce troisième tome, à l’époque j’avais bien aimé, mais sans plus. Je n’aimais pas ce tournant, j’avais des difficultés à retrouver la plume qui m’avait tant séduite sur les deux premiers opus, je n’étais pas fan de Babel et surtout, je me rends compte que je n’étais pas attentive à ce que je lisais, que j’ai dû lire pas mal en diagonale. Bref, c’était le tome que j’aimais le moins et avec ce tome me trottait l’idée de relire la saga, car j’étais un peu convaincue d’avoir perdu tant d’éléments…

Chose faite aujourd’hui et en enchaînant les tomes, en relisant celui-ci, c’est la nuit et le jour. Déjà les pièces s’imbriquent davantage dans mon esprit concernant le fil rouge autour des Esprits de Famille, de Dieu et de l’Autre. D’ailleurs, je m’aperçois que les révélations faites sont incroyables, j’ai adoré toutes ces découvertes qui me fait faire des tonnes de théories, c’est comme si je lisais le tome pour la première fois. J’avais absolument tout oublié de cet arc narratif, j’avais même oublié tout ce qui concerne la petite Victoire, ces bribes qui servent d’interlude sont très intéressantes. La dernière bribe m’a totalement glacée, comment j’ai fait pour oublier ça ? Parce que ce final est terrifiant, tout comme ces dernières lignes, elles donnent très envie de se jeter sur la suite.

Ce que je n’avais pas oublié, c’est le système de Babel que j’avais détesté de part en part. Alors, je n’aime toujours pas l’ambiance malsaine de cette arche, avec cette course à la bien-pensance et cette compétition très dérangeante entre les étudiants. Toutefois, avec l’âge et peut-être aussi avec ce contexte de la guerre en Ukraine, je me rends compte que toute ceci revêt un caractère différent : la guerre de l’information, l’aseptisation en interdisant le mot guerre, etc. Les thématiques sont très intéressantes et très bien menées à travers les nouvelles aventures d’Ophélie.

Cette dernière a beaucoup changé, même si elle demeure fragile, elle se démène pour trouver la vérité et retrouver Thorn. Ce dernier est la plus grande surprise du tome niveau évolution, l’armure à peine fissurée du précédent opus, il se dévoile beaucoup plus et ça fait plaisir. Les retrouvailles et toute la dernière partie, les derniers chapitres, tout ceci montre que le duo est attachant, ce couple fait des merveilles. Je suis contente de retrouver les anciens personnages comme Archibald, Gaëlle, Roseline et Berenilde à travers ces bribes – cette relecture me permet également de comprendre davantage Babel et ses habitants comme Lazarus et son fils Ambroise, le professeur Wolf, Blasius ou encore Octavio, de mieux les apprécier par rapport à ma première lecture.

Conclusion, je ne suis pas une fan absolue de ce tome, comme j’ai eu à l’époque une épreuve non-corrigée elle est truffée de problèmes variés : des mots manquants, des blancs, des coquilles. Ce qui m’a un peu refroidie – sans compter que j’aurais dû relire les deux autres tomes pour mieux me lancer dans la lecture ou attendre le bon moment au lieu de me jeter dessus sans piqûre de rappel. Ce qui fait que j’ai réglé mes différends, la relecture me permet d’apprécier davantage l’histoire, les révélations, les surprises (bonnes ou mauvaises), les personnages. Si je ne suis toujours pas fan de Babel, j’en sais reconnaître les qualités en termes de thématiques et de réflexions personnelles.
25.5.22 2 comments


Seul sur Mars

Un film de Ridley SCOTT, 2015
Avertissement : [scènes chirurgicales]


Au cours d’une mission spatiale habitée sur Mars, et à la suite d’un violent orage, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort et abandonné sur place par son équipage. Mais Watney a survécu et se retrouve seul sur cette planète hostile. Avec de maigres provisions, il ne doit compter que sur son ingéniosité, son bon sens et son intelligence pour survivre et trouver un moyen d’alerter la Terre qu’il est encore vivant.


Un très chouette film, je le regarderai à nouveau pour m’attarder davantage sur certains détails, sur certains points, toutefois, il est très beau sur le plan visuel, même s’il est très inégal niveau rythme et un poil long. Deux heures auraient été amplement suffisantes, étirer pour étirer n’apportait pas grand-chose par instant, ça a même cassé mon immersion.

