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La citadelle d'Ewylyn



L’ascension d’Emily de Lucy Maud MONTGOMERY
Tome 2 de la série Emily
Éditions Monsieur Toussaint Louverture – 2024 – 412 pages – 18 €50
Littérature | Classique | Amitié | Famille | Enfance et éducation | Imagination | Écriture et Art



Résumé du tome 1 >
Après dix merveilleuses années d’une existence libre et presque magique aux côtés de son père, Emily Byrd Starr se retrouve soudain arrachée à son foyer et confiée à de lointains parents pétris de règles et de traditions dans la digne et rurale demeure de New Moon. Néanmoins, la fillette à l’âme indomptable est capable de faire face à tout, car elle possède un secret : elle écrit. Décidée à devenir poétesse, elle transforme le plomb du quotidien en or vaporeux. Armée de sa poésie et de son piquant sens de l’observation, elle explore le monde qui l’entoure, résout ses conflits et rend coup pour coup. Si les mots sont ses alliés, elle peut aussi compter, dans sa quête, sur des compagnons inoubliables : son attachant cousin Jimmy ; Ilse, son amie audacieuse au tempérament volcanique ; Teddy, le jeune artiste qui doit cacher à une mère un peu trop protectrice ses aspirations, ou encore Perry, le garçon de ferme qui ferait tout pour Emily.


Un deuxième opus qui respire l’automne et la rentrée des classes, ce qui se ressent dans la couverture, mais aussi par la majeure partie du récit concentré sur les trois années d’études de la jeune Emily devenue une adolescente entre 12 et 15 ans. J’ai passé un bon moment de lecture, même si je suis loin du coup de cœur du premier tome, en revanche, ce coup de mou ne m’empêchera pas une seule seconde de me jeter sur le troisième et dernier livre de la série.

Très heureuse de retrouver l’héroïne, après l’avoir suivie enfant, voici que le livre nous plonge dans son quotidien d’adolescente, prête à faire des études en compagnie de sa bande d’amis, Ilse, Perry et Teddy. J’aime Emily pour sa personnalité hors du commun, elle a ce petit côté Elisabeth Bennet où elle remarque plein de détails chez les autres, dans son environnement, s’en amuse dans son carnet. Je note une belle évolution du personnage, elle est toujours rêveuse, pleine d’imagination, mais se révèle patiente, obstinée. J’ai adoré découvrir ces trois années à ses côtés, en lisant ces entrées dans son journal, ses lettres.

Ce qui me fascine le plus avec cette saga, c’est l’immense présence de l’autrice. Elle nous parle directement d’imagination, d’écriture et du métier, Emily se plonge corps et âme dans sa quête, elle travaille sa plume, lit énormément, s’exerce dans divers genres pour diversifier son travail, reçoit une multitude de refus… Et derrière ces nuages, il y a les bonnes nouvelles, toutes ces réflexions sur le sujet me parlent, me touche également.

Surtout que la plume de l’autrice demeure soignée, élégante, avec cette verve piquante lorsqu’il s’agit de s’indigner, elle se révèle douce et poétique pour célébrer la nature. C’est drôle et irrévérencieux, c’est apaisant et plein de charme, j’ai passé un chouette moment à découvrir les environs, à rencontrer les nouveaux personnages qui sont aussi aimables que d’autres sont détestables, je pense à cette peste d’Evelyn. Ce qui m’a un peu manqué, c’est la présence de Teddy et de Perry, Ilse apparaît davantage que les deux garçons. J’ai bien aimé découvrir le quotidien auprès de tante Ruth que j’ai mis du temps à apprécier.

Teddy m’a manqué, parce que c’était mon petit chouchou, j’étais contente de voir les quelques rares scènes où il est présent, car son lien avec Emily est sublime. Perry m’a souvent agacé, mais je suppose que c’est son caractère très vantard qui me fait cet effet. J’étais heureuse aussi de revoir par fragments New Moon et ses habitants.

Je suis plutôt mi-figue mi-raisin sur Tordo Priest. Autant je trouve que la relation est chouette, j’avais la sensation qu’il avait un peu la complicité et la culture que le père d’Emily avait, un père de substitution quelque part. Pour autant, il a une attitude de soupirant qui me déplaît parce qu’il a l’âge d’être le père d’Emily, alors je ne sais pas comment cela va évoluer, même si je suis convaincue que le fort caractère d’Emily la sauvera.

Maintenant, si l’on enlève ce qui manquait et ce qui m’a gêné, je dirais que le rythme de l’histoire est inégal. Si l’ambiance est superbe, si c’est apaisant et douillet, je dois avouer que les 100 premières pages et les 100 dernières sont excellentes à mes yeux. Rythmées, avec de bons rebondissements, c’était ultra plaisant à lire et je ne me suis pas ennuyée. Ce qui n’a pas été le cas pour les 200 du milieu, où mon attention était en dents de scie, malgré de très bonnes trouvailles. Dans les grandes lignes, l’histoire est prenante, mais certains aspects m’ont fait perdre mon attention. Je suis donc impatiente de découvrir le prochain tome pour savoir comme l’intrigue va se découper.