J’ai beaucoup aimé le contraste entre la survie sur Mars et l’effet plus grouillant de vie de la NASA. J’ai adoré l’esthétique du film qui est une vraie merveille pour les yeux, les scènes dans l’espace ou celles sur Mars sont totalement immersives, les objets utilisés pour l’exploration spatiale me scotche pour le réalisme apparent. Parce que je ne suis pas scientifique, je peux pas juger du réalisme absolu dans les décors, objets ou même de la possibilité de réaliser cet exploit de survivre sur Mars. L’histoire était très cool à suivre, j’ai bien aimé suivre Matt Damon dans ce scénario et même si je grince des dents côté rythme et lenteur, j’ai passé un bon moment.

Les musiques étaient parfaites, j’ai beaucoup aimé cette BO et les chansons choisies. Le casting était excellent, j’ai adoré revoir certains acteurs vus à travers le MCU comme Sebastian Stan, Michael Peña ou encore Benedict Wong. Matt Damon était extra dans ce rôle, Jessica Chastain était sympathique, Chiwetel Ejiofor et Sean Bean étaient au top. La VF était d’excellente qualité, franchement je n’ai absolument rien à redire, chaque élément pris individuellement était parfait, juste dans les émotions, beau à voir. J’ai juste eu ce côté « trop » avec la longueur du film.



I, Robot

Un film d’Alex PROYAS


À Chicago, en 2035, les robots sont pleinement intégrés dans la vie quotidienne. L’officier de police Del Spooner ne croit pas au suicide d’Alfred Lanning, qui est un des pères fondateurs de la robotique. Il tient donc à découvrir le meurtrier, et ses premiers soupçons se tournent vers un robot nommé Sonny. Cependant, tous les robots sont soumis, lors de leur construction, à trois lois.


Je suis curieuse de découvrir le roman d’Asimov désormais, je connaissais le film de nom, mais je ne m’étais jamais penchée dessus. Il est très sympathique à regarder, quelques petites choses qui me font tiquer, mais dans l’ensemble, c’était une chouette découverte. Le film est un bon film de science-fiction avec une belle part d’action, le rythme est soutenu.

L’histoire est très prenante, les thématiques exploitées m’ont énormément séduite avec ces affaires de robots et d’intelligence artificielle, l’histoire personnelle de Spooner, le petit côté thriller/intrigue policière, tous ces éléments m’ont convaincue. J’ai bien aimé les personnages rencontrés, je les ai trouvés hyper intéressants, toutefois, je ne suis pas hyper convaincue par le casting. Will Smith, c’est vraiment à double tranchant, par moment je trouvais qu’il en faisait des caisses et à d’autres c’était nickel. Sonny était extra, j’ai bien aimé ce robot. La VF était de très bonne qualité et la musique était très sympathique à écouter.

Le visuel est captivant. D’un côté, j’ai bien vu que le film date de 2004, certains effets ont vieilli – d’un autre côté, les robots sont très beaux dans leur design et leur rendu. L’esthétique de Chicago en 2035 était parfaite, les immeubles, les moyens de locomotion, même si en cette année 2022, ça prête à sourire, l’aspect futuriste était très cool à voir.

Alors, en effet, j’ai bien aimé le film et il ne va pas me laisser un souvenir incroyable, cependant, il m’a donné super envie de lire la saga à l’origine du film Le cycle des robots, donc mission réussie ! Dernière petite précision, il semblerait que le film s’inspire de la saga d’Asimov, mais n’en adapte aucun.




Les 7 mercenaires

Un film d’Antoine FUQUA, 2016 (d’après un film de 1960)


L’industriel Bartholomew Bogue règne en maître sur la petite ville de Rose Creek. Pour mettre fin au despotisme de l’homme d’affaires, les habitants, désespérés, engagent sept hors-la-loi, chasseurs de primes, joueurs et tueurs à gages – Sam Chisolm, Josh Farraday, Goodnight Robicheaux, Jack Horne, Billy Rocks, Vasquez, et Red Harvest. Alors qu’ils se préparent pour ce qui s’annonce comme une confrontation sans pitié, ces sept mercenaires prennent conscience qu’ils se battent pour bien autre chose que l’argent…


Très chouette film, j’ai passé un super moment devant et nul doute que je le regarderai à nouveau. J’avais bien aimé True Grit et Django, j’avais donc hâte de retourner du côté du western, d’autant plus que je gardais un bon souvenir d’un autre film d’Antoine Fuqua, Le roi Arthur. Je suis clairement contente de cette découverte !

N’ayant pas vu le film de 1960, je suis incapable de dire s’il s’agit d’un bon remake ou pas du tout, en tout cas, le film est bien fait. D’un point de vue esthétique, visuel, j’étais conquise. L’immersion est bien faite à travers les costumes, les armes, les décors – que j’ai trouvé somptueux personnellement. Tout est soigné et on rentre dans cette ambiance western. Les scènes d’actions sont intenses et rythmées, ça envoie du lourd et ça peut être assez violent par instant. La musique était superbe, j’ai beaucoup aimé le thème principal ainsi que quelques morceaux, la musique sait rester discrète et pourtant, elle s’insère parfaitement dans l’ensemble.

L’histoire est « classique » pour le western. Des mercenaires et hors-la-loi forment une troupe très mal assortie et qui va devoir aider toute une ville à se défendre face à une armée impitoyable venue leur prendre leur terrain pour le compte d’un riche industriel. Histoire de vengeance sur plus d’un niveau, une histoire de cohésion de groupe, de prix humain et du prix de la liberté, franchement, il y avait de chouettes éléments qui m’ont séduite.

Enfin, le casting était trois étoiles, chaque comédien et comédienne était dans leur rôle, c’était très intense dans les émotions, l’alchimie entre les sept mercenaires était très sympathique à voir au fil du film. J’ai adoré les personnages de Sam Chisolm (Denzel Washington), celui de Goodnight Robicheaux (Ethan Hawke) qui était très intéressant dans son histoire personnelle, celui de Billy Bocks (Lee Byung Hun) ou encore Josh Faraday (Chris Pratt). J’ai également beaucoup aimé le personnage d’Emma Cullen (Haley Bennett) qui était fascinant et parfait. La VF était d’excellente qualité, j’étais happée dans le film dès le départ jusqu’au générique de fin, avec une bataille finale très marquante.


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30.3.22 7 comments




Les 4 Fantastiques

Un film de Josh TRANK, 2015


Adaptation moderne et résolument nouvelle de la plus ancienne équipe de super-héros Marvel, le film se concentre sur quatre jeunes génies qui se retrouvent projetés dans un univers alternatif et dangereux, qui modifie leurs formes physiques mais aussi leurs vies de façon radicale. Ils devront apprendre à maîtriser leurs nouvelles capacités et à travailler ensemble pour sauver la Terre d’un ancien allié devenu leur ennemi.


Alors, non.

Bien évidemment, je vais tenter de définir au mieux mon ressenti sur ce film. Je ne veux plus jamais entendre ou lire un avis négatif sur les 4 fantastiques avec Ioan Gruffudd, Jessica Alba, Chris Evans et cie. Parce que clairement, ce reboot est clairement horrible, on dirait un teenage movie sur fond de « Les 4 Fantastiques ».

Le casting est peut-être sympa sur d’autres films, mais là, ça joue à côté de la plaque. Je n’ai pas aimé les personnages que j’ai trouvés un peu plat et cliché, ça manquait d’alchimie et de ce fait, tous les dialogues sonnaient un peu creux et manquaient de muscles. J’ai pas été emballée par l’intrigue, je l’ai trouvée un peu molle, avec des enjeux pas très captivants et des thématiques inexistantes ou pas très intéressantes.

Le film fait moins de deux heures, mais il est extrêmement long à se mettre en place et seule la dernière demi-heure m’a réveillée, dès que Fatalis apparaît en fait. La bande son est pas très mémorable, je ne me rappelle de rien, même en la réécoutant en dehors du film. Fatalis est super terrifiant et très bien fait sur le plan du design (costume) et les effets spéciaux sont super beaux, les pouvoirs magiques, la planète visitée, le final, esthétiquement le film était très beau.

J’espère qu’un jour, le reboot des 4 Fantastiques sera aussi grandiose qu’un film du MCU, parce que le groupe mérite vraiment d’être mis en valeur.




Kong : Skull Island

Un film de Jordan VOGT-ROBERTS, 2017


Un groupe d’explorateurs plus différents les uns que les autres s’aventurent au cœur d’une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…


Très sincèrement surprise. Je ne suis pas une fan de la licence King Kong, j’avais bien aimé un film, celui de 2005 avec Naomi Watts et Adrien Brody qui était plutôt classique par rapport à ce que je connaissais de l’histoire King Kong. Là, on est sur quelque chose de très différent et j’en ressors très contente de l’avoir vu. Et quand je regarde le final, je me demande si des « suites » n’étaient pas envisagées à la base, sur d’autres créatures comme Godzilla par exemple.