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Emily de New Moon de Lucy Maud MONTGOMERY
Tome 1 de la série Emily
Éditions Monsieur Toussaint Louverture – 2024 – 413 pages – 18 €50
Littérature | Classique | Amitié | Famille | Enfance et éducation | Imagination | Écriture et Art
Avertissement : [mort et deuil]



Après dix merveilleuses années d’une existence libre et presque magique aux côtés de son père, Emily Byrd Starr se retrouve soudain arrachée à son foyer et confiée à de lointains parents pétris de règles et de traditions dans la digne et rurale demeure de New Moon. Néanmoins, la fillette à l’âme indomptable est capable de faire face à tout, car elle possède un secret : elle écrit. Décidée à devenir poétesse, elle transforme le plomb du quotidien en or vaporeux. Armée de sa poésie et de son piquant sens de l’observation, elle explore le monde qui l’entoure, résout ses conflits et rend coup pour coup. Si les mots sont ses alliés, elle peut aussi compter, dans sa quête, sur des compagnons inoubliables : son attachant cousin Jimmy ; Ilse, son amie audacieuse au tempérament volcanique ; Teddy, le jeune artiste qui doit cacher à une mère un peu trop protectrice ses aspirations, ou encore Perry, le garçon de ferme qui ferait tout pour Emily.



J’étais très curieuse de découvrir cette trilogie, l’autrice avait un profond attachement pour Emily qui lui ressemblait beaucoup, même si j’avais peur de retomber dans un Anne Shirley bis, j’ai tenté l’aventure avec le premier tome. Un coup de cœur qui m’a poussé à acheter le second dans la foulée, j’ai adoré cette lecture et je suis impatiente de retrouver Teddy, Ilse, Emily et les autres.

La plume de l’autrice demeure inchangée, j’aime ce côté tranche de vie où l’on suit le quotidien de la jeune enfant se transformer en adolescente, avec des histoires d’amitié, d’école, de trahisons, de famille, de repas et de gaffes innocentes, de rivalités de clan, d’espoir dans l’avenir. J’ai retrouvé avec plaisir ce style magique qui donne du caractère et de la magie à la nature, aux humains et aux journées pas si banales en fin de compte. C’est hyper agréable à lire avec un bel objet-livre en plus de ça, notamment avec sa magnifique couverture qui m’a fait penser un bel été avec ces teintes de bleu, jaune et violet.

Alors oui, les thèmes et la plume sont toujours là, nous avons une ode à l’enfance et à la puissance de l’imaginaire, à l’amitié indéfectible entre nos jeunes protagonistes, à la dureté de la vie et à la résilience par les mots, au caractère enchanteur des petits rien. J’étais tentée de dire que l’on a une Anne Shirley bis. Perdu ! Parce que Emily et Anne, en dépit de quelques traits communs, comme la sensibilité et la rêverie, malgré l’amour de l’écriture, elles n’ont rien en commun.

Emily est davantage mélancolique et un brin taciturne, plus pétillante et vive d’esprit, plus piquante également, déterminée à devenir poétesse et écrivaine. Elle n’en demeure pas moins attachante, sincère et drôle, mais elle a un petit côté Elizabeth Bennet qui ne m’a pas déplu. J’ai donc adoré cette nouvelle héroïne, découvrir ses aventures, ses pensées et ses écrits. Ses relations avec les autres personnages sont savoureuses, comme avec sa famille, avec Teddy (qui est sans conteste mon chouchou), Jimmy le cousin hyper attachant et sympathique.

La galerie de personnages inventés par l’autrice donne une histoire intéressante à découvrir, des quiproquos et des situations aussi rocambolesques que tendues, aussi touchantes que drôles. J’avais là aussi, très peur de retomber dans le déjà-vu, mais l’autrice a déjoué toutes mes appréhensions, le caractère d’Emily rend toutes les événements nouveaux, sa perception très personnelle des choses font qu’on reste captivée par le récit du début à la fin. Je me suis laissée prendre par l’intrigue et suis restée jusqu’aux dernières lignes, attendrie, émue par ce premier tome qui promet une belle fresque.


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Livre Rilla, ma Rilla de Lucy Maud Montgomery avec des journaux anciens et cartes postales anciennes


Rilla, ma Rilla de Lucy Maud MONTGOMERY
Tome 8 de la série de la série Anne
Les chroniques de tous les autres tomes sont disponibles
Anne de Green Gables - Anne d'Avonlea - Anne de Redmond
Anne de Windy Willow - Anne et sa maison de rêve
Anne d'Ingleside - La Vallée Arc-en-Ciel
Éditions Monsieur Toussaint Louverture – 2023 – 373 pages – 17 €50
Classique de la littérature | Famille et amitié | Tranche de vie | Deuil | Guerre
Avertissement : [le récit contient des dialogues et des scènes autour du deuil et de la mort, des violences physiques et verbales, histoires liées à la Première Guerre Mondiale]



Les enfants d'Anne et Gilbert continuent à nous charmer par leur imagination fertile. Rilla se révèle aussi vive d'esprit que sa mère. La Première Guerre mondiale éclate en Europe, et Lucy Maud Montgomery en relate les étapes depuis le lointain Canada, à travers des yeux d'adolescents. Les habitants de l'île du Prince Édouard, solidaires dans leur lutte contre les injustices, défendent corps et âme la France envahie…



Dernier opus de la saga Anne, même s’il me restera à lire le tome compagnon (Chroniques d’Avonlea). C’était un tome particulier, dans son ambiance, pour l’héroïne qu’il met en valeur, parce qu’il est voilé par la nostalgie, cet aspect de fin. Il m’a dérouté à bien des niveaux, et je ressors heureuse de cette lecture, triste d’avoir fini la série, nostalgique des tomes passés et apaisée quant à l’idée de tout relire.