En tout cas, le film ne casse pas trois pattes à un canard, il est pas marquant ou révolutionnaire. Ce qui m’a conquise, c’est le casting et l’ambiance du film. L’atmosphère est méga pesante, c’est sombre et violent, c’est un film qui joue sur la tension, qui est terrifiant et dramatique, pas très joyeux. J’ai apprécié les thématiques exploitées comme la guerre, le jusqu’au boutisme de certains militaires et scientifiques pour leur ego personnel. J’ai beaucoup aimé l’esthétique très année 70, les couleurs du film – rien que l’affiche est top pour ça, les décors, les effets spéciaux pour créer les créatures de l’île.

Le casting m’a totalement séduite. J’adore Brie Larson en photo-reporter de guerre, elle campe un personnage perspicace et féministe, avec une sensibilité bien présente, courageuse sans être une tête brûlée. J’ai bien aimé l’alchimie invisible et pourtant très chouette que son personnage a avec Conrad (Tom Hiddleston). Ce dernier ne joue pas le mercenaire brut de pomme, c’est un homme raisonnable, expérimenté, qui sait être pacifique et soucieux des autres. Samuel L. Jackson fait un Packard des plus terrifiants, il me rappelle un subtil mélange entre Rourke (Atlantide l’empire perdu), Clayton (Tarzan), on sent que la guerre l’a marqué. J’ai bien aimé le personnage de Marlow qui était super drôle et parfait en guide inattendu, en survivant éclairé.



Les Longueurs de Claire CASTILLON

Gallimard Jeunesse, Scripto (On lit plus fort) – 2022 – 185 pages – 10 €
Avertissement : [violences sexuelles, viol, agressions sexuelles, violences psychologiques, pédophilie]


« Tu es fermée comme une outre, me dit maman. Toute floue, Lili. Et puis fuyante. Il se passe quelque chose, dis-moi. On t’a fait un sale coup ? Je peux t’aider ? Je te dépose au collège ? » Outre noire. Peinture. Soulages. Cours d’art plastique avec Mme Peynat en salle 2B. Concentre-toi, Lili. Trouve la solution. Il y a toujours une voie de réchappe. Les mamans savent, à peu près. D’instinct, elles devinent. À peu près. La mienne sait que dans sa fille quelque chose ne marche plus. Dans la tête d’une enfant sous l’emprise d’un pédophile : un roman vertigineux et cru, porté par le talent magistral de Claire Castillon.


Un roman très court et parfaitement percutant, il était inutile de faire durer le récit plus longtemps et l’autrice l’a pleinement compris, plus de pages et le roman sombrer dans une voie qui devenait malsaine. Alors que là, comme le récit est court, il est fait office de coup de poing et restera sans aucun doute très marquant. Je suis entièrement d’accord avec la postface qui estime que ce roman devrait être lu, étudié en classe et davantage montré, parce qu’il a tout pour faire comprendre ce sujet aussi horrible qu’important : la pédophilie.

L’histoire raconte de manière juste et édifiante ce qui se passe dans la tête d’Alice depuis sa rencontre avec Mondjo jusqu’à ce que la vérité éclate. L’autrice nous raconte comment les faits se nouent, s’imposent et deviennent le quotidien de la victime, comment tout est accepté par Alice qui est sous l’emprise de son agresseur, comment elle parvient à se poser des questions, à s’interroger, à comprendre qu’il y a un hic et comment cette bulle de mensonges va éclater. L’intrigue est donc prenante dès les premières lignes jusqu’au dénouement final, et tout au long du récit, les faits sont d’une extrême gravité et permettront à chaque pré-ado et ado de comprendre le sujet et peut-être de s’en sortir s’ils sont victimes ou témoins.

L’autrice a su choisir ses mots, elle utilise des termes simples avec des phrases courtes, des métaphores qui sont loin d’être obscures, et pourtant elle ne sombre pas dans le vulgaire ou la surenchère. C’est écrit avec une grande justesse, des mots qui heurtent et qui interrogent, qui mettent en lumière cette violence encore taboue dans la société. C’est écrit avec subtilité et élégance tout en étant percutant et marquant. J’ai eu un peu de mal au départ avec cette plume très hachée, mais j’ai fini par être totalement prise par le vécu d’Alice.

Les personnages sont criants de vérité, humains. J’ai beaucoup aimé le travail psychologique fait par l’autrice pour présenter des personnages loin d’être parfait, les parents d’Alice en sont un exemple, pareil pour Mondjo qui est tout bonnement une ordure hors catégorie, c’est même édifiant tant il est probable que chacun ou chacune d’entre nous ait pu croiser la route d’un Mondjo, d’une Alice. En tout cas, en dépit du peu de pages du récit, les personnages sont réalistes et j’ai beaucoup appris à travers les yeux d’Alice. C’est un roman que l’on devrait tous et toutes lire, parce que tout est juste, maîtrisé et que ce livre est nécessaire et glaçant.



Cœur d’encre de Cornelia FUNKE

Folio Junior – 2010 – 653 pages


Meggie, douze ans, vit seule avec son père, Mo. Comme lui, elle a une passion pour les livres. Mais pourquoi Mo ne lit-il plus d’histoires à voix haute ? Ses livres auraient-ils un secret ? Leurs mots auraient-ils un pouvoir ? Un soir, un étrange personnage frappe à leur porte. Alors commence pour Meggie et Mo une extraordinaire aventure, encore plus folle que celles que racontent les livres. Et leur vie va changer pour toujours…


En attendant de vous offrir mon retour sur cette trilogie et donc de lire les tomes 2 et 3, je peux déjà faire un retour de ce premier tome. Je l’avais déjà lu, peu de temps après ma découverte du film qui me plaît autant que le roman, si ce n’est plus pour une raison très simple : les longueurs qui donnent un effet de lenteur pas toujours agréable. Cela étant dit, j’ai passé un bon moment avec ce premier tome, ma relecture de celui-ci n’a pas entaché mon enthousiasme et j’ai hâte de me plonger dans Sang d’Encre.

L’intrigue est un poil longue, mais dans ses grandes lignes elle me plaît énormément. C’est tout ce que j’aime avec des affaires de familles, beaucoup de références livresques ou au monde du livre (relieur, écrivain, conteur, collectionneur de livres), une aventure hors du commun avec de chouettes péripéties et un final grandiose. Une intrigue qui a ses bons ingrédients à base d’émerveillement et de drames, d’émotions et d’actions, il y a largement de quoi maintenir son intérêt éveillé et le final m’a entièrement séduite.

L’univers même de Cœur d’encre me fascine, j’adore les ouvertures de chapitres avec ces références littéraires – ça me donne très envie de lire Princesse Bride, de relire le Hobbit et le Seigneur des anneaux. Tout ce monde à la fois féerique et dangereux donne de la matière à l’autrice qui nous offre une belle histoire fantastique, aussi belle que terrifiante. J’ai beaucoup aimé ce monde de Cœur d’encre, protagonistes comme antagonistes sont très intéressants à suivre, j’aime beaucoup Meggie et son père Mo, Doigt de poussière est fascinant, Capricorne est terrifiant.

L’autrice a su créer un monde entre réalité et fantasy qui s’avère passionnant à découvrir au fil des pages, elle a su donner vie à ses personnages, elle sait créer des ambiances très prenantes avec des descriptions très fouillées. Cœur d’encre possède pour moi cette part d’aventure avec des codes propres aux contes, un subtil mélange entre la magie qui fait rêver et des instants qui nous plongent dans l’effroi.


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23.2.22 8 comments
Auteur : Antoine de Saint-Exupéry
Titre : Le Petit Prince
Folio Junior édition spéciale
1997
124 pages
Publication d'origine : 1943


- Résumé -
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait :
- S'il vous plaît... Dessine-moi un mouton !
- Hein !
- Dessine-moi un mouton...
J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement.

3.2.19 6 comments
Genre (s) : Drame, Romance
Auteur : Jane AUSTEN


J'ai découvert ce roman juste après avoir lu Orgueil et préjugés. Je vous avoue que j'ai peu d'affinités avec le roman de Jane Austen, en revanche, j'ai beaucoup aimé les adaptations : les illustrations du manga, les castings et les décors, la musique.
Je vous souhaite une belle découverte avec cet article :)


- Synopsis -
Au siècle dernier en Angleterre, à la suite du décès de leur père, les soeurs Dashwood et leur mère sont contraintes de réduire drastiquement leur train de vie et de quitter leur propriété pour s'exiler à la campagne. L'aînée, Elinor, renonce à un amour qui semble pourtant partagé, tandis que sa cadette, Marianne, s'amourache du séduisant Willoughby.

12.8.18 4 comments

Paddington et le Noël surprise
 
Micheal BOND avec les illustrations de R. W. ALLEY
 
Michel Lafon — 2014 — 30 pages

— Résumé —
Quand la famille Brown emmène Paddington dans un grand magasin pour rencontrer le Père Noël, il est aux anges. Mais la visite tant attendue est décevante : le jardin d'hiver du Père Noël n'est pas aussi joli que la jardinière de Mme Bird, et le seul renne présent est en plastique... Dépité, le petit ours se décide à prendre les choses en pattes. Mais, comme toujours quand Paddington s'en mêle, les catastrophes s'enchaînent !
23.10.17 11 comments
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Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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