Ce tome est impacté du début à la fin par la Première Guerre Mondiale, du début du conflit jusqu’au traité de paix et le retour des soldats du front, chaque personnage vibre au rythme des batailles, des victoires et des défaites. J’ai bien ressenti cette idée que le temps s’arrête, que tout se brouille dans la temporalité pour ne tourner qu’autour de la guerre. Les protagonistes émettent des hypothèses, prennent des nouvelles des hommes, s’affairent à faire tourner l’économie locale, lisent les journaux pour s’intéresser à la géopolitique, au conflit. C’est à la fois replié sur soi et pourtant connecté au monde, une ambiance de temps suspendu, d’incertitude, d’anxiété quant à l’avenir.

J’ai été admirative du travail de l’autrice, elle a parfaitement su mêler l’ADN de sa saga Anna avec ces envolées poétiques, ce roman tranche de vie apaisant et lumineux, ces personnages humains et attachants, cette nature vibrante avec un cadre de vie charmant, à quelque chose de plus terrifiant, angoissant et triste. D’où cette impression de mélancolie qui imprègne chaque ligne du récit.

C’était super bien écrit et la part belle à l’histoire avec des informations précieuses sur le conflit mondial, personnages historiques, batailles, Verdun, les discours politiques, les alliances et trahisons, j’ai adoré en apprendre plus. J’avais un peu peur en ouvrant le livre d’avoir trop de détails, d’être perdue ou de ne pas apprécier ma lecture, mais finalement, l’autrice a su donner des émotions, de la précision et maintenir un équilibre entre la petite et la grande histoire.

Autre petite frayeur que j’avais en ouvrant le livre, Rilla. La plus jeune enfant d’Anne est un brin vaniteuse et superficielle, je l’ai trouvé adorable et attachante petite, mais j’avais conscience que ces défauts seraient moins charmants en grandissant. Les premiers chapitres m’ont fait un peu suer, mais au final, Rilla a été formidable. Elle a évolué à cause du conflit, elle a gagné en maturité, en générosité, elle est devenue débrouillarde et patiente, résiliente et courageuse, j’ai été épatée de voir les changements au fil des chapitres.

Je pourrais regrette éternellement de ne pas avoir plus souvent Anne et Gilbert, mais leurs apparitions sont toujours passionnantes à lire, et mine de rien, Gilbert est davantage présent. J’ai été très touchée par l’histoire des garçons de la famille, Jem, Walter, Shirley, envoyés au front, avec forcément son lot d’horreurs et de tragédies. Lucy Maud Montgormery n’a pas épargné la famille d’Anne à travers ce conflit, et j’ai adoré la grande sororité qui se dégage du récit, la solidarité était présente, l’optimisme et l’espoir restent des valeurs fortes du roman.

Au final, j’avais différentes craintes par rapport à ce dernier opus et surtout, j’étais triste à l’idée de quitter ces personnages. L’autrice a fait un roman fort de caractère, avec des émotions palpables, des événements tragiques, une fin très émouvante et délicate, un récit soigné sur la Première Guerre Mondiale, ni édulcoré ni trop détaillé. Le livre aborde de belles valeurs avec des protagonistes inoubliables, l’ambiance est à la nostalgie et à l’espoir. Lucy Maud Montgomery a réussi à faire s’envoler toutes mes appréhensions, ce tome est parfaitement ancré dans la saga en dépit de ses différences et il conclut merveilleusement bien la série.


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La Vallée Arc-en-ciel de Lucy Maud MONTGOMERY
Tome 7 de la série de la série Anne Shirley
Tome 1 | Tome 2 | Tome 3 | Tome 4 | Tome 5 | Tome 6
Éditions Monsieur Toussaint Louverture – 2023 – 318 pages – 17 €50
Classique de la littérature | Éducation | Famille et amitié | Tranche de vie
Avertissement : [le récit contient des dialogues et des scènes autour du deuil et de la mort, des violences physiques et verbales, du harcèlement]



Mère dévouée et heureuse, Anne a conservé tout son charme, sa fraîcheur, son humour. Ses enfants ont hérité de son imagination, comme Walter, un écrivain en herbe, amoureux de la nature. Lorsque survient Mary Vance, une orpheline comme le fut Anne, celle-ci saura lui inculquer les valeurs qui rendent heureux dans le respect d’autrui.



Si j’avais eu l’impression de retrouver en partie l’esprit de la trilogie Sophie de Réan (Comtesse de Ségur) avec le précédent opus, celui-ci tombe clairement dedans ! Pour mon plus grand plaisir, j’avoue. J’avais un peu peur de découvrir un tome avec moins de charme, de poésie, d’ode à l’imaginaire, car Anne disparaît peu à peu de cette saga au profit de ses enfants. Pourtant, j’ai passé un excellent moment de lecture au cœur de la Vallée Arc-en-ciel et j’ai désormais hâte de pouvoir lire Rilla, ma Rilla.

C’est un livre qui sent bon le printemps et l’été je trouve, il a cette couverture absolument magnifique qui donne le ton : nous allons suivre les aventures d’enfants aux tempéraments variés au cœur d’une vallée luxuriante, limite rendue magique par l’imagination des habitants d’Ingleside. C’était un livre plein de douceur et de charme, il ne m’a pas fallu longtemps pour le lire une fois reçu ! C’était un régal de se plonger dans ces pages, de retrouver la famille Blythe et de passer tout ce temps en leur compagnie, mais pas que ! En effet, nous suivons aussi les frasques et les idées drôles ou loufoques des enfants Meredith et de l’orpheline Mary Vance.

J’ai adoré découvrir chacun d’entre eux à travers leurs histoires, le temps pour l’autrice de parler de thèmes qui lui sont chers comme l’éducation, l’imagination, l’amour, la famille… ce sont une nouvelle de petites tranches de vie où j’ai adoré voir ces enfants grandir, mûrir, se questionner sur eux-mêmes et sur le monde qui les entoure, faire des sottises et tenter de réparer leurs fautes sous le regard attendri de certains adultes ou horrifiés des autres.

Encore une fois, l’autrice utilise des thèmes simples pour faire passer des messages, pour instaurer un climat où il fait bon de se poser, d’imaginer les lieux, mais elle ne me perd jamais. À aucun moment, j’ai cette impression de tourner en rond, de m’ennuyer que cela soit dans ce tome ou en repensant aux tomes d’avant. Je suis admirative du travail abattu pour donner une âme à chaque chapitre et à chaque tome, des intrigues et des dialogues qui ne lassent jamais, ce sentiment d’avoir une saga intemporelle, moderne et pourtant ancrée dans une époque précise.

Les enfants Blythe sont absolument adorables, ils ont tous une personnalité, une manière d’aborder le monde qui leur est propre, ils sont aussi merveilleux que leur parent, gentils et attentionnés envers les autres, jamais méchants ou condescendants. Ils apprécient la compagnie des enfants Meredith avec lesquels ils aiment s’amuser et cela fait du bien de voir un groupe aussi solidaire. Car les enfants du pasteur, Carl, Una, Faith et Jerry sont attachants à leur façon, dans leur histoire, dans leurs idées qui m’ont plus d’une fois fait rire, j’avais comme Anne une grande indulgence à leur égard, parce qu’ils sont très chouettes à découvrir.

J’ai eu plus de mal avec Mary Vance, c’est certain, et je suis toujours aussi triste de ne pas voir Gilbert Blythe. Et même si Anne m’a souvent manquée, j’ai toujours aimé chacune de ses apparitions et de ses répliques, elle reste pleine de malice, attachée à ses enfants et remet souvent certains adultes à leur place. En tout cas, quel régal de revoir certaines connaissances des tomes précédents, même si j’avoue, j’aurais aimé avoir des nouvelles d’Avonlea et de Marilla, de Diana et d’autres personnages découverts jusqu’à présent. C’est comme ça, je peux toujours les retrouver dans les tomes précédents, cela me poussera à relire la saga, une idée qui ne me déplaît pas.

L’écriture est toujours charmante et délicate, j’aime les descriptions des lieux, c’est une vraie ode à la nature et c’était plaisant de découvrir les nouveaux personnages qui peuplent Ingleside et la Vallée Arc-en-ciel, l’autrice leur donne a tous un chapitre pour briller, des aventures pour qu’ils puissent s’exprimer, adultes comme enfants sont très bien décrits. J’apprécie la manière de dépeindre les émotions, d’être aussi bienveillants et malicieux, avec cette pointe de poésie, cela a donné à ma lecture cet aspect de bulle réconfortante et paisible.


Livre lu pour le Blossom Spring Challenge, édition 2023


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Anne d’Ingleside de Lucy Maud MONTGOMERY
Tome 6 de la série de la série Anne de Green Gables
Tome 1 | Tome 2 | Tome 3 | Tome 4 | Tome 5
Éditions Monsieur Toussaint Louverture – 2022 – 345 pages – 17 €50
Classique de la littérature | Éducation | Famille et amitié | Tranche de vie
Avertissement : [le récit contient des dialogues et des scènes autour du deuil et de la mort, des violences physiques et verbales, du harcèlement]


Laissant derrière eux leur maison de rêve, Anne et Gilbert emménagent à Ingleside, à Glen St-Mary. Et ils ne sont pas seuls ; désormais mère d’une fratrie de six enfants, entourée d’amis précieux et atypiques, la petite orpheline assoiffée d’amour et de tendresse semble avoir étanché sa soif.



Un sixième tome formidable, qui est la parfaite continuité d’Anne et sa maison de rêve où l’on voit à quel point le temps passe vite, car les repères temporels sont moins marqués par rapport aux premiers tomes. On sent à quel point Anne est accaparée par ses enfants qu’elle aime profondément et elle s’investit dans leur éducation, dans leur manière de percevoir le monde. J’ai trouvé le tome très délicat, doux avec cette légère pointe de mélancolie qui forcément s’invite davantage, il ne reste que deux tomes avant la fin de la saga désormais.

J’ai apprécié ce tome parce qu’il m’a clairement fait penser à Anne de Green Gables et aux Malheurs de Sophie. Ce tome nous permet de découvrir chaque enfant d’Anne (ou presque) à travers de petits chapitres bourrés d’anecdotes, d’événements qui à leurs yeux sont impressionnants alors qu’à échelle adulte, cela paraît peu grave. C’est le message principal que je retiens, j’ai aimé le fait qu’Anne nous transmette de belles valeurs et aide ses enfants avec sa sensibilité et sa manière d’être, avec son imaginaire si atypique qu’elle aura transmis à chacun de ses enfants.

Les aventures des petits Blythe m’ont totalement transportée, c’était charmant, touchant, très bien contés et m’ont donné envie d’en avoir un peu plus, de rester à Ingleside en leur compagnie. Ce sont de belles histoires sur les apparences trompeuses, le mensonge et la vérité, sur l’importance de l’imagination et la poésie, sur l’instant présent et la famille – je reste admirative du fait que l’autrice utilise les mêmes thèmes depuis le départ, mais a toujours su se renouveler, trouver des angles différents pour nous tenir attentif. J’ai été très sensible à la première partie du récit avec la parente de Gilbert qui était un personnage atroce, je sentais l’aspect terne, je ressentais la colère sourde et l’appel à l’aide des personnages devant cette situation dans laquelle, ils s’étiolaient.

Anne vit aussi sa part d’histoires, outre sa présence réconfortante et rassurante auprès de ses enfants, elle a sa petite histoire personnelle, celle qui la lie avec Gilbert et qui la plonge dans de nouvelles émotions, de nouveaux pans à explorer. J’ai beaucoup aimé cette petite portion du récit – même si évidemment, j’aurais aimé en lire davantage. Je comprends l’idée de passage, de transmission, de voir que ce sont les enfants le point central et plus Anne et Gilbert. Cependant, ils m’ont quand même un peu manqué, surtout Gilbert que j’ai trouvé plus distant, moins attachant qu’au début, alors que j’adore ce personnage et que je l’apprécie toujours autant.

Les personnages sont travaillés, nouveaux comme anciens, vivants comme morts, toute cette galerie exposée depuis le premier opus nous revient physiquement ou par souvenirs. Les descriptions sont toujours au top, j’aime lire les textes de Lucy Maud Montgomery, parce qu’elle sait parler des émotions, ses sujets sont abordés avec justesse et retenu, les différents lieux prennent vie sous nos yeux avec charme et poésie.

C’est vivant et malicieux, délicat et soigné, c’est un régal de se plonger dans l’univers d’Anne Shirley-Blythe. De plus, l’objet-livre est sublime, cette couverture des éditions Toussaint Louverture est somptueuse. Découvrir ces petites tranches de vie et prendre part aux joies et aux peines de la famille Blythe fait que ce tome a une saveur particulière et qu’il restera longtemps dans ma mémoire.


Livre lu pour le Cold Winter Challenge, édition 2022

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Anne et sa maison de rêve de Lucy Maud MONTGOMERY
Tome 5 de la série de la série Anne de Green Gables
Éditions Monsieur Toussaint Louverture – 2022 – 330 pages – 16 €50
Classique de la littérature | Éducation | Famille et amitié | Tranche de vie
Avertissement : [le récit contient des scènes abordant le deuil et la mort, le handicap]


Anne et Gilbert sont mariés. Ils ont quitté Avonlea pour s’installer dans un village de pêcheurs où Gilbert pratique la médecine. Ils vivent dans la maison de rêve de l’inimitable Anne, dont l’existence est parsemée d’incidents, parfois drôles, parfois tragiques, toujours émouvants.


Un cinquième tome formidable, après mon énorme coup de cœur pour le précédent, je suis restée un peu sur ma faim concernant certains aspects, mais rien de grave ! Je reste très fan de la série, ce tome a été très agréable à découvrir, il me tarde d’avoir le prochain entre les mains et de découvrir la merveilleuse famille qu’Anne et Gilbert ont construit. Je retrouve toujours cet esprit romantique et poétique, ce charme qui confère au récit un caractère intemporel et charmeur qui nous fait passer de beaux moments de partage.

Ce tome a une saveur très particulière par rapport aux autres opus, il est plus ombrageux, plus chargé en mélancolie, en tristesse aussi – bien des événements contés sont chargés en émotions et m’ont touchée. C’est un tome plus mature aussi en raison de toutes les thématiques exploitées par l’autrice à travers les personnages peuplant ce nouveau lieu habité par Anne. Passé cinq tome, je trouve incroyable le fait que Lucy Maud Montgomery parviennent à insuffler une âme, une couleur, une ambiance très différente à chaque tome, c’est peut-être aussi à cause du fait que notre chère Anne grandit.

Anne Shirley, désormais devenue Anne Blythe reste une femme passionnante à suivre, toujours pétillante et malicieuse, avec de l’esprit et beaucoup de bienveillance, des doutes et de l’espoir à revendre, une envie d’aider ceux qu’elle aime, de se trouver des âmes sœurs et de nous faire rencontrer toute une galerie de protagonistes très intéressants. J’ai beaucoup aimé le fait qu’elle devienne encore plus sage et mature sans pour autant se défaire de son âme d’enfance, de grande rêveuse. J’ai eu beaucoup de compassion pour elle durant de graves événements qui forcément nous broie un peu le cœur.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour les personnages rencontrés dans ce tome. Le capitaine Jim est tellement génial, toutes ses histoires sont merveilleuses à lire, sa personnalité le rend si attachant, c’est le personnage que j’ai le plus aimé depuis le début de la série tant il est passionnant. J’ai eu beaucoup de sympathie pour Leslie Moore qui m’a bien souvent amusé avec ses longs discours sur les hommes, idem pour Cornelia Bryant dont l’histoire est très touchante. Le seul personnage avec lequel j’ai eu du mal, alors que pourtant je l’affectionne beaucoup, c’est Gilbert. Il m’a paru effacé, secondaire, moins travaillé que dans les tomes précédents.

La plume de l’autrice est toujours aussi merveilleuse à lire, les descriptions donnent des émotions variées et puissantes, des décors dans lesquels on aime se perdre. Elle sait donner une âme à chaque objet, chaque petit détail qui rend le quotidien d’Anne et de ses amis presque magique. J’aime ces chapitres en mode tranche de vie, c’est doux et amer, réconfortant et poétique, le texte est très agréable à lire et le tome n’a pas fait long feu une fois que je me suis plongée dedans ! La fin est très belle et je suis impatiente de retrouver Anne dans ses prochaines aventures.

Enfin, je terminerai cet avis en parlant des thèmes qui sont une fois de plus nombreux et donnent beaucoup de relief aux personnages : l’amour, l’amitié, le handicap, le deuil. J’aurais aimé que la notion de couple et de maternité soit davantage travaillé, mais c’est peut-être l’époque qui voulait quelque chose de plus pudique sur ces aspects. J’ai aimé le thème du foyer, celui du voyage, j’ai beaucoup aimé le caractère très intimiste qu’offrent les conversations à Four Winds, tout comme j’ai beaucoup aimé le lieu en lui-même avec ce phare, ces falaises, de bois de sapins et de mer. Le tout reposant dans un bel écrin, puisqu’une nouvelle fois, les éditions Toussaint Louverture ont créé un livre très beau, avec une couverture sublime et ce travail soigné dans le choix des papiers, de la reliure.


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6.11.22 8 comments


Anne de Windy Willow de Lucy Maud MONTGOMERY
Tome 4 de la série Anne de Green Gables
Editions Monsieur Toussaint Louverture – 2022 – 367 pages – 16 €50
Classique de la littérature | Éducation | Famille et amitié | Tranche de vie
Avertissement : [ le récit contient des scènes abordant le deuil et la mort ]


Anne est restée aussi attachante qu’impulsive, mais elle est devenue la directrice de l’école secondaire de Summerside. Elle vit dans une jolie demeure, le Domaine des Peupliers, en compagnie de deux veuves sympathiques, d’un chat et de Rebecca Dew, la ronchonneuse au cœur d’or. Un foyer où l’humour est omniprésent ainsi que la tendresse portée aux petites choses de la vie quotidienne qui font les grands bonheurs.


Une excellente suite, clairement, ce tome entre dans mes préférés, il surclasse même le second opus, c’est dire ! Ce quatrième tome m’a totalement séduite, touchée, amusée, j’ai passé un très bon moment de lecture et je suis désormais impatiente de découvrir le prochain tome, de retrouver Anne Shirley et de découvrir ses nouvelles aventures. Je ne m’ennuie jamais avec cette héroïne intemporelle et inoubliable, c’est une lecture réconfortante et pleine de douceur, une pause qui fait du bien.

Le roman traite des trois années durant lesquelles Anne est directrice de l’école de Summerside, on pourrait se dire que les trois années passent hyper vite, que l’on a pas le temps de s’attarder sur les événements ou de s’attacher aux personnages, mais c’est mal connaître Lucy Maud Montgomery. Les trois années sont remplies de tout un tas de rencontres, de découvertes, d’émotions variées, l’autrice réussie l’exploit d’écrire un nouveau tome sans jamais être redondante tout en conservant le charme incroyable de la série. J’ai adoré ce mélange entre la narration à la troisième personne et celle à la première personne quand Anne écrit à Gilbert. C’était un brin déconcertant au départ, mais j’ai apprécié ces lettres, on y retrouve la personnalité d’Anne, ses rêveries et son brin de malice.

Les années à Summerside m’ont entièrement séduite. J’ai beaucoup aimé le cadre dans lequel le roman se situe, la maison et les hôtes d’Anne, les différents personnages rencontrés au fil de ce roman sont percutants, touchants, parfois horripilants, parfois déconcertants, mais toujours humains et captivants à découvrir. J’ai adoré chaque aventure vécue par Anne, beaucoup des personnages de Windy Willow m’ont énormément fait rire avec leurs tics de langage, leurs petites manies. D’autres abordent des thématiques moins amusantes, plus dramatiques comme l’emprise des parents sur leurs enfants, la mort, l’isolement et ses conséquences, d’autres m’ont révoltée par leur comportement ou leur propos. La galerie des personnages présentés est riche, très bien décrit par l’autrice, ils prennent vie sous nos yeux.

Lucy Maud Montgomery sait dépeindre les événements et les humains avec brio, les mots pour rendre chaque détail vivant me fascine totalement. Chaque dialogue se révèle être passionnant et savoureux, les lettres d’Anne à Gilbert font avancer le récit, les émotions sont vivaces. C’est une écriture élégante, raffinée et précise, pleine de charme, surfant entre maturité et rêveries. J’aime surtout le travail sur l’environnement, sur les paysages, chaque élément architectural ou végétal a une place, une présence qui rend le tout inouïe.

J’ai eu beaucoup d’affection pour Katherine, pour Rebecca Dew, pour la petite Elizabeth, pour cette chère Pauline, leurs histoires et notamment la relation qu’elle tisse avec Anne. Cette dernière est une jeune femme extraordinaire, elle sait écouter les autres, leur venir en aide, elle reste cette chère Anne avec sa manière d’être et son côté romanesque, mais d’un autre côté, elle devient plus audacieuse dans ses idées et sait affronter bien des problèmes en conservant son éternel optimiste. Je regrette un peu l’absence de Diana ou de Gilbert, mais j’ai bien aimé revoir Avonlea et Green Gables, cela donnait de très belles scènes.

Je me rends compte que mon avis est un brin décousu, brouillon, voire un peu redondant sur certains aspects, mais je ne parviens pas à saisir l’intégralité de ce que j’ai ressenti, je ne parviens pas à mettre des mots sur tout ce que j’ai vécu. C’était un énorme coup de foudre pour ce tome qui restera mon préféré – jusqu’à ce qu’un autre prenne sa place je suppose. Cette série me fait un bien fou, et ce tome ne déroge pas à la règle, j’aime l’ambiance de Windy Willow, j’ai aimé chaque personnage du plus loufoque au plus détestable, j’ai aimé la plume et la manière dont le roman nous est conté, j’ai aimé chaque histoire narrée dans ce quatrième tome. C’était un pur régal !


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20.2.22 6 comments


Anne d’Avonlea + Anne de Redmond de Lucy MAUD MONTGOMERY
Tomes 2 et 3 de la série Anne de Green Gables
Éditions Monsieur Toussaint Louverture – 2021 – 344 pages et 335 pages
Classique de la littérature | Éducation | Famille et amitié | Tranche de vie
Avertissement : [le récit contient des scènes abordant le deuil et la mort]


Née en Nouvelle-Écosse. Orpheline à trois mois. Anne est récupérée par une série de familles d’accueil. Malgré la pauvreté, elle parvient à s’évader de sa sombre existence grâce à son imagination débordante. Elle lutte pour rendre les circonstances acceptables. Recherche des âmes sœurs et trouve dans les livres une certaine consolation, tout en rêvant de fonder un jour sa propre famille. Curieuse, inventive, amoureuse de la vérité, Anne fait déjà preuve du sens de l’émerveillement et de l’espoir qui la caractériseront sa vie durant.


Deux nouveaux tomes des aventures de la jeune orpheline adoptée par les Cuthbert. Deux tomes que j’ai enchaînés sans aucun regret, ils ont toujours ce charme, ce petit truc qui m’interpelle et me rend conquise. Cependant, ils ont une âme propre, une atmosphère qui les rend uniques et qui m’empêche de dire qu’ils sont une copie conforme au premier tome. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ces petites histoires de la vie d’Anne Shirley et vu le final de ce troisième opus, je suis plus qu’impatiente de mettre la main sur le quatrième tome.

Avec Anne d’Avonlea, j’ai retrouvé les personnages du premier tome et j’ai fait des rencontres fabuleuses, les nouveaux personnages s’intègrent parfaitement au monde d’Anne. Et surtout, ils proposent de nouvelles péripéties charmantes, ils génèrent des discussions très intéressantes avec Anne. Comme pour le premier opus, chaque chapitre évoque une rencontre ou une retrouvaille, un événement heureux ou non, chaque chapitre est un instant de vie que l’autrice nous partage. On grandit avec Anne, on la voit désormais comme une adolescente et une jeune femme plus mature, mais toujours aussi rêveuse et pleine d’imagination.

J’ai adoré les promenades au cœur d’Avonlea, toutes ces affaires autour de Mademoiselle Lavendar et son histoire m’ont séduites. J’ai beaucoup aimé cette atmosphère douce et mélancolique, j’avais l’impression d’être dans une fin d’été, fin du mois d’août, il y avait des choses très lumineuses, mais certains événements devenaient amers, des départs, des changements qui bouleversent Anne, et qui m’ont touché aussi. J’ai passé de chouettes moments avec les jumeaux, le petit garçon est une véritable tornade et par moment, j’admets qu’il était un brin agaçant alors que le petit Paul Irvine était absolument trop mignon.

Anne de Redmond propose quelque chose de très différent. J’ai été un peu déstabilisée au départ, Anne quitte le monde de Green Gables pour les études, elle s’éloigne de tout ce qui m’avait tant ravie. J’avais un peu peur de perdre mon intérêt et pourtant, quelle belle surprise. Ce troisième opus est tout aussi élégant et ravissant, il parle de nouveaux sujets laissés de côté comme l’amour, il est aussi plus sombre. Tout se déchire, tout devient plus orageux, Anne va de désillusion en désillusion, c’était un tome très intéressant pour parler des déceptions, des rêves parfois brisés ou s’accomplissant de manière inattendue.

Je lui trouve une énergie très tourbillonnante et au fil des chapitres j’ai fini par m’attacher aux nouveaux personnages, à m’attacher à Redmond et à cette demeure dans laquelle Anne et ses amies vivent durant leurs études. J’ai apprécié les thèmes exploités, plus adulte, j’ai aimé l’évolution d’Anne, ses remises en question, son entrée dans l’âge adulte. Et surtout, j’ai été très touchée par plusieurs éléments, la perte d’un personnage, ce qui est arrivé à Gilbert Blythe, comment tout peut changer durant une absence.

Très sincèrement, en deux tomes, il se passe beaucoup de choses et l’autrice sait manier les événements, les mots pour rendre chaque détail, chaque dialogue passionnant, inoubliable et percutant. Les descriptions des lieux nous plongent dans une bulle hors du temps et réconfortante, les dialogues et les émotions nous poussent à la réflexion, tout est plein de fantaisie et de charme, carburant à l’introspection et à la rêverie sans pour autant oublier les responsabilités et la maturité. Lucy Maud Montgomery écrit à merveille, je ne compte plus le nombre de citations gardées tant tout est précis et joliment tourné sans être indigeste.

De plus, chaque personnage nouveau ou ancien possède son histoire, son caractère, sa manière d’être, ses secrets et ses tourments ou encore ses problématiques. Surtout, chacun de ces personnages connaît des évolutions et nous réservent bien des surprises, bonnes ou mauvaises. J’aime toujours Anne, elle est exceptionnelle et je suis tellement contente de suivre ses réflexions, et quelle évolution depuis les premières pages du tome 1. Gilbert restera mon petit chouchou sur les deux opus, même si je ne le vois pas autant que je voudrais. J’ai beaucoup aimé Diana, Marilla et Madame Lynn qui sont géniales à chacune de leurs apparitions.


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21.11.21 8 comments

Anne de Green Gables de Lucy Maud MONTGOMERY
Tome 1 de la série Anne
Monsieur Toussaint Louverture – 2020 – 382 pages – 16 €50


Née en Nouvelle-Écosse. Orpheline à trois mois. Anne est récupérée par une série de familles d’accueil. Malgré la pauvreté, elle parvient à s’évader de sa sombre existence grâce à son imagination débordante. Elle lutte pour rendre les circonstances acceptables, recherche des âmes sœurs et trouve dans les livres une certaine consolation, tout en rêvant de fonder un jour sa propre famille. Curieuse, inventive, amoureuse de la vérité, Anne fait déjà preuve du sens de l’émerveillement et de l’espoir qui la caractériseront sa vie durant.


Je suis tellement heureuse, cette saga livresque me fait de l’œil depuis très longtemps, j’en ai regardé les deux premiers épisodes sur Netflix que j’ai adoré ! Je suis donc méga contente que les éditions Monsieur Toussaint Louverture via Babelio me propose ce partenariat. Je suis désormais curieuse de découvrir l’intégralité de la série Netflix, parce que ce roman est merveilleux à plus d’un niveau. Tout aussi fou, j’espère retrouver Anne dans ses prochaines aventures à travers les autres romans qui composent sa saga.

Franchement, le roman correspond magnifiquement bien avec la saison automnale, il y a cet aspect irréel, doux, mélancolique, passionné, j’ai adoré l’ambiance et l’atmosphère qui se dégage du roman. Impression renforcée par le sublime travail autour de la couverture qui donne direct le ton, les teintes sont sépia, un peu jauni, un peu rose qui fonctionne avec la citation en quatrième de couverture « Âme de feu et de rosée, elle ressentait les plaisirs et les peines de la vie avec une intensité décuplée ». Le roman a un chouette travail sur son esthétique, livre en hardback, le papier est super chouette, les pages de gardes sont sobres et pourtant très belles avec ce chocolat un brin doré, les dorures sont réussies. C’est un très bel objet, j’ai adoré l’admirer pendant des heures durant mes séances de lecture.

Bon, c’est beau de baver devant l’esthétique, maintenant, je vais baver sur le fond. Parce qu’Anne Shirley est désormais entrée dans le panthéon des personnages que j’aime le plus au monde, ceux qui sont différents et si touchants, ceux qui me parlent. Elle est plus bavarde que moi, pourtant son cheminement, sa manière de voir ou de penser les choses ou les gens me touchent, le fourmillement de pensées qu’elle ose exprimer est bien enfoui chez moi. C’est Anne Shirley qui aurait dû m’accompagner durant toutes ces années, comme Ophélie de la Passe-Miroir, comme Luna Lovegood, ça fait du bien de voir ce genre d’héroïnes. Elle est vive, attachante, elle nous fait voir le monde différemment, j’adore sa manière d’être, les efforts qu’elle fournit pour devenir meilleure.

Anne n’a pas une vie facile et le roman le démontre. Il y a son passé, il y a ses nombreuses gaffes et maladresses durant sa vie chez Cuthbert, il y a le final aussi brutal que déchirant. Toutefois, Anne nous démontre plus d’une fois qu’en dépit des larmes, de l’abattement ou du désespoir qu’elle peut ressentir avec une grande intensité, elle sait être joyeuse, pleine d’esprit, drôle, relever la tête et avancer. C’est une réelle leçon de vie et de force mentale, de résilience et d’envie de vivre, une parfaite héroïne pour vanter les avantages de l’imagination. Bien souvent, je me suis souvenue des Malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur et c’est pour cela que j’ai autant aimé ce roman. Malgré la pluie, Anne nous apprend à danser, à s’émerveiller de tous ces petites choses qui nous entourent.

Le style de Lucy Maud Montgomery est d’une grande fluidité, c’est complètement fou ! Le roman fut publié en 1908 et j’ai pourtant cette impression que l’écriture est moderne, simple et efficace, intemporelle. Les descriptions me donnent un aperçu fantastique de Green Gables, un cadre bucolique et féerique, les descriptions nous plongent dans ce Canada et les mœurs en vigueur à l’époque de l’autrice. Les dialogues sont très plaisants à lire, en particulier les répliques d’Anne qui sont savoureuses, parfois longues, mais si charmantes à lire. Pour être franche le roman a été lu rapidement, quatre longues sessions sans jamais trouver le temps long, sans jamais voir mon attention faiblir, j’ai adoré cette pause auprès d’Anne Shirley et de Green Gables.

L’histoire est très prenante, on y découvre notre petite orpheline adoptée malgré eux par les Cuthbert, Matthew et sa sœur Marilla, les détenteurs de Green Gables. Anne va donc découvrir la vie à la campagne, l’école, le catéchisme ; elle va apprendre à se faire des amis, à se soigner de ses défauts comme l’orgueil, la vanité ou sa mauvaise gestion de son imaginaire. Seulement, Anne va apporter beaucoup de choses aux autres, un brin de fantaisie, une volonté de faire de la vie un long rêve éveillé. J’ai adoré le couple Cuthbert, Matthew est charmant, Marilla plus sévère – mais si captivante dans son évolution et sa relation avec Anne. J’ai adoré les amis d’Anne, le pasteur et sa femme, l’institutrice, Gilbert, tous apportent un petit quelque chose à l’histoire, à Anne, j’ai pris plaisir à les découvrir au fil du temps et des pages. Il me tarde de les retrouver sur Netflix.



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10.11.20 8 comments
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Ewylyn ✨

Ewylyn * 33 ans


J'aime les genres de l'imaginaire et j'affectionne les récits historiques et/ou d'aventure. J'adore la non-fiction, les albums jeunesse ou encore les BD et mangas. Je raffole de thé et de pâtisseries, de jeux vidéos, d'animation, d'histoire de l'art et d'histoire, de papeterie et de bujo.


